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Revue de la presse congolaise de ce mercredi 20 janvier

Les journaux livrés ce matin dans les kiosques de la capitale, se sont focalisés sur plusieurs sujets à savoir : l’échange que Félix Tshisekedi a eu avec les panels de l’Union africaine du Rwanda et de la RDC, la question de la quête de la majorité parlementaire par l’informateur Modeste Bahati qui a 15 jours pour boucler sa mission.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a conféré avec les panels de l’Union africaine du Rwanda et de la RDC, au cours d’une audience qu’il leur a accordée mardi, à la Cité de l’Union africaine dans la commune de Ngaliema, rapporte L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP).

« Nous sommes venus répondre à la demande de nos deux chefs d’Etat pour envisager un accompagnement, avec le panel congolais durant le mandat du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la présidence de l’UA », a indiqué à la presse, l’ancien gouverneur de la Banque Africaine de Développement (BAD) et chef de la délégation du panel de l’UA du Rwanda.

De son côté LA PROSPERITE annonce à sa Une « RDC: un émissaire de Kagame chez Félix Tshisekedi ». Pour la consœur, l’envoyé spécial du président Rwandais n’a pas commenté ce « message personnel » ; il s’est limité à préciser que ce message est lié à la coopération bilatérale et aux questions sous-régionales et continentales.

A quelques semaines de l’inauguration de la présidence congolaise de l’Union Africaine, l’émissaire rwandais a indiqué qu’il est de bon aloi que les voisins échangent, a-t-il ajouté.

LE PHARE titre à sa Une, quête de la majorité parlementaire « Bahati : 15 jours pour tout changer ». Selon le confrère du boulevard du 30 juin, après l’étape de la signature des fiches d’adhésion par les compatriotes ayant répondu à l’appel du président pour la création de l’Union Sacrée de la Nation en vue de changer radicalement la gouvernance du pays, l’Informateur Modeste Bahati démarre ce mercredi 20 janvier les consultations des chefs des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, avant de rencontrer les élus eux-mêmes.

Pour ce faire, a-t-il annoncé, il lancera des invitations à toutes les sensibilités politiques ainsi qu’aux indépendants qui siègent à l’Assemblée nationale. Il sied de noter que son souci est de réunir le plus grand nombre d’élus qui s’inscrivent dans la vision de Félix Antoine Tshisekedi Tshiombo pour un nouveau Congo où il fera beau vivre.

Le confrère note dans un article publié dans ses pages intérieures sous le titre : « Ngoy Mulunda : le signal négatif d’un pasteur », qu’un homme d’église et donc personnalité censée prôner l’unité et la réconciliation nationale, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda s’est curieusement illustré par des menaces contre les non-originaires du Katanga, le tout sur fond du drapeau du Katanga indépendant flottant au vent, comme dans une République Démocratique du Congo.

Que dire du discours séparatiste du pasteur Ngoy Mulunda sinon qu’il porte une grave atteinte à la cohésion nationale, à la coexistence pacifique entre membres de la collectivité nationale et qu’il recèle des germes d’une rébellion qui ne dit pas son nom, estime LE PHARE.

Pour sa part L’AVENIR rapporte qu’après avoir donné sa méthodologie de travail : « Bahati tend la main à toutes les forces politiques ». C’est hier devant la presse que, l’Informateur Modeste Bahati a donné la méthodologie de son travail, qui consiste à recueillir les memos et les cahiers de charge des consultés, faire la synthèse et la mise en commun des mémos et cahiers de charge recueillis, dégager les convergences en vue de définir les grandes lignes de la coalition politique et gouvernementale et identifier une coalition majoritaire au Parlement, en vue de la formation d’un nouveau gouvernement de la République.

Par ailleurs, les audiences démarrent ce mercredi 20 janvier 2021 à l’hôtel du Fleuve Congo et, par voie protocolaire, les invitations seront lancées aux partis politiques, regroupements politiques et personnalités ayant des députés nationaux à l’Assemblée nationale, indique ce tabloïd.

Union Sacrée : « Kabund ‘‘crache’’ sur Bemba et Katumbi », rapporte CONGO NOUVEAU. Pour ce trihebdo, c’est le journaliste Stany Bujakera de jeune Afrique qui révèle les extraits de la conversation entre Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS), et les députés membres du Font commun pour le Congo (FCC).

