L’ambassadeur de France en RDC, François Pujolas, et le recteur de l’Université Loyola du Congo (ULC) ont signé, vendredi 31 juillet, à Kinshasa, une convention de financement pour soutenir la filière ingénierie de cette structure académique congolaise qui est partenaire de l’Institut Catholique des Arts et Métiers (ICAM/France), depuis la visite en mai 2019 de Jean Yves Le Drian, ministre français des affaires étrangères.
Selon le communiqué de l’ambassade de France, c’est sur une durée de 24 mois que sera mis en œuvre ce projet dont le budget global est de 600.000 euros réparti entre le Cameroun et la RDC, soit 250.000 euros pour les deux pays et 100.000 euros pour des activités transversales.
François Pujolas a fait savoir, dans la foulée, que cette convention permet d’offrir des débouchés aux jeunes diplômés dans des secteurs cruciaux pour le développement du pays, car « les filières techniques et scientifiques sont encore peu développées ».
« L’accent met sur les formations de techniciens et d’ingénieurs contribuera à renforcer l’attractivité de la RDC auprès des entreprises étrangères susceptibles de s’y implanter », a indiqué l’ambassadeur de France.
Par ailleurs, ce projet mis en œuvre par l’Agence Française de Développement (AFD), via le Fonds d’Expertise Technique et d’Échanges d’Expérience (FEXTE), s’inscrit dans le cadre des priorités de l’aide française au développement fixées par le président français Emmanuel Macron, dans son discours prononcé à Ouagadougou en 2017, sur le partenariat entre la France et l’Afrique.
L’Université de Loyola du Congo est née de la fusion de la Faculté de Philosophie Saint Pierre Canisius et l’Institut Supérieur Agrovétérinaire (ISAV).
C’est dans une correspondance signée par Me Serge Mayamba Massaka, en qualité de plaignant des anciens députés provinciaux de Kinshasa, que politico.cd découvre une plainte adressée le 30 juillet dernier au Procureur Général à Kinshasa-Gombe, à charge du Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, Godefroid Mpoy Kadima.
« En effet, en date du 19 juillet 2019, la Banque Centrale du Congo avait débloqué un montant de 583.500.000Fc au titre d’acompte sur les indemnités de sortie des Députés Provinciaux sortants de la ville Province de kinshasa, du reste régulièrement perçu par le comptable de l’Assemblée Provinciale de kinshasa, comme l’attestent les différentes pièces en annexe », renseigne la lettre.
Et de découvrir : « Ce dernier, obéissant aux ordres de l’actuel président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, Monsieur Godefroid Mpoy Kadima, n’a rien payé aux concernés jusqu’à ce jour. Seul le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa sait ce qu’il en a fait ».
Pour le compte de ses clients, l’avocat Serge Mayamba Massaka s’inquiète, « si rien n’est fait de toute urgence, même leur deuxième acompte de 583.500.000FC dont le paiement interviendra incessamment risque de subir le même sort ».
D’où, il en appelle au Procureur général de bien vouloir redresser, ce qu’il qualifie d’équilibres sociaux rompus par les actes posées par le Président de l’Assemblée provinciale précité en faisant retirer mes clients dans leurs droits dont l’acte serait justice.
Le Ministère de l’ESU a d’ores et déjà annoncé la reprise de cours au sein des Universités de la RDC. Et, en perspective de cette rentrée qui va intervenir alors que la pandémie meurtrière de COVID-19 persiste, les inquiétudes montent d’un cran dans le chef des étudiants congolais qui craignent à ce que les établissements universitaires exigent, dès les premières semaines de la reprise, le paiement de la totalité des frais académiques.
Le calendrier qui normalise la reprise progressive des activités académiques a déjà été annoncé par le Ministère de l’ESU, mais aussi les mesures sur le respect des gestes barrières. Les parents s’inquiètent sur les modalités de paiement des frais pour la suite et fin de l’année académique en cours. «Le Ministre parle de tout, mais un seul problème commence à devenir tabou et vous savez c’est quoi ? », s’interroge Jean-Paul Iyoma, avant de préciser : ‘’La fixation des frais académiques.
