L’Église du Réveil du Congo a rendu hommage ce lundi 14 janvier 2019 au chef de l’État sortant Joseph Kabila pour avoir rendu possible l’alternance en République Démocratique du Congo au terme des scrutins de décembre de l’année dernière.
“L’Église du Réveil du Congo salue l’engagement et le sens élevé de l’État dont a fait montre le président Joseph Kabila Kabange pour avoir favorisé l’alternance démocratique pacifique, la première du genre dans l’histoire socio-politique de la République Démocratique du Congo”, a indiqué le révérend Kankienza Muana Mbo.
En outre, l’Église du Réveil du Congo félicite les acteurs politiques et sociaux pour leur implication à différents niveaux au processus électoral et qui a rendu possible l’organisation et la tenue des scrutins du 30 décembre 2018.
“C’est ici l’occasion de remercier les missions d’observation et de surveillance électorale (nationale, sous régionales et africaines) pour leurs constations riches et porteuses devant permettre d’améliorer le processus électoral”, conclu-t-il.
Si les résultats provisoires publiés par la Commission Électorale Nationale Indépendante sont confirmés par la Cour Constitutionnelle, le 22 janvier prochain il y aura passation du pouvoir entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.
La Cour constitutionnelle de République démocratique du Congo (RDC) va commencer à examiner mardi le recours contestant les résultats de l’élection présidentielle introduit par l’opposant Martin Fayulu, a-t-on appris lundi auprès de cette instance. « La Cour constitutionnelle va commencer à examiner le recours de Martin Fayulu demain (mardi) à partir de 9h30 », a déclaré à l’AFP Baudouin Mwehu, attaché de presse au cabinet du président de cette Cour.
M. Fayulu est l’un des candidats d’opposition à la présidentielle du 30 décembre dont il conteste les résultats provisoires publiées par la Commission électorale (Céni), proclamant un autre opposant, Félix Tshisekedi, vainqueur.
Selon ces résultats provisoires, M. Tshisekedi a devancé avec 38,57% des voix Martin Fayulu (34,8%). Il doit donc succéder à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père en 2001.
Mais M. Fayulu a immédiatement dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi, et revendiqué la victoire avec 61% des voix. Il a déposé vendredi un recours devant la Cour constitutionnelle, qui a huit jours pour donner sa décision.
L’Église catholique, qui affirme avoir déployé 40.000 observateurs le jour du scrutin, a également mis en doute le résultat annoncé. Elle a souhaité que le Conseil de sécurité de l’ONU demande à la Céni la publication des procès-verbaux de la présidentielle. Des organisations régionales et internationales réclament un recomptage des voix.
« Le recomptage des voix, relevant du pouvoir d’appréciation du juge, est une mesure extraordinaire d’instruction à laquelle le juge peut recourir après avoir épuisé toutes les autres vérifications d’usage », selon la loi électorale.
Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie a appelé ce lundi 14 janvier les membres du PPRD qui désirent concourir aux élections de sénateurs et gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces à soumettre leurs dossiers au siège du parti.
Dans un communiqué rendu public, Shadary a accordé un délai des 48 heures aux postulants.
Le calendrier de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) prévoit l’ouverture des bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) le 21 janvier. Selon le chronogramme de la centrale électorale, les élections des sénateurs auront lieu le 6 mars 2019 et celles des gouverneurs et vice-gouverneurs le 18 mars 2019.
Bien avant il est prévu selon le calendrier de la CENI, la publication des listes provisoire le 31 janvier, suivi de traitement des contentieux du 1er au 11 février, de la publication des listes définitives des candidats sénateurs le 19 février et celle des gouverneurs et vice-gouverneurs le 3 mars.
Gabriel Kyungu wa kumwnza, l’élu le plus âgé à l’assemblée nationale, devra présider le bureau provisoire de la chambre basse, en attendant l’installation du bureau définitif. Dans une déclaration faite dimanche 13 janvier à Radio Okapi, il promet de mettre son expérience au service de la nation dans un esprit patriotique, pour l’avancement de la démocratie et le bien du peuple congolais.
« Nous avons suffisamment d’expérience. J’ai déjà été à deux reprises député national. Je connais un peu l’esprit de cette institution, nous allons mettre à profit cette expérience au service du bien du peuple », a affirmé Kyungu wa Kumwanza.
Il a invité tous les députés nationaux à travailler dans un esprit de fraternité, de fair-play et pas dans un esprit revanchard.
« Ça, nous allons le combattre. Nous n’allons pas perdre notre temps aux chamailleries et bien nous allons faire le travail pour aller vite afin que le peuple puisse y trouver son compte », a promis Kyungu wa Kumwanza.
