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Accusant Kabund d’user des méthodes qui les frustrent : les députés Pro-Katumbi menacent de quitter le navire Union Sacrée

Intervenant hier sur Top Congo, le tombeur du Bureau Mabunda, Mohindo Nzangi, conditionne leur adhésion à la nouvelle dynamique de Fatshi, par la prise en compte de leur cahier des charges.

Comme Ganelon, personnage littéraire de la Chanson de Roland dans la Matière de France, les députés pro-Moise Katumbi menacent. Ils promettent de quitter le navire Union sacrée de la nation, au cas où leur cahier des charges ne serait pas pris en charge. C’est ce qu’a déclaré hier à Top Congo FM, le député national Mohindo Nzangi, élu du Nord-Kivu.

« Si le cahier des charges des groupes parlementaire proches de Moïse Katumbi ne sont pas pris en compte, je quitte l’Union Sacrée », a-t-il déclaré à haute et intelligible voix au micro de notre consœur Top Congo FM. Sur un ton grave, le tombeur du Bureau Mabunda n’a pas caché les frustrations qu’auraientt ressenties les groupes parlementaires katumbistes. Ces deniers accusent le tout-puissant président Ad intérim du parti président, Jean-Marc Kabund-A-Kabund qui, selon les Katumbistes, agirait comme s’il avait carte blanche.

Selon des sources proches du regroupement politique Ensemble pour le changement, Jean-Marc Kabund-A- Kabund se serait illustré par un zèle outré, de nature à compromettre la cohésion au sein de l’Union Sacrée de la nation. Toujours selon les mêmes sources, l’actuel « homme fort » de l’Udps aurait déjà entamé des négociations dans le sens de confier la Primature et la présidence du Bureau de l’Assemblée nationale aux transhumés du FCC associés à l’AFDC et Alliés.

Par ailleurs, les Katumbistes fustigent avec véhémence, les démarches qu’aurait entreprises le président intérimaire de l’UDPS en faveur d’un autre pour prendre la tête de l’Assemblée nationale. Pourtant, c’est le poste qu’ils ambitionnent conformément à leurs désidératas clairement exprimés au Président Félix Tshisekedi, lors des consultations du mois de novembre dernier. Pour les Katumbistes, le fauteuil du futur perchoir en gestation de la Chambre basse doit leur revenir pour faire passer les réformes électorales dont ils sont les précurseurs.

Toutefois, côté Palais de la Nation, des sources rassurent que rien n’est encore décidé de manière formelle et que le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui tient à la réussite de sa nouvelle dynamique, devrait s’impliquer personnellement pour maintenir les équilibres et favoriser ainsi la cohésion dans la nouvelle coalition majoritaire à identifier dans les jours à venir à la Chambre basse du Parlement. Dit autrement, « seul Félix Tshisekedi pourrait procéder aux arbitrages pour un partage équitable des responsabilités afin d’épargner le navire battant pavillon Union Sacrée de la Nation, d’un naufrage certain, avant même d’arriver au port d’accostage », a déclaré sous couvert de l’anonymat, un membre du cabinet du Président contacté hier au téléphone par Forum des AS.

FORUM DES AS L’AVAIT PREDIT

Dans l’une des ses précédentes éditions du mois de décembre dernier, Forum des As avait exactement écrit: « Après son combat « gagné » de la nouvelle Majorité parlementaire : Félix Tshisekedi désormais face à la bataille de la gestion des ambitions ».

Dans cet article, le journal attirait l’attention du Président de la République sur le fait que l’effervescence ambiante, l’enthousiasme généralisé et presqu’immodéré des acteurs politiques autour du projet de création de l’Union sacrée de la nation, ne traduisait pas forcément leur conviction. Encore moins, leur idéal. Bien au contraire.

Par ailleurs, le quotidien trentainaire, avait également rappelé au Chef de l’Etat, après la déchéance jeudi 10 décembre de l’ancien bureau de l’Assemblée nationale, que « si le poisson est toujours dans l’eau, il n’était pas cependant évident, qu’il soit toujours dans le filet ». Ceci justement pour dire les choses le plus simplement que tous les 281 députés nationaux qui avaient voté pour le départ de Jeanine Mabunda, par exemple, ne devraient pas être considérés au stade actuel de la situation politique, comme étant déjà et totalement acquis à la cause du Chef de l’Etat, potentiel patron de la nouvelle coalition majoritaire à la Chambre basse du Parlement.

Instruit par l’expérience de l’histoire politique récente du pays, Forum des As avait considéré qu’après avoir participé à la déchéance de l’ancien perchoir de leur chambre, chaque groupe parlementaire attend désormais sa part du gâteau. Disons plutôt ses dividendes en termes de « butin de guerre », en guise de récompense à leur engagement. Le Journal n’avait pas cru si bien dire les choses. Pourtant, le journaliste avait vu juste.