Le ministre n’en parle pas. Cette question passe chez tout parent et la réponse devrait venir du gouvernement. J’ai une fille à l’ISP et deux garçons à l’Unikin ; le gouvernement a le devoir de nous éclairer en tout cas et doit en prendre en considération que nous sortons d’une crise due à l’état d’urgence. Donc, pendant plus de 3 mois, sans travail avec le confinement de la commune de la Gombe. C’est important que des mesures soient prises sur ce point, vu l’importance», a renchéri Jean-Paul Iyoma, un parent inquiet. «Ils doivent trouver une solution sur la fixation des frais académiques. C’est bien beau de parler de la rentrée, mais ils vont étudier gratuitement, vous croyez? Si oui, nous sommes d’accord et cela va beaucoup nous dispenser et ils doivent prendre en compte la pandémie à coronavirus», recommande un parent sous couvert de l’anonymat.
Toujours est-il qu’en s’interrogeant sur les modalités des frais, d’autres parents plaident pour l’année blanche afin de se refaire pour mieux évoluer. «Ce gouvernement aime seulement l’argent et il ne voit que ses intérêts, mais c’est de l’avenir de nos enfants dont il s’agit. Nos enfants risquent d’évoluer avec des lacunes. J’ai des enfants à l’Unikin, leur cas à mon humble avis doit être étudié à part, parce qu’ils n’ont quasiment pas étudié pendant toute cette année. Peu importe la faculté, elles font toutes partie de l’Université. Le gouvernement sera responsable de ces bavures un jour car cela émane de l’avenir du pays», rétorque un autre parent mécontent de la reprise des activités.
Les modalités des frais à payer pour le reste de l’année académique constitue et reste un point très important qui demande à ce que le gouvernement se penche pour apaiser les cœurs troublés des parents.
La délégation inter-institutionnelle d’experts dépêchée suite à l’occupation du territoire congolais par l’armée Zambienne, a annoncé le début des travaux de délimitation des frontières entre les deux pays, sous la médiation de la SADC (Communauté de développement des pays de l’Afrique australe).
La délégation qui a regagné Kinshasa vendredi 31 juillet 2020, a fait savoir que l’armée Zambienne a déjà amorcé le processus de retrait de localités de Kibanga et de Kalubamba,situées à la frontière entre la RDC et la Zambie dans les territoires de Moba et de Pweto dans la province du Tanganyika.
Gérard Mbala, directeur chef de service chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères et chef de la délégation, a indiqué que des dispositions ont été prises pour que les services de défense et de sécurité puissent vérifier sur le terrain l’effectivité de ce retrait, au terme de la mission d’experts interministériels.
« Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi pouvait choisir l’option militaire mais il a privilégié les voies pacifique et diplomatique, alors que l’armée zambienne avait occupé ce territoire de 3000 habitants pendant 4 mois, faisant fuir la population », a-t-il déclaré à la presse à sa descente d’avion à l’aéroport de N’djili, en provenance de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga.
La RDC avait sollicité la médiation de la SADC dans ce conflit frontalier qui l’opposait à la Zambie.
Après un premier délai de 7 jours, la Zambie a sollicité à nouveau une rallonge de 7 jours pour évacuer ses militaires qui se trouvent sur le sol congolais.
L’équipe d’experts partie de Kinshasa, était composée des experts des ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur, de la commission permanente des frontières ainsi que du Mécanisme de suivi.
Le député national, Juvénal Munubo, l’un des 13 personnalités ayant lancé l’appel du 11 juillet en faveur d’un consensus sur les réformes électorales,a expliqué la raison de leur démarche à ACTUALITE.CD.
« C’est parti d’un constat selon lequel, il y a des fortes divisions au sein de l’échiquier politique congolais. Nous avons suivi des manifestations de rues. Et en toile de fond, il y a la question des élections et du remplacement du président de la CENI. Ça ne devait pas conduire à des tensions alors que l’évaluation du processus électoral passé et l’évaluation d’examen du rapport de la CENI à l’Assemblée nationale ainsi que la préparation des prochaines élections sont prévus. Tout cela n’ayant pas été suivi, on pense qu’on ne peut pas parler de la désignation du président de la CENI avant ces éléments. Nous pensons qu’il y a nécessité et urgence qu’il y ait un consensus à cause des tensions qui règnent dans le pays. Nous nous sommes réunis de manière spontanée. Nous avons lancé l’appel le 11 juillet 2020 pour qu’on dégage vite un consensus afin de baliser la voie vers les élections de 2023. Et nous avons défini notre cahier des charges. Nous avons toute une liste des personnalités à rencontrer », a dit Juvénal Munubo.
