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RDC: une plainte déposée contre Joseph Kabila pour expropriation des terres et démolition des maisons

Les victimes de démolition des maisons et d’expropriation des terres à Mbobero, Mbiza et de Murhundu ont saisi la justice congolaise pour plusieurs faits contre l’ex Chef de l’Etat de la RDC. En effet, ces citoyens congolais ont porté plainte contre le Sénateur à vie Joseph Kabila Kabange, après que ce dernier, à les en croire, ait expulsé via les FARDC et la police, les habitants de ce coin-là afin de ‘’s’accaparer de leur territoire depuis 2016’’.

La semaine dernière, ces ‘’victimes’’ accompagnées du collectif “Tournons la page” et de la ‘’Nouvelle dynamique de la société civile’’ ont déposé “une plainte à charge de monsieur Joseph Kabila” auprès du Procureur près la Cour de Cassation à Kinshasa/Gombe, par l’intermédiaire du Collectif des avocats de “Tournons la page”. D’après Jean Chrysostome Kijana, vice-président de “Tournons la page” et président national de la NDSCI en RDC, cette même plainte a été déposée auprès du Procureur général de la République près le TGI de Kavumu en territoire de Kabare vu que les faits auraient été commis dans cette entité.

Lors d’une conférence de presse animée mercredi à Bukavu après dépôt de cette plainte, M. Kijana a expliquer la raison de cette action citoyenne, en ce sens qu’après les “graves crimes” commis à Mbobero, les auteurs ne devraient toujours pas rester sans être inquiétés alors qu’aujourd’hui le régime actuel prône l’Etat de droit.

A la lumière des faits, les victimes accusent l’ex chef de l’Etat congolais de destruction méchante, pillages, coups et blessures, tortures, des crimes contre l’humanité par viol et par meurtre, ce qui constitue des graves accusations.

Des faits commis par des éléments de 4 unités des FARDC et de la Police, détournés d’après les plaignants par lui, Joseph Kabila “pour ses fins personnels”.

Les habitants de Mbobero, Mbiza et d’autres villages environnants se disent victimes des actes de vols, destructions méchantes et pillages systématiques.

Berthan Vova
La prospérité

RDC – 60 ans d’indépendance: le président de la République s’adressera à la nation ce lundi

La République Démocratique du Congo commémore, ce 30 juin 2020, les 60 ans de sa souveraineté nationale et internationale.

À cette occasion, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, va s’adresser ce soir à la Nation, à travers la télévision nationale, RTNC, rapporte la presse présidentielle.

En raison de la pandémie de la Covid-19, la fête nationale de l’indépendance sera célébrée dans la méditation, sans fastes ni défilés habituels.

Dans les tout prochains jours, le Chef de l’État donnera une conférence de presse aux médias nationaux.

Il sied de rappeler qu’au cours d’un Conseil des ministres, le gouvernement congolais avait décidé que « la commémoration de ce 30 juin se fera dans la méditation », à cause des circonstances particulières liées à la crise socio-économique occasionnée par la COVID-19.

Au regard de cette situation particulière, le président de la République a engagé le gouvernement à réserver le budget, qui avait été prévu pour la fête du 30 juin, aux personnels soignants au front dans le cadre de la riposte contre la COVID-19, ainsi qu’aux Forces armées, en guise de prime pour leurs actes de bravoure et d’héroïsme.

Les ministres sectoriels ont été chargés de prendre toutes les dispositions pour exécuter cette décision.

Thierry Mfundu
Politico

Le FCC bloqué, la peur et la panique gagnent : les révélations troublantes

Critik info du 29 juin 2020 avec Christian Bosembe – Le FCC bloqué, la peur et la panique gagnent : les révélations troublantes.

Urgent : Le 1er président de la Cour de Cassation Dominique Ntambwe est décédé

Le premier président de la Cour de Cassation, Dominique Ntambwe Wa Kaniki Biselela, est décédé ce lundi 29 juin 2020 au Centre Médical de Kinshasa (CMK), affirment plusieurs sources judiciaires.

À en croire les mêmes sources, Dominique Ntambwe était hospitalisé depuis deux semaines.

Récemment nommé, Ntambwe Wa Kaniki Biselela avait indiqué lors de la remise et reprise le 12 février dernier avec son prédécesseur Jérôme Kitoko, qu’il va travailler sans faille pour contribuer aux efforts du chef de l’État en faveur de l’avènement d’un véritable État de droit.

« Nous promettons de contribuer aux efforts du chef de l’État d’œuvrer pour l’avènement d’un véritable État de droit en RDC. Comme nous sommes à la tête des juridictions de l’ordre judiciaire, nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour un avènement certain et sûr d’un État de droit », avait-il déclaré.

