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Fally Ipupa et ses Amis « Délire en Mode Allô Téléphone »

L’artiste musicien Fally Ipupa et ses Amis « Délire en Mode Allô Téléphone ». Regardez

L’arrestation de Célestin Tunda est de nature à provoquer la démission du gouvernement, prévient le 1er ministre

Le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a, dans une déclaration samedi 27 juin 2020 à l’issue d’une réunion avec les vice-premiers ministres et ministres d’État, dénoncé l’arrestation « brutale et arbitraire » de Célestin Tunda Ya Kasende.

Par ailleurs, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a prévenu que cette arrestation peut même provoquer la démission du gouvernement qu’il dirige.

« Cet incident grave et sans précédent est de nature à fragiliser la stabilité et le fonctionnement harmonieux des
institutions, et à provoquer la démission du gouvernement », a déclaré le premier ministre via son porte-parole qui a lu la déclaration.

Les membres du gouvernement ont relevé que l’arrestation du vice-premier ministre de la Justice ne repose pas sur des faits intractionnels, ne rencontrent pas les conditions de la flagrance, et viole le secret des délibérations du conseil des ministres.

Jephté Kitsita

Shadary répète avec force: « « S’ils ne veulent plus de la coalition, qu’on mette en place la cohabitation et que le FCC gère la République »

Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, le parti de l’ancien président Joseph Kabila, a envoyé encore un message au Cap pour le Changement (CACH) au sujet de l’avenir de leur coalition. Il a rappelé la position affichait depuis le début de cette semaine par sa formation politique: le PPRD n’écarte plus la cohabitation avec le camp Tshisekedi.

« Nous le répétons aujourd’hui avec force. Ils racontent que ce n’est pas bien d’aller en coalition avec nous. Nous sommes surs qu’ils racontent n’importe quoi devant leurs militants, même des contrevérités. Tout le monde connait la vérité de ce qui s’est passé. Ils racontent des contrevérités », a t-il dit au siège du PPRD après la libération de Célestin Tunda Ya Kasende, Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

Et il va plus loin:

« S’ils ne veulent plus de la coalition, nous l’avons dit haut et fort que nous allons vers les conséquences constitutionnelles. Cela signifie mettre en place la cohabitation et que le FCC gère la République et le FCC sera responsable de ses actes devant le peuple ».

Toujours cette semaine, Augustin Kabuya, secrétaire général a.i de l’UDPS, ne semblait pas intimidé par cette prise de position. Il a d’ailleurs évoqué ce qu’il considère comme « hypocrisie de la part du FCC ».

« Depuis que nous sommes dans cette coalition. Tout ce qu’ils posent comme acte ne rassure personne. On a fait 7 mois pour former le gouvernement. Il y a un problème », avait-il fait remarquer.

Et d’ajouter:

« Ils sont dans une logique pour nous emmener dans une distraction. On l’a encore vu lors des tractations pour les animateurs des entreprises publiques ».

L’UDPS annonce même qu’il envisage de donner « un mot d’ordre » si le FCC ne retirent pas les propositions de loi faites par le duo Minaku Sakata.

Christine Tshibuyi
Actualite.cd

Denise Nyakeru sur Félix Tshisekedi : “C’est un mari très gentil, il ne parle pas beaucoup mais quand il donne un ordre, les enfants exécutent directement”

Invitée spéciale de l’émission Le Débat de la radio Top Congo FM, ce vendredi 26 juin 2020, Denise Nyakeru a fait une description de la personnalité de son époux, Félix Tshisekedi.

Pour elle, le président Félix Tshisekedi est un homme généreux et ordonné dans ce qu’il fait.

“D’abord, Félix, c’est quelqu’un de sociable et joyeux. C’est un mari très gentil, très aimant, il a un grand cœur. C’est un homme qui n’aime pas le désordre, il aime la propreté. Il passe plus ses temps avec ses petits enfants, moi je suis plus sévère que lui. Il ne parle pas beaucoup mais lorsqu’il donne même un ordre, les enfants exécutent directement”, a-t-elle dit

Au cours de cette émission, la première dame a répondu aux questions des congolais sur sa vision, ses activités, ses actions dans le cadre de sa fondation, “Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT)”.

Denise Nyakeru Tshisekedi a également annoncé la distribution dans les tout prochains jours d’un un lot important de masques à la population, en vue de la protéger contre la pandémie de Covid-19.