Pendant que les feuilles de l’édition sus-évoquée de forum des As n’ont pas encore jauni, ce que craignait le Journal risque finalement d’arriver, à en juger par le coup de gueule du député Mohindo Nzangi. Sans doute que les Katumbistes ne sont pas les seuls mécontents. Dans ce bal de chauves qu’a livré la rupture entre le Président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila, il ne serait pas surprenant de voir rétropédaler, d’autres acteurs politiques qui avaient pourtant adhéré à l’initiative de Félix Tshisekedi de créer une nouvelle Majorité parlementaire, pour refonder l’action gouvernementale.

Tout bien considéré, d’aucuns pensent, non sans raison, qu’après la chute du Bureau Mabunda, le plus dur reste encore à faire pour Félix Tshisekedi : la gestion des ambitions. Car, il lui sera difficile et même impossible, de récompenser tous ses nouveaux alliés (situationnistes?) dont la plupart ne jurent que par leur équation personnelle et non par l’intérêt supérieur de la Nation.

Grevisse KABREL & Eric WEMBA
Forum des as

Assemblée nationale : le FCC à l’apprentissage de l’opposition

Du pouvoir à l’opposition, il n’y a qu’un pas. Hier auréolé d’avoir détenu la majorité parlementaire, le Front commun pour le Congo (FCC), mieux, ce qui reste encore du FCC, est en train de prendre son inscription à l’école de l’opposition. Qui l’eût cru il y a quelques mois ? Le premier acte de cette entame s’est fait observer avec des mouvements de protestation à l’ouverture de la session extraordinaire de la chambre basse du Parlement, où le président du groupe parlementaire PPRD a tenté, sans succès, de perturber la lecture par le 1er secrétaire du bureau d’âge, de la décision convoquant la session extraordinaire pour contester un point inscrit à l’ordre du jour, à savoir le contrôle parlementaire. Mais le chemin est encore long pour les élus de la famille politique de l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, qui devront apprendre à s’adapter dans leur nouveau rôle d’opposant, avec une majorité qui bascule déjà vers l’Union sacrée du président Tshisekedi.

L’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, mardi 5 janvier 2021, s’est passée sur fond de tension et des mouvements de protestation dans l’hémicycle du Palais du peuple.

En effet, juste après la lecture de l’ordre du jour par le président du bureau d’âge, Mboso Nkodia, la parole a été accordée au 1er secrétaire faisant office de Rapporteur, le député national Gaël Busa, pour lire comme de pratique la décision convoquant la session extraordinaire assortie des points inscrits à l’ordre du jour.

C’est en ce moment que le député du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Didier Manara, a tenté de perturber la plénière. Que protestait-il ?

La réponse à cette question paraitra curieuse pour certains lecteurs : un point inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire, à savoir le «Contrôle parlementaire » ! Didier Manara s’opposait au fait que le contrôle parlementaire soit inscrit à l’ordre du jour de cette session. Selon lui, le bureau d’âge est allé au-delà des prérogatives lui conférées par la Cour constitutionnelle. Manara insiste sur le fait que la haute Cour demande au Bureau d’âge de se pencher sur deux points pendant cette session extraordinaire, à savoir : la poursuite de la déchéance des membres du Bureau Mabunda et l’élection et l’installation du nouveau bureau de l’Assemblée nationale.

Il convient de rappeler que dans son communiqué publié dimanche dernier, le rapporteur de la chambre basse du Parlement, Gaël Bussa, avait fait savoir que cette session extraordinaire allait s’atteler sur plusieurs matières. Il s’agit notamment de la poursuite de l’examen de la pétition à charge d’un membre du bureau Mabunda, de l’élection et de l’installation du Bureau définitif de l’Assemblée nationale et du Contrôle parlementaire. Mais pourquoi ce dernier point doit-il faire l’objet des contestations alors qu’il rentre dans les prérogatives normales des élus du peuple ? Que cachent la colère et la peur des élus FCC ?

Pour Claudel Lubaya, ce comportement s’apparente à un apprentissage de l’opposition par le Front Commun pour le Congo (FCC). « Le FCC entame l’apprentissage de l’opposition en tentant d’empêcher la lecture de la décision portant convocation de la session extraordinaire », a tweeté ce député national, élu de Kananga.

Heureusement que, grâce à la dextérité et la sagesse du président du Bureau d’âge, Christophe Mboso, la plénière s’est poursuivie. Cette session extraordinaire va donc s’étendre sur un mois, soit du 05 janvier au 03 février prochain.

Tout est vu en noir

Pour certains observateurs de la scène politique congolaise, le FCC s’illustre, depuis la décision du président Tshisekedi de rompre avec la coalition FCC-CACH, à des actes de protestation et des accusations.

Bien avant l’ouverture de cette session extraordinaire, la plateforme de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila Kabange, qui gouvernait avec lui depuis deux ans, accuse déjà le président Tshisekedi de « violer la Constitution », en mettant fin à la coalition au pouvoir. Selon le FCC, la décision du président Tshisekedi Tshilombo de mettre fin à la coalition au pouvoir en République démocratique du Congo « viole gravement la Constitution ».