Ntambwe Wa Kaniki Biselela avait également annoncé qu’il n’y aura pas de justice à double vitesse sous son mandat.

Dominique Ntambwe Wa Kaniki Biselela est né le 18 septembre 1951 au Kasaï-oriental. Il a été nommé magistrat le 22 février 1977, puis premier substitut du procureur de la République au parquet de Grande instance de Kinshasa/Matete.

Jephté Kitsita

RDC : « choqués » par la déclaration de Ilunkamba à l’endroit de Tshisekedi, les jeunes de l’UDPS dénoncent un « manquement grave »

L’association des jeunes professionnels de l’Union pour la démocratique et le progrès (AJPRO/UDPS), n’ont pas apprécié la manière dont le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba s’est adressé au président de la république Félix Tshisekedi après l’arrestation et l’audition du Vice-premier ministre de la justice Célestin Tunda samedi dernier par le procureur général près la cour de cassation. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de « manquement grave » au chef de l’État.

Dans sa déclaration, le premier ministre a solennellement demandé au président de la république entre autres, de « garantir le respect du secret des délibérations du Conseil des ministres ».

 » [AJPRO/UDPS] s’indigne que le Président de la République soit indexé comme responsable d’encourager la violation du secret des délibérations du conseil des Ministres. Une telle accusation est un manquement grave vis-à-vis de l’institution Président de la République. Le Premier Ministre ne disposant pas d’un pouvoir d’injonction sur le Président de la République, l’AJPRO/UDPS dénonce ce manque criant de respect envers la plus haute institution de la république,(…) », dit un communiqué de cette structure des Jeunes de l’UDPS.

Le VPM de la justice a été arrêté pour avoir transmis à l’Assemblée nationale, trois propositions de lois faites par les députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata sur les réformes de la justice. Ces propositions n’ont pas reçu l’avis du gouvernement.

L’arrestation de M. Tunda a provoqué des déclarations tranchantes de la part des caciques du PPRD à l’endroit notamment de Félix Tshisekedi. Ramazani Shadary, secrétaire permanent du parti de Joseph Kabila a publiquement posé la question “Qui peut nous intimider?”, s’adressant à d’autres cadres du parti peu après la relaxation du VPM Tunda. Le premier ministre Sylvestre Ilunga a demandé au chef de l’Etat de faire respecter l’Etat de droit et de saisir le Conseil supérieur de la magistrature pour sanctionner le procureur général près la cour de cassation.

Ivan Kasongo
Actualite.cd

Acquittement de l’évêque Mukuna : ASADHO se dit préoccupée par le comportement du juge Kibonge Kinene du TGI Kalamu

Dans un communiqué, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO, est très préoccupée par le comportement injuste du juge Kibonge- Kinene dans la cause inscrite sous RM 15.511, opposant l’évêque Pascal Mukuna au Ministère public et à la partie civile Mamie Tshibola, devant le Tribunal de Grande Instance de KALAMU.

En effet, depuis le mercredi 17 Juin 2020, la cause bien identifiée ci-dessus a été prise en délibérés pour une décision qui devrait être rendue publique au plus tard ce 27 juin 2020.

Selon les informations recoupées par l’ASADHO, il nous revient que la décision déjà prise, il y a quelques jours, n’a pas été rendue publique pour les raisons suivantes :

  1. Lors de leur réunion consacrée aux délibérés, deux juges, Ndonda et Mwamba, se seraient prononcés en faveur de l’acquittement de l’Evêque Mukuna alors que le président de la Chambre, Kibonge Kinene était pour la condamnation. La majorité de juges s’étant prononcée en faveur de l’acquittement, c’est l’acquittement qui s’imposait. Fort malheureusement, M. Kibonge Kinene aurait refusé de signer le procès-verbal des délibérations, en exigeant que ses deux autres collègues changent d’avis et acceptent de condamner l’évêque Mukuna ;
  2. Face au refus de deux juges de condamner un innocent, M. Kibonge Kinene a exigé qu’ils acceptent la réouverture des débats au motif que le tribunal voudrait entendre d’autres témoins. Ils ont encore refusé de signer l’avant dire droit, ordonnant la réouverture des débats, car pour eux, la religion du tribunal était déjà suffisamment éclairée et que la majorité s’est prononcée pour l’acquittement ;
  3. Face à l’intransigeance de ses deux collègues, M. Kibonge Kinene aurait décidé de faire signer cet avant dire droit à deux autres juges qui n’étaient pas membres de la composition qui a siégé dans cette cause, ce qui constitue une faute professionnelle grave tant pour M. Kibonge Kinene que pour ses deux collègues qui ont signé cet avant dire droit.

