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L’UNC annonce des actions pacifiques d’une semaine au Sud-Kivu pour exiger la libération de Kamerhe

L’Union pour la Nation Congolaise (UNC), interfédération du Sud-Kivu annonce une série de manifestations pacifiques pendant une semaine afin d’exiger la libération de son leader, Vital Kamerhe, en détention depuis avril 2020.

Dans un communiqué parvenu le dimanche 07 février 2021, Maître Daniel Lwaboshi, secrétaire interfédéral intérimaire de ce parti politique, indique que plusieurs actions seront menées notamment des journées de prière en faveur de Vital Kamerhe.

« Dans l’objectif d’exiger la libération de son président national, Vital Kamerhe injustement condamné et aussi préparer son procès en appel qui débute le 15 février 2021, l’UNC/Sud-Kivu entame une série d’actions tout au long de la semaine du 08 au 14 février. Ainsi le jeudi 11 février, il sera organisé une messe d’action de grâce à la cathédrale notre dame de la paix de Bukavu et le dimanche 14 février un culte à l’église 8ème CEPAC Sayuni en attendant la suite des actions », peut-on lire dans ce communiqué.

Maître Daniel Lwaboshi invite tous les militants et sympathisants de l’UNC à porter la tenue « pièce contre pièce » et les insignes du parti lors de ces manifestations.

Il sied de rappeler que l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État Tshisekedi , Vital Kamerhe a été condamné le 20 juin 2020 pour corruption et détournement de fonds publics.

7sur7

RDC-UA: le président Tshisekedi clôture les travaux de la 34è session des chefs d’État à Addis-Abeba

Après avoir présidé les travaux du 34 ème sommet ordinaire des Chefs d’État de l’Union Africaine depuis son bureau du 19ème étage du siège, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé à sa clôture ce dimanche à 17 h 30 locales.

Les chefs d’Etats et de Gouvernements ont réitéré leurs engagement et détermination à faire avancer la cause africaine pour l’intérêt des peuples du continent.

Les conclusions de ce sommet portent essentiellement sur quatre principaux dossiers à savoir : la lutte contre la Covid-19, la réforme institutionnelle de l’UA en cours, la mise en œuvre de la ZLECAF et la réalisation des activités liées au thème de l’année 2021.

La réponse de l’Union Africaine dans la lutte contre la Covid-19 a été l’un des points ayant fait l’objet d’ échanges entre les chefs d’Etats.

Ils ont non seulement examiné mais aussi adopté le Rapport qui leur a été présenté par le président Cyril Ramaphosa que le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a qualifié de ” Champion de lutte contre la covid 19 en Afrique.”

« Nous avons décidé des actions à prendre pour la mise en œuvre effective de la stratégie commune du renforcement du Fonds africain de Covid-19, une plateforme africaine pour l’acquisition des matériels d’accélération de tests Covid-19″, a relevé le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son allocution de clôture.

L’Assemblée a approuvé ledit Rapport des envoyés spéciaux sur les activités de lutte contre la Covid-19 et le travail effectué par la Task force africaine, groupe nouvellement créé pour l’acquisition des vaccins », a rassuré Felix-Antoine Tshisekedi.

Aussi, le principe du renforcement et de l’autonomisation du Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses (CDC) a été adopté en accordant les pouvoirs nécessaires à ses dirigeants.

Le 34 ème sommet a remercié les États membres et les partenaires ayant contribué à la réponse africaine de lutte contre cette pandémie.

Au sujet de la réforme institutionnelle de l’Union Africaine, les chefs d’Etats se sont penchés sur le Rapport intérimaire portant sur la réforme institutionnelle de l’Union africaine qui a été présenté par le président rwandais Paul Kagame.

