Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de libération du Congo (MLC), a accordé un entretien à France 24 depuis Kinshasa. Il estime que l’état de siège proclamé dans les régions du Nord-Kivu et de l’Ituri pourrait être « une des conditions » du retour de la paix dans l’Est du pays, où les populations subissent quotidiennement des « traitements inhumains ». Il explique que la population « attend beaucoup » du nouveau gouvernement nommé mi-avril, auquel il faut « donner sa chance » d’apporter des solutions à la crise que traverse la République démocratique du Congo.
Destitution de Zoé Kabila : Jaynet Kabila interpelle la classe politique !
Juste après la destitution contestée de Zoé Kabila gouverneur de la province du Tanganyika par un groupe de treize députés de l’Union sacrée de la nation sans la participation des députés du Front Commun pour le Congo, les réactions et les rappels à la démocratie se multiplient.
Jaynet Kabila, députée nationale élue de la circonscription de Kalemie est sortie de son silence. La sœur Jumelle de l’ex-président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange demande à la justice ainsi qu’au président de la République de veiller au rétablissement de l’ordre et l’équité démocratique dans cette partie du pays.
Dans ses propos, elle décrie le non respect de la procédure dans la destitution de Zoé Kabila.
« Je ne crois pas que ce qui se passe va plaire à quelqu’un dans la mesure où la loi n’est pas respectée. Vous savez qu’il y a des procédures définies dans le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale et dans la constitution du pays ( à suivre ) pour faire partir un Gouverneur. », a t-elle dit.
Le gouverneur Zoé Kabila étant en mission officielle à Kinshasa, ni lui, ni un quelconque membre de son équipe gouvernementale n’a été entendu sur des faits imputés à ce dernier. Et Jeanette Kabila explique le scénario de l’éloignement de Zoé Kabila de sa juridiction : « D’abord le gouverneur lui-même n’est sur place, il est en séjour à Kinshasa où il a eu une séance de travail avec le Vice-ministre sortant en charge de l’Intérieur. Et au moment où il s’apprêtait à y retourner, il lui a été dit de patienter parce que le Président de la République souhaite le voir pour discuter de la situation de la province du Tanganyika. Cela fait plus d’un mois et demi qu’il est en attente à Kinshasa. C’est-à-dire que tout s’est passé en violation des droits fondamentaux, sans réponses ou défenses aux accusations ».
Une justice à deux poids, deux mesures
Cette élue de Kalemie réclame justice et s’en tient à l’arbitrage du président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« J’en appelle à la justice de trancher avec équité et Justice sur cette déchéance entachée d’irrégularités. Je crois sincèrement que le chef l’État est au courant de ce qui se passe.Lui qui est le garant du bon fonctionnement des institutions pas seulement nationales mais aussi dans les provinces, prendra toutes ses responsabilités en faisant ce qui est en son pouvoir C’est-à-dire veiller sur le respect des lois de la République. »
L’intérêt supérieur de la population du Tanganyika est mis en péril, et Jaynet Kabila n’y va pas par quatre chemins.
« J’appelle la population du Tanganyika à se réveiller pour réclamer ses droits, pour rappeler nos députés à respecter les règles démocratiques.
Nous devons nous souvenir de ce que Mzee Laurent Désiré Kabila nous avez dit.Nous devons nous prendre en charge. Se prendre en charge veut dire , nous-mêmes peuple congolais devons regarder les problèmes que nous avons et y donner nous-mêmes des solutions. »
La classe politique congolaise divisée…
Jaynet Kabila fustige l’égoïsme de la classe politique tanganyikaise qui se disloque pour ses intérêts :
« Au lieu que les politiques se mettent au tour d’une table pour discuter des défis majeurs auxquels fait face la population, on passe la plupart du temps dans des guerres de positionnement politique.Les politiciens cherchent à savoir Qui veut être où. Le temps est arrivé pour toute la population de se mettre debout pour interpeller les députés provinciaux et nationaux par rapport aux prérogatives dont ils jouissent car ce sont nos populations qui souffrent le plus lorsqu’il y a crise et non des notables que nous sommes. »
Pour Jaynet Kabila, l’avenir de la province du Tanganyika dépend de la volonté de ses fils et filles à s’unir pour son développement.