L’ASADHO condamne ce comportement injuste du juge Kibonge Kinene qui refuse de prononcer l’acquittement de l’évêque Mukuna décidé par la majorité des juges qui étaient dans la composition qui a connu ce dossier.

Elle appelle le président de la Cour de Cassation à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que la décision de la majorité des juges qui ont connu de cette affaire soit respectée et rendue publique, et que le juge Kibonge soit poursuivi pour violation de la Constitution et des autres lois de la République.

Politico

B-one Music : Pasteur Denis Lessie face à Papy Mboma

B-one Music de ce dimanche 28 juin 2020 : Pasteur Denis Lessie face à Papy Mboma, Ba pasteurs ebele baza ya Nzambe te.

Revivez le premier but de Meschack Elia avec Young Boys

L’international congolais, Meschack Elia, s’est illustré samedi soir avec un but lors de l’éclatante victoire (6-0) de Young Boys devant Xamax. Il s’agissait là du tout premier de l’ancien du TP Mazembe sous ses nouvelles couleurs.

Pour ceux qui l’ont manqué, nous vous proposons de le revivre dans cette courte vidéo.

Footrdc

Crise politique en RDC: le FCC appelle à la « réévaluation de la coalition et de la marche du pays »

Ce sont les retombées de la réunion d’urgence convoquée dimanche par les hautes instances du FCC. La formation de l’ancien président Joseph Kabila appelle désormais à la « réévaluation de la coalition » qui la lie à CACH. C’est le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, qui l’a fait savoir, à l’issue de la rencontre.

Bien avant, les caciques de la majorité avaient menacé de provoquer une cohabitation avec le pouvoir de Félix Tshisekedi. Il semble désormais question de simplement « réévaluer » leur alliance ainsi que la « marche du pays », a déclaré M. Mwailanya.

La réunion « d’urgence et importante » a été convoquée au lendemain de l’interpellation du ministre de la justice Célestin Tunda ya Kasenda entendu par le parquet général près la cour de cassation avant d’être relâché.

La formation de Joseph Kabila monte au créneau pour fustiger la « désacralisation » des institutions que dirige ses membres notamment le parlement et le gouvernement.

Ces derniers temps, les escalades verbales sont fréquentes entre membres de l’UDPS et FCC suite à l’examen à l’assemblée nationale des propositions de loi sur la réforme judiciaire. L’initiative est contestée tant au niveau de la classe politique et au sein de la société civile.

Cas-info

Décryptage – Arrestation du ministre de la justice : Mariage FCC-CACH, le divorce désormais inévitable

VIDEO. Suivez le décryptage sur l’arrestation du ministre de la justice Célestin Tunda Ya Kasende : Mariage FCC-CACH, le divorce désormais inévitable. Regardez

Tension au sein de la coalition FCC-CACH : Lisanga Bonganga appelle à l’examen de la proposition de sortie de crise de Fayulu

Dans une déclaration rendue publique le samedi 27 juin 2020, le président de la Convention Chrétienne pour la Démocratie, (CCD) se dit inquiet de la détérioration de la situation politique et sécuritaire qui risque de plonger le pays dans un chaos indescriptible.

Ainsi, il invite les uns et les autre à se pencher sur la proposition de sortie de crise de Martin Fayulu afin, dit-il, de créer un consensus autour des réformes institutionnelles à mener.

« Dans cette perspective, la CCD demande aux uns et aux autres d’examiner avec bienveillance la proposition de la feuille de route de Martin Fayulu qui préconise un cadre de concertation et d’échange global en vue d’impulser de manière consensuelle la réforme de nos institutions », a affirmé Jean-Pierre Lisanga Bonganga.

Il s’agit notamment de la réforme du système politique, de la CENI, du système de sécurité et du système judiciaire qui a montré, selon Jean-Jacques Muyembe, ses limites nonobstant l’élan de vitalité observée ces derniers jours.

L’ex-ministre d’État des relations avec le parlement demande à la coalition FCC-CACH d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de la Nation au cas contraire, d’envisager d’autres pistes de gouvernance en optant pour la cohabitation sur base de l’article 78 de la constitution.

La Convention Chrétienne pour la Démocratie dénonce l’instrumentalisation de la jeunesse, le recours à la violence et à l’intimidation comme moyen d’expression politique.

