José João Manuel, l’ambassadeur angolais en poste à Kinshasa a été reçu par le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, ce jeudi. Il s’est expliqué sur les expulsions de son pays des congolais : « Je suis en congé. J’ai interrompu mon congé pour gérer cette situation qui a surgi. Il n’y a peu eu brutalité. Il faut faire attention aux réseaux sociaux. Toutes ces informations que nous suivons sur les réseaux sociaux ne correspondent pas à la réalité ».
Dans sa conférence de presse de mercredi dernier She Okitundu avait annoncé avoir transmis une note de protestation au gouvernement angolais : « C’est une réaction d’indignation et de condamnation. L’Angola a le droit d’expulser un étranger qui vit sur son territoire. Mais l’Angola est aussi partie prenante de cette convention internationale qui demande à ce que l’on traite les personnes à expulser en toute dignité », avait-il dit.
L’ambassadeur angolais qui était absent de Kinshasa le jour de la conférence de presse a expliqué que les congolais n’étaient les seuls visés par cette opération : « Cette opération l’expulsion des étrangers illégaux qui exploitaient les diamants dans les zones minières ne concernait pas que les congolais. Le nombre le plus important était les congolais. Ils sont allés jusqu’à plus de 250 000 ».
Il a également annoncé que son pays n’était pas contre les enquêtes réclamées par Kinshasa : « Les autorités congolaises sont prêtes pour les autorisations demandées par le gouvernement congolais ».
Au cours de leur déclaration commune faite ce jeudi 18 octobre 2018 à Kinshasa, les 11 candidats à la magistrature suprême entre autres Martin Fayulu, Marie-Josée Ifoku, Théodore Ngoy, Sylvain Masheke, Noël Tshiani, Jean Mabaya, Joseph Mba Maluta, Freedy Matungulu, Kin-Kiey Mulumba, Seth Kikuni et Radjabho Tebabo, ont dénoncé les intimidations dont ont été victimes quelques uns d’entre eux.
À l’instar de Marie-Josée Ifoku, Seth Kikuni ou encore le pasteur Théodore Ngoy.
« Le candidat président de la République Théodore Ngoy a été empêché de se rendre chez lui par les gardes du candidat du pouvoir. Un policier a braqué son arme sur lui pour l’obliger à suivre un autre chemin », ont-ils déclaré.
À un peu plus de deux mois de la tenue des élections générales en RDC, le climat semble de plus en plus se détériorer entre d’une part, la CENI et les candidats présidents, à cause notamment de la machine à voter, et d’autre part, les 21 candidats entre eux.
Présent à la déclaration commune des candidats présidents de la République ce jeudi 18 octobre à Kinshasa, Seth Kikuni a, à son terme, dénoncé les quelques intimidations dont il est victime depuis un moment.
« Quelques intimidations de la part des agents de la police judiciaire qui nous ont visité à plusieurs reprises, dans notre lieu de travail, pour des raisons qu’on ignore encore. J’ai demandé à mon avocat d’aller vers eux, de voir un peu de quoi il s’agit. On a été visité plusieurs fois, ce sont des visites récurrentes », a déclaré Kikuni.
S’agissant d’un prétendu soutien à la candidature de Ramazani Shadary, Seth Kikuni s’inscrit en faux.
« Quelque chose pareille n’arrivera jamais, moi je suis engagé pour la rupture, pour le changement. Le FCC c’est la continuité, donc je ne peux pas m’aligner derrière un candidat, qui non seulement à diriger ce pays pendant 17 ans mais aussi ne promet rien que la continuité ».
Selon le plus jeune candidat président de la République, la nation congolaise a plutôt besoin du changement.
« La jeunesse de ce pays, le peuple n’a pas besoin de la continuité, ils ont besoin du changement et je me suis engagé pour ça, j’ai pris le risque de m’engager pour cela. Donc, je ne vois pas pourquoi je vais m’aligner derrière quelqu’un que je combat politiquement », conclu-t-il.
Seth Kikuni est donc parmi les 11 candidats présidents qui ont exigé ce jeudi un certain nombre de choses, dont la mise à l’écart immédiate de la machine à voter.
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS », n’a pas apposé sa signature sur la correspondance que l’opposition a adressée ce jeudi 18 octobre 2018, au gouverneur de la Ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, au sujet de la marche du 26 octobre prochain.
Pourtant, le nom du délégué de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, secrétaire général du parti, figure sur le bas de la correspondance, mais sans que ce dernier n’ait apposé sa signature sur le document.
