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Ituri: seize morts dans l’attaque d’un site minier

En RDC, l’attaque d’un site artisanal d’exploitation d’or a fait 16 morts hier matin (mardi), dans la province de l’Ituri, dont 12 civils et quatre militaires. Cette attaque est attribuée aux miliciens Codeco, tout comme celle qui avait fait quatre morts il y a moins d’une semaine, à une quarantaine de kilomètres dans le même territoire de Djugu, et où deux ressortissants chinois avaient été pris en otage. Avec les mines, le groupe armé semble avoir trouvé un nouveau mode opératoire et de nouvelles cibles.

C’est la deuxième attaque meurtrière en moins d’une semaine dans une mine d’or artisanale du territoire de Djugu. Une nouvelle fois, elle est attribuée à la milice Codeco (Coopérative pour le développement du Congo). Ce groupe armé prétend défendre les intérêts des Lendu contre la communauté rivale Hema en Ituri. Il s’attaque régulièrement aux militaires et aux civils, et a visiblement trouvé de nouvelles cibles, témoigne l’administrateur local Innocent Madukadala, interrogé par le correspondant d’RFI en swahili, Ericksson Luhembwe.

« Les miliciens de Codeco ont l’habitude de suivre les gens, là où ils savent qu’ils vont pouvoir piller leurs biens et voler les animaux de basse-cour. Mais cette fois-ci, ils sont allés dans un camp de creuseurs d’or. Ils ont encerclé les gens et donc il était impossible de s’échapper. Il y a eu des morts et des blessés graves. L’armée est arrivée plus tard, mais sans l’arrivée des militaires, il y aurait eu plus de morts que ça. En vérité, les miliciens de Codeco sont engagés pour inquiéter les gens et détruire les biens d’autrui. »

Les assaillants auraient volé du matériel et de l’or à la coopérative de mineurs. Les chefs coutumiers de Mambisa confirment la mort de 12 civils dont des femmes et des enfants. Le porte-parole de l’armée dans la province confirme la mort de quatre soldats.

En RDC, l’attaque d’un site artisanal d’exploitation d’or a fait 16 morts hier matin (mardi), dans la province de l’Ituri, dont 12 civils et quatre militaires. Cette attaque est attribuée aux miliciens Codeco, tout comme celle qui avait fait quatre morts il y a moins d’une semaine, à une quarantaine de kilomètres dans le même territoire de Djugu, et où deux ressortissants chinois avaient été pris en otage. Avec les mines, le groupe armé semble avoir trouvé un nouveau mode opératoire et de nouvelles cibles.

Lise Manzambi : C’est mon mari qui a donné à Moise Mbiye le nom de « La réserve de l’Eternel »

Franck Stemay reçoit Soeur Lise Manzambi. Elle a parlé de l’actualité musicale chrétienne et selon elle c’est son mari qui a donné à Moise Mbiye le nom de « La réserve de l’Eternel ».

Denis Mukwege, les ennuis politiques s’invitent au Prix Nobel

Le Prix Nobel de la paix, le docteur Denis Mukwege serait-il en train d’énerver certaines sensibilités sociopolitiques en RDC ? . Programmé pour animer deux conférences à l’Université de Kisangani, le scientifique a été interdit d’activités sur le campus pour des raisons logistiques et sécuritaires.

Finalement, les deux conférences du docteur Dénis Mukwege auront lieu à l’Alliance française de Kisangani le 18 août à 14h00 sur les fistules et le 19 août 2022 sur le viol comme arme de guerre. Dans une correspondance adressée ce mardi 16 août au professeur Alphonse Maindo de la Dynamique des universitaires congolais et proche collaborateur du docteur Mukwege, l’Université de Kisangani se voit en incapacité d’accueillir l’activité du Prix Nobel de la paix. “Je me sens dans l’obligation de vous demander d’envisager la possibilité d’organiser cette conférence en dehors de l’Université de Kisangani compte tenu du contexte actuel, caractérisé par des manifestations violentes des étudiants”, écrit le recteur de l’Unikis, le professeur Jean-Faustin Bongilo Boendy.