Longa Mandela
24h
Critik Infos : Matata Ponyo bientôt aux arrêts ? Qui vivra verra
Critik Infos de ce vendredi 7 mai 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Christian Bosembe – Sujet : Matata Ponyo bientôt aux arrêts ? Qui vivra verra.
Tanganyika: Voici la réponse pleine de sagesse de Zoé Kabila après sa déchéance par l’Assemblée provinciale
Vingt quatre heures ont suffi à Zoé Kabila Mwanzambala, gouverneur de la province du Tanganyika à réagir après l’annonce de sa destitution par les députés de l’Union sacrée de la nation.
Dans un compte-rendu lu devant la presse ce vendredi 07 Mai 2021 après une réunion extraordinaire du conseil des Ministres provinciaux du Tanganyika présidée par le Gouverneur Zoé KABILA en visioconférence, le Ministre de la communication et médias et Porte-parole du gouvernement provincial Dieudonné Kamona Yumba a annoncé les nouvelles directives que le Chef de l’exécutif provincial déchu a donné aux membres de son gouvernement appelés à assurer les affaires courantes.
« Dans la question de l’intérêt Supérieur de la Nation, il n’ya pas d’Union sacrée ni de FCC mais seule la nation congolaise reste l’identité pour tous les congolais » dit Zoé KABILA, cité par Dieudonné Kamona Yumba.
Trois grandes recommandations ont été formulées par Zoé KABILA à l’endroit des Ministres membres de son gouvernement : « Assurer les affaires courantes de l’État avec abnégation et dans la paix et la Concorde, privilégier la sécurité de la population et de ses biens, apaiser la population à éviter des tensions inutiles « car la province vient de loin et qu’elle n’a pas besoin des divisions pouvant détruire les quelques acquis de son développement » renchérit le porte-parole du gouvernement provincial.
Pour le reste de la situation, le Gouverneur de province dit attendre la sagesse du Chef de l’État qui est le garant du bon fonctionnement des institutions nationales et provinciales ainsi que la justice congolaise pour dire le bon droit afin de trancher la situation qui prévaut actuellement dans la province.
« Rien n’est nouveau, quitter la gestion d’une province n’est pas la fin du monde, l’important est d’avoir la passion pour sa province et pour sa population », conclut le frère cadet du Président honoraire de la République Démocratique du Congo.
En rappel, c’est depuis le mardi 04 Mai 2021, que le Gouverneur du Tanganyika et l’ensemble de son équipe étaient visés par une motion de censure.
Le vote de sa déchéance est intervenu le jeudi 06 Mai 2021 par 13 Députés membres de l’Union sacrée pour la nation alors que lui se trouve toujours bloqué à Kinshasa où il a été invité par le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’intérieur et sécurité sortant pour une séance officielle de travail.
Pendant ce temps, tout est à l’arrêt, la province du Tanganyika est au centre d’une cacophonie sans nom.
Mandela LONGA
24h
MAGIC SYSTEM feat FALLY IPUPA – Molo Molo (Clip Officiel)
Découvrez Molo Molo, nouveau clip de MAGIC SYSTEM feat FALLY IPUPA, l’artiste musicien congolais. Regardez
Gaz Mawete – Maitresse (Clip Officiel)
Découvrez « Maitresse », le nouveau clip de l’artiste musicien Gaz Mawete. Regardez
Edingwe de retour à Kinshasa lance un message à Denis Lessie
L’ex catcheur, Edingwe Moto Na Ngenge de retour à Kinshasa après son séjour à Nkamba. Il demande au prophète de la nation, Denis Lessie, Pasteur Warrior et Walesa d’aller aussi à Nkamba. Regardez!
Dossier Bukanga Lonzo : la justice saisit le Sénat pour lever les immunités de Matata Ponyo
Le procureur près la Cour de Cassation a saisi ce jeudi le Sénat afin que ce dernier lève les immunités parlementaire du sénateur Matata Ponyo.