Certains cadres du parti contactés par 7SUR7.CD à ce sujet, disent ignorer le pourquoi de la non-signature de leur secrétaire général.
Pour rappel, ladite marche aura pour objectif, de s’opposer à l’utilisation de la machine à voter mais aussi à la présence de près de 10 millions d’électeurs sans empreintes digitales, que contient le fichier électoral.
(Ci-dessous, la correspondance de l’opposition adressée au Gouverneur Kimbuta)
Le gouverneur de la ville de Kinshasa a été officiellement saisi ce jeudi 18 octobre par l’oppostion au sujet de sa marche programmée le 26 octobre prochain dans la capitale.
Cette marche ne sera vraisemblablement pas autorisée car la l’hôtel de ville va mettre en avant le caractère inviolable du siège de la CENI même si ce caractère n’a pas été respecté lors du dépôt de la candidature du dauphin du président de la République : Emmanuel Ramazani Shadary. Une cohue indescriptible était observée à la CENI ce jour-là (le 8 aout 2018).
Selon la correspondance adressée au premier citoyen de la ville et dont une copie est parvenue à la rédaction de 7SUR7.CD, cette marche aura pour objectif de contester la volonté manifestement illégale de la CENI d’utiliser le vote électronique (machine à voter), en se servant d’un fichier électoral non nettoyé pour les élections en cours.
« Cette marche partira de l’échangeur de Limete, en passant par le Boulevard Lumumba, Boulevard Sendwe, Boulevard Triomphal, Avenue de Libération ex 24 novembre, Boulevard du 30 juin, jusqu’au siège national de la CENI où un mémorandum sera déposé », précise l’opposition.
Les opposants recommandent à l’autorité provinciale de contacter le Mouvement de Libération du Congo, pour toute correspondance quant à ce.
Précisions en outre, que cette correspondance a été signée par la plupart de principaux leaders de l’opposition (ou leurs représentants) à savoir, Vital Kamerhe, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Martin Fayulu et Freddy Matungulu.
Après les maux qui rongent l’écurie Orange de la capitale, le président de la Fédération Congolaise de Football Association, « FECOFA », Constant Omari a réuni Pascal Mukuna, actuel président du club et Roger Nsingi un des co-fondateurs, ce jeudi 18 octobre au siège de la FECOFA.
Cet échange avait pour but de trouver un terrain d’entente entre le comité qui dirige Renaissance et la paire Musanganya-Nsingi, les deux dirigeants exclus du club au mois d’août dernier, afin de calmer la crise qui secoue le FC renaissance depuis le début de la saison. Le Club n’arrive pas à se stabiliser que ce soit en dehors du terrain comme sur l’aire de jeu, puisque l’équipe n’a toujours pas réussi à gagner le moindre match.
Après cette réunion qui s’est terminée à l’amiable, les deux camps se sont dit prêts à se réconcilier mais sans toutefois écouter le dernier mot d’Antoine Musanganya qui séjourne encore à Goma. Dans l’entre temps, Renaissance doit se déplacer pour affronter le Groupe Sportif Bazano le dimanche 21 octobre prochain.
À quelques mois de la fin de l’exercice 2018, le Parlement est toujours muet quant au débat relatif au budget 2019 dont le projet de loi a déjà été déposé il y a quelques jours au Parlement. Que se passe-t-il réellement ? Les élus sont-ils fatigués de voter les lois de finances dont l’exécution et la reddition des comptes ont toujours posé problème ? À l’heure actuelle, personne n’est en mesure d’y répondre.
L’actuelle session parlementaire est essentiellement « budgétaire » et tous les élus le savent. Curieusement, ils n’y accordent aucune importance, se penchant tous ou presque sur autre chose, en oubliant que la situation dans laquelle se trouve la République démocratique du Congo nécessite des solutions durables. Et par conséquent, ceux qui se disent « élus du peuple », devraient en principe penser à servir, en premier, ceux qui leur ont donné leurs voix.
Qu’à cela ne tienne, la dernière législature sous le règne de Joseph Kabila comme président de la République a l’obligation de marquer l’histoire. Et ce qu’attend le peuple, c’est le vote d’une loi de finances qui puisse répondre à ses besoins les plus urgents.
À l’Assemblée nationale comme au Sénat, l’on doit accélérer les choses, en distinguant ainsi les priorités des accessoires. Penser que l’on peut s’absenter comme on veut et n’attendre que la paie pour réclamer ses émoluments, tel que le font certains élus est une faute grave.