Pour cette haute autorité académique, ce sont les raisons logistiques et sécuritaires qui compliquent l’organisation régulière de ces journées scientifiques dans son complexe universitaire. “L’Université n’est pas en mesure d’assurer la sécurité et la protection des infrastructures et des personnes en cas de débordement. Tout comme, elle n’est pas à même de garantir les conditions matérielles et techniques du déroulement des activités”, fait-il savoir dans son courrier transmis ce mardi. Outre ces conditions sécuritaires, le recteur souligne un déficit criant en logistique et en énergie.

Mukwege, la candidat à la candidature présidentielle qui fait peur

Le professeur Alphonse Maindo Mongangonga a exprimé sa vive indignation suite au refus brandi par l’Université de Kisangani aux activités du docteur Mukwege. “J”ai grandement honte d’appartenir à une institution sans vision, sans management pour son rayonnement international. Comment imaginer que le comité de gestion qui comprend trois professeurs refusent les conférences à une sommité scientifique mondiale, le professeur Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix, que toutes les universités s’arrachent ? On prive les étudiants et les professeurs d’une opportunité en or de savourer la science. C’est un sabotage sans nom”, a-t-il réagi sur Facebook. Difficile de savoir si le refus serait d’ordre politique ou strictement technique.

Plusieurs personnalités académiques de l’Unikis soupçonnent des mains noires qui auraient cherché à saboter les activités du Prix Nobel dans la capitale de la Tshopo. Un incident qui intervient au moment où la province attend de recevoir Madame Nikomba, la toute nouvelle gouverneure investie par Félix Tshisekedi.

Jeanric Umande
Ouragan

Fabregas Le Métis Noir brise son silence à Paris et tire de tous les côtés

Migue Niema reçoit l’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir. Le patron du groupe Villanova brise son silence à Paris après plusieurs mois aux Etats Unis (USA).

La liberté provisoire ne suffit pas / François Beya : acquittement réclamé !

L’ancien Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité, François Beya, a bénéficié depuis hier mardi 16 août 2022, d’une liberté provisoire. Tenant compte du rapport médical du concerné, la Haute Cour militaire a répondu favorablement à la demande du présumé. Des médecins consultés par les juges avaient souligné la nécessité de faire transférer François Beya pour des soins car son état de santé était préoccupant. Malgré la liberté provisoire, un mouvement a haussé le ton pour réclamer l’acquittement de l’ancien Conseiller spécial.

Le coordonnateur du mouvement pro Beya, Victor Tesongo, à travers les confrères d’Infos.cd, continue à condamner ‘’la violation des droits de François Beya’’. « La Haute cour militaire devrait mettre fin à ce procès de parodie et remettre définitivement François Beya en liberté », fait savoir Victor Tesongo.

François Beya a été arrêté depuis février dernier par les agents des services de renseignement, avant d’être transféré à Makala quelques semaines plus tard.

Il est poursuivi devant la Haute cour militaire pour notamment « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat» et « propos injurieux » à l’égard du Chef de l’Etat. Ce mardi, la Haute cour militaire lui a accordé une liberté provisoire pour raisons de santé. Il pourrait quitter le pays pour suivre des soins à l’étranger.

La Pros.

Actu Expliquée : Quand Maman Union Salité déstabilise le couple Nya-Fatshi

Actu Expliquée avec l’analyste politique Fabien Kusuanika. Sujet : Quand Maman Union Salité déstabilise le couple Nya-Fatshi.

Enfin, liberté provisoire pour un François Beya amaigri par la maladie !

C’est un François Beya amaigri qui a appris hier la nouvelle de sa liberté provisoire. Fini la galère de la prison pour l’ex « Spécial« ? Les proches de François Beya l’espèrent bien. Ses avocats ne voient pas d’autre issue que sa libération définitive tant à leurs yeux, le dossier est vide.

François Beya a enfin recouvré sa liberté. Une liberté provisoire après plusieurs mois passés à la Prison centrale de Makala. La Haute Cour militaire a pris cette décision, hier mardi 16 août, à travers un arrêt avant dire droit, faisant suite à la requête des avocats du concerné.