Pour lui, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba ont voulu tuer l’Union Sacrée de la nation en proposant chacun de prendre la présidence de l’Assemblée nationale et la Primature. « Nos amis n’ont pas hésité de réclamer les deux institutions. Ils disent voilà, Moïse Katumbi prend la tête de l’Assemblée nationale et Jean-Pierre Bemba la Primature. J’ai dit sur le champ au président que c’était impossible. Ils sont venus tuer l’Union Sacrée », rapporte la source.

Et de poursuivre: « Vous deux-là (Katumbi et Bemba), vous avez moins de 100 députés …Il ne faut pas méconnaitre les efforts des autres au sein de l’Union Sacrée. Il n’y a pas de saint et pas d’ange ».

Gisèle Mbuyi

Olivier Kamitatu à Kabund: « L’arrogance et la fatuité du maître d’ouvrage délégué n’ont aucune raison d’être ! »

Les propos tenus par Jean Marc Kabund devant les députés issus du Front commun pour le Congo n’ont pas été bien digérés par les proches de Katumbi et Bemba. Olivier Kamitatu, un des proches collaborateurs, dénonce l’arrogance de Kabund.

« A ce stade de la recomposition du paysage politique en RDC, la logique arithmétique devant laquelle se trouve confrontée la nouvelle coalition en gestation appelle beaucoup de retenue & d’humilité. L’arrogance et la fatuité du maître d’ouvrage délégué n’ont aucune raison d’être ! », peut-on lire sur le compte twitter de Kamitatu.

Pour rappel, dans son son allocution JM Kabund a laissé entendre que les deux leaders, Bemba et Katumbi, ont obligé au Président de la République d’avoir la Primature et la Présidence de la chambre basse du Parlement.

4pouvoir

Franck Diongo dit la vérité sur l’Union Sacrée

«L’UNION SACREE est la réponse réaliste et pragmatique à la demande nationale de débloquer le fonctionnement des institutions du pays ». L’Honorable Franck DIONGO SHAMBA, Président National du Mouvement Lumumbiste Progressiste ‘’MLP’’, en sigle. (Conférence de Presse).

Révélations de Kabund : Eliezer Ntambwe indigné mais exclut jusque-là la rupture

Le député AMK, Eliezer Ntambwe est écoeuré par des révélations accablantes du président a.i de l’UDPS, Jean-Marc Kabund qui confirme que Katumbi et Bemba ont réclamé sans succès, le perchoir de l’Assemblée nationale et la Primature.

Abasourdi et déçu, l’élu de Lukunga a parlé d’une violation du secret de délibération des tractations entre le chef de l’État et ses invités avant d’inviter Kabund à adopter un comportement de réserve.

« Quand on est un homme politique, on doit savoir se comporter dans certaines situations. Qui lui dit que les 107 députés venus du FCC sont sincères avec eux ? Pourquoi l’ont-ils enregistré pour envoyer à ceux dont il critique lui-même ? », s’est interrogé le député d’Ensemble pour le Changement.

Eliezer Ntambwe voit le danger venir et rappelle qu’ils ont demandé à l’informateur d’identifier la majorité par groupe parlementaire pour éviter le jeu des petits malins.

« Je suis en train de voir le risque qui arrive dans le sens où à l’Assemblée nationale, le vote est secret. Nous avons demandé à l’informateur d’identifier la majorité par groupe parlementaire pour éviter le jeu des petits malins qui veulent déstabiliser l’Union sacrée qui est chère pour nous tous, pas seulement pour le chef de l’État », souligne-t-il.

Avant de regretter « qu’ à entendre ce qui est sorti d’un responsable comme notre ami et surtout lorsqu’on sait sa position vis-à-vis du chef de l’État, je suis un peu dépassé ».

Ainsi, l’élu de la Lukunga a toutefois apaisé les esprits, rappelant à haute voix que les révélations de Kabund ne confirment pas le divorce entre Ensemble pour le changement et l’Union sacrée mais sa famille politique et le MLC vont se réunir pour lever une option.