À la veille des joutes électorales, l’œil de l’électeur observe. Les mêmes élus qui se comportent en « princes » aujourd’hui et qui ont tourné le dos à ce peuple qui a placé toute sa confiance en eux, sont les premiers à venir quémander les voix pour ensuite tourner le dos au peuple. La sanction arrive. Et ceux qui auront la chance d’être réélu pourront peut être intérioriser la leçon et changer leur manière de voir les choses.
Que les élus moins performants, puisqu’ils existent, sachent qu’ils sont bien identifiés et ne pourront en aucun cas tromper le peuple congolais tous les temps.
La RDC, avec ses 5 points, est toujours en deuxième position au classement du groupe G des éliminatoires de la 32ème Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football et garde son destin en main pour la qualification à la phase finale du Cameroun 2019, a affirmé le sélectionneur des Léopards, Jean Florent Ibenge Ikwange, lors de la conférence d’après-match mardi soir au National Sports stadium, à Harare.
Le résultat qui vient, à peine, de consacrer la défaite des Diables Rouges du Congo face aux Lone Stars du Liberia (1-2), à Monrovia, met les deux formations en 3ème position avec 4 points chacune, plaide pour les Léopards, appelés à aller forcer une bonne performance à Brazzaville, lors de la 5ème et avant-dernière journée, en attendant de recevoir les Libériens, en dernier lieu, au stade des Martyrs, en mars prochain, a indiqué le technicien congolais.
Bien plus, a-t-il ajouté, même les Zimbabwéens, présentement en tête du groupe, ne sont pas encore, non plus, qualifiés. Ce qui augure de prochaines journées palpitantes parce qu’un faux-pas les guetterait aussi contre des Libériens ayant probablement pris conscience de leurs capacités de pouvoir aller également au Cameroun d’autant plus qu’ils les accueilleront à domicile où ils paraissent être à l’aise, a souligné Ibenge.
Un état de pelouse pas approprié à poser le ballon
Revenant sur le match Zimbabwe-RDC (1-1) proprement dit qui venait de s’achever, le coach Jean Florent Ibenge s’est attardé sur l’état de la pelouse, bien naturelle, du National Sports stadium de Harare, qui a été très haute, gênant une bonne circulation de ballon. « Il a été très difficile de faire circuler le ballon sur cette surface, c’est plutôt un matelas sur lequel on pouvait dormir que d’y pratiquer un jeu technique », a-t-il déploré en expliquant que « les Léopards ont été obligés – pour contourner la difficulté – de sauter les lignes en balançant continuellement le ballon pour ne pas trop vite le perdre ».
Cela a marché puisqu’à part leur but matinal inscrit à la 2ème minute, les Zimbabwéens ne se sont pas trop montrés dangereux, tellement le dispositif défensif mis en place ne leur a pas permis de déclencher leurs contre-attaques comme à Kinshasa, malgré la belle prestation de leur numéro 10 (ndlr : Ovidy Obviuos Karuru), a-t-il soutenu avant de préciser qu’au stade des Martyrs, lors de la journée précédente, ils avaient fait simplement preuve de réalisme d’autant plus qu’ils ne s’étaient en réalité créé que deux seules occasions, durant toute la partie, qui avaient aussi abouti à leurs deux buts.
A une question sur la fatigue entrevue de l’attaquant congolais Yannick Bolasie Yala dans le dernier quart d’heure, le coach Ibenge a balayé d’un revers de la main cette assertion en disant qu’au contraire, ce joueur était au mieux jusqu’à venir lui promettre, le long de la ligne de touche, dans les ultimes minutes, qu’il réservait un mouvement qui devait surprendre les Zimbabwéens et amener à un but des Léopards.
Il n’a jamais été question dans le mémo des pros de l’écartement d’Ibenge
Interrogé, de son côté, dans la salle de transit de l’aéroport international Robert Gabriel Mugabe, au moment d’embarquer pour Kinshasa, sur le rendement des Léopards à Harare et du travail présenté à la même occasion par le staff technique national, le président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Constant Omari Selemani, a déclaré qu’il n’a pas pour habitude de juger en public le travail des entraîneurs qu’il rencontre plutôt à tête reposée à un lieu où il a le loisir de décortiquer avec eux la situation vécue et les bonnes voies à emprunter pour l’avenir.
En ce qui concerne les acteurs, il trouve qu’ils sont indéniablement de grands joueurs au profit desquels il faut laisser le temps pour que la mayonnaise puisse prendre, le temps punit toujours ce qui se fait sans lui.