L’ancien premier ministre sous Joseph Kabila est poursuivi pour des présumés détournements des fonds alloués au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
Le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo a été créé en 2014 dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le gouvernement et une société sud-africaine, Africom Commodities. Il devait utiliser 80 000 hectares de terres pour la production de maïs et d’autres cultures. L’État a dépensé près de 100 millions de dollars d’argent public dans le projet.
Cependant, trois ans après son lancement, le projet s’effondrait en 2017.
Pour rappel, l’ Inspection Générale des Finances (IGF) avait diligenté une enquête il y a quelques mois, sur la gestion des fonds publics (285 millions USD) décaissés par l’Etat congolais pour la mise en œuvre du projet agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
L’Inspecteur général de cette institution attachée à la Présidence, Jules Alingete avait affirmé que Matata Ponyo figure parmi les présumés détourneurs dont le nombre s’élève à dix.
Gilbert Ngonga
24h
État de siège : “pour cette cause nationale, il ne doit t’y avoir : ni majorité ni opposition ni société civile” (Mboso)
C’est une mobilisation tous azimuts pour la réussite de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Le Président de l’Assemblée Nationale, Christophe Mboso N’kodia M’pwanga, a appelé ce jeudi 6 mai 2021 la classe politique et société civile à s’unir pour l’intérêt de la Nation. Le speaker de l’Assemblée nationale estime que face aux groupes armés actifs en RDC, il ne doit t’y avoir ni majorité ni opposition ni société civile.
“Députés, chers collègues ! Aujourd’hui, face à cet ennemi commun qui menace l’existence de notre pays, nous devons nous unir comme un seul homme. Pour cette cause nationale, il ne doit t’y avoir ni majorité, ni opposition, ni société civile. Mais tous dans un même élan patriotique mais dans la prière, nous devons rester mobiliser autour de Son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, derrière notre armée”, a invité le Président de la chambre basse du parlement.
Ce dernier a indiqué que “nous devons donc nous réunir pour nous mettre définitivement hors d’état de nuire ce corps des bandits, des pillards et leurs commanditaires supposés ou avérés”.
Christophe Mboso en appelons à une trêve au sein de la classe politique pendant cette période de mobilisation nationale pour la reconquête de notre souveraineté et de notre dignité.
“L’engagement citoyen impose un devoir de dévouement sans faille et de soutien inconditionnel à nos forces armées qui sont engagées au front pour la restauration de la paix, de l’intégrité territoriale, l’héritage unique et indivisible, nous légué par nos pères fondateurs et nos ancêtres”, a rappelé M. Mboso.
Notons par ailleurs que c’est le jeudi 6 mai qu’est entré en vigueur l’instauration de l’état de siège, décrétée par le Chef de l’État, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri afin de rétablir la sécurité dans cette partie Est.
Hervé Pedro
Politico
Chute de Zoé Kabila : Voici la vérité sur la destitution du frère de Joseph Kabila
Le frère cadet de l’ancien président Joseph Kabila, gouverneur de la province du Tanganyika, Zoé Kabila a été destitué par l’Assemblée provinciale. Contrairement à ses 25 homologues, il n’avait pas rallié l’Union sacrée de Félix Tshisekedi.
Manifestation près de Goma contre l’état de siège
Des jeunes gens ont placé des barricades sur la route entre Majengo, un quartier de Goma, et Buhene-Kihisi, dans le territoire de Nyiragongo, ce jeudi à l’aube, pour protester contre l’état de siège qui est imposé au Nord-Kivu et à l’Ituri à partir de ce jeudi 6 mai. La police les a dispersés. Acculé par ses promesses de s’occuper personnellement de la situation dans ces provinces endeuillées par la violence, le président Félix Tshisekedi a pris cette décision en début de semaine.