Une série de recommandations a été adoptée pour être implémenter par les États membres en collaboration avec la Commission de l’UA et l’ADUA/NEPAD. Il s’agit respectivement de :

  • finaliser, dans les délais les plus brefs, les réformes liées à la question de répartition de tâches conformément aux principes de subsidiarité et de soumettre leurs Rapports à l’Assemblée lors de la 35ème session de février 2022 ;
  • donner effet aux conclusions de l’audit comptable de la Commission de l’UA ;
  • mettre l’accent sur le mécanisme de financement des activités de l’UA en préconisant la culture des résultats ;
  • préconiser le recrutement de cadres en fonction des critères de mérite.

A ce sujet, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a remercié le président du Tchad, le Maréchal Idriss Deby, pour avoir accepté d’accueillir à N’Djamena la prochaine réunion de coordination qui va avoir lieu au mois de juillet 2021.

Quant au dossier “ZLECAF”, les chefs d’Etats et des Gouvernements ont démontré la preuve de leur engagement en faveur de l’intégration du continent. Cela s’explique par le lancement officiel, depuis le 1er janvier 2021, de la mise en œuvre de la Zlecaf qui, d’après le président Tshisekedi, constitue un processus laborieux.

Il est question maintenant de prendre en main la gestion des questions restées en suspens dont la concrétisation occasionnera le succès de cette mise en œuvre”, a déclaré le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son allocution de clôture.

Les débats de cette 34ème session ordinaire de l’UA ont mis en exergue la volonté et les efforts actuellement mobilisés pour bâtir une Afrique solide, lesquels sont menacés d’être sapés dans diverses régions du continent par des défis sécuritaires.

Enfin, sur le Thème de l’année 2021, les activités de l’Union Africaine pour l’année 2021 vont se focaliser sur le thème axé sur : “Arts, culture et patrimoine: un levier pour construire l’Afrique”, l’Assemblée a recommandé à la Commission de travailler avec les Etats membres pour déployer des efforts en vue de la pleine mise en œuvre des activités prévues.

« Il s’agit notamment pour les états membres, d’obtenir la restitution et le rapatriement des œuvres d’arts africains gardés hors continent; de participer à la deuxième réunion de Luanda sur la culture et la paix qui se tiendra en Angola en 2021; d’appuyer le Gouvernement algérien pour le lancement du grand musée de l’Afrique à Alger (GMA); et de soutenir et de participer au lancement du grand musée égyptien et d’accompagner le Sénégal à la construction du mémorial de l’Ile de Gorée », a souligné le Président en exercice de l’Union Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Presse présidentielle
Election-net

Blaise Bula face à Ado Yuhe : la version originale de la création de Wenge Musica

Le journaliste Ado Yuhe reçoit l’artiste musicien Blaise Bula qui donne la version originale de la création de Wenge Musica. Regardez

Adolphe Muzito prophétise l’échec programmé du Gouvernement d’Union sacrée

Adolphe Muzito, président du parti politique « Nouvel élan » a de manière anticipée, programmé l’échec du Gouvernement d’Union sacrée de la nation prônée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi.

Pour ce membre du présidium de la coalition « Lamuka » de l’opposition politique, le Budget 2021 adopté par la Coalition FCC-CACH, hérité par l’Union sacrée ne pourra pas permettre au peuple congolais d’accéder au bien-être social.

« L’Union sacrée va hériter d’un budget, le budget 2021, adopté par le Parlement FCC-CACH, sur proposition du Premier ministre FCC, de l’ancienne coalition. Donc, nous pouvons déjà, dès aujourd’hui, à partir de ce budget, constater l’échec programmé en regardant la grandeur macroéconomique », a t-il prévenu.

Et d’ajouter : »Il est important de savoir que quand Tshisekedi dit qu’il veut nous faire passer du niveau de pauvreté ou de sous pauvreté actuelle au bien-être matériel, au bien-être social dans le cadre de l’Union sacrée grâce à la nouvelle manœuvre qu’il aura, à savoir que son gouvernement va dépendre de ses couleurs politiques, parce qu’il aura la majorité parlementaire, en d’autres termes, il nous promet un certain bien-être qu’on peut quantifier ».