Fidèle Kitsa

Instrumentalisation de la justice ? Franck Diongo dévoile la vérité

Propositions de lois Minaku-Sakata : Instrumentalisation de la justice ? Franck Diongo dévoile la vérité. Regardez

Malade, Hamida Chatur n’a pas pu se présenter au Parquet (avocats)

Invitée au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete, vendredi 26 juin 2020, Mme Hamida Chatur, épouse de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Chef de l’État, ne s’est pas présentée. Selon ses avocats, « elle ne va pas se présenter au Parquet suite à une maladie ».

L’épouse de Vital Kamerhe ne s’est finalement pas présentée au Parquet de Kinshasa/Matete où elle était convoquée ce vendredi. Ses avocats s’y sont rendus pour la représenter, expliquant qu’elle était souffrante. Le contenu de leur échanges restent inconnu.

Elle s’est fait alors représenter par ses avocats-conseils qui n’ont pas daigné révéler la cause de cette invitation du Parquet.

Selon des sources concordantes, Mme Kamerhe serait aussi visée par la justice congolaise. C’est ce que l’on peut lire dans l’invitation de l’avocat Général Placide Musamba M’bombola du 24 juin pour un dossier enregistré sous RMP N°3752/RMP.2717/PG.023.b/2020. Elle est invitée à se présenter ce vendredi 26 juin 2020 à 14h00. Il faut dire que cette invitation tombe au mauvais moment alors que son mari vient d’être condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics, corruption et blanchiment des capitaux dans le procès sur la gestion du programme d’urgence de 100 jours du chef de l’Etat.

Hamida Chatur Kamarhe a comparu durant le procès comme témoin. Dans son intervention, elle s’était expliquée sur des versements d’agent ciblés par la partie civile comme des prévus fonds liés au détournement. Mais au même moment, Daniel Shangalume Kingi, cousin de son époux Vital Kamerhe, était poursuivi dans une autre affaire parallèle. Il y a également Marie-José Mengi, collaboratrice de Hamida Chatur, qui a été placée en détention par le Parquet de Matete.

Dans sa condamnation, le Tribunal de Kinshasa/ Gombe avait ordonné une saisie des biens immobiliers des proches de Kamerhe, dont son épouse, son cousins et même ses enfants. Le Tribunal avait également ordonné la saisi des fonds se trouvant dans les comptes bancaires de ces derniers.

Thierry Mfundu
Politico

Débat houleux au conseil des ministres sur les propositions de lois Minaku-Sakata

Plusieurs ministres rapportent que, le conseil des ministres présidé ce vendredi 26 juin par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a été très agité.

D’après nos informations, le Président de la République comme les d’autres membres du gouvernement, ont été surpris d’apprendre sur le champ, que, les avis du gouvernement sur les propositions en rapport avec la réforme judiciaire ont déjà été envoyés à l’Assemblée nationale, alors qu’ils n’ont jamais été débattus en conseil des ministres.

Ces propositions qualifiées par plusieurs couches socio-politiques “d’inopportunes” sont à la base des violentes manifestations mercredi dernier des militants de l’UDPS au Palais du peuple. Dans son communiqué de dénonciation desdites violences, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a affirmé que “ces trois propositions ont été votées à l’unanimité par la commission des loi au gouvernement”.

Pendant ce temps, les trois propositions sont en train d’être examinées à la Commission Politique administrative et juridique (PAJ) à l’Assemblée nationale. Ce vendredi, une dizaine de députés du Cap pour le changement (CACH) ont quitté cette commission pour disent-ils, “ne pas être complice de la caporalisation de l’appareil judiciaire”.

Ils dénoncent la poursuite de l’examen de ces propositions malgré leur rejet par plusieurs couches socio-politiques du pays. “,… Nous sommes députés, nous sommes là pour voter les lois essentielles qui font marcher notre société. Si le peuple qui nous a mandatés est contre certaines initiatives, je crois la logique serait de retirer ces propositions.”, a dit le député Tony Mwaba (UDPS) qui a parlé au nom de ses collègues.

Le député Lucas Kasongo, Président de la commission PAJ a appelé la population congolaise au calme.