Le 26 avril, le Premier ministre Sama Lukonde avait évoqué le projet de déclarer l’état d’urgence, qui suppose une simple restriction des libertés. Le 30 avril, lors du premier conseil des ministre du gouvernement Sama Lukonde, le président Tshisekedi a annoncé son intention d’instaurer un état de siège – mesure beaucoup plus grave puisqu’elle suspend le gouverneur et le gouvernement provinciaux, l’assemblée provinciale, ainsi que les tribunaux civils (toutes les affaires iront désormais devant les tribunaux militaires).
Le chef de l’Etat n’a pas expliqué en quoi cette mesure permettra de lutter contre le terrorisme attribué au groupe armé islamiste ADF, au Nord-Kivu, puisque les travaux de chercheurs ont indiqué qu’une partie de ces crimes étaient imputables à des officiers de l’armée congolaise – qui auront désormais plus de pouvoir.
Imbroglio sur les noms
Lundi soir, le Président a signé l’ordonnance décrétant l’état de siège pour ces deux provinces et en fixant le début à ce 6 mai. Les nouveaux gouverneurs seront deux militaires et les vice-gouverneurs des policiers. Selon la Constitution, une telle ordonnance vaut pour 30 jours mais peut être renouvelée toutes les deux semaines par le parlement – où Félix Tshisekedi a une majorité obéissante puisqu’à chaque fois qu’elle fait mine de s’effriter, il menace de dissoudre l’Assemblée. On ne peut donc prévoir quand cette situation d’exception se terminera.
Le fait que le chef de l’Etat n’ait pas, lundi, désigné les remplaçants militaires des deux gouverneurs indique que la mesure a été quelque peu improvisée. Ce n’est que le mardi 4 mai que ces deux noms seront annoncés à la télévision publique lors de la lecture des deux ordonnances de nomination par le porte-parole de la Présidence. Mais, mercredi, coup de théâtre: les deux noms sont inversés! A quoi est dû cet autre indice d’impréparation de la mesure d’état de siège?
« Effacer le tableau »
On ne peut que le subodorer. Dès mardi, en effet, a circulé sur les réseaux sociaux un rappel du lourd passé en Ituri de celui qui venait d’être nommé son gouverneur militaire, le général Constant Ndima. Selon un document public de l’Onu, lorsqu’il était encore membre de la rébellion MLC de Jean-Pierre Bemba, il fut le responsable de l’opération « Effacer le tableau », considérée comme un crime contre l’humanité contre les pygmées Bambuti de Mambasa, perpétré à la fin 2002-début 2003.
Le général Ndima est donc nommé finalement gouverneur militaire du Nord-Kivu et le général Luboya Nkashama (un Kasaïen venu du RCD-Goma, qui avait alors administré le Nord-Kivu), nommé pour Goma, sera celui de l’Ituri.
Et la commission d’enquête parlementaire?
Cet état de siège, en outre, rend encore plus difficile le déplacement dans ces deux provinces de la commission d’enquête parlementaire qui a été nommée – mais qui n’est toujours pas fonctionnelle en raison, indique à La Libre Afrique.be une source bien informée à Kinshasa, des réticences … de l’armée congolaise à l’accepter.
Il semble donc que le président Tshisekedi ait pris un gros risque. Est-ce pour faire oublier que des protestations d’élèves à Beni (Nord-Kivu) lui ont rappelé, ces dernières semaines, qu’il avait promis de s’installer dans cette ville martyr pour lutter contre l’insécurité? Une journaliste chevronnée, Paulette Kimuntu, a été suspendue la semaine dernière pour avoir mentionné cette promesse lors de l’interview d’un député; parce qu’elle avait ajouté qu’un confrère avait demandé au chef de l’Etat de ne pas aller à Beni « en raison de ce qui s’est passé à Ndjamena » (allusion à la mort du président Idriss Déby, officiellement mort de blessures encourues au front contre des rebelles), une campagne sur les réseaux internet l’a accusée d’avoir souhaité la mort de Félix Tshisekedi.