La même contestation a également été observée lorsque le président Tshisekedi a annoncé qu’il voulait rechercher une nouvelle majorité à l’Assemblée, par la nomination d’un « informateur ». « La désignation d’un informateur là où existe un gouvernement de plein exercice, soutenu par une majorité confortable, est une violation flagrante et intentionnelle de la Constitution », insiste le FCC, qui estime qu’il avait « une majorité absolue issue des élections de 338 députés sur 500 » début 2019.

Le 31 décembre 2020, comme cadeau de fin d’année, le président de la République a nommé le sénateur Bahati Lukwebo comme informateur. Il est déjà à l’œuvre et avec l’ouverture, mardi, de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, les choses vont aller plus vite et certainement la majorité va basculer, reléguant ainsi le FCC ou ce qui en reste encore dans un nouveau rôle, celui de l’opposition parlementaire.

Le Potentiel

Évêque Mukuna : Enfin les ennemis du Congo seront tous arrêtés

L’Évêque de l’église ACK, Pascal Mukuna très en colère lance un message fort aux congolais : « Enfin les ennemis du Congo seront tous arrêtés ».

RDC : l’Union Sacrée déterminée à faire tomber Ilunkamba

Les députés de l’Union sacrée ont hâte d’en découdre avec le chef du gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Ils ont déjà soigneusement préparé leur motion de censure pour faire tomber l’exécutif central.

Si leurs collègues du FC sont opposés au contrôle parlementaire repris dans l’ordre du jour de la session extraordinaire, eux soutiennent ouvertement la démarche du bureau d’âge. Ils ne s’en cachent pas non plus.

En première ligne, le député Udps André Mbata Mangu qui a déjà prévenu les contestataires que la gestion du bureau Mabunda et le départ du Premier ministre sont parmi les priorités de cette session.

« Pendant cette session, on va devoir contrôler la gestion du bureau précédent (géré par J. Mabunda ) et sans doute si le Premier ministre Ilunga Ilunkamba ne démissionnait pas ce soir, nous allons initier une motion de censure pour le faire partir », a annoncé le cadre du parti présidentiel.

De son côté, l’élu Lamuka, Gratien Irarcan a rappelé aussi à haute voix que le départ de Sylvestre Ilunga est une priorité.

« La motion de censure contre Ilunga Ilunkamba, ne doit pas attendre l’installation du bureau définitif parce qu’il y a beaucoup d’urgences », a martelé l’élu de l’Ituri dont les électeurs sont décimés presque chaque jour par les groupes armés qui pullulent dans la région.

Et donc, la question du contrôle parlementaire divise les élus nationaux. Pour le camp Kabila trop tranchant, le bureau d’âge n’a pas compétence de traiter de cette matière.

Par contre, les élus membres de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi assurent, la main sur le coeur, que le contrôle parlementaire aura lieu. Qu’il pleuve ou qu’il neige.

Théo Démosthène Kalubi

Denis Mukwege se prononce sur l’arrestation de Roger Lumbala

« L’arrestation et la mise en examen de Roger Lumbala est un pas important pour la justice internationale et la lutte contre l’impunité », a déclaré mardi 5 janvier 2021 à Bukavu (Sud-Kivu), Dr Denis Mukwege. Dans un communiqué dont une copie est parvenue à Radio Okapi, le prix Nobel congolais insiste sur le fait qu’il n’y aura pas de paix en République démocratique du Congo sans justice.

Denis Mukwege invite en outre d’autres Etats européens à suivre l’exemple de la France en initiant des procédures judiciaires similaires.

Le prix Nobel de la paix 2018 a salué l’engagement du parquet national antiterroriste de Paris pour avoir initié cette mise en examen.

En effet, cette mise en examen est une première prononcée dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte sur base du Rapport Mapping.

Pour Denis Denis Mukwege, l’impunité constitue l’une des causes principales de la perpétuation des massacres sur le territoire congolais dont le plus récent date de ce 1 er janvier 2021 où 16 personnes ont été sauvagement tuées à Beni au Nord-Kivu.

Le prix Nobel congolais qui a fait de la mise en lumière du rapport Mapping son cheval de bataille, espère que d’autres Etats européens vont pouvoir diligenter des procédures judiciaires similaires.

Le gynécologue congolais invite également en parallèle les Etats européens à soutenir l’Etat congolais pour initier un processus de justice transitionnelle, afin de garantir aux victimes leurs droits à la justice, à la vérité, à des réparations et à des garanties de non-répétition.

Roger Lumbala a été mis en examen par le Parquet national antiterroriste (France) pour complicité de crimes contre l’humanité et de participation à un groupement formé en vue de la préparation des crimes contre l’humanité. Il a été placé en détention provisoire.