Pour rappel, l’Assemblée nationale avait adopté jeudi 3 décembre 2020 le rapport de la Commission économique et financière (ECOFIN), relatif au budget 2021, moyennant les observations et recommandations. Estimé par le Gouvernement à 6,9 milliards USD, le budget 2021 a été revu par l’Assemblée nationale à 7,1 milliards USD.

Gilbert Ngonga
24h

CHAN 2020 : Le Maroc vainqueur de la 6e édition !

Le Maroc a conservé sa couronne en disposant du Mali (2-0) ce dimanche en finale du CHAN 2020 à Yaoundé.

Dans un match fermé, tout s’est joué sur les coups de pied arrêtés. Le défenseur central Soufiane Bouftini devançait Sanogo et plaçait une tête imparable pour ouvrir le score (0-1, 69e). Trop brouillons, les Maliens ne parvenaient pas à proposer une réaction digne de ce nom. Pire, les poulains de Nouhoum Diané pliaient à nouveau sur corner.

Bénéficiant d’une remise de Bemaamar, El Kaabi scellait ce match d’une tête plongeante (0-2, 79e). Réduit à dix suite à l’expulsion de Samake (90e+3), sanctionné d’un deuxième carton jaune après un interminable recours à la VAR pour une semelle sur Bemaamar, le Mali s’incline à nouveau en finale, comme en 2016 (0-3 contre la RDC). Pour le Maroc, il devient le premier pays de l’histoire à conserver son trophée depuis la création du CHAN (2018 et 2020).

Afrik-foot

Quel Etat de Droit au Congo?

L’éviction d’Alexis Thambwé de son poste de président du Sénat a réjoui beaucoup de Congolais. L’homme est, en effet, peu aimé. Imbu de lui-même, il est passé sans état d’âme dans une demi-douzaine de camps politiques différents – voire ennemis – au gré des conjonctures, ne poursuivant que son seul intérêt, cultivant les associés plus que les amis.

Reste que son éviction et celle de son bureau se sont déroulées sans respect pour le cadre juridique. Ce qui hypothèque la légitimité de leurs successeurs autant que les élections de 2018 hypothéquaient la leur.

« L’élection » du nouveau bureau de l’Assemblée nationale est, elle aussi, entachée d’irrégularités, avec un candidat qui invalide les candidatures de ses rivaux et les hautes cours de l’Etat qui appuient la position de l’un ou l’autre camp, selon la direction du vent du pouvoir. Cela avait commencé avec la nomination irrégulière, à la Cour constitutionnelle, de juges favorables au président Tshisekedi.

Cette illégitimité cumulée vient aggraver celle, congénitale, du régime né de l’accord entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi pour se partager le pouvoir en dépit des résultats électoraux présumés, jamais publiés dans le détail. Les violations répétées de la Constitution, des lois et règlements que se donne le Congo achèvent de détruire son image. Qui signerait un contrat avec un pays qui viole allègrement ses propres lois, sauf à se garantir d’abord des rentrées substantielles? Qui, à part un joueur de poker, ferait confiance à un chef d’Etat qui renie l’accord qu’il a signé la veille et ne respecte pas son serment de garantir la Constitution?

Une grande partie de l’opinion congolaise appuie la mise à l’écart des kabilistes qui, bien que honnis des citoyens, se sont retrouvés miraculeusement majoritaires au sein des assemblées législatives. Au nom d’une présumée « alternance », les Congolais préfèrent donner leur appui à un Félix Tshisekedi dont l’élection n’a pourtant pas plus été prouvée par la publication des résultats électoraux.

Après deux ans de Présidence Tshisekedi, les citoyens se sont aperçus qu’avec Tshisekedi=avant Tshisekedi. Il n’y a pas eu d’alternance: le FCC et ses transfuges sont toujours majoritaires, y compris dans la nouvelle majorité, baptisée Union Sacrée.