Il annonce que dans les prochains jours, ils iront à la rencontre de l’ancien président Joseph Kabila et d’autres personnalités. Ce, après avoir rencontré le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Jean-Pierre Bemba ainsi que Corneille Nangaa.
« Nous avons rencontré le président Félix Tshisekedi. Après, une discussion franche, il a compris le sens de notre appel. Nous avons également rencontré le premier ministre et la CENI, qui nous a d’ailleurs donné quelques éléments techniques qui méritent la réforme. À son tour, Jean-Pierre Bemba, que nous avons rencontré, a exprimé une préoccupation précise en rapport avec la gestion de contentieux électoraux. Nous attendons que d’autres personnalités nous confirment le rendez-vous. C’est prévu au programme qu’on rencontre l’ancien président Joseph Kabila pour que l’ensemble de la classe politique dégage un consensus. Nous envisageons peut-être un Forum pour arriver à lever des options. Nous n’allons pas surtout nous écarter de la voie institutionnelle. Toutes les idées qui seront produites vont faire l’objet des propositions de loi ou des projets de loi », ajoute-t-il.
Contexte
Ces acteurs politiques et de la société civile, ont signé depuis le 11 juillet, une déclaration commune dans laquelle ils appellent à la tenue d’un forum strictement limité au processus électoral « en vue de baliser la voie à un processus transparent et apaisé à l’horizon 2023.
Ils proposent un agenda axé sur la réforme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dont la composition de son bureau, la révision de la constitution. Ils proposent particulièrement que des discussions soient engagées sur le rétablissement du second tour de la présidentielle, les orientations essentielles sur la loi électorale, etc. Ils suggèrent aussi que les débats soient tournés vers l’élargissement du conseil supérieur de la magistrature.
Ils avaient appelé le Chef de l’État à prendre le lead sur la convocation de ces assises. L’Eglise du Christ au Congo (ECC) s’était également positionnée en faveur d’un dialogue restreint sur les questions qui fâchent en lien avec les prochaines élections au pays.
Le groupe de 13 personnalités politiques et de la société civile signataires ayant appelé le 11 juillet 2020 à un consensus autour du processus électoral, est passé désormais à 12.
Ils ont décidé samedi de se séparer de Paul Nsapu, fondateur de l’ONG Ligue des électeurs. Motif : les 12 personnalités n’étaient pas au courant de sa candidature au poste de président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Une de ces 13 personnalités a tenu à faire savoir qu’il n’a jamais participé à aucune réunion parce qu’il est confiné en Europe. Elle a tenu aussi à préciser que le groupe de 13 lui avait demandé des explications mais qu’il ne les a jamais fournies. Pour les 12 personnalités, la présence d’un candidat au poste de président de la CENI parmi eux était « de nature à décrédibiliser leur démarche ».
Paul Nsapu avait introduit sa candidature auprès des confessions religieuses. Celle-ci n’avait pas été retenue notamment pour insuffisance de « diplôme ».
Le groupe de 13 a vu le jour au mois de juillet dernier. Il est composé, notamment de Delly Sessanga, Thomas Lokondo, Juvenal Munobo, Daniel Mukoko Samba, Claude Lubaya et les autres.
Ils se sont assignés l’objectif de consulter la classe politique congolaise et les organisations de la société civile en vue d’obtenir un consensus sur les réformes électorales à mener en RDC. Ce, pour des élections apaisées en 2023.
Ils ont entamé les consultations cette semaine. Le mardi dernier, ils ont été reçus par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Le groupe de 13 a, par ailleurs, échangé jeudi avec le bureau sortant de la centrale électorale dirigé par Corneille Nangaa sur les réformes électorales. Le même jour, ils ont rencontré le président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), Jean Pierre Bemba, qui, selon eux, a encouragé leur initiative.
Dans les prochains jours, l’agenda de ces désormais 12 personnalités politiques et de la société civile prévoit des rencontres avec d’autres plateformes politiques et de la société civile.
C’est fait ! Après un bras-de-fer constant avec Saint-Gall, le FC Young Boys est officiellement sacré champion de la Suisse, à la suite de sa victoire (1-0) dans la soirée de vendredi devant le FC Sion. Les Jaunes et noirs ont montré beaucoup de caractère dans ce sprint final, grâce notamment à leur recrue vedette, Meschack Elia. L’international congolais s’est au bout de quelques mois, immiscé progressivement dans le Onze type de Young Boys jusqu’à en être un titulaire à part entière, c’est le résultat d’un travail acharné là où le talent seul ne pouvait suffir.