Néanmoins, a-t-il martelé, la plateforme de Moïse Katumbi n’a pas encore claqué la porte des négociations avec le chef de l’État, le reste n’est que fausse alerte.

Mputu Patrick-Marche

Bemba et Katumbi vont-ils quitter l’Union sacrée ? Les grandes décisions attendues ce mercredi

Les propos controversés de Jean Marc Kabund tenus hier lors de la réunion avec les députés nationaux issus du Front commun pour le Congo (FCC) divisent la classe politique.

D’une source sûre, nous apprenons que Jean Pierre Bemba, leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), et Moïse Katumbi, leader d’Ensemble pour la République, vont réagir ce mercredi pour soit maintenir leur adhésion à l’union sacrée, soit pour quitter ce navire conduit par Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo.

Au cours de la rencontre tenue le mardi 19 janvier à Kinshasa avec les députés issus du Front commun pour le Congo (FCC), Jean Marc Kabund aurait traité Jean Pierre Bemba, leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), et Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République des demandeurs des postes au futur Gouvernement d’Union sacrée de la nation prônée par Félix Tshisekedi.

« Nos amis n’ont pas hésité de réclamer les deux institutions. Ils disent voilà, Moïse Katumbi prend la tête de l’Assemblée nationale et Jean-Pierre Bemba, la primature. J’ai dit sur le champ au président, que c’était impossible. Ils sont venus tuer l’Union Sacrée », a affirmé Jean-Marc Kabund.

Et de poursuivre , « Vous deux là (Katumbi et Bemba) vous avez moins de 100 députés…il ne faut pas méconnaître les efforts des autres (…) Au sein de l’Union Sacrée il n y a pas de saint et pas d’ange ».

Le camp Bemba n’a pas tardé pour réagir à chaud à ces propos qu’il juge mensongers.

Pour le député MLC Daniel Mbau, lors de la dernière rencontre entre le Chef de l’Etat , Jean Pierre Bemba et Moïse Katumbi, aucune option n’a été levée quant à l’attribution de la Présidence de l’Assemblée Nationale à un groupe politique.

« Contrairement aux propos qu’ aurait tenu Jean Marc Kabund à la réunion avec le FCC .Lors de la dernière rencontre entre le Chef de l’État, Jean Pierre Bemba et Moïse Katumbi, aucune option n’a été levée quant à l’attribution de la Présidence de l’Assemblée Nationale à un groupe politique », a t-il recadré via son compte twitter.

Le président Félix Tshisekedi s’offre un buffet aux côtés des « élus » de l’Union Sacrée. La réponse à son appel prend donc forme. Plus de 300 députés l’entourent, lui qui n’avait qu’une trentaine d’élus à l’issue des législatives du 30 décembre 2018.

Gilbert Ngonga
24h

Kabund met le feu à l’Union Sacrée : la vérité de cahier de charge dévoilée

Le député Jean-Marc Kabund, président ai de l’UDPS a dit , ce mardi 19 janvier, face aux députés du FCC qui ont adhéré à l’Union sacrée que Moise Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba ont réclamé respectivement la présidence de l’Assemblée nationale et la primature. Il qualifie cette proposition de suicidaire de l’Union sacrée. Pour lui, les deux précités ont moins de 100 députés et ne peuvent prétendre à cela. M. Kabund fait observer qu’il ne faudra pas méconnaître les efforts ou l’apport des élus venus du FCC à qui il a promis son soutien jusqu’à la fin de ce processus de cette reconfiguration politique. Suivez Critik Infos du 20 janvier 2021 avec Christian Bosembe.

Union Sacrée : Félix Tshisekedi veut s’en sortir du piège

Soucieux de maximiser les chances d’un bel exercice , Félix Tshisekedi prévoit une énième rencontre avec les députés favorables à sa vision, ce mercredi 20 janvier, afin de baliser lui-même la voie et se sortir du piège de l’Union Sacrée.

L’information est donnée par Godard Motemona cité par plusieurs sources.

Il sera probablement question pour le Chef de l’État de lénifier des tensions et recadrer certaines choses , après les propos controversés de Jean-Marc Kabund tendant à s’en prendre au tandem Bemba- Katumbi pour leurs exigences dans la répartition des postes des responsabilités devant tenir compte du poids numérique et les réactions et avis opposés des uns et des autres.