Aujourd’hui, une large part de l’opinion, à Kinshasa, compte sur le « déboulonnage » des kabilistes pour enfin voir cette alternance et une amélioration de son quotidien. Comment serait-ce possible alors que les kabilistes, dans leur majorité, ont simplement renié un chef, Kabila, pour se ranger derrière un autre, Tshisekedi, sans changer quoi que ce soit à leurs habitudes politiques, basées sur l’égoïsme, l’absence de scrupules, la paresse intellectuelle et alors qu’on entrevoit déjà une rivalité entre eux et les tshisekedistes de la première heure pour les postes et les prébendes?

Loin de réjouir les Congolais, ce qui se passe à Kinshasa devrait les inquiéter. La manœuvre politique, menée tambour battant, a affaibli Kabila, ce que beaucoup souhaitaient. Mais, parce qu’elle foule aux pieds la Constitution et les lois, elle mine profondément les institutions, donc le pays. Et par conséquent elle affaiblit les Congolais.

La libre Afrique

PPRD: les jeunes chassent Ramazani Shadary

Jimmy Ngalasi l’un de cadres de la jeunesse du PPRD et consorts ont notifié le gouverneur de la ville l’organisation d’une marche en vue d’installation d’un comité de crise au sein di PPRD en remplacement de l’équipe du secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary.

Accident de Mimosa: le véhicule qui a disparu dans le fleuve Congo repêché

Ce n’était ni un mini-bus de marque Hiace, encore moins une Toyota Ist qui a coulé dans le fleuve Congo, à la hauteur de l’avenue du Tourisme.

C’était une Cherokee de couleur grise. La 4×4 vient d’être repêchée des eaux par une équipe mise sur pied par le gouverneur de la ville de Kinshasa.

L’opinion n’est pas encore fixée sur le bilan, mais déjà, Jovany Ntua qui détient un véhicule identique, est introuvable depuis l’accident du vendredi 5 février. Sa famille et ses proches ont, d’ailleurs, lancé un avis de recherche.

Il reste à déterminer le nombre de personnes qui se trouvaient à bord de la Cherokee repêchée.

LM
Média Congo Press

Réponse du berger à la bergère : Thambwe Mwamba recadré!

Visé par une pétition, il n’a pas attendu l’organisation de la plénière convoquée à cet effet. Dans sa lettre, il dénonce ce qu’il considère comme une irrégularité dans la procédure. Quant au fond, il insiste: « Je ne vois aucun grief qui peut être retenu à ma charge », a t-il dit. Après la destitution de la présidente de l’Assemblée nationale, la démission du Premier ministre, Alexis Thambwe Mwamba était resté le seul plus grand symbole de l’ancienne mouvance présidentielle à la tête de plus grandes institutions du pays. Suivez Critik Infos du 06 février 2021 avec Christian Bosembe.

Démission du président du Sénat en RDC: la pétition contre Thambwe Mwamba, un projet «patiemment monté»

Après avoir obtenu le départ du Premier ministre et celui de la présidence de l’Assemblée nationale, les pro-Félix Tshisekedi sont parvenus à arracher la démission d’Alexis Thambwe Mwamba, président du Sénat. Ce bras droit de l’ancien président Joseph Kabila était le dernier représentant de l’ancienne mouvance présidentielle dans les plus importantes institutions du pays. Dans son entourage, la pétition le visant n’est pas une surprise.

« Je ne vois aucun grief qui peut être retenu à ma charge », a déclaré Thambwe Mwamba, avant d’annoncer par écrit sa démission.

Selon l’entourage de Thambwe Mwamba, la pétition qui a accéléré son départ est un projet « qui a été patiemment monté » par des pro-Félix Tshisekedi.

Violations systématiques de la Constitution

Pour expliquer le sort du désormais ancien président du Sénat, le FCC utilise la même rhétorique. Selon la famille politique de Joseph Kabila, Félix Tshisekedi s’illustre par des actes de violations systématiques de la Constitution et de différentes lois de la République, pour s’imposer.

Certains évoquent « une dérive dictatoriale ». En convoquant la session extraordinaire, il savait qu’une action le visant pouvait intervenir, affirment ses conseillers. Pour eux, l’offensive contre Thambwe Mwamba n’est donc pas une surprise.