Selon lui, la cambre basse devra ne se réunir « pas comme une assemblée d’ennemis ou des personnes armées de la mauvaise foi de tout faire capoter. »
« Nous allons là-bas pour arriver à mettre en place une institution qui doit être utile à l’ensemble de notre population par ce qu’elle a trop souffert. Et nous allons tout faire pour mettre chacun un peu d’eau dans son vin afin que nous puissions reconstruire ce qui a été détruit », a fait savoir le président du bureau provisoire de l’assemblée nationale.
La Commission nationale électorale indépendante (CENI) annonce la prestation de serment du président élu le 22 janvier. Cette cérémonie devrait intervenir le 18 janvier, selon le calendrier réaménagé. Mais elle ne peut avoir lieu qu’après la publication des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.
La loi électorale telle que modifiée en décembre 2017 stipule en son article 72 que la Cour constitutionnelle proclame les résultats définitifs de l’élection présidentielle dans les deux jours qui suivent l’expiration du délai de recours si aucun recours n’a été introduit.
Quant aux législatives et provinciales, les juridictions compétentes disposent de huit jours après l’expiration du délai de recours pour les résultats définitifs dans le cas où aucun recours ne serait reçu.
Si des recours sont enregistrés pour les nationales et provinciales, la CENI précise que le traitement de recours en contestation de résultats irait jusqu’au samedi 23 mars 2019.
Le traitement de recours se fera concomitamment avec l’installation de l’Assemblée nationale. Une session extraordinaire est retenue au 26 janvier 2019 pour la chambre basse, et le 24 janvier pour les assemblées provinciales.
Les candidats sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs pour leur part, devront déposer leurs dossiers de candidature à partir du 21 janvier jusqu’au 27 janvier.
La cooptation des chefs coutumiers en complément des membres des assemblées provinciales va du 26 janvier au 9 février de l’année en cours.
Dans un communiqué de presse daté du 14 janvier 2019, l’Église du Christ au Congo, “ECC”, a dit prendre acte de la publication des résultats provisoires de trois scrutins combinés du 30 décembre 2018 par la Commission Électorale Nationale Indépendante, “CENI”.
“L’Église du Christ au Congo prend acte des résultats provisoires publiés par la CENI. Cependant, elle constate que ces résultats ne font pas l’unanimité quant à leur acceptation par toutes les parties prenantes”, indique ce communiqué signé par le Révérend André Bokundoa-Bo-Likabe, président national et représentant légal de l’ECC.
S’agissant du traitement des contentieux électoraux, l’Église du Christ au Congo appelle les juges à dire le droit dans l’intérêt de la paix sociale.
“L’Église du Christ au Congo demande aux juridictions compétentes, garant de la justice, de dire le droit sur ces contentieux électoraux en vue de garantir la paix sociale”, poursuit le communiqué.
En outre, l’ECC dit déplorer la résurgence des conflits tribaux dus au triomphalisme des uns et au mécontentement des autres face à la publication des résultats des élections ayant entraîné des pertes en vies humaines et dégâts collatéraux à travers le pays.
Pour rappel, la Cour Constitutionnelle a été saisie par certains candidats malheureux au scrutin présidentiel entre autres Martin Fayulu et Théodore Ngoy, en contestation des résultats provisoires qui ont donné Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,57%.
Après les élections du 30 décembre dernier en République démocratique du Congo, la Belgique demande de la transparence et donc la publication des procès-verbaux relatant les votes exprimés dans les différentes provinces.
« La publication des p.-v. est la première demande de la Belgique, un recomptage sera peut être nécessaire par la suite », a déclaré lundi le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.
Recomptage
La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) avait demandé dimanche à la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo un recomptage des voix de l’élection présidentielle du 30 décembre, contestées par une partie de l’opposition.
Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a appelé dimanche, en tant que président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les autorités du pays voisin, la République démocratique du Congo (RDC) à « envisager le décompte des voix » de l’élection présidentielle du 30 décembre.
Contre toute attente, la Commission électorale congolaise (Céni) a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la victoire de Félix Tshisekedi, 55 ans, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi.
Selon les résultats provisoires, Félix Tshisekedi a devancé avec 38,57% des voix un autre opposant, Martin Fayulu (34,8%). Il doit donc succéder à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père en 2001.
Mais Félix Fayulu a immédiatement dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi, et revendiqué la victoire avec 61% des voix. Il a déposé vendredi un recours devant la Cour constitutionnelle, qui a huit jours pour l’examiner.
En demandant un recomptage, la SADC, qui a aussi appelé les dirigeants congolais à « considérer un accord politique négocié en vue d’un gouvernement inclusif », va plus loin que le reste de la communauté internationale.
Un dollar américain se change désormais à mille trois cents francs congolais sur le marché parallèle, alors que le taux officiel est de mille six cents francs. « C’est une simple spéculation des commerçants véreux », a expliqué vendredi 11 janvier le vice-président de l’Association de changeurs de monnaie, Franck Essaka.