Radiookapi

Face à Face : Professeur André MBATA, député de l’UDPS face à Christian Lusakueno

Pourquoi chercher maintenant à identifier une majorité alors que le premier ministre est toujours en fonction? Le professeur André MBATA, député de l’UDPS répond face à Christian Lusakueno.

RDC: Noël Tshiani traduit en justice à Kinshasa

La société EGAL Sarl, porte plainte contre Noël Tshani pour imputations dommageables et dénonciations calomnieuses.

Dans une correspondance adressée au procureur général du parquet près la cour d’appel de Kinshasa/Gombe, EGAL dénonce les propos ” grossières inacceptables tenus par l’ex-candidat à la présidentielle de décembre 2018 contre cette Entreprise :

” En date du 03 janvier 2021, Monsieur Noël Tshani (…) affirme à travers son compte Twitter (…) des propos d’une grossière inacceptable en ces termes : ” EGAL devrait avoir honte d’avoir bénéficié des fonds publics à des fins privées profitant à la famille de Joseph Kabila. Au lieu d’intimider @LUMUMBAJj EGAL devrait se préparer à rembourser au trésor public toutes les sommes détournées. A défaut, ÉGAL devra être nationalisé” rappelle la société proche de l’ancien chef de l’État qui poursuit que :

” Les faits tels que présentés violent les dispositions des articles 74 et 76 du CPC LII qui répriment respectivement les infractions d’imputation dommageables et dénonciation calomnieuse”

” La société EGAL Sarl ne pouvant se rendre justice, vous saisit afin que l’auteur de ces faits puisse répondre conformément aux dispositions pénales en prouvant la véracité de ses allégations” conclut le dire note dont une copie est parvenue à la rédaction elecionnet.com ce mardi 05 janvier 2021.

Par la même occasion la société EGA a monitoré des twets de Noël Tshani qui selon elle, tendent à salir l’image de l’entreprise.

Joël Mesa Nzuzi
Election-net

Assemblée nationale : le Président du Bureau d’âge pointé du doigt d’avoir été « corrompu »

La première plénière de la session extraordinaire 2021 ouverte ce mardi 5 janvier a été perturbée par une vive tension créée par les députés FCC à la suite du comportement du Président du Bureau d’âge de l’Assemblée nationale , Mboso N’Kodia qui tient à insérer d’autres points à l’ordre du jour.

Le Président du groupe parlementaire PPRD à l’Assemblée nationale , Didier Manara estime que le comportement du Bureau d’âge frise nettement la trahison ” par corruption”.

« En commençant par la ratification, mais également le contrôle parlementaire le bureau d’âge, n’a pas compétence de mettre ces points à l’ordre du jour durant cette session. Lisez-vous même l’arrêt de la cour constitutionnelle, le bureau ne peut pas aller au-delà. Monsieur Mboso est manipulé, il est corrompu et je crois qu’il va en payer. Vous connaissez l’histoire de Judas Iscariote, le sort qu’il a eu et il en subira aussi », a promis Didier Manara sur un ton offensif.

Il assure que le FCC de Joseph Kabila ne se laissera pas faire « face au « comportement du bureau ».

La session extraordinaire ouverte ce mardi 5 janvier jusqu’à 3 février est de tous les enjeux à l’issue de laquelle un nouveau bureau définitif devra être installé après les élections pour lesquelles se battent le FCC et l’Union Sacrée qui supplante CACH.

Plusieurs candidats FCC comme ceux qui seront présentés par l’Union Sacrée battent déjà campagne en sourdine. Cette session promet des étincelles en l’air.

ATIBU Gédéon
24h

Bosolo Na Politik : Sango Mokonzi reçoit Mike Mukebayi : Affaire Union Sacrée

Bosolo Na Politik – Toute l’actualité congolaise avec Israël Mutombo (Sango Mokonzi) qui reçoit l’honorable Mike Mukebayi – Sujet : Union sacrée de la nation, est ce la fin de l’opposition ?

RDC : Joseph Kabila à Lubumbashi, son épouse Olive Lembe déjà en Afrique du Sud

L’épouse de l’ex président Joseph Kabila Kabange s’est envolée ce mardi 05 janvier 2021 vers l’Afrique du Sud.

A en croire plusieurs sources , Olive Lembe est accompagnée de ses trois collaboratrices notamment Jeanine Basilua, Vicky Ushida et Jeanette Ilunga.

« C’est un voyage de quelques jours pour raisons personnelles » précise notre source .

Rappelons que son déplacement intervient après son passage à Lubumbashi où elle a rencontré son époux Joseph Kabila.

Gédéon Lena
Africa 24 sur 24

Belgique : Antwerp, Dieumerci Mbokani mis en quarantaine !

L’international Congolais Dieumerci Mbokani pourrait rater le match du dimanche 10 janvier 2021 en championnat de la Jupiler Pro League contre le FC Malines. Le club anversois a annoncé que quelques joueurs de son effectif devront passer par la quarantaine après s’être déplacés en dehors de la Belgique.