Thambwe Mwamba reste sénateur

Dépouillé de cette fonction qui faisait de lui un potentiel président de la République en cas de vacance de poste à la tête du pays, Thambwe Mwamba reste sénateur et garde l’immunité parlementaire, mais n’est pas à l’abris. Son entourage ne se fait guerre d’illusions: « Nous savons qu’ils vont actionner des leviers de justice mais nous sommes prêts à tout ».

Parallèlement, Félix Tshisekedi renforce son influence sur quasiment toutes les grandes institutions du pays.

RFI

Gabriel Mokia sort de son silence après son mariage et donne sa vision sur la nouvelle classe politique

Le Président National du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO) est Gabriel Mokia Mandembo sort de son silence après son mariage et donne sa vision sur la nouvelle classe politique.

Comment Félix Tshisekedi a réussi à tourner la page Joseph Kabila

Avec la démission du président du Sénat, vendredi, l’élection d’un nouveau président à l’Assemblée nationale et l’éviction du Premier ministre, le président congolais, Félix Tshisekedi, prend la main dans un pays où son prédécesseur, Joseph Kabila, semblait pourtant indéboulonnable.

Deux ans. C’est le temps qu’il a fallu à Félix Tshisekedi pour écarter son prédécesseur Joseph Kabila du pouvoir. La tâche semblait pourtant quasi-impossible. Lorsqu’il accède à la magistrature suprême en janvier 2019, à la faveur d’un accord électoral conclu avec son rival, Félix Tshisekedi a une marge de manœuvre réduite : le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila contrôle les deux tiers des sièges au Parlement, et le nouveau président est contraint de former un gouvernement de coalition, dans lequel son propre camp est minoritaire. Sans compter qu’avant de céder sa place, son prédécesseur, aux affaires depuis 2001, a verrouillé les principales institutions du pays : commission électorale, Cour constitutionnelle, armée et services de renseignement.

Deux ans plus tard, la page Joseph Kabila est sur le point d’être tournée. Après avoir destitué en décembre le bureau de l’Assemblée nationale, les députés FCC ont rejoint en grande majorité l’Union sacrée, le nouveau groupement politique de Félix Tshisekedi, qui rassemble désormais 391 des 500 membres de la chambre basse. Ces mêmes députés ont voté, le 27 janvier, une motion de censure pour renverser le Premier ministre pro-Kabila et son gouvernement.

Tout s’est passé très vite. Mais en coulisses, les deux camps s’affrontent depuis longtemps : « Il n’y a jamais vraiment eu de confiance, explique Trésor Kibangula, analyste au Groupe d’étude sur le Congo. Chacun a toujours cherché à voir comment il pouvait fragiliser l’autre. »

Pendant un an et demi, la coalition vit au rythme des querelles et des coups bas. Le camp Tshisekedi interdit à certains proches de Kabila, dont sa sœur jumelle, Jaynet, de voyager. De son côté, le FCC tente de faire passer des réformes judiciaires contestées et d’imposer son candidat à la tête de la Commission électorale. Le point de non-retour est atteint lorsque Félix Tshisekedi nomme en juillet trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle, profitant de l’absence du Premier ministre. Le camp Kabila crie au scandale et refuse d’assister à la cérémonie de prestation de serment. Vexé, Félix Tshisekedi lance en octobre des consultations politiques, puis annonce, début décembre, la fin de la coalition.

La fronde des députés du camp Kabila

Avant cette rupture, le camp présidentiel a préparé le terrain. Car pour se défaire de son allié, Félix Tshisekedi doit trouver de nouveaux soutiens. Des réunions sont organisées dès l’été. Les hommes de confiance du président tentent de convaincre les députés de rejoindre le chef de l’État : « Nous avons ciblé les déçus du FCC », confie un cadre du camp présidentiel.

Dans le camp Kabila, la colère gronde en effet depuis plusieurs mois, certains ne s’y sentent plus à leur place : « Le FCC était aux mains de caciques qui ne voulaient pas voir émerger de nouvelles têtes », lâche le député Patrick Munyomo, qui a depuis rejoint l’Union sacrée. Une figure, notamment, cristallise les colères : celle de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeannine Mabunda.