Le Président de la République serait venu à comprendre que laisser la tâche à ses (lieutenants) auxiliaires serait pernicieuse voire catastrophique.

Le décor est presque planté même si l’Union Sacrée semble être dans le dur. Quoi de plus pour un projet en gestation.

Gédéon ATIBU
24h

La mise en place du cabinet de Fayulu annoncée ce mercredi

Le président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) annonce pour ce mercredi 20 janvier 2021 la mise en place de son cabinet.

Lors de son dernier message à la nation, Martin Fayulu Madidi a indiqué que ce cabinet sera composé des hommes et des femmes qui veulent que la République démocratique du Congo soit forte et prospère.

« Pour accompagner le peuple dans la reconquête de sa souveraineté, j’annonce qu’à partir de ce 20 janvier 2021, je mettrai en place un cabinet composé de femmes et d’hommes qui veulent que le Congo de Kimbangu et de Lumumba soit fort, digne et prospère », a promis Martin Fayulu.

L’an 2021, le coordonnateur de la coalition de l’opposition Lamuka a également promis d’accentuer son combat notamment pour la vérité des urnes.

« Pour mériter le respect et l’honneur des générations futures, nous allons accentuer notre combat par des voies et moyens démocratiques afin de restituer au peuple son pouvoir de choisir librement ses dirigeants : La vérité des urnes », a renchéri Martin Fayulu.

Africa 24 sur 24

Masolo Na Député : FCC etindi batu, Ngoy Mulunda atie musapi na moto ?

Le pasteur Daniel Ngoy Mulunda a été conduit mardi 19 janvier matin au parquet de Lubumbashi où il devrait être jugé en flagrance selon un magistrat du parquet. Ayant appris sa présence au parquet, ses partisans ont manifesté exigeant sa libération. Suivez Masolo Na Député avec l’honorable Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer).

RDC: Bemba et Katumbi ont réclamé la primature et le perchoir de l’Assemblée nationale

Dans une rencontre hier mardi 19 janvier avec les dissidents du Front Commun pour le Congo, le président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le progrès Social (UDPS) a livré sa part de vérité sur les raisons du désaccord entre les anciens sociétaires de Genève pour la désignation du candidat commun de l’opposition pour la présidentielle du décembre 2018.

A l’en croire, « la boulimie » du président de Ensemble pour la République et du leader du Mouvement de libération du Congo a fait clasher les négociations entre les membres du triumvirat.

D’après Jean Marc Kabund, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba ont exigé la tête de deux institutions du pays, à savoir: la Primature et le perchoir de l’Assemblée nationale.

« L’ex-seigneur de guerre de Gemena tenait à tout prix à occuper le fauteuil de primature et la présidence de l’Assemblée nationale devait revenir à l’ex gouverneur de la province du Katanga ».

« Séance tenante, j’ai dit au Président de la république qu’il n’était pas possible d’accéder à la demande de ce deux leaders de Lamuka qui possèdent moins de 100 députés au niveau de l’Assemblée nationale », a révélé Jean Marc Kabund avant de rassurer que la présidence de l’Assemblée nationale reviendra aux dissidents du FCC qui ont ramené 200 députés à l’Union Sacrée.

« Je confirme que la présidence de l’Assemblée nationale reviendra au bloc des députés patriotes du FCC », a confié JM Kabund.

Pour l’ancien 1er vice-président de l’Assemblée nationale, il n’est pas question de diaboliser les dissidents du FCC compte tenu de leur poids numérique, qui a permis de faire tomber le bureau Mabunda. Ils seront d’un apport important pour la déchéance du Premier ministre Ilunga via une motion de censure

En réaction aux allégations de Kabund, Daniel Mbau est vite monté au créneau pour faire savoir que la dernière réunion entre le Président de la république et le duo Bemba – Katumbi n’a pas porté sur le partage de postes

Ce député Bembiste dément les affirmations de Jean Marc Kabund qui présente le chef de fil du MLC et celui de Ensemble comme des chasseurs des postes.

Qui croire, de Jean Marc Kabund, témoin direct de la réunion des membres du triumvirat et Daniel Mbau qui visiblement a reçu l’information de seconde main?