Dans un communiqué publié ce jeudi 25 juin, le parti présidentiel a prévenu son partenaire, le Front commun pour le Congo (FCC) que sur les lois de ses députés Aubin Minaku et Garry sakata, le “mot d’ordre n’est pas encore donné” mais qu’elle n’hésitera pas à le faire au cas où, dit-elle, son partenaire s’obstinerait contre la volonté du peuple.

Stanis Bujakera Tshiamala
Actualite.cd

Moto Epeli: Gabrielle très en colère, ba truquer ye na liste ya assurance maladie ya Maman Denise Tshisekedi

Moto Epeli: L’actrice comédienne Gabrielle très en colère, ba truquer ye na liste ya assurance maladie ya Maman Denise Nyakeru Tshisekedi, première dame de la RDC

RDC: L’hommage sobre de Trésor Mputu à Emeka Mamale

Décédé ce jeudi de suite d’une maladie, l’ancien international congolais (1997-2001) laisse les sportifs dans une consternation complète, bien plus pour ceux qui l’ont vu jouer durant ses années de gloire.

Le monde du football congolais est en larmes, et pleure celui qui aura contribué (aussi) de manière active à la conquête d’une troisième place à la CAN 1998 organisée au Burkina Faso. Après ses anciens coéquipiers, la nouvelle jeune génération y va également de ses hommages à cette figure de l’équipe nationale de l’époque.

Trésor Mputu a par un texte court et sobre, rendu hommage à Emeka Mamale. « Avant Yannick Bolasie, Trésor Lualua, il y a eu un certain Mamale », affiche la photo postée sur Facebook par le numéro 8 du TP Mazembe, qui ajoute ; Repose en paix mon champion « Emeka Mamale ».

Footrdc

Les lois Minaku et Sakata : Bataille sans arbitre à Mbuji-Mayi

La ville de Mbujimayi a connu un jeudi de panique totale. À la base de ce climat la protestation des propositions des lois sur la réforme du pouvoir judiciaire. Des milliers de personnes partaient dans tous les sens à la quête des résidences et biens des politiciens du Fcc.

Pendant toutes les heures matinales, des avenues ont été barricadées, des pneus brûlés sur la voie publique. Les activités commerciales ont été perturbées, les boutiques, pharmacies voire les agences même les maisons de télécommunication étaient cadencées.

Au chapitre du bilan, l’on note le domicile de la mère biologique de l’honorable Alphonse Ngoyi Kasanji saccagé non loin du rond point cohidro, la résidence de Jean Claude Kazadi, ancien intendant de l’ex-gouverneur détruite et les biens de la maison emportés, la résidence du député provincial, Alidor Numbi a été vandalisée par les manifestants et ont réussit à prendre avec eux plusieurs biens de valeur avant l’intervention des éléments de l’ordre. La tentative de piller la radio télé océan pacifique, chaîne privée de Ngoyi Kasanji ratée et les panneaux solaires de l’unique bâtiment administratif de la province emportés et des vitres cassés.

Guy Mumbiyi

Fally Ipupa répond à toutes les questions

Popol reçoit l’artiste musicien congolais Fally Ipupa The King qui répond à toutes les questions.

Propositions de loi Justice: les kabilistes rappellent qui est le vrai patron

Le directeur de cabinet ad interim du président Félix Tshisekedi a condamné en son nom les violences de mercredi autour du Palais du Peuple, à Kinshasa, lors desquelles des manifestants, largement pro-UDPS, ont attaqué des députés, leurs véhicules et des habitations. Les protestataires reprochent aux députés, qui appartiennent majoritairement à la coalition kabiliste FCC, en vertu de l’accord de partage du pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, d’être prêts à adopter des propositions de loi kabilistes visant à accroître le contrôle de ceux-ci sur l’appareil judiciaire.

Le porte-parole du chef de l’Etat a condamné les violences « avec véhémence », tout en « respectant le droit constitutionnel de manifester ».

Le PPRD, le parti de Joseph Kabila, venait de protester, de son côté, « avec indignation », contre ces violences, tout en appuyant les réformes de la justice proposées par les siens. Dans son communiqué, le parti kabiliste avait toutefois averti, au sujet de la coalition FCC/CACH (UDPS de Tshisekedi et UNC de Vital Kamerhe, qui vient d’être condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds publics) au pouvoir que « si le partenaire en coalition ne veut plus de celle-ci, en ce qui nous concene et pour la paix, nous allons tirer les conséquences constitutionnelles qui s’imposent, c’est-à-dire aller tout droit et sans hésitation à la cohabitation ».