Elysée Odia

RDC : auprès de Félix Tshisekedi, les magistrats se sont opposés aux propositions de lois Minaku-Sakata

Le président de la République, Félix Tshisekedi a reçu ce samedi 27 juin 2020, une délégation des Syndicats des magistrats de la RDC. L’échange a tourné autour de l’amélioration de conditions de vie de ces derniers et des propositions de lois en cours d’examen à l’Assemblée nationale sur les réformes judiciaires.

Devant le chef de l’État, la délégation a réaffirmé son opposition à ces propositions des lois des députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata.

Selon Edmond Issofa, président du syndicat national des magistrats du Congo (SYNAMAC), au regard de l’impact éventuel de ces propositions de lois sur toute la nation, le Chef de l’Etat a rassuré son soutien à l’indépendance de la justice.

« Le chef a été très attentif. Il nous a promis de nous accompagner d’abord (en ce qui concerne) l’amélioration des conditions des magistrats, parce que c’est lié également à l’indépendance du pouvoir judiciaire, il nous a confirmé sa volonté de pouvoir instaurer l’État de droit dans notre pays lequel tout devra se reposer sur la justice distributive. Une Justice à même de pouvoir rencontrer les besoins de notre pays. », a dit Edmond Issofa, président du SYNAMAC.

Et d’ajouter :

« Nous avons été les premiers, lundi, à prendre la parole pour dénoncer ces propositions des lois. Je voulais attirer l’attention ici que ce n’est pas seulement le problème des magistrats. C’est un problème de toute la nation. Puisque l’indépendance dont on parle, c’est pas l’indépendance du magistrat mais c’est dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice. Donc c’est une affaire de tous. »

Les magistrats de plusieurs provinces du pays notamment du Kwilu, du Sud-Kivu et du Kasaï central, ont rejeté ces propositions des lois à l’Assemblée nationale redoutant la dépendance de la justice au ministère du tutelle.

Mais ces propositions sont également dénoncées par plusieurs autres couches socio-politiques du pays. C’est la raison des manifestations violentes mercredi dernier à Kinshasa. Ces propositions ont été transmises à l’Assemblée nationale par le Vice-premier ministre de la justice Célestin Tunda sans l’avis préalable du gouvernement. Ce qui a été à la base de la brève arrestation de M. Tunda samedi puis auditionné par le procureur général près la cour de cassation avant d’être relaxé.

Auguy Mudiayi
Actualite.cd

RDC : Menace de démission et pression sur le président Tshisekedi

A chaque jour son nouvel épisode dans la saga née du dépôt de la proposition de loi Minaku-Sakata à l’Assemblée nationale. Cette fois, après l’arrestation samedi du ministre de la Justice et vice-Premier ministre Célestin Tunda, c’est au Premier ministre et à toute la famille PPRD de sortir l’artillerie lourde.

La proposition de loi Minaku-Sakata, déposée dans la foulée de la condamnation du directeur de cabinet du président Tshisekedi, vise à limiter les prérogatives des juges du parquet et à renforcer le pouvoir du ministre de la justice sur ces magistrats.

Dès que cette proposition a été rendue public, l’opposition politique a crié au déni de démocratie, tandis que certains, proches du partenaire du FCC dans la majorité au pouvoir, se lançaient dans un mouvement de contestation tant à l’Assemblée nationale que dans la rue.

Vendredi, nouvel épisode de cette guerre entre FCC et Cach. Le président de la République découvre – ou feint de découvrir – grâce à un des ministres de son obédience que le texte de la proposition de loi Minaku-Sakata que le gouvernement examine en conseil des ministres a en fait déjà été renvoyé avec accord à l’assemblée nationale.

Le ministre de la justice a court-circuité le processus légal, interdisant ainsi au président de la République de pouvoir interférer dans le processus suivi par ce texte de loi. Samedi, la cour de cassation, instance ad hoc pour juger un ministre en exercice, fait interpeller le ministre de la Justice à son domicile. Le ministre est transféré devant la Cour avant d’être remis en liberté.

Ce dimanche, après certaines déclarations tapageuses du PPRD, notamment par l’entremise de son secrétaire général Emmanuel Ramazani Shadary qui a fait la une des réseaux sociaux avec ses cris de victoire et son « personne ne peut nous intimider », c’est au tour du Premier ministre Sylvestre Ilunga de porter le couteau dans la plaie. (voir son courrier ci-dessous)

Le Premier ministre condamne « l’arrestation arbitraire » de son ministre de la Justice, insiste sur le fait que les vice-Premiers ministres se sont réunis et ont condamné cette action vexatoire de la justice congolaise. Dans la foulée , il laisse entendre que le gouvernement pourrait démissionner. Un peu plus loin, il en appelle au président de la République garant du respect des lois et de la Constitution.