Le député provincial de Ensemble, Mike Mukebayi a confirmé dans une émission sur les réseaux sociaux, que son regroupement politique via son chairman Katumbi a effectivement réclamé le perchoir de l’Assemblée nationale contre le poste de deuxième vice-président de la Chambre basse du Parlement leur proposé par Fatshi.

BEMBA – KATUMBI TOMBE DANS LE PIEGE DE TSHISEKEDI

En venant aux consultations nationales pour aider leur partenaire à se défaire de leur ennemi commun, Joseph Kabila, Bemba et Katumbi viennent de tomber dans son piège.

Le fils de l’opposant historique refuse de transformer l’Union Sacrée en Genève bis où les sociétaires de Lamuka avaient fait du partage de postes comme un de préalable majeur pour s’aligner derrière un candidat commun.

Avec l’arrivée de 200 députés venus du FCC, Félix Tshisekedi n’attend donc pas donner les béquilles à Jean Pierre Bemba et à Moïse Katumbi, deux présidentiables qui pourront faire ombrage à son ambition de conquérir le second mandat en 2023.

LES DEPUTES DE KATUMBI DECIDENT DE SIGNER LA MOTION DE CENSURE CONTRE LE PREMIER MINISTRE !

Nous apprenons des sources sûres qu’à une réunion tenue hier mardi de 9h à 14 heures ce mardi, les députés de Ensemble de Moïse Katumbi ont décidé à une majorité écrasante de signer la motion de censure pour déchoir le Premier ministre et son gouvernement.

« Katumbi est rentré en disant qu’il nous laisse prendre notre responsabilité. C’est ce qui vient d’être fait », a confié un député katumbiste sous le sceau de l’anonymat et signale que Mohindo Nzangi n’avait jamais été mandaté pour parler au nom de députés de leurs deux groupes parlementaires, MS/G7 et AMK

Dans le même registre, une frange de députés du MLC avec Jean Jacques Mamba en tête ont signé la dite motion de censure

Eric WEMBA
Forum des as

Défi de Bahati : offrir à Tshisekedi une majorité confortable

Face au nouveau cap quinquennal de Félix Tshisekedi, à savoir améliorer la gouvernance publique et poser des bases nouvelles d’un État de droit et du développement économique et social du pays, l’informateur qu’il a désigné en vue d’identifier une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale a un seul défi à relever : dégager une « majorité confortable ». Bahati Lukwebo en est bien conscient et entend ainsi, tel un athlète de situation difficile, mouiller le maillot, pour offrir au chef de l’État, non seulement une majorité, mais une « majorité confortable », à même d’accompagner sa vision qui est celle du bien-être de la population dans toutes sa diversité. Une telle majorité confortable à Félix Tshisekedi, sonnerait le déclic des réformes institutionnelles et électorales tant attendues depuis deux ans.

La mission d’information en vue d’identifier une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale entre dans sa phase décisive, celle des contacts directs des élus nationaux qui peuvent répondre individuellement ou par groupe politique ou encore par caucus provinciaux. L’informateur, Modeste Bahati Lukwebo, n’écarte aucune possibilité pour relever le défi de l’indentification d’une majorité acquise à l’Union sacrée de la nation. « Tous les préalables nécessaires ont été réalisés », a fait savoir Bahati Lukwebo face à la presse, mardi 19 janvier à Kinshasa.

L’informateur, entouré du panel des assistants à sa mission, à savoir Samy Badibanga, Jean-Bertrand Ewanga, Gentiny Ngobila, Danny Banza et Vincent Okoyo, a, d’entrée de jeu, bousculé les différents entendements donnés à l’Union sacrée de la nation par les adhérents, notamment, les derniers transfuges du FCC.

Bahati a été très explicite. Il s’est exprimé en ces termes : « l’Union sacrée de la nation n’est pas un quelconque prolongement d’une coalition… Les propos tenus par ces personnes les engagent. Et cela n’engage ni le président de la République, ni l’informateur. Ce que nous savons, c’est qu’il s’agit de la rupture avec le passé. Et donc, on ne peut pas parler à la fois de la rupture et de la continuité. Il s’agit d’un changement radical auquel nous avons souscrit. Il n’y a pas de continuation FCC-CACH ».