Les juges de cette juridiction motivent leur décision par la détérioration de l’état de santé de celui qu’on appelle « Fantômas« . Ils se fondent sur le rapport des médecins de la commission médicale, chargée de l’examiner.

Poursuivi pour « les infractions d’injures et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline« , François Beya a passé quelques mois dans les installations de l’Agence nationale des renseignements (ANR), avant d’être transféré à la prison centrale de Makala où il a fallu attendre quelques temps avant de voir son dossier transféré à la Haute Cour militaire.

C’ETAIT DONC UN SIMPLE MONTAGE ?

Au regard du caractère apparemment sérieux des infractions mises à la charge de ce « securocrate XXL« , sa libération provisoire soulève des questions de fond quant à l’authenticité des faits en cause. Surtout lorsqu’on se rappelle que le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema, a affirmé qu’il s’agit des faits qui menacent sérieusement la sûreté nationale.

Pour nombre d’analystes, cette décision de la Haute Cour militaire n’est ni plus ni moins qu’une preuve de la vacuité du dossier monté contre François Beya. Entretemps, l’état de santé de l’ex « Spécial » ne cessait de se dégrader. Les conditions de détention étant, par nature, un facteur aggravant.

LIBERTE APRES PLUS DE CINQ MOIS D’ARRESTATION

Il était donc important que la Justice libère, ne fût-ce que provisoirement, François Beya, avant qu’il ne soit trop tard.

Dans les rangs de ses avocats et des organisations de défense des droits de l’homme, on espère que cette libération provisoire va finir par se transformer en libération définitive, le dossier en cause étant vide.

François Beya a été arrêté à son domicile le 5 février dernier, alors que le président Félix Tshisekedi se trouvait au sommet de l’Union africaine où il remettait la présidence de l’institution qu’il avait occupée pendant un an à son successeur, le Sénégalais Macky Sall.

RETOUR SUR UNE ARRESTATION AUX CONTOURS FLOUS

François Beya sera retenu, deux mois durant, dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements (ANR), sans le moindre mandat d’arrêt, pour une suspicion d’atteinte à la sûreté de l’État. Ce, avant d’être transféré au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), l’ex-prison centrale de Makala.

Plusieurs autres arrestations ont été annoncées par la suite dans les services de sécurité et parmi les hauts gradés de l’armée congolaise. Quatre de ses proches collaborateurs seront placés en détention quelques jours plus tard (son directeur de protocole et un de ses assistants, son secrétaire personnel et un garde du corps) et transférés le 4 avril à la prison militaire de Ndolo.

L’arrestation de ce professionnel des « Services » a suscité plusieurs réactions dans le pays. Des organisations de défense des droits de l’homme ont crié à une « arrestation arbitraire« . Le député national Claudel Lubaya, a pour sa part, dénoncé le non-respect de la Constitution congolaise qui, en son article 18, prévoit notamment que « toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle… «

UNE EXPERIENCE AU SERVICE DU PAYS

Ancien des services de sécurité sous le maréchal Mobutu, formé en partie en Israël, François Beya a connu quelques mois l’exil européen au début de l’ère de Laurent-Désiré Kabila (1997), avant de revenir au pays et de reprendre sa carrière dans la sécurité, comme directeur de cabinet de l’administrateur général des services de renseignement (ANR), Didier Nyembwe.

Il a été conseiller à la sécurité du vice-président de la République (1+4) Arthur Z’ahidi Ngoma, avant de décrocher le poste de directeur général adjoint, puis directeur général de la Direction générale de migration (DGM).

Vieux routier de l’espace congolais, François Beya a participé activement à la passation de pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi en janvier 2019. Ce dernier va finalement le nommer conseiller spécial en matière de sécurité, poste qu’il conservera jusqu’à son arrestation.

DON.N
Forum des as

Masolo Na Député : Fatshi répond à Kabund ?

Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : République ya ba Wewa, Fatshi répond à Kabund ?

Mosaka explique enfin l’origine du style « TCHATCHO »

Gloria Kenge reçoit Blanchard Mosaka, porte-parole du groupe BCBG de l’artiste musicien JB Mpiana.