Derrière cette phrase anodine se cache la participation de l’UDPS au pouvoir. En effet, tant que l’UDPS et l’UNC sont officiellement alliées des kabilistes, ces deux partis ont droit à 40% des postes ministériels et des directions d’entreprises d’Etat, avec les postes de cabinet qui y sont liés. L’UDPS peut en outre, grâce à « son » ministre de l’Intérieur, laisser un peu d’espace d’expression à la population – notamment le droit de manifester, inexistant pour l’opposition dans les dernières années Kabila – et imposer la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire.

En revanche, en cas de « cohabitation », l’UDPS aurait droit au poste de chef de l’Etat et… c’est tout. La menace est donc sérieuse.

Rappelons que cette répartition des pouvoirs ne résulte pas des élections de décembre 2018, dont les résultats détaillés n’ont jamais été publiés, mais d’un accord entre le Président sortant, Joseph Kabila, et celui de ses rivaux qu’il avait choisi pour lui succéder, Félix Tshisekedi, appuyé par Vital Kamerhe.

La libre Afrique

RDC: Adolphe Muzito plaide pour le pouvoir judiciaire

 » Il n’existe pas d’Etat de droit sans justice, ni de justice sans moyens de son indépendance « , constate le Premier ministre honoraire dans sa 26ème tribune.

Une réflexion qui tombe à pic. C’est celle d’Adolphe Muzito sur la Justice. Au lieu d’alimenter la polémique ambiante, le Premier ministre honoraire prend de la hauteur. Chiffres en bandoulière, l’économiste Muzito revisite le budget alloué au troisième pouvoir en comparaison avec celui de deux autres pouvoirs à savoir l’Exécutif -Président de la république et Gouvernement – et le Législatif incarné par l’Assemblée nationale et le Sénat.

Le constat est que la Justice est encore en termes des ressources à des années- lumière de l’Exécutif et du Législatif. Comment dans ces conditions, donner un contenu à la nécessaire indépendance du troisième pouvoir pierre angulaire de l’Etat de droit ? En somme, à l’instar du poète français Pierre Reverdy pour qui  » il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour « , le leader de Nouvel Elan interpelle les tenants du pouvoir en démontrant qu’il n’y a pas d’indépendance, il n’y a que des preuves d’indépendance. Plaidoyer pour une justice héroïque.
FDA

26EME TRIBUNE D’ADOLPHE MUZITO :

RDC : une Justice héroïque, paupérisée par l’Exécutif

Il n’existe pas d’Etat de droit sans justice, ni de justice sans moyens de son indépendance.

Cette étude montre la stratégie d’assujettissement dont est l’objet le pouvoir judiciaire en RDC, de la part du pouvoir exécutif, avec l’indifférence du pouvoir législatif, autorité budgétaire.

Cette stratégie consiste à priver le pouvoir judiciaire des moyens budgétaires nécessaires à son indépendance, créant de facto, un déséquilibre entre les trois piliers de la République.

En effet, Monsieur Tshisekedi, sensé être le Garant du bon fonctionnement des Institutions, s’avère aujourd’hui être le fossoyeur de l’indépendance de la Justice, se mettant sur les pas de l’ancien système dont il aurait dû incarner l’alternative.

EXECUTION DU PLAN DE TRESORERIE DU MINISTERE DES FINANCES, PREMIER TRIMESTRE 2020

Nous pouvons constater cette réalité à travers l’exécution du plan de trésorerie de l’Etat au premier trimestre 2020. Je me limite à examiner ici les données d’exécution du plan de trésorerie du premier trimestre 2020, en attendant d’obtenir celles liées à l’exercice 2019 et au second trimestre 2020.

Au premier trimestre 2020, le Pouvoir Exécutif par son gouvernement s’est accaparé de l’essentiel de la dotation réservée au fonctionnement des institutions pour ne laisser au pouvoir judiciaire que des miettes.

Prévision en millions de FC au premier trimestre 2020
L’enveloppe trimestrielle globale pour les trois pouvoirs se chiffre à 138.907.000.000 FC.