La libre Afrique
Opacité dans la gestion du Go Pass : la justice traîne les pieds
La redevance de développement des infrastructures aéroportuaires appelée « Go-Pass » fait encore grand bruit. Et pourtant, les poursuites judiciaires ne sont toujours pas à l’ordre du jour. Il y a à se demander à qui profite finalement l’opacité tant décriée dans la gestion des recettes Go-Pass. Après des élus nationaux, notamment le député Claudel-André Lubaya, qui avaient haussé le ton pour que les choses soient tirées au clair, le groupe d’étude du Congo (GEC) enfonce le clou. Dans son rapport publié mercredi 5 mai à Kinshasa, l’on note que durant 10 ans, des fonds générés par le Go-pass ont été détournés de leurs objectifs initiaux. Il s’agit de 225 millions de dollars voire plus, qui ont été générés entre mars 2009 et décembre 2019, par cette redevance instaurée pour permettre à la Régie des voies aériennes (RVA), en déséquilibre financier, de disposer des fonds nécessaires pour le développement des infrastructures aéroportuaires de la République démocratique du Congo. Avec ces millions de dollars détournés qui font baver, la justice doit se mettre au point pour cueillir de gros poissons.
Durant 10 ans, des fonds générés par le Go-pass ont été détournés de leurs objectifs initiaux, a révélé le rapport publié par le Groupe d’étude du Congo (GEC), le mercredi 5 mai à Kinshasa. Les chercheurs du GEC ont mené des enquêtes pour savoir où sont passés les 225 millions de dollars voire plus, qui ont été générés entre mars 2009 et décembre 2019, par cette redevance instaurée pour permettre à la Régie des voies aériennes (RVA), en déséquilibre financier, de disposer des fonds nécessaires pour le développement des infrastructures aéroportuaires de la République démocratique du Congo.
À quoi sert l’argent du Go Pass depuis 10 ans? C’est la question que se sont posé, pendant près de deux ans, les chercheurs du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Et la réponse est loin d’être simple. D’abord parce qu’ils ont relevé des variations sans fondement des recettes générées par certains aéroports. Ce qui leur laisse supposer qu’il y a des détournements à la source, selon une enquête rendue publique, jeudi 6 mai 2021, par le GEC sur rfi.fr.
Ensuite, il y a un détournement dans l’utilisation. Plus de 37 millions de dollars ont été utilisés pour la construction d’un pavillon présidentiel à l’aéroport de Kinshasa, quand ils auraient dû avant tout servir à l’amélioration des structures aéroportuaires du pays. Plus de six millions ont été utilisés pour financer la compagnie aérienne nationale Congo Airways, dont la RVA s’est retrouvé actionnaire.
Le plus scandaleux dans ce dossier aux contours flous, c’est que la plupart des marchés passés avec l’argent du Go Pass ont été passés de gré à gré et présentent peu de transparence. D’autant plus que pendant ce temps, la RVA s’est très lourdement endettée, pour près de 130 millions de dollars.
Le problème, dit le GEC, c’est la politisation des instances dirigeantes de la RVA, comme de toutes les entreprises publiques, l’absence d’une gestion informatisée, l’absence de véritables contrôles ou de publication de différents rapports d’audit. Dans la présentation de son programme, le Premier ministre Sama Lukonde a dit envisager d’incorporer le montant de cette redevance au prix des billets d’avion. Est-ce une solution idoine pour résorber le coulage des recettes perçues dans l’opération Go pass ? Dans l’entre-temps, faut-il remonter la filière afin de mettre la main sur d’autres « gros poissons » tapis sous le marigot mais impliqués de bout en bout dans ce sale dossier qui a fait échapper au trésor public ?
Où va l’argent du Go Pass ?
Dans son rapport intitulé « Leisa punda, punda akoleisa yo », traduisez « Nourris le cheval pour que le cheval te nourrisse », le GEC dénonce l’opacité dans la gestion du Go-Pass. Cette opacité profite aux détenteurs du pouvoir politique qui détiennent jusqu’à aujourd’hui une mainmise sur l’entreprise : pour rester en fonction, des mandataires publics doivent leur verser des rétributions. Cependant, selon le rapport, ces pratiques douteuses n’ont pas pu dissuader les bailleurs internationaux d’accorder les dons et prêts à la RVA.
