Le président d « Ensemble pour la République » et l’un des membres du présidium de la coalition Lamuka n’est pas resté indifférent face à l’adresse de Félix Tshisekedi à la nation.
Dans sa communication faite ce dimanche après le discours du chef de l’État, Moïse Katumbi a exprimé sa satisfaction de voir le président de la République agir dans le sens du bien-être du peuple congolais.
« Le Président de la République vient d’apporter une réponse claire et précise aux attentes du peuple congolais », a-t-il écrit sur son compte Twitter.
Et d’ajouter :
« Je salue son courage et sa lucidité. J’appuie sa volonté de placer la population au cœur de ses préoccupations et de chercher les voies et moyens de répondre à ses besoins », a ajouté Moïse Katumbi.
Félix Tshisekedi qui a décidé ce dimanche de nommer un informateur pour identifier une nouvelle majorité parlementaire , promet de dissoudre le parlement en cas de blocage.
Un sujet phare a captivé l’attention des médias congolais parus lundi 7 décembre : il s’agit de l’adresse du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, sur les consultations entamées le 2 novembre dernier.
Selon La Prospérité, après l’étape du discours, une fois la majorité absolue des députes identifiée, il [Félix Tshisekedi] mettra sur pied un nouveau gouvernement qui conduira le pays, suivant sa propre vision, durant le reste du quinquennat, pour rencontrer les aspirations des congolais.
Mais, à défaut d’obtenir cette nouvelle majorité absolue, Félix Tshisekedi, fort de ce que les raisons de dissolution sont réunies en ce qu’il existe effectivement une crise persistante qui est cristallisée notamment, par le refus du Parlement de soutenir certaines initiatives du Gouvernement, comme ce fut le cas lors de la prestation de serment des membres de la Cour Constitutionnelle, userait de ses prérogatives constitutionnelles, pour en tirer toutes les conséquences logiques, écrit le journal.
Dans son adresse, Félix Tshisekedi a affirmé que le gouvernement mis en place après l’alternance pacifique pas permis de mettre en œuvre son programme et rencontrer les attentes des congolais, complète Dépêche.cd
« C’est avec cette nouvelle coalition que le gouvernement qui sera mis en place au plus vite, conduira son action durant le reste du quinquennat, suivant ma vision, dans le but de répondre aux aspirations du peuple. Constitutionnelles qui me sont reconnues, pour revenir vers vous, peuple souverain, et vous demander une majorité », a poursuivi Actu30.cd, qui cite le Chef de l’Etat.
En cas d’échec de l’identification d’une nouvelle majorité, le Président Tshisekedi a promis de revenir dissoudre l’Assemblée nationale.
Informateur et nomination d’un premier ministre : ce que dit la constitution, décortique de son côté Actualité.cd
Trois critères permettent de définir une majorité parlementaire : la majorité des députés à l’Assemblée nationale membres d’un parti ou d’un regroupement politique (1), de qui provient le Premier Ministre (2), et qui soutient l’action du Gouvernement (3), enrichit le portail.
A ce sujet, Adolphe Muzitu tacle Félix Tshisekedi, peut-on lire dans les colonnes de 24h.cd
« On nomme un informateur quand il n’y a pas de gouvernement en place, ou quand le gouvernement en place tombe. Et le gouvernement Ilunga tombera quand ce dernier démissionnera. Et s’il démissionne ce que Kabila est d’accord, et s’il est d’accord, ce que le deal Kabila-Fatshi continue », écrit ce membre de Lamuka.
Ce qui n’est pas l’avis de Moïse Katumbi, qui réagissant via Twitter. Il estime que « le Président de la République vient d’apporter une réponse claire et précise aux attentes du peuple congolais », a contredit 7sur7.cd
Par ailleurs, Moïse Katumbi dit appuyer la volonté du président de la République de placer la population au centre de ses préoccupations.