Le tableau n°1 ci-haut montre qu’au niveau de la prévision il a été affecté aux deux premiers pouvoirs, 80% du budget global de fonctionnement des institutions pour le premier trimestre 2020, respectivement 36% pour l’Exécutif et 44% pour le Législatif. Quant à la magistrature, il ne lui a été réservé que 20% du total.

Le déséquilibre entre les deux premiers pouvoirs d’une part, et le troisième d’autre part, est cruel.

Exécution au Premier trimestre 2020

A l’exécution, le pouvoir exécutif reçoit à lui seul 61.256.000.000 FC soit 65% de l’enveloppe globale (94.064.000.000 FC) tandis que le pouvoir judiciaire n’a reçu que 1.564.000.000FC soit 2% de ladite enveloppe.

En même temps, on peut constater que le pouvoir exécutif connaît un taux d’exécution de 121% de son crédit alors que le pouvoir judiciaire n’enregistre que 6% du sien, quand le pouvoir législatif voit son crédit exécuté au taux de 52%.

En ventilant en % la répartition de l’enveloppe globale entre toutes les institutions au premier trimestre 2020, l’institution Président de la République s’est emparée de plus de la moitié du budget global (soit 51%,) laissant aux quatre autres services, moins de la moitié du budget, répartie comme suit:

La Primature 14%, l’Assemblée Nationale 25%, le Sénat 7% et la Magistrature 2%.

Le déséquilibre entre les deux premiers pouvoirs (Exécutif et Législatif) d’une part, et le Judiciaire d’autre part, marque la marginalisation de ce dernier dont le crédit n’a été exécuté qu’à 6% des prévisions.

Ainsi, les détails mensuels liés aux déséquilibres sont repris ci-après :

Mois de Janvier 2020

Pour le premier mois de l’année 2020, le Président a reçu 43% de l’enveloppe globale et a fait exécuter son crédit au taux de 149,63% de la prévision mensuelle. Quant au Judiciaire, l’institution la moins financée en RDC, celle-ci encaisse 2% de l’enveloppe avec un taux d’exécution de 8% du crédit lui destiné par le Parlement.
L’Assemblée nationale est la seule institution dont le crédit a été libéré dans la norme, avec un taux d’exécution de 97,64%.

Mois de Février 2020

En février, le  » Président de la République  » a encore augmenté sa consommation à 59,8%, dans l’enveloppe globale destinée aux trois institutions avec un taux d’exécution de 207%. Le Pouvoir Judiciaire n’a reçu que 1,87% de l’enveloppe globale et a connu un taux d’exécution de 8,7% de son crédit.

A la fin de la première quinzaine du mois de mars
A la fin de la première quinzaine du mois de mars, la Présidence avait déjà exécuté près de la moitié de l’enveloppe globale soit 47% (46,54%) avec un taux d’exécution de 27% (26,80%). De son côté, le Pouvoir Judiciaire n’a vu s’exécuter que 0,001% de son crédit.

LA RDC, UNE REPUBLIQUE DES JUGES ?

En lisant les données relatives à l’exécution du plan de trésorerie du ministère des Finances, le Président de la République a consommé successivement pour les mois de Janvier, Février et mi-Mars 43%, 60% et 47% de l’enveloppe globale du budget de fonctionnement des institutions pour un taux trimestriel d’exécution de 131% en moyenne.

Dans l’entre temps, la Magistrature devait se contenter de 2% de l’enveloppe globale pour les mois de Janvier et Février, pour un taux moyen d’exécution de 8% de son crédit.

Normalement, la stabilité d’un Etat s’observe à travers l’équilibre entre les trois institutions classiques et se traduit par une répartition équitable des ressources budgétaires allouées aux trois pouvoirs traditionnels.

Nous constatons avec regret que l’institution Président de la République s’est accaparée au courant de cette période, de l’essentiel de l’enveloppe globale allouée aux institutions en RDC, au détriment principalement du pouvoir judiciaire.

Devant les conditions matérielles et logistiques qui sont celles de la magistrature, la RDC ne pourrait jamais devenir une République des juges comme le clament certains intellectuels de notre pays, mais plutôt celle du Président.

HERITAGE PERDU !

Pendant le quinquennat (2007-2012), nous avons jeté les prémices d’une République qui place le juge au cœur d’un Etat de droit. Celles-ci ont malheureusement été démolies par les gouvernements qui se sont succédés à partir de 2012.