Avec cet éclairage, Bahati Lukwebo réalise néanmoins la délicatesse de sa mission déterminant le nouveau cap indiqué par le président de la République, celui d’améliorer la gouvernance publique et de poser des bases nouvelles d’un État de droit et du développement économique et social du pays.

Le défi qui se pose n’est pas facile, moins encore impossible. C’est question de s’appliquer avec tact. Bahati en est bien conscient. Il tient à travailler pour identifier une majorité simple dans le pire des cas. Son vœu, mieux, le vrai défi à relever, étant celui d’identifier une « majorité confortable » à même d’accompagner la vision du cinquième président de la République démocratique du Congo. Il s’agit d’une vision centrée sur le bien-être de la population dans toute sa diversité.

Ainsi, une « majorité confortable » à Félix Tshisekedi sonnerait le déclic des réformes institutionnelles et électorales tant attendues depuis deux ans. D’où, l’appel réitéré de l’informateur aux différentes forces politiques de répondre positivement à l’appel lancé par le chef de l’État.

Pour y arriver, Bahati appelle les uns et les autres à se concentrer sur l’essentiel qui est l’intérêt de la population. Un message clair à ceux qui ont cru, comme ce fut le cas au FCC-CACH, qu’il y a un gâteau à se partager. « C’est quand on se focalise sur la question de partage des responsabilités qu’on biaise la vision du chef de l’État. Nous devons avoir un idéal »,a-t-il prêché, en donnant l’exemple sur l’option levée au sein de son regroupement politique. « L’AFDC-A va se contenter de ce qu’il recevra. Nous restons disciplinés et ne posons aucune exigence », a-t-il souligné.

Concernant l’Union sacrée de la nation, l’informateur annonce qu’un groupe d’experts travaille déjà sur une charte qui sera discuté par les adhérents.

Dans la foulée, Bahati a haussé le ton contre une certaine presse distillant dans l’opinion des infox liées à un budget d’1,5 million de dollar alloué à la mission d’information. « C’est une délation. De la méchanceté. Il n’y a pas à ce jour un seul dollar sorti du trésor public pour l’informateur. La procédure de décaissement des fonds est connue. Si on débloque de l’argent, il doit y avoir des pièces justificatives », a-t-il tancé.

Pour rappel, c’était le 1er janvier 2021 que le président de la République a confié au sénateur, Modeste Bahati Lukwebo, une mission d’information en vue d’identifier une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale. Ce dernier a été notifié le 5 janvier. Et cette désignation est intervenue à l’issue du discours du chef de l’État de décembre 2020 au terme des consultations présidentielles des partis politiques et regroupements politiques ainsi que des forces vives de la nation.

Le Potentiel

Katumbi de retour chez Kabila ? Des révélations fracassantes de Serge Kindomba

La dynamique autour de l’Union sacrée est entrée dans une nouvelle phase. Les transfuges du Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila sont de plus en plus nombreux à rejoindre Félix Tshisekedi. Cette nouvelle vague enchante l’UDPS et le camp présidentiel, mais elle n’est pas du goût des alliés Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

RDC : l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui affaiblit Kabila

En mettant fin au principe du « mandat impératif » des députés, qui empêchait les parlementaires de quitter leur parti au risque de perdre leur siège, la Cour constitutionnelle a douché les espoirs des pro-Kabila de contrer sur ce front l’Union sacrée de Tshisekedi.

Pour les députés du Front commun pour le Congo restés fidèles à Joseph Kabila, c’était la dernière cartouche sur le plan procédural. Mais dans son arrêt du vendredi 15 janvier, la Cour constitutionnelle a définitivement douché leurs espoirs sur ce front.

Le bureau d’âge de l’Assemblée nationale – désigné suite à la destitution du bureau présidé par Jeanine Mabunda – avait saisi la Cour pour trancher un débat qui, s’il peut sembler aride, est fondamental dans le vaste mouvement de recomposition de la majorité parlementaire qui se joue depuis que Félix Tshisekedi a rompu l’alliance avec son prédécesseur et cherche à constituer une « Union sacrée de la nation ».