Constant Omari est revenu sur le mémorandum que des professionnels congolais d’Europe auraient été auteurs, il y a quelques mois, ayant exigé à travers ce document l’écartement de l’entraîneur Ibenge. Il n’en a jamais été question de leur part, a-t-il martelé avant de confier qu’il s’était plutôt agi de quelques revendications qui ont du reste trouvé solutions : voyager en classe Business, être logés dans un hôtel 5 étoiles, versement des primes déterminées par rapport aux résultats obtenus sur le terrain, etc.
Plusieurs candidats à la présidence de la république vont signer ce jeudi à Kinshasa une déclaration commune contre notamment la machine à voter. Parmi ces candidats, il y a notamment Martin Fayulu, Théodore Ngoy, Marie-Josée Ifoku, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Sylvain Masheke et Seth Kikuni.
Selon les informations, ils seront une dizaine à signer ce document.
Le 10 octobre dernier, les candidats de l’opposition, au cours de la réunion voulue technique avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), avait, exigé d’abord un débat juridique avant d’engager les discussions techniques.
« La réunion s’est terminée en queue de poisson. La majorité de candidats pensent qu’il faut vider la question de savoir si la machine à voter est une décision légale ou illégale avant d’examiner sa fiabilité sur le plan technique. On a discuté tout ce temps sur cette question. Nous avons dit que cette machine n’est pas légale et nous l’avons démontré. On a voulu que la CENI et nous arrivions à la conclusion de savoir si cette machine est légale ou pas », avait expliqué le candidat Théodore Ngoy.
Pendant ce temps, Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), a annoncé la fin de la fabrication des machines à voter qui vont être utilisées pour les élections du 23 décembre.
« Nous avons déjà réceptionné 12 415 et 23 000 sont attendues le weekend, suivi de 8000 autres la semaine suivante. A Mombasa, au Kenya, le premier lot est attendu autour du 22 prochain. Ce qui est sur est ce qu’il n’y a plus aucune machine en Corée du Sud. Toute la production a pris fin. Le transport a commencé et les arrivages sont bien programmés », a dit Nangaa au Kempiski Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa, à l’occasion du lancement de la formation sur les fonctionnalités de la machine voter.
Au sein de l’opposition, le principe d’une candidature commune à la présidentielle du 23 décembre 2018 est presqu’acquis. Il s’impose cependant quelques derniers réglages entre les deux candidats en lice, à savoir Vital Kamerhe de l’UNC et Félix Tshisekedi de l’UDPS. Dans leurs états-majors respectifs, on y travaille sérieusement et l’on se dit prêt à amorcer les grandes discussions. Le plus évident est que Kamerhe et Tshisekedi devraient se rencontrer dans les tout prochains jours pour un tête-à-tête avant d’élargir le cercle des échanges à d’autres ténors de l’opposition, candidats à la présidentielle.
L’Opposition politique multiplie des démarches pour arriver à une candidature commune. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre projetée entre Vital Kamerhe (UNC) et Félix Tshisekedi (UDPS). Les deux leaders de l’opposition vont tenter de concilier leurs points de vue sur la question, a révélé Abraham Lwakabwanga, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), joint par Top Congo.
Au cours de cette rencontre, les deux leaders de l’opposition vont tenter de dissiper les divergences et autres malentendus. « Ce que devraient se dire Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi, c’est qu’allons-nous faire ? Que devons-nous faire pour réussir ? Comment concilier nos différentes vues ? Vous savez l’un et l’autre, ont des ambitions de vouloir gérer le pays. Celui qui va céder va vouloir obtenir des garanties de l’autre », a-t-il indiqué.
Selon Abraham Luakabwanga, d’autres candidats président de la République de l’Opposition devront être associés aux discussions. Il s’agit notamment de Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba et Freddy Matungulu.
Dernièrement, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi se sont entretenus sur la candidature commune de l’opposition. Les deux leaders avaient réaffirmé leur volonté de présenter un seul candidat à la présidentielle qui constitue, pour eux, un gage pour faire triompher l’opposition aux élections du 23 décembre prochain.
Cette épineuse question de la candidature commune de l’Opposition ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 2011, la problématique était au cœur de la classe politique, mais elle n’a jamais trouvé solution.
Le temps presse
Bien évidemment, le temps presse. Et l’opposition n’a plus droit à l’erreur. Le plus important est que sur le principe, tous les candidats de l’opposition ont opté pour une candidature commune. Reste maintenant à formaliser ce projet en désignant clairement celui qui va porter le programme commun de l’opposition en décembre prochain.