« Parmi eux, il y a des changeurs de monnaie et même la population. Ils prennent à 1 250 ou à 1 300 contre un dollar. Mais ils vendent à combien ? Ça va encore flamber même plus que le taux d’avant. Il ne faudrait pas changer toutes les devises maintenant de peur de regretter plus tard », a-t-il conseillé.
Un chef de bureau à l’Hôtel de monnaie, « la meilleure façon de baisser le dollar américain, c’est de produire ».
Pour sa part, l’économiste Joël Siku explique ce phénomène à une anticipation d’opérateurs économiques en vue « d’inciter le nouveau chef de l’Etat Félix Tshisekedi à envoyer des signaux forts dans la rigueur en matière de gestion des finances comme ce fut le cas de son feu père Etienne Thisekedi lors de son plébiscite comme Premier ministre par la Conférence nationale souveraine en 1992.
Cet enseignant affirme que les anticipations font partie des lois économiques à l’instar des autres lois régissant l’offre et la demande des biens et des services.
Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) exhorte les autorités de la RDC « à apporter plus d’éclairage sur tous les éléments de doute pouvant jeter le discrédit sur le processus électoral ».
Dans un communiqué partagé par Thierry Moungalla, Ministre de la Communication et Médias, Porte-Parole Gouvernement du Congo, « il suggère aux structures compétentes d’envisager le décompte des voix afin de garantir la transparence des résultats et fournir l’assurance nécessaire aux gagnants et aux perdants ».
Denis Sassou Nguesso évoque également la nécessité de « bâtir des passerelles, en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale ».
Bien plus tôt, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) avait également soutenu un recomptage des bulletins suite aux contestations nées de la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 30 décembre 2018.
De son côté, l’Union Européenne (UE) avait appelé le 11 janvier 2019 la CENI) de publier les procès verbaux des centres locaux de compilation des résultats (CLCR).
Selon les résultats publiés par la CENI, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo l’a emporté avec 7.051.013 soit 38,57%. Il est suivi de Martin Fayulu Madidi avec 6.366.732 soit 34,83% et d’Emmanuel Shadary avec 4.357.359 soit 23,84%. Le taux de participation à ce scrutin est de 47,56%, selon la commission électorale.
La coalition Lamuka qui soutient le candidat Fayulu se dit ouvert à un gouvernement d’union à condition qu’il soit déclaré vainqueur de la présidentielle.
Le camp de l’opposant Martin Fayulu, se dit lui favorable à l’idée d’un gouvernement d’union nationale comme l’a souhaité la SADC.
La Communauté de développement d’Afrique australe propose un recomptage des voix et un gouvernement d’union pour calmer les tensions et les contestations issues de la présidentielle en RDC.
Le député Albert Fabrice Puela, indique que la coalition Lamuka qui a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle et qui revendique la victoire avec 61 % des voix a une seule exigence : que son candidat soit déclaré président de la république.
« Un gouvernement d’union présidé par qui ? Celui qui a gagné les élections c’est Martin Fayulu. Et s’il faut – au nom de la paix – nous pouvons appeler les autres et nous mettre ensemble » souligne le directeur adjoint de campagne du candidat Fayulu.
Selon la coalition Lamuka, ce que les congolais veulent c’est le rétablissement de la vérité et du réel verdict des urnes. Et cette « vérité c’est que Martin Fayulu a gagné les élections », martèle Albert Fabrice Puela.
De son côté, le secrétaire général du parti de Félix Tshisekedi, Jean-Marc Kabund estime que le gouvernement sortira de l’Assemblée nationale.
Cette institution au terme des premiers décomptes est déjà dominée par le camp de la majorité présidentielle qui semble bien silencieux sur le débat autour des résultats de la présidentielle.
L’UDPS de Félix Tshisekedi attend le verdict final de la Cour constitutionnelle. « Personne ne peut contester l’arrêt de la Cour constitutionnelle », soutient Jean-Marc Kabund.
« Aujourd’hui si nous devons mettre en place un gouvernement d’union qui tiendra compte de toutes les sensibilités ce n’est pas parce que certaines personnes tiennent les armes ou veulent faire de la violence que nous serons obligés de les prendre : personne ne nous fait peur », a indiqué le secrétaire général de l’UDPS.
Le parti de Félix Tshisekedi n’exclut pas un gouvernement d’union mais estime que celui-ci doit être dicté par la configuration de l’Assemblée nationale et non sur la base de « conciliabules qui freinent le développement ».
Pour la SADC, la proposition d’un gouvernement d’union et d’un recomptage des voix se justifient par « les fortes objections » aux résultats provisoires annoncés par la Ceni.
Le président de l’organisation, le zambien Edgar Lungu et les autres dirigeants régionaux estiment que c’est le meilleur moyen d’aller de l’avant et d’aboutir à un règlement pacifique des tensions nées de la publication des résultats par la Commission électorale.
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