Cinq mois après son arrivée au sein du club de la capitale suisse, Meschack Elia peut pleinement savourer ce trophée, car les mois précédents ont été très durs pour lui. Entre litige administratif avec le TP Mazembe et sanction de la FECOFA, il n’en serait jamais là, sans un mental fort.
Le vainqueur du CHAN 2016 ne fait qu’empiler les trophées, à seulement 23 ans. Il comptait déjà à son palmarès collectif, deux Coupes de la CAF, deux Linafoot, et voilà un autre trophée, pas le moindre ; champion de la suisse ou mieux, vainqueur de la Super League Suisse. Il termine la saison avec 2 buts, deux passes décisives en 11 rencontres du championnat dont 4 en tant que titulaire. Nos chaleureuses félicitations à lui !
Au cours de la 42è réunion du Conseil des Ministres de ce vendredi 31 juillet, les participants ont révélé que la République démocratique du Congo, sous le leadership du président Félix Tshisekedi, a fourni des efforts en matière de la démocratie.
Ainsi, la RDC veut retourner à l’African Growth and Oportunity Act (AGOA) [Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique], une loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique qui permet à des pays de ce continent d’exporter vers les USA, sans douanes, ni contingents des produits répondant aux règles d’éligibilité et d’origine définies.
Cette question sur la démocratie étant parmi les critères d’être sur la liste des pays éligibles à un statut de partenaire commercial avec les États-Unis, le gouvernement congolais cite des avancées dans la démocratie notamment le retour de la liberté d’expression, la mise en place d’un dispositif efficace de lutte contre la traite des humains, la poursuite de la lutte contre les antivaleurs, la réaffirmation par la RDC de son engagement à la tolérance zéro en matière de recrutement forcé des enfants au sien des FARDC…
D’après le compte-rendu de cette rencontre présidée par le président Félix Tshisekedi, un rapport circonstancié détaillant l’ensemble de ces éléments en vue de retour de la RDC à l’AGOA sera envoyé, pour dispositions, aux États-Unis.
Le president Tshisekedi demande que la RDC réintègre l’AGOA, African Growth Opportunities Act, la loi américaine sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique, et obtienne de nouveau le statut de partenaire commercial privilégié des Etats-Unis.
Cette loi permet, en effet, aux pays de l’Afrique Subsaharienne d’exporter sur le marché américain sans droit de douanes.
Retour après 10 ans?
La RDC avait été exclue en 2010 de l’AGOA parce que, selon le président Obama, elle « n’effectuait pas les progrès nécessaires pour répondre aux critères » de l’AGOA,
Le président Obama estimait à l’époque que la RDC ne pouvait pas recevoir les avantages de l’AGOA parce qu’elle avait échoué à répondre à ses critères.
« Les forces de sécurité de la RDC et d’autres groupes armés continuent de commettre des violations des droits de l’Homme à grande échelle, en particulier des viols » dans l’Est de la RDC, selon le président américain.
Pour qui le gouvernement congolais « n’a pas réagi aux demandes des USA et de la communauté internationale pour remédier à cette situation ».
Le gouvernement congolais avait alors vivement réagi la considérant comme « totalement injustifiée », refusant que soit mis sur le même pied d’égalité, les FARDC et les groupes armés.
Le Front commun pour le Congo (FCC) n’entend pas soutenir les initiatives qui pourraient avoir pour conséquences de retarder l’organisation des élections prévues en 2023 ? c’est ce qu’indique un communiqué de cette plateforme rendu public ce vendredi 31 juillet.
Tout en restant ouverte aux débats démocratiques, la conférence des présidents du FCC estime que, s’agissant de différentes démarches en cours, tout débat ayant trait aux réformes électorales doit se dérouler dans le cadre institutionnel, conformément à la constitution et aux lois de la République.
« Dans ce cadre, le FCC promet d’y participer activement et positivement, au cours des sessions parlementaires futures, mais n’entend pas soutenir les initiatives qui pourraient avoir pour conséquences de retarder l’organisation des élections prévues en 2023 », note le communiqué.
Des initiatives des personnalités politiques et de certaines structures de la société civile recommandent au Président de la République d’initier un dialogue sur les réformes du système électoral en RDC.
Par ailleurs, a conférence des présidents du FCC remercie et félicite le peuple pour la maturité politique aiguë, la discipline et la conduite citoyenne lors des dernières manifestations publiques.
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