Dernièrement à Bruxelles, les principaux leaders de l’opposition avaient convenu de ne ménager aucun effort pour parvenir avant décembre 2018 à une candidature commune. Quoi que recalés à la présidentielle, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Moïse Katumbi étaient également conviés à ces échanges. Une belle manière d’afficher l’unité qui se met en place au sein de l’opposition.
Tous avaient d’ailleurs reconnu qu’un candidat commun de l’opposition était la seule issue possible pour contrer le candidat du FCC, en l’occurrence Emmanuel Ramazani Shadary. Une partie d’entre eux s’était retrouvée par la suite en Afrique du Sud pour approfondir les discussions, avant de rejoindre le groupe qui était resté à Kinshasa.
Tout récemment, les candidats de l’opposition ont dans une déclaration commune, signée au terme d’une rencontre entre le président de la Céni et les présidentiables, réaffirmé sans détours l’extrême urgence de se mettre d’accord sur un candidat unique, porteur du programme commun de l’opposition à la présidentielle.
Si le principe est d’ores et déjà levé, le plus dur reste cependant à le matérialiser. On doit s’attendre à d’intenses négociations de part et d’autre. Sans doute, tout devrait être réglé par le jeu de concessions.
A première vue, il y a quelque chose de rassurant dans l’opposition. C’est notamment cette volonté d’aller de l’avant pour garantir les chances d’une alternance démocratique en décembre prochain.
Il y aura sûrement des obstacles à franchir et des passions à surmonter. Ne dit-on pas qu’un voyage si long soit-il commence toujours par le premier pas. C’est dire combien le prochain tête-à-tête Fatshi-Kamerhe compte dans la recherche d’une candidature commune de l’opposition. Il s’inscrit dans un schéma qui se chargera de baliser la voie, avant que d’autres leaders de l’opposition – présidentiables ou pas – ne se joignent à la table des discussions.
Quoi qu’il en soit, dans l’entourage de Fatshi, tout comme celui de Kamerhe, on est disposé à dialoguer. On en saura davantage sur leurs vraies intentions lors de leur prochaine rencontre, dont la date devrait rendue publique incessamment.
Le temps presse, doit-on par ailleurs rappeler à l’opposition. Elle ferait mieux de s’activer, avant le lancement de la campagne électorale prévue le 21 novembre prochain. Car, en face, le FCC affûte ses armes pour broyer tous ceux qui se mettront au travers de son chemin le 23 décembre 2018.
Après la pluie, vient le beau temps dit-on! Mais à Kinshasa, cet adage est loin d’être une réalité.
Plusieurs inondations ont été signalées après une forte pluie qui a arrosé la capitale mercredi 17 octobre.
Sur l’avenue des huileries, l’une des artères principales de la capitale, les eaux ont débordé, conséquence : toutes les parcelles se trouvant le long de cette avenue inondées, difficile également pour les piétons et les automobilistes de circuler librement.
Même situation sur l’avenue colonel Ebeya, non loin du bureau du gouverneur de Kinshasa. Il fallait attendre plusieurs heures, pour que l’eau libère les artères.
Cette situation est devenue une habitude au vu et au su des autorités qui ne pipent mot.
Déficit infrastructurel, mauvaise gestion de la ville, non curage des caniveaux… Voilà qui est à la base du calvaire des kinois, après chaque tombée de pluie.
Si les autorités compétentes ne prêtent attention à ces problèmes, Kinshasa risque de connaître une catastrophe dans les jours à venir.
Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), a annoncé la fin de la fabrication des machines à voter qui vont être utilisées pour les élections du 23 décembre.
« Nous avons déjà réceptionné 12 415 et 23 000 sont attendues le weekend, suivi de 8000 autres la semaine suivante. A Mombasa, au Kenya, le premier lot est attendu autour du 22 prochain. Ce qui est sur est ce qu’il n’y a plus aucune machine en Corée du Sud. Toute la production a pris fin. Le transport a commencé et les arrivages sont bien programmés », a dit Nangaa au Kempiski Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa, à l’occasion du lancement de la formation sur les fonctionnalités de la machine voter. P
Pendant trois jours, les techniciens de la CENI, encadrés par Miru Systems, l’entreprise sud-coréenne qui a fabriqué ce dispositif de vote par écran tactile, apprendront les fonctionnalités de cet outil (software et hardware).
Environ 20 conteneurs de machines à voter sont déjà arrivés en RDC et font partie d’un lot global de 107.000 pièces.
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