Parmi les concernés, Dieumerci Mbokani fait figure. Antwerp a donc annoncé la nouvelle et sa détermination à respecter le protocole sanitaire mis en place par le gouvernement et la Jupiler Pro League. Dans un communiqué, le club affirme qu’il « attache une grande importance à la responsabilité sociale, à la sécurité et à la santé ».

Footrdc

RDCongo: la mauvaise gouvernance des finances publiques « demeure et empire »

L’Observatoire de la Dépense publique (ODEP) – ONG créée en 2011 par douze organisations de la société civile congolaise – a rendu ce 4 janvier son rapport « de contrôle citoyen de l’exécution du budget global et des dépenses publiques pro-pauvres » pour la période 2017-2019. L’ONG y estime que « la mauvaise gouvernance des finances publiques demeure et empire ».

Les analystes de l’ONG n’ont pas séparé 2019 – année où la Présidence est exercée par Félix Tshisekedi en coalition avec les kabilistes – des deux précédentes, quand Joseph Kabila était chef de l’Etat parce qu’ »il n’y a pas eu amélioration en 2019, au contraire, la gouvernance est allée de mal en pis ».

Enorme et préjudiciable au développement

Constat général, d’abord: de 2017 à 2019, les recettes ont atteint 18,6 milliards de FCongolais, au lieu de 24 milliards prévus; et les dépenses 19,3 milliards de FC, au lieu des 24 milliards prévus. Les dépassements de prévision atteignent 235,8% en frais de fonctionnement et 101,4% en rémunérations.

L’ODEP note que les dépenses urgentes représentent 18% du total des dépenses, un chiffre « énorme et préjudiciable à la réalisation des objectifs du Plan de développement en général, et particulièrement ceux des secteurs pro-pauvres ». « A qui ont-ils bénéficié? », interroge l’ONG, qui souligne que la Banque centrale du Congo (BCC) a dépensé 680 milliards de FC de « dépassement dont les sources de financement méritent clarification ».

Manque de volonté du pouvoir central

Les analystes de l’ODEP s’intéressent en particulier aux principaux secteurs porteurs de développement. Ils notent ainsi que les budgets dévolus à la santé ne sont exécutés qu’à 51,23% en moyenne pour les trois années étudiées. Mais sur cette part, 93% des dépenses effectuées sont liés au fonctionnement du ministère et aux rémunérations, tandis que 7% seulement vont aux actions prioritaires. L’ONG y voit un « manque de volonté du pouvoir central d’améliorer les conditions sanitaires de la population ».

Même constat sans appel à l’analyse des budgets de l’enseignement non universitaire. Ces budgets ont été réalisés à 79% en moyenne pour les trois années retenues. Ce serait un progrès par rapport à la santé si l’on ne constatait pas que 99,5% des sommes dépensées l’ont été pour les fonctionnement du ministère et des rémunérations, ce qui ne laisse que 0,5% pour les actions prioritaires.

Un simple slogan, non suivi d’effet

Dans le domaine de l’agriculture, les budgets ne sont réalisés, en moyenne, qu’à … 13,2%. Et 97% des sommes déboursées vont à l’administration, le reste au développement des filières végétales. Cela montre, souligne l’ODEP que « l’agriculture « priorité des priorités » n’est qu’un slogan du pouvoir central ». Bien que Kinshasa ait signé l’Accord de Maputo prévoyant que 10% des budgets africains seront consacrés à l’agriculture, au Congo ce secteur ne s’est vu attribuer que 7,6% du budget en 2017, 1,59% en 2018 et 3,5% en 2019.

Il en va de même pour le Développement rural: 90% des sommes reçues vont à l’administration, alors que la part de ce ministère dans le budget national n’est que de 2% en 2017, 1,8% en 2018 et 2,2% en 2019.

Une exception

Sort du lot le ministère de la Pêche et de l’Elevage. Son budget est passé de 0,4% en 2017 à 20,6% en 2018 et 11,3% en 2019. Et – miracle! – seuls 4% de ces budgets ont été consacrés à l’administration, le reste allant au développement de ces secteurs. Cela « profiterait réellement à la population si le ratio était conséquent entre le budget général et la part réservée à ce secteur », regrettent les analystes.

Plus généralement, le rapport note que « l’exécution des lois de finances 2017-2019 n’a pas été conforme aux lois de finances y afférentes » et n’a pas permis de « créer des richesses, ni de promouvoir une croissance économique pro-pauvres, ni d’améliorer les conditions sociales de la population ». Et de proposer une série de recommandations aux autorités – recommandations que l’ont pourrait résumer sous le titre: voici comment on gouverne (voir notre lien avec ce rapport de l’ODEP).