En effet, depuis l’indépendance de notre pays, jusqu’en 2006, le pouvoir judiciaire n’avait jamais eu un effectif de plus de 1500 magistrats. La République avait toujours eu une surface judiciaire très faible.

C’est sous la gestion de 2007-2012 qu’une décision révolutionnaire a été prise pour le recrutement de 2000 magistrats portant à 3500 leurs effectifs et augmentant le salaire des magistrats au grade de recrutement de 300$ à 1000$ (980$), cela en dépit du fait que nous étions en programme avec le FMI et la BM, avec la surveillance stricte de nos finances publiques qu’implique le suivi de ce programme et l’exigence de respecter les échéances du service de la dette extérieure.

Non seulement les frais de déploiement sur l’ensemble du territoire des nouvelles recrues ont été assurés pour permettre à chaque magistrat de rejoindre son poste d’affectation mais, en plus, un kit administratif a été remis à chaque recrue, ainsi qu’une toge. L’ambition était d’augmenter le salaire du moins gradé des magistrats jusqu’à 2.000$ à l’exercice 2012 malgré les contraintes budgétaires.

Malheureusement, après ce gouvernement, celui qui a géré de 2012à 2016, malgré une manne budgétaire plus consistante, fruit des investissements réalisés avant son avènement, n’a amélioré ni le niveau des salaires ni les conditions de travail des magistrats.

Le salaire du magistrat que le gouvernement Muzito avait ainsi revalorisé, a été inexorablement érodé par l’inflation, avant d’être amputé par le réajustement du prélèvement fiscal au titre de l’impôt sur les rémunérations.

Le salaire d’un magistrat au grade de recrutement est passé de 1000$ en 2011 à près de 500$ aujourd’hui, du fait de l’érosion monétaire et des prélèvements fiscaux. A ce jour ledit salaire est largement inférieur à celui de son correspondant travaillant dans un cabinet de l’Exécutif, lequel gagne près de 3000$.

Ce qu’il faut faire :

Les déséquilibres délibérément maintenus par l’exécutif tant dans ses prévisions de dépenses que dans leurs réalisations, sont le signe et d’une volonté du pouvoir exécutif de vassaliser les juges, dans l’indifférence totale du pouvoir législatif, autorité budgétaire et organe de contrôle de l’exécutif.

Seules des réformes structurelles peuvent aider à rétablir l’équilibre des rapports de forces entre les trois institutions de la République, gage de l’indépendance de la Justice et d’un Etat de droit.

Aujourd’hui, les besoins du Pouvoir Judiciaire sont pourtant plus importants que par le passé : là où il y avait une seule juridiction suprême, trois ont vu le jour : la Cour Constitutionnelle, la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat.

Au niveau inférieur, les juridictions administratives ont été séparées des juridictions de l’ordre judiciaire, autre dédoublement des besoins et l’éclatement des provinces qui a multiplié encore davantage les besoins tant en ressources humaines que patrimoniales.

Et je ne parle pas des tribunaux de commerce que nous avons institués dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

Ne pas mettre les moyens qu’il faut pour rendre tout cet attelage effectif, c’est ni plus ni moins que tourner le dos à toutes les promesses jadis répétées par le Parti de Monsieur Félix Tshisekedi quand il était dans l’opposition. Contrer les réformes initiées par le FCC à travers ses trois propositions de loi c’est une bonne chose, mais insuffisant.

Ce sont les réformes institutionnelles, politiques, économiques et sociales, proposées par le Président Elu, Martin Fayulu, dans le cadre du  » Plan de sortie de crise « , à travers un consensus national, qui pourront mettre fin à cet accaparement des ressources et des pouvoirs d’Etat par l’Institution Président et l’Exécutif en général, principalement au détriment du pouvoir Judiciaire.

Lequel pouvoir judiciaire évolue aujourd’hui sans perspective d’ajustement ni de ses effectifs ni de son statut, moins encore des conditions sociales et de travail par rapport aux défis que l’organisation institutionnelle actuelle fait peser sur lui.

Fait à Bruxelles, le 25 juin 2020

Adolphe MUZITO Premier Ministre honoraire et Député national

Forum des as

Urgent : L’un des enfants de Koffi Olomide pleure en pleine émission, Papa na ye awangani ye

L’un des enfants de l’artiste musicien congolais, Koffi Olomide pleure en pleine émission, Papa na ye awangani ye, asengi test ADN et parle à coeur ouvert.