« La position du FCC sera connue ce lundi », annonce Constant Mutamba, via Cas-info.ca
Triste nouvelle pour finir, la première Dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, s’est incliné, samedi, devant la dépouille du président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Joseph-Boucard Kasonga Tshilunde , à la clinique kinoise à la Gombe, en présence du ministre d’Etat , ministre de la Communication et médias, Jolino Makelele et des responsables des médias publics et privés, des associations professionnelles du secteur des médias et de nombreux journalistes. Une information à lire sur l’Agence congolaise de presse (ACP).
Les réactions sur l’adresse du chef de l’État continue de tomber en République démocratique du Congo. La dernière en date est celle du Groupe de 13 personnalités signataires de l’Appel du 11 juillet dernier.
À travers un message publié sur Twitter, le G13 félicite le président de la République Félix Tshisekedi pour sa décision qui répond aux attentes de la population.
Selon ces personnalités politiques et sociales, le chef de l’État a, à travers sa décision, compris la gravité de la crise qui ronge la République Démocratique du Congo et en a tiré les conséquences idoines.
« Le G13 félicite le président de la République qui, par son discours, a pris la mesure de la gravité de la crise et en a tiré les conséquences idoines, en engageant la communauté nationale dans la voie de la recherche du consensus à travers l’Union sacrée de la Nation », lit-on dans ce message.
Pour rappel, Félix Tshisekedi a affirmé, dans son discours, que le gouvernement de coalition ne l’a pas permis de mettre en œuvre son programme et à répondre aux attentes de la population. En conséquence, il a annoncé la nomination prochaine d’un informateur pour identifier une nouvelle majorité parlementaire, afin de créer un nouveau gouvernement qui devra œuvrer pour l’intérêt du peuple.
Membre du collège des présidents des plateformes du Front Commun pour le Congo, Lambert Mende a réagi à chaud à l’adresse de ce dimanche 6 décembre du chef de l’État.
Pour ce cacique du FCC, la nomination d’un informateur dans la configuration actuelle s’apparente à « des remèdes pires que le mal dont souffre » la République démocratique du Congo. « Je voudrais rappeler que quelque soit la justesse des intentions du président de la République, il faut éviter de donner à la Nation des solutions qui pourraient d’être considérer comme des remèdes pires que le mal dont elle souffre. Des remèdes qui seraient bons mais qui en réalité nous mèneraient en dehors de textes fondamentaux qui régissent le pays aujourd’hui. Il faut respecter les textes fondamentaux qui sont au coeur de l’État de droit », réagit au nom du FCC, Lambert Mende Omalanga.
Et de préciser : « L’article 74 de la constitution qui fait du Président de la République la tête des institutions de la République met en premier lieu dans les différentes stipulations du serment qu’il a prêté le jour où il entraîne en , d’observer et défendre la constitution et les lois de la République. « S’agissant de la proposition centrale du message du président de nommer un informateur, l’article 78 stipule que le président de la République nomme le premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Bien-sûr qu’il n’a pas nommé. J’espère c’est parce qu’il n’a pas encore consulté celle-ci. Et met fin à ses fonctions après présentation par celui-ci de la démission du gouvernement. Une démission qui intervient qu’en deux occurrences soit une motion de censure par l’assemblée nationale soit par un acte volontaire du premier ministre. Aucun de deux cas n’est rempli. Ce n’est que si une telle majorité n’existe pas que le président de la République peut confier une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition. C’est donc quelque chose qui nous laisse pas mal des problèmes à résoudre encore ».
Les combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso réagissent sur le discours de Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo.
Sur qui Félix Tshisekedi jettera son choix pour être informateur et identifier la majorité parlementaire ? Après l’annonce du Chef de l’Etat sur « l’effritement de l’actuelle majorité parlementaire » plusieurs noms osent déjà avancés.
Si le nom du président du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) Jean-Pierre Bemba est beaucoup cité, certaines sources évoquent aussi le possible choix de Moïse Katumbi Chapwe, patron d’Ensemble pour la République.