Traque des groupes armés en RDC: des soldats burundais déployés au Sud-Kivu

Un contingent de l’armée burundaise est déployé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) pour traquer des groupes armés locaux et étrangers récalcitrants au processus de paix voulu par des chefs d’États de la Communauté des États d’Afrique de l’est (EAC), a annoncé lundi l’armée congolaise. « Depuis ce lundi 15 août 2022, le contingent des forces de défense du Burundi est entré officiellement en RDC (…) dans le cadre de la mutualisation des forces prônée par les chefs d’États de l’EAC », a annoncé le porte-parole de l’armée au Sud-Kivu (est), le lieutenant Marc Elongo, à l’AFP..

« Le contingent burundais est le premier qui s’est déployé dans le cadre de la force régionale de l’EAC », a précisé l’officier.

Constitué d’ »un nombre important des militaires », il est placé sous le commandement des FARDC (Forces armées de la RDC) et est cantonné dans un centre d’instruction de la région d’Uvira au Sud-Kivu, a expliqué l’officier. La région d’Uvira est frontalière du Burundi.

Avec leurs homologues congolais, ces soldats ont « pour mission de traquer tous les groupes armées étrangers et locaux afin de restaurer la paix promise » dans l’est congolais, a ajouté l’officier.

Le chef des opérations militaires au Sud-Kivu, le général Ramazani Fundi, a appelé « la population au calme et à collaborer d’une manière franche avec les forces loyalistes afin de mettre un terme à cet activisme des forces irrégulières », a encore dit l’officier.

En début d’année, des responsables locaux et la société civile avaient dénoncé l’entrée des militaires burundais sur le sol congolais, exigeant des explications aux autorités.

L’armée congolaise a toujours démenti une entrée des militaires burundais en RDC, estimant qu’il s’agissait des combattants de groupes armés habillés de manière semblable à l’armée burundaise dans le but de provoquer la confusion.

En juin, des chefs d’États membres de l’EAC avaient décidé de mettre sur pieds une force régionale, appelée à travailler avec l’armée congolaise en vue de mettre fin aux violences des groupes armés dans l’est de la RDC.

Les chefs d’États ont reparti les forces de la manière suivante: l’armée congolaise en partenariat avec les armées kényane et ougandaise vont se déployer dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Les FARDC et l’armée sud-soudanaise se chargeront de la traque des groupes armés dans la province du Haut-Uèle (nord-est)

La RDC, riche en minerais et en ressources naturelles, est en proie à d’une centaine de groupes armés dans l’Est, dont la plupart sont un héritage de deux guerres régionales il y a près de trois décennies.

La libre Afrique

Exclusivité HD : Concert de But Na Filet à Lubumbashi (Intégralité)

Exclusivité HD : Suivez en intégralité le concert de l’artiste musicien But Na Filet à Lubumbashi (Hôtel Hypnose).

Contre toute attente, Jean-Marc Kabund n’a pas quitté la prison de Makala

Contrairement à l’annonce de sa libération qui devait intervenir ce lundi 15 juillet 2022, le président de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund n’est pas sorti de la prison comme prévu.

Trois jours après l’arrêt de la Cour de Cassation ordonnant son assignation à résidence surveillée, le député national n’a pas été extrait de la prison centrale de Makala, ce lundi. « Le parquet refuse d’exécuter l’arrêt », a dit l’un des avocats de l’ex- Chef de parti du parti présidentiel.

Le nouvel opposant au régime de Félix Tshisekedi n’a pas tenu longtemps avant de poser ses valides à la prison de Makala. Arrêté et placé sous mandat d’arrêt provisoire, cet ancien proche du président Tshisekedi a été déposé à la prison centrale de Makala depuis le 9 août 2022.

Il sied de rappeler que l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale est poursuivi pour outrage au Chef de l’État et injures publiques.

Gaba
Objectif-Infos

Réaction de Boketshu à la sortie médiatique de Félix Tshisekedi

Bokoto : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo.

Seth Kikuni à Félix Tshisekedi : « Je vous encourage à construire plus de prisons. Nous en aurons besoin à la fin de votre mandat en 2023 » !