Les propositions de lois Minaku-Sakata déjà votées à la Commission des lois du gouvernement (PPRD)

« Les 3 propositions de lois (controversées) ont été votées depuis hier à l’unanimité par la Commission des lois du gouvernement », révèle le secrétaire permanent du PPRD.

Dans une déclaration, Emmanuel Ramazary Shadary précise que « cette Commission est constituée de 28 membres dont les ministres FCC et CACH. Mais hier, ils étaient à 23 et ont voté pour ces trois propositions de lois parce que les ministres ont compris ».

Prêt à rompre la Coalition

« Si le partenaire en coalition ne veut plus de celle-ci, en ce qui nous concerne et la pour la paix, nous allons tirer les conséquences constitutionnelles qui s’imposent, c’est-à-dire, aller tout droit et sans hésitation à la cohabitation », prévient,dans un communiqué, Ramazani Shadary.

Une réaction qui fait suite aux manifestations des motocyclistes dit Wewas contre ces trois propositions de lois de réformes judiciaires.

Ponctués d’actes de vandalisme et de pillage sur 2 jours entiers, ces mouvements de protestation ont ciblé des immeubles appartenant, principalement, aux membres du PPRD.

Violences appellent violences

« Attention, on peut commencer la violence, mais il n’est pas facile de l’arrêter d’un trait », note l’ex-candidat à la présidentielle de 2018, qui au passage, met en garde les motocyclistes qu’il qualifie de milice à la solde d’un « parti politique se réclamant du pouvoir », en citant l’homme politique français Charles Pasqua : « Il faut terroriser les terroristes ».

Appel à la communauté internationale

Emmanuel Shadary, qui prend « à témoin toute la communauté nationale et internationale », note que « ce recours à la violence mène tout droit à une dérive dictatoriale », alors que la milice qui commet ces attaques, n’a pourtant, selon lui, « ni lu les 3 propositions de lois ni examiné les raisons profondes en faveur de la réforme ».

À propos justement de ces 3 propositions de lois, « le PPRD réaffirme sa détermination à soutenir cette réforme allant dans le sens de consolider l’autorité de l’État et de promouvoir la justice juste », assure son secrétaire permanent.

« À partir du moment où s’observe une certaine instrumentalisation de la justice, sinon du Parquet, en matière de justice, l’affirmation des principes s’impose. Il ne s’agit pas de diminuer les pouvoirs des magistrats du Parquet, mais plutôt affirmer par la loi qu’ils sont sous l’autorité du ministre de la Justice ».

Éric Lukoki
Top Congo

Le 1er ministre donne des instructions pour que l’inviolabilité du siège du parlement soit préservée

Le premier ministre Ilunga Ilunkamba a instruit le vice premier ministre en charge de l’intérieur et sécurité de veiller de manière permanente à l’inviolabilité du siège du parlement et à la sécurité de biens et des personnes. La décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue jeudi 25 juin à la primature avec quelques membres du gouvernement et responsables de services de sécurité. L’objet était de réfléchir sur les événements et manifestations qui se sont déroulés le mercredi 24 juin 2020 dans la ville province de Kinshasa.

Le 1er ministre lui demande également de traquer et de mettre aux arrêts les auteurs de ces actes de vandalisme.

Sylvestre Ilunga a par ailleurs instruit le vice premier ministre chargé de la justice d’organiser des poursuites judiciaires contre des personnes déjà appréhendées et de tous ceux qui seraient identifiées comme ayant participé à ces manifestations sauvages.

Une vive tension a été observée mercredi 24 juin dans les encablures du Palais du peuple, dans la commune de Lingwala à Kinshasa. Des manifestants identifiés aux militants de l’UDPS, le parti présidentiel, avaient barricadé toutes les entrées menant vers le siège du Parlement de la RDC. Ils ont empêché les élus nationaux d’accéder dans la salle de l’hémicycle. Ils s’opposaient aux propositions de loi des députés Minaku et Sakata, sur les réformes judiciaires.

D’après la police, dix-huit personnes ont été blessées, dont 15 policiers et 3 manifestants, lors de ces manifestations. 40 autres personnes ont été interpellées et deux individus pris en flagrant délit de pillage avec preuve à l’appui, ont été arrêtés.

Radio Okapi