La fronde des députés du camp Kabila aurait pu se limiter à la destitution du bureau de cette dernière le 10 décembre 2020. C’est à ce moment-là que le FCC met en place un « comité de crise » pour tenter de retenir ses troupes. Mais il est déjà trop tard : quelques jours plus tôt, Félix Tshisekedi a brandi la menace d’une dissolution de la chambre basse, s’il n’obtient pas une nouvelle majorité. Cette annonce crée un vent de panique, beaucoup craignent de perdre leur place : « Psychologiquement, ça a joué », reconnaît le député Nsingi Pululu, tout en assurant que « l’adhésion à l’Union sacrée a surtout à voir avec la vision du chef de l’État. »

Après le bâton, le camp présidentiel utilise la carotte. Jean-Marc Kabund, le président par intérim de l’UDPS, le parti présidentiel, promet publiquement de « veiller aux intérêts de ceux qui viennent du FCC ». « Beaucoup sont partis par opportunisme, les gens voulaient des postes », constate Marie-Ange Mushobekwa, membre du comité de crise du FCC. Nsingi Pululu tempère : « Je n’ai pas demandé de poste, mais j’espère en avoir un. »

Des accusations de corruption

Dans ce grand mercato politique émergent des soupçons de corruption : chaque camp accuse l’autre d’ « acheter » les élus à coups de milliers de dollars et de voitures 4×4. « C’est une réalité, mais moi, j’ai refusé », glisse un transfuge du FCC. « On essaie de salir l’Union sacrée ! » s’indigne un autre. Un cadre du camp présidentiel concède : « Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu un seul billet qui a circulé, mais nous n’avons pas donné de l’argent pour acheter les consciences. »

Face à l’éclatement de sa famille politique, Joseph Kabila est resté silencieux, comme à son habitude, semblant presque indifférent à la défaite de son propre camp. Depuis la destitution de Jeannine Mabunda, il vit retranché dans sa ferme de Kashamata, dans la province du Katanga, loin des remous politiques de Kinshasa. Lors de ses rencontres avec Félix Tshisekedi, il avait pourtant averti que l’Assemblée nationale constituait une ligne rouge à ne pas franchir. « Il a vite compris qu’il n’avait pas, pour l’instant, les moyens de réagir, » explique Trésor Kibangula du GEC.

D’autant que tout n’est pas perdu pour l’ancien président. Avec sa famille, il est à la tête d’un réseau de plus de 80 entreprises, présentes dans presque tous les secteurs de l’économie. La plus grande société minière du pays, la Gécamines, principal contributeur au budget de l’État, est également dirigée par un de ses fidèles lieutenants, Albert Yuma, qui est aussi le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) depuis 2004.

Dans l’armée et les renseignements, Joseph Kabila conserve aussi de très nombreux relais : « le processus de ‘dékabilisation’ de la RDC va prendre du temps, analyse Trésor Kibangula. Félix Tshisekedi commence à avoir des soutiens au sein des forces de sécurité, mais c’est encore très peu par rapport à son prédécesseur. »

Avec un peu plus de cent députés restés fidèles à l’ancien président, le FCC devient aussi la première force d’opposition. Au point d’envisager, peut-être, un retour aux affaires : « Joseph Kabila n’a pas arrêté la politique, assure Alain Atundu, porte-parole du mouvement politique. Nous commençons dès maintenant à mettre en place un plan de bataille. »

France24

RDC-UA : le message de Kabuya aux partisans de l’UDPS

C’est ce samedi 6 février que le président Tshisekedi a pris officiellement les commandes de l’Union Africaine comme président pour un an. La cérémonie a eu lieu à Addis-Abeba en Ethiopie.

Le Chef de l’État, sauf changement de dernières minutes, rentre à Kinshasa ce Lundi 8 février 2021. À cet effet, Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel appelle à l’accueil et à la mobilisation générale des partisans de l’UDPS pour accueillir le Chef de l’État.