Lundi, 15 août 2022-“Si les prisons vont se remplir avec des politiciens qui sont dans les mensonges et accusations sans fondement, il n’y a pas de problème”. Ces propos du président de la République ont suscité plusieurs réactions dans l’opinion particulièrement dans l’opposition.

Candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Seth Kikuni a dénoncé ce qu’il qualifie des menaces de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo vis-à-vis des opposants.

Sans aller par le dos de la cuillère, cet opposant demande au chef de l’état de construire plusieurs prisons avant la fin de son mandat en 2023.

“Au lieu d’admettre que l’opposition est beaucoup plus mature, intelligente et républicaine, il a choisi le déni comme dans ses habitudes. M. le Président, Je vous encourage à construire plus de prisons. Nous en aurons besoin à la fin de votre mandat en 2023. Merci “, a-t-il écrit dans un tweet.

Seth Kikuni promet également de continuer à dénoncer la mégestion au sommet de l’État.

Kevin INANA
Okapinews

Éveil Patriotique : Félix Tshisekedi recadre l’opposition en RDC, les opposants en ébullition

Éveil Patriotique – Mitterrand Naya reçoit Pasteur Guilly. Sujet : Le président Félix Tshisekedi recadre l’opposition en RDC, les opposants en ébullition.

RDC: Tshisekedi égale Kabila bis, tranche Lamuka

Le président de la République tient à faire la part des choses entre la critique politique et les écarts de langage. Subir tous les jugements et les plus sévères mais, épargner spécifiquement la vie privée des officiels. Cas du président et de la Première dame notamment. Une position qui fâche l’opposition.

Pour l’opposition congolaise, la communication présidentielle est un accélérateur vers des tentations dictatoriales. “Nous ne comprenons pas pourquoi le chef a fait une communication orientée uniquement vers l’opposition au moment où le pays fait face à d’autres priorités telles que la guerre, les garanties de consensus autour des élections de 2023 etc”, s’est exclamé un radical opposant.

Pour Prince Epenge, membre de la coalition Lamuka et bras droit de Martin Fayulu, Tshisekedi égale Kabila bis. “Ces propos sont irrespectueux et irresponsables. M. Félix appelle les juges indirectement à arrêter les opposants et à remplir les prisons. Traiter maman Marie de pauvre femme manipulée, sous-entend que la femme congolaise est une incapable, et ne peut agir seule sans être téléguidée. Les Congolais ont vu maintenant la vraie face de Félix. Nous savons qu’il est Kabila bis. Congolais, serez vos ceintures”.

De son côté, un activiste pro-démocratie s’est demandé pourquoi le chef de l’État n’a décidé d’ouvrir les prisons qu’aux seules personnes qui le taquinent, aux seuls opposants?. Ce point de vue est partagé par certains ténors du Front commun pour le Congo qui affirment “craindre que, petit à petit, Tshisekedi ne plonge la nation dans une dérive autocratique dangereuse où seul le parti au pouvoir aura droit aux commentaires politiques de son choix”.

Bâtir la sacralité de l’État et de ses institutions

Du côté de la majorité présidentielle, les propos de Félix Tshisekedi sont plutôt bien accueillis. “Le président ne fait que remettre la pendule à l’heure”, souffle un proche de Bahati Lukwebo pour qui, “la fonction présidentielle est sacrée, il n’est pas question de la traîner dans la boue”. Un cadre de l’Udps s’est félicité que “le président ait tiré les oreilles des prétendus opposants qui ne voient jamais autre chose que la personne sacrée du chef de l’État, dans leurs multiples analyses“. Sur un ton assez ferme, il s’étonne même que ” les anti-Tshisekedi soient tentés d’interdire au président de la République de participer aux cérémonies dédiées à sa propre famille. C’est inacceptable“, estime-t-il.

Concernant l’activation de la justice contre les immoralités verbales outrageantes vis-à-vis de la première institution de la République, les commentaires vont dans tous les sens. Pour les opposants, la prison ne résout pas les problèmes de gouvernance de la République, tandis que pour d’autres, la justice est l’unique instance compétente pour départager les autorités avec leurs adversaires politiques les plus zélés.

Athanase Mwenge
Ouragan