La libre Afrique

La revue de la presse kinoise de ce mardi 5 janvier 2021

Les journaux parus ce jour abordent abondamment la convocation à partir de ce mardi de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale au cours de laquelle il sera question d’identifier la nouvelle majorité parlementaire, d’où sortira le nouveau Premier ministre. Cependant, l’interpellation à Paris en France, de Roger Lumbala, opérateur politique et ancien chef de guerre congolais, accusé des crimes contre l’humanité, se trouve aussi au menu de ces médias.

« L’Assemblée nationale en session extraordinaire ce mardi, Fatshi : l’ultime bataille pour gagner le pari de l’Union sacrée », titre FORUM DES AS qui annonce : «C’est officiel. La Chambre basse du parlement congolais est convoquée en session extraordinaire dès ce mardi 5 février jusqu’au mercredi 3 février.

D’ores et déjà, indique ce journal, les députés disent n’avoir attendu que cette session pour formaliser la motion de censure contre le Premier ministre.« Assemblée nationale : la nouvelle majorité est là », titre pour sa part LE PHARE. La session extraordinaire de l’Assemblée nationale va s’ouvrir ce mardi, considère notre confrère, dans un environnement politique spécial, à savoir, celui de l’émergence d’une nouvelle majorité parlementaire. Pour LE PHARE, c’est le lieu de souligner que la nouvelle majorité parlementaire va être mise à rude épreuve, au cours de cette session, à l’occasion de l’examen de la pétition du questeur adjoint, malade au moment du naufrage du bateau FCC, le 10 décembre 2020, mais surtout du vote des membres du nouveau bureau de l’Assemblée nationale.

Une fois ces deux étapes franchies, poursuit-il, le chemin serait largement déblayé pour l’informateur Modeste Bahati, qui n’aura, en principe, aucune difficulté à identifier la nouvelle majorité parlementaire, d’où devrait sortir le nouveau Premier ministre.

« L’Assemblée nationale en session extraordinaire dès ce mardi 5 janvier au mercredi 3 février 2021 », titre en ce qui le concerne L’AVENIR. L’informateur étant désigné, Ilunkamba, comme dirait le professeur André Mbata, devrait sauver son honneur par la simple démission ; hélas celle-ci est un acte volontaire, écrit ce tabloïd, et, déplore celui-ci, le Premier ministre semble être serein. Avant de s’exclamer : « Tombera, tombera pas ! » Et d’estimer : « C’est une question des jours pour en savoir un peu plus ! ».

Au sujet de l’arrestation d’un opérateur politique congolais accusé de crimes contre l’humanité, en France, LE PHARE titre : « Roger Lumbala arrêté à Paris ». Roger Lumbala, ancien président du mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la Démocratie/ Nationale (RCD/ N.) entre 2000 et 2003, mais aussi vice-président du M 23 (2013) se trouve aux arrêts à Paris, depuis le 29 décembre 2020, où il est en détention préventive dans une chambre sécurisée de l’Hôtel-Dieu, en raison de ses ennuis de santé, explique ce journal.

On laisse entendre qu’il a été interpellé et appréhendé en pleine rue dans la capitale française, à l’initiative de l’Office Central de Lutte contre les crimes contre l’Humanité, précise LE PHARE qui évoque : « Les observateurs pensent que les instances judiciaires internationales, en particulier européennes, ne vont pas s’arrêter au seul cas de Roger Lumbala ».

D’autres seigneurs de guerre du triste feuilleton des belligérants de 1998-2003 d’abord ainsi que des chefs des milices actuelles et leurs parrains devraient être en train de trembler car sur le point d’être rattrapés par leur passé de criminels, prévient LE PHARE.

Boni Tsala

En direct : Ouverture Ecole de guerre de Kinshasa

Félix Tshisekedi lance à Kinshasa l’école de guerre qu’il avait annoncée au cours du dernier discours sur l’Etat de la nation. La cérémonie se déroule au Centre supérieur militaire (CSM) dans la Commune de Ngaliema devant les autorités consulaires françaises notamment.

Libération d’Eddy Kapend : La VSV exige la réouverture du procès de l’assassinat de Mzee Kabila

L’ONG de défense des droits de l’homme la Voix des sans voix “(VSV) demande la réouverture du procès de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila.

Cette structure, assoie son argumentaire sur deux raisons principales : d’abord le respect du droit à l’information de la population Congolaise sur ce qui s’était réellement passé le 16 janvier 2001, et ensuite, la lutte contre l’impunité d’un crime ayant touché un Chef de l’Etat en fonction pour prévenir que cela n’arrive une seconde fois et ne contribue à l’impunité.

Pour Rostain Manketa, “il y a une exigence de la vérité sur les circonstances réelles de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila en plein exercice de ses fonctions”.

Et d’insister: “La relance ou la réouverture est possible bien que certains acteurs aient été tués à petit feu (11 au total). Et même, le décès du Colonel Charles Alamba Mungako, procureur militaire près la Cour d’ordre militaire mais aussi d’autres acteurs, ne constituent nullement des obstacles. Car, la justice Congolaise est bien en place”.