Ci-dessous le message de Kabuya:

Chers membres du Parti, Combattants et Combattantes, après son investiture à Addis-Abeba en qualité du Président de l’Union Africaine, le Chef de l’État, Son Excellence Félix Tshisekedi retourne au pays ce lundi 08 février 2021.

À cet effet, toutes les structures formelles et informelles du Parti sont conviées à une mobilisation générale à l’aéroport International N’djili à 09h pour lui réserver un accueil chaleureux.
En respectant les gestes barrières avec nos cache Nez.

AUGUSTIN KABUYA TSHILUMBA, Secrétaire Général de l’UDPS.

Election-net

Triste : la famille Tungulu dévoile le mystère de la mort de Armand Tungulu!

Armand Tungulu Mudiandambu, mort dans des circonstances mystérieuses en détention, après avoir caillassé le véhicule du président congolais Joseph Kabila, faisait partie de l’opposition congolaise en Belgique. Sa famille dévoile le mystère de sa mort.

Kinshasa : Gentiny Ngobila interdit la marche des jeunes du PPRD annoncée ce samedi pour exiger le départ de Shadary

Le Gouverneur de la province de Kinshasa, Gentiny Ngobila a interdit depuis ce vendredi 5 février, la marche des jeunes cadres du PPRD prévue ce samedi 06 février.

« À ce propos, me référant aux instructions scrupuleuses de Son Excellence Monsieur le Président de la République interdisant toute marche et rassemblement de plus de 20 personnes, je ne saurai prendre acte de votre requête, laquelle est susceptible de trainer une propagation massive de la Covid 9 », répond l’autorité urbaine aux jeunes PPRD.

Il a ,par ailleurs , chargé le Commissaire Provincial de la Police ainsi que les Bourgmestres des Communes concernées de veiller à l’exécution de ladite décision.

Il convient de rappeler qu’en date du 04 Février 2021, Jimmy Ngalasi l’un de cadres de la jeunesse du PPRD et consorts ont notifié au gouverneur de la ville l’organisation d’une marche en vue d’installation d’un comité de crise au sein PPRD en remplacement de l’équipe du secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary.

Africa 24 sur 24

RDC: pour sa première prise de parole en tant que président de l’UA, Félix Tshisekedi rend hommage à Patrice Lumumba

La 34e Session ordinaire de l’Assemblée des Chefs d’État et de Gouvernements s’est ouverte à Addis-Abeba, en Éthiopie, ce samedi.

Du haut de la tribune de la salle Nelson Mandela, Félix Tshisekedi qui prend la tête de l’organisation panafricaine, a rendu hommage à Patrice Emery Lumumba.

Pour lui, « c’est un privilège unique pour la RDC qui accède à la présidence de l’UA à un moment symbolique et hautement significatif où nous célébrons les 60 ans de la disparition d’un digne fils du Congo et de l’Afrique, Patrice-Emery Lumumba ».

Et d’ajouter:

« Croyant fermement au grand destin de l’Afrique, il n’avait pas hésité à organiser, en aout 1969 à Kinshasa, alors Léopoldville, le dernier congrès de l’histoire du grand mouvement du panafricanisme. Le 30 juin peu avant sa disparition tragique, il déclarait: l’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au Nord et au Sud du Sahara, une histoire de gloire te de dignité ».

C’est dans cette optique que, pour honorer la mémoire de tous les panafricains, dit le Chef de l’Etat congolais, qu’il entend ancrer la thématique de ma présidence de l’UA dans la vision ci-après: « une Union africaine au service des peuple ».

Cette vision spécifique qui s’inscrit dans le premier plan décennal de mise en œuvre 2014-2023 de l’agenda 2063, va se décliner autour de neuf pilier stratégique mieux détaillé dans son plan d’action.

Pour rappel, le thème officiel de l’année 2021 est « Arts, culture et patrimoine : leviers pour construire l’Afrique que nous voulons ».

Actualite.cd