Jeuneafrique

Jean-Marc Kabund accuse JP Bemba et Moïse Katumbi de vouloir “tuer” l’Union sacrée

Témoin direct de la réunion entre le président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, Jean Marc Kabund a livré sa version de cette réunion, au cours d’une rencontre, le mardi 19 janvier, avec les dissidents du Front Commun pour le Congo. A cette occasion, le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a expliqué les raisons du désaccord entre les trois personnalités.

Selon Jean-Marc Kabund, les ambitions du président de la plateforme « Ensemble pour la République » et du leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ont fait échouer les négociations., car ils ont exigé d’obtenir la présidence de la primature et de l’Assemblée nationale.

« L’ex seigneur de guerre de Gemena tenait à tout prix à occuper le fauteuil de la primature et la présidence de l’Assemblée nationale devait revenir à l’ex gouverneur de la province du Katanga.

Séance tenante, j’ai dit au président de la République qu’il n’était pas possible d’accéder à la demande de ces deux leaders de Lamuka qui possèdent moins de 100 députés au niveau de l’Assemblée nationale », a révélé Jean-Marc Kabund, avant de rassurer que la présidence de l’Assemblée nationale reviendra aux dissidents du FCC qui ont ramené 200 députés à l’Union sacrée.

Pour l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale , il n’est pas question de diaboliser les dissidents du FCC issus de la famille politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, compte tenu de leur nombre, qui a permis de faire tomber le bureau Mabunda. Ces dissidents, a-t-il indiqué, seront d’un apport important pour la déchéance du Premier ministre, Sylvestre Ilunga, via une motion de censure.

Face aux allégations de Jean-Marc Kabund, le député national Daniel Mbau a vite réagi pour faire savoir que la dernière réunion entre le président de la République et le duo Bemba – Katumbi n’a pas porté sur le partage de postes.

Par ailleurs, des sources sûres ont fait savoir à Media Congo Press qu’ au cours d’une réunion tenue le mardi 19 janvier de 9 heures à 14 heures , les députés d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ont décidé, dans une majorité écrasante, de signer la motion de censure pour déchoir le Premier ministre et son gouvernement .

” Moïse Katumbi nous a dit qu’il nous laisse prendre nos responsabilités. C’est ce qui vient d’être fait “, a confié un député « Katumbiste », sous le sceau de l’anonymat. Dans le même registre, une frange de députés du MLC, avec en tête Jean-Jacques Mamba, ont signé ladite motion de censure.

Eric Wemba
MCP

L’audio de Kabund qui tacle Sévèrement Katumbi et Bemba devant les députés du FCC

Jean-Marc Kabund a fustigé l’attitude de Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba après avoir réclamé respectivement la présidence de l’Assemblée nationale et la primature. Il qualifie cette proposition de suicidaire de l’Union sacrée. Pour lui, les deux précités ont moins de 100 députés et ne peuvent prétendre à cela.

Félix Tshisekedi a échangé avec une imposante délégation des hauts responsables de l’armée rwandaise

Conduite par Vincent BIRUTA, ministre rwandais des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, la délégation rwandaise a été reçu ce mardi au Palais de la Nation par le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La délégation était composée entre autre du Général Joseph NZABAMWITA , Secrétaire général des services des renseignements, de M. Vincent KAREGA, Ambassadeur du Rwanda en RDC et de M. Donald KABERUKA, Haut fonctionnaire à l’UA , le Chef de la diplomatie rwandaise était porteur d’un message personnel du président Paul KAGAME adressé à son homologue congolais Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo .

L’envoyé spécial du Président Rwandais n’a pas commenté ce “message personnel” ; il s’est limité à préciser que ce message est lié à la coopération bilatérale et aux questions sous-régionales et continentales.

A quelques semaines de l’inauguration de la présidence congolaise de l’Union Africaine, l’émissaire rwandais a indiqué qu’il est de bon aloi que les Voisins échangent.

Au sujet de la coopération bilatérale, M Vincent Biruta a dit que les deux voisins sont déterminés à travailler ensemble dans plusieurs domaines, notamment politique, économique et sécuritaire.
Plusieurs rencontres au niveau bilatérale sont prévues dans les prochains jours, a-t-il indiqué.

Par ailleurs, rien n’a été signalé sur les récentes accusations de la présence de l’armée rwandaise sur le sol congolais.

Chris Lumbu
Election-net