Plus de 37 millions de dollars de redevance collectés durant les deux premières années ont été alloués à la construction du seul pavillon présidentiel à l’aéroport de N’djili, exclusivement réservé au chef de l’État et aux dirigeants.
La RVA a aussi versé entre juillet 2015 et décembre 2017, au moins 6,5 millions de dollars générés par Go PASS à Congo Airways, au titre de participation au capital. Plusieurs autres millions collectés ont servi au paiement du personnel de la régie.
Il est difficile de savoir exactement comment l’argent restant a été utilisé à cause du manque de transparence, souligne le rapport.
Le Potentiel
Critik Infos : Fatshi promet le WIFI aux étudiants, un message mal compris !
Critik Infos – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Fatshi promet le WIFI aux étudiants, un message mal compris !
Destitution de Zoé Kabila : “J’espère que la cour constitutionnelle va le réhabiliter comme pour tous les autres” Moïse Nyarugabo
Les politiques congolais sont témoins depuis quelques temps d’une succession de déchéance aussi bien dans les gouvernements provinciaux que les Assemblées provinciales.
Cependant, la destitution du gouverneur du Tanganyika ce jeudi 06 mai ne laisse pas indifférents certains d’entre eux qui dénoncent la procédure arbitraire ayant conduit à la destitution de Zoé Kabila, frère de l’ancien président Joseph Kabila.
Pour le député national Moïse Nyarugabo, la cour constitutionnelle doit réhabiliter le gouverneur du Tanganyika comme cela a été le cas pour d’autres.
“Retenir un Gouverneur à Kin, faire passer la motion sans réponses aux questions, ni moyens défenses aux accusations est une atteinte aux droits fondamentaux. J’espère que la Cour constitutionnelle va le réhabiliter comme pour tous les autres. Si non l’état de droit est en danger”, a tweeté Moïse Nyarugabo.
La conseillère en communication de Joseph Kabila, Barbara Nzimbi, dans un tweet note ”qu’en refusant d’adhérer à l’union sacrée @zoekabila devient l’exemple de la dignité pour ceux qui continuent de subir des coercitions continuelles du gangsterisme”.
Du côté de la société civile, le président de l’Association africaine de défense des droits l’homme (Asadho) soutient que le ”règlement des comptes, l’arbitraire et le fanatisme doivent être écartés de la vie politique, si on veut vraiment construire un État de droit”, a écrit maître Jean-Claude Katende.
Plébiscité meilleur gouverneur par l’institut de sondage Les Points en 2020, Zoé Kabila qui se trouve à Kinshasa a été destitué ce jeudi par 13 députés provinciaux sur les 25 présents à la plénière.
Daniel Aloterembi
Media Congo Press
Zoé Kabila destitué, le PPRD crie aux « dérives dictatoriales »
Après la destitution controversée du Gouverneur Zoé Kabila par l’Assemblée provinciale de Tanganyika, les réactions viennent de partout. La plus musclée est celle du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).
Ce parti de Joseph Kabila dit avoir appris avec un grand regret la destitution de Zoé Kabila par l’Assemblée provinciale du Tanganyika.
« C’est avec un grand regret que, nous, du PPRD, avons suivi cette façon cavalière de faire. On veut tout déranger, tout déstructurer. c’est vraiment l’avènement d’une dictature », a fustigé Ferdinand Kambere.
Pour ce secrétaire permanent adjoint du PPRD, « ce qu’on est en train de vivre, que ça soit avec les institutions de Kinshasa, c’est la catastrophe politique que nous sommes en train de subir ».
Notez que les relations entre le Président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila ne sont plus au beau fixe. Cette crise entre ces deux personnalités impacte même sur la gestion des provinces de la RDC. Tous les pro Kabila sont déplumés des Institutions du pays pour laisser la place au camp Tshisekedi.
Gilbert Ngonga
24h
Masolo Na Député : Zoé Kabila, Déclaration Lamuka, État de siège esimbi te ?
Masolo Na Député – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable député Eliezer Ntambwe – Sujet : Zoé Kabila, Déclaration Lamuka, État de siège esimbi te ?