Le Président de la République, Felix Tshisekedi, a accordé sa grâce à Eddy Kapend et ses compagnons, qui étaient condamnés à mort pour l’assassinat, en 2001, de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila, père de son prédécesseur Joseph Kabila.

L’ordonnance portant mesure collective de grâce présidentielle rendue publique à l’occasion de la fin de l’année, sur proposition du vice-ministre de la justice, faisant fonction de vice-premier ministre, a été lue au réveillon du nouvel an à la télévision publique.

Gilbert Ngonga
24h

Fatshi : l’ultime bataille pour gagner le pari de l’Union Sacrée !

D’ores et déjà, les députés disent n’avoir attendu que cette session pour formaliser la motion de censure contre le Premier ministre.

C’est officiel. La Chambre basse du Parlement congolais est convoquée en session extraordinaire dès ce mardi 5 janvier jusqu’au mercredi 3 février. C’est ce qu’annonce un communiqué signé le 22 décembre dernier par Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, Président du Bureau d’âge de l’Assemblée nationale.

Selon la source, quatre points figurent à l’ordre du jour de ladite session. Il s’agit, premièrement, de la poursuite de l’examen des pétitions individuelles à charge d’un membre de l’ancien Bureau de la Chambre basse. Ensuite, de l’élection et l’installation des membres du nouveau Bureau définitif. S’ajoutent à ces deux premiers points, l’examen des projets de loi de ratification et le contrôle parlementaire.

En ce qui concerne le premier point, la plénière devra délibérer sur le sort du questeur adjoint de leur chambre, seul rescapé de l’ouragan ayant emporté tous les six autres membres du Bureau Mabunda, le 10 décembre dernier. L’opinion se rappellera que M. Innocent Vakpa Unyon avait piqué une crise d’Accident cardiovasculaire (AVC), dans la nuit du mercredi 9 à jeudi 10 décembre. Soit, à quelques heures de la plénière. L’information avait été livrée au bureau d’âge par Boniface Balamage, ancien 2ème vice-Président de la Chambre basse. Ainsi, pour des raisons humanitaires, l’examen de la pétition contre l’argentier assistant de la Représentation nationale avait été postposé.

Toutefois, plus d’un observateur, sans être des prophètes de malheurs, anticipent pour dire que le sort d’Innocent Vakpa est déjà scellé. En tout cas, on ne voit pas par quelle magie, ce dernier pourrait l’échapper belle, face à une plénière déterminée à en découdre avec l’ancienne équipe dirigée par Jeanine Mabunda, la toute première femme dans l’histoire du pays, élue au poste de Président de la Chambre basse du Parlement. D’ores et déjà, de nombreux observateurs, prenant en compte les nouveaux enjeux politiques, notamment à l’Assemblée nationale, pensent que le maintien du questeur adjoint de la Représentation nationale à son poste relèverait d’un miracle. Sinon, une exception qui confirmerait la règle.

L’ULTIME « GUERRE » POUR FASTSHI ?

Après la déchéance du Bureau Mabunda, de nombreux analystes considèrent cette étape comme une bataille gagnée par le Président Félix Tshisekedi, dans la matérialisation de son projet d’Union sacrée de la nation. Dès lors que 281 députés nationaux se soient prononcés pour le départ de l’ancienne président de l’Assemblée nationale, d’aucuns estiment, à priori, que le Chef de l’Etat bénéficie, depuis le 10 décembre, de toutes les faveurs des pronostics. En d’autres termes, l’émiettement de l’ancienne majorité parlementaire est désormais un acquis, après la dissolution le 6 décembre dernier, de l’ex-coalition FCC-CACH.

Cependant, certains analystes estiment que tout n’est pas encore totalement gagné pour le Chef de l’Etat. Tant mieux, si les résultats des votes de différentes pétitions lors de la plénière du 10 décembre dernier, traduisent réellement la volonté des députés nationaux de doter le pays d’une nouvelle coalition majoritaire, en vue d’une refondation de l’action gouvernementale.

Cependant, la sagesse renseigne que la politique de la porte ouverte expose parfois le berger, au risque de faire entrer même les animaux les plus dangereux dans la bergerie. Disons simplement les choses que la plupart des acteurs politiques qui diabolisent ou vilipendent ce jour l’ancien Président Joseph Kabila, pour l’Union sacrée de la nation, sont les mêmes qui l’ont encensé pendant les dix-huit ans de son règne. Cela ne devrait donc pas échapper à l’actuel chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi qui, incontestablement, connait les joueurs, le jeu et le terrain.

D’ores et déjà, d’aucuns pensent que l’effervescence actuelle autour du successeur de Joseph Kabila n’est pas du tout innocente. Nombreux sont ceux qui attendent des postes au Gouvernement, soit dans les entreprises du Portefeuille. Dans ces conditions, la bataille aux cornes des candidats aux différents postes du futur Bureau de l’Assemblée nationale, permettra à Félix Tshisekedi de jauger le degré de sincérité de ses nouveaux partenaires.