Par ce courrier; le FCC rappelle une fois de plus qui est le vrai patron au sommet de l’Etat et la précarité dans laquelle se trouvent ses alliés. En (re)frappant sur le clou de la démission potentielle, le chef de l’exécutif agite une nouvelle fois le spectre de la fin de la coalition FCC-Cach, pour un régime de cohabitation dans lequel le gouvernement serait entièrement entre les mains de la famille kabiliste, laissant le président Tshisekedi seul sur son île. La déclaration de Sylvestre Ilunga rappelle aussi au président ses obligations, soulignant que même le chef de l’Etat n’est pas à l’abri de la toute puissance du FCC qui détient une majorité absolue au Parlement national.

L’union complexe entre FCC et Cach, née d’un accord – non du résultat de l’élection et de la volonté du peuple – est de plus en plus sous tension. Mais jusqu’ici, les deux partenaires, malgré les grandes gesticulations, les menaces et les invectives, sont restés main dans la main. Les patrons de ce deal ont compris depuis bien longtemps qu’ils avaient plus à perdre qu’à gagner dans un divorce.

La libre Afrique

Eyindeli Célestin Tunda: Shadary promet de stopper la dictature de Fatshi – Affaire Denise Nyakeru

Eyindeli Célestin Tunda: Emmanuel Ramazani Shadary promet de stopper la dictature de Félix Tshisekedi (Fatshi) – Affaire Denise Nyakeru Tshisekedi.

« J’ai été rassuré par la hiérarchie. On m’a dit de ne pas avoir peur », (Tunda Ya Kasende)

Au siège du PPRD, où il s’est rendu après sa libération, le vice-Premier ministre en charge de la justice, Célestin Tunda Ya Kasende est revenu brièvement sur son arrestation. D’après lui, il s’est rendu aux éléments de la police envoyés pour l’arrêter et le conduire au parquet général près la Cour de cassation, après avoir obtenu des assurances de la « hiérarchie », sans toutefois nommer cette hiérarchie.

« Il y a eu plusieurs discussions. J’ai été rassuré par la hiérarchie. On m’a dit de ne pas avoir peur » a-t-il déclaré avant d’ajouter « Yemeyi (lui-même en personne, ndlr) m’a dit il ne faut pas avoir peur de quoi que ce soit ».

Au nom de son parti le PPRD, il a également vanté son bilan au gouvernement. « Moi, l’enfant du PPRD, pour le peu de temps que j’ai passé dans le gouvernement, je peux dresser un bilan dans mon domaine. C’est reconnu même à l’extérieur du pays. Ils savent que cet enfant du PPRD a travaillé. Qui encore? », s’est-il interrogé.

Interpellé dans l’après-midi de ce samedi 27 juin au parquet général près la Cour de cassation, où il a été auditionné pendant quelques heures, le vice-Premier ministre et ministre en charge de la justice, Célestin Tunda Ya Kasende, a été libéré en début de soirée.

Djodjo Vondi
MCP

Donald Trump à Félix Tshisekedi : « La RDC s’achemine vers un avenir meilleur sous votre conduite »

Le président américain Donald Trump a, à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, adressé un message à son homologue Congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour le président des USA, ce mémorable événement permet à son pays et à la République Démocratique du Congo de réfléchir sur la force des relations bilatérales.

« La passation de pouvoir pacifique historique qui a suivi les élections de décembre 2018 a inauguré une nouvelle ère d’espoir. Je partage votre engagement profond envers le partenariat privilégié pour la paix et la prospérité, qui affirme que les Etats-Unis demeureront un partenaire de la République Démocratique du Congo alors qu’elle s’achemine vers un avenir meilleur sous votre conduite », a indiqué Donald Trump.

Selon lui, la République Démocratique du Congo est un pays important et l’ensemble de l’Afrique centrale a tout à gagner des efforts consentis par le Congo-Kinshasa pour promouvoir la paix et les opportunités économiques.

« Au moment où 2020, votre année de l’action, se poursuit malgré les défis d’une pandémie mondiale et la re-emergence d’Ebola, les États-Unis se réjouissent d’appuyer vos efforts vIsant à protéger les droits de I’homme, à lutter contre la corruption et à promouvoir la bonne gouvernance, le libre marché, la sécurité, la santé, le développement et l’éducation », renchérit le président des États-Unis d’Amérique.

En outre, Donald Trump dit rester confiant que ces efforts aboutiront au changement auquel le peuple congolais aspire et ouvriront la voie aux opportunités et à l’avenir meilleur que la République Démocratique du Congo mérite.

Jephté Kitsita