Selon des sources concordantes, l’ancien gouverneur du Katanga est attendu à Lubumbashi ce lundi à destination de Kinshasa. D’autres sources affirment que l’opposant congolais aurait déjà été proposé pour accomplir cette mission.
Moïse Katumbi Chapwe fait partie des premières personnes à réagir positivement au discours du Chef de l’Etat. Il a salué « Une réponse claire et précise aux attentes du peuple congolais » a-t-il écrit sur son compte Twitter
Jusqu’à présent la Présidence reste silencieuse sur cette question.
À travers un communiqué de presse signé par Jean-Pierre Bemba, président national ce dimanche 06 décembre 2020, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) dit partager les préoccupations exprimées lors des consultations, telles que déclinées par le président de la République dans son adresse à la Nation de ce dimanche.
“Le mouvement de Libération du Congo partage les préoccupations exprimées lors de ces consultations, telles que déclinées par le président de la République, partant de la paix et la sécurité en passant par le renfoncement de la démocratie et l’État de droit, la crédibilisation de la justice, l’amélioration des finances publiques et du climat des affaires, la planification du développement et construction de nos infrastructures, l’emploi des jeunes, la promotion de l’émergence d’un Congo nouveau jusqu’à la promotion des droits de la femme.», lit-on dans ce communiqué.
Quant à ce, le MLC considère ces préoccupations comme indispensables pour un Congo nouveau.
« Le MLC considère ces préoccupations essentielles comme faisant partie des réformes indispensables et urgentes, prélude d’un Congo nouveau.”, renseigne le communiqué.
À cet effet, cette formation politique dit « souscrire à la cohésion nationale prônée par le chef de l’État ».
Pour rappel, le président du MLC, J-B Bemba, avait pris part aux consultations initiées par Félix Tshisekedi du 2 au 25 novembre 2020. Dans son adresse ce même dimanche, le chef de l’État a annoncé la nomination d’un informateur pour identifier une nouvelle majorité parlementaire, en vue de la création d’un nouveau gouvernement.
Discours de Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo : Réactions de Francis Kalombo, Mike Mukebayi, Papy Tamba, Gecoco Mulumba, Jean-Claude Muyambo et Ferdinan Kambere.
Le Front Commun pour le Congo (FCC) promet de s’exprimer ce lundi à la suite du discours de Félix Tshisekedi annonçant implicitement la fin de la coalition et la nomination d’un informateur chargé d’identifier une majorité à l’Assemblée nationale. La famille politique de Joseph Kabila se réunira encore aujourd’hui.
La conférence des présidents du FCC s’était également retrouvée la veille. Elle avait exprimé « ses vives préoccupations en rapport avec les violations répétées du siège du Parlement par les services de sécurité, la Police nationale et les militants de l’Udps ».
Le FCC avait aussi dénoncé « l’enlèvement et la séquestration, le 5 décembre, du secrétaire général de l’Assemblée nationale et la tentative de son instrumentalisation à des fins politiciennes, tendant à l’obliger à poser des actes contraires à ses devoirs. Il appelle à la cessation immédiate de ces pratiques ».
Alors que les militants de son regroupement politique, le Front Commun pour le Congo ( FCC) sont mobilisés pour l’accueillir, Joseph Kabila ne se rendra pas à Lubumbashi ce samedi 5 décembre comme annoncé.
L’information est confirmée par plusieurs sources sécuritaires.
On ignore pour le moment les vraies raisons de l’annulation de ce voyage. Cependant, un proche du sénateur à vie, sous le sceau de l’anonymat, évoque les conditions climatiques qui ne sont pas favorables le vol.
D’autres sources à la cité de l’Union Africaine, font savoir que le président de la République, Félix Tshisekedi aurait contacté son prédécesseur, pour annuler son déplacement à Lubumbashi, à la veille de son adresse à la nation.
Kikaya Bin Karubi, Mugalu, Jean Marie Kassamba, se trouvait déjà à l’aéroport de Ndjili et deux avions étaient affrétés pour ce voyage de Joseph Kabila.
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