Tout bien considéré, la session extraordinaire de l’Assemblée nationale qui commence ce mardi, se veut l’ultime étape de la guerre que mène l’actuel Chef de l’Etat, via les députés nationaux, dans sa quête d’une nouvelle coalition majoritaire. Car, au cas où il y aurait des députés FCC qui avaient effectivement voté pour le départ de Jeanine Mabunda, mais sans pour autant quitter la Kabilie, Félix Tshisekedi serait alors obligé de trouver d’autres algorithmes pour résoudre l’équation de l’Union sacrée de la Nation.

« FORMALISER LA MOTION DE CENSURE CONTRE LA PREMIER MINISTRE »

Entre la clôture de la session ordinaire de septembre le 15 décembre dernier dans les deux chambres du Parlement, et le 5 janvier date d’ouverture de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Le premier fait notable est la désignation, le 31 décembre, d’un informateur pour identifier une nouvelle coalition majoritaire à la Chambre basse. Et, c’est la mission que le Chef de l’Etat a confiée à Modeste Bahati, commandant en chef de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC et alliés), regroupement politique ayant un grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale.

Le deuxième fait, non des moindres, est la réception dimanche 3 janvier par le Président Félix Tshisekedi, des députés ayant adhéré à l’Union sacrée de la nation. Il a, à cette occasion, évoqué le cas particulier de tous les élus qui ont quitté le Front commun pour le Congo (FCC) pour la nouvelle coalition.

« Que personne ne vienne vous intimider. Vous n’avez trahi personne », a assuré Félix Tshisekedi qui s’est montré singulièrement confiant. Et d’ajouter : « Vous avez gagné une bataille et vous allez gagner la guerre. Vous ne devez pas en rester là. C’est vous qui allez écrire l’histoire de ce tournant ensemble avec moi ». a-t-il conclu.

Tout en rassurant ses hôtes de sa disponibilité à être à leurs côtés, le successeur de Joseph Kabila considère que la RD Congo est en train de négocier un tournant important de son histoire. « J’ai tenu à vous rencontrer parce que nous sommes à un tournant décisif de l’histoire de notre pays, un tournant dont vous êtes les acteurs principaux », a-t-il souligné.

Nous avons donc évoqué ces deux faits pour amener le Congolais lambda à comprendre la situation actuelle du pays. Il s’agit d’une situation toute particulière, où le Chef de l’Etat confie une mission d’information à une personnalité, sur pied de l’article 78 de la Constitution. En même temps, le Premier ministre, émanation de l' »ancienne » majorité parlementaire continue à exercer ses fonctions. Que disent exactement les textes sur ce cas de figure ? Il appartient désormais aux spécialistes du droit constitutionnel d’éclairer la lanterne de l’opinion sur ce sujet qui fait grand polémique sur les réseaux sociaux.

S’exprimant sur Top Congo FM au sujet de la situation du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le député MLC Daniel Mbau a déclaré que le sort de l’actuel locataire de la Primature sera réglé au cours de la session extraordinaire qui s’ouvre ce mardi. « Nous avons déjà actionné la motion de censure contre le Premier ministre et même recueilli un plus grand nombre de signatures. Il ne nous reste plus qu’à formaliser la motion. C’est ce qui sera fait dans les prochains jours, dans le cadre du contrôle parlementaire inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire de notre chambre parlementaire », a-t-il soutenu.

A la question de savoir si la motion de défiance contre le Premier ministre ne procède pas d’un règlement des comptes, le même député rétorque :  » Nous avons demandé au Premier ministre de faire preuve d’élégance, en présentant au Président de la République sa lettre de démission. C’est ce qu’il n’a pas fait, hélas ! Ici, Il faut préciser que le problème ne se pose pas en termes de Premier ministre comme personne, mais de la fonction de Premier ministre, compte tenu de la nouvelle donne dans notre chambre parlementaire ».

Vu des analystes, la session extraordinaire qui s’ouvre ce mardi à l’Assemblée nationale, pourrait s’avérer celle de toutes les agitations. Frénésie d’abord au niveau du choix des candidats à tous les sept postes du Bureau définitif à pourvoir. Car, après avoir gagné la bataille de la déchéance de l’équipe Mabunda, Félix Tshisekedi devra gagner la guerre de la gestion des ambitions de ses nombreux et nouveaux alliés de l’Union sacrée de la nation. L’agitation ensuite, quant au sort des députés nationaux qui ont délibérément quitté leurs partis ou regroupements politiques pour rejoindre le camp de l’Union sacrée.

Toujours est-il que pour ce deuxième cas de figure, l’article 110 de la Constitution, dispose à son alinéa 4 que « tout député national ou tout sénateur qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti. »

Grevisse KABREL
Forum des as