Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi est rentré dans la soirée de ce jeudi 04 Novembre 2021 à Kinshasa, après sa participation au sommet de G20 sur le changement climatique à Rome en Italie.
Ce retour triomphal a été caractérisé par un accueil chaleureux de la part des hautes personnalités du pays et militants des partis et regroupements politiques alliés à l’UDPS, qui se sont mobilisés comme un seul homme pour cette fin.
Cependant, les députés pro Katumbi ont brillé par leur absence à cette activité décriée par quelques opposants, qui estiment qu’il s’agit là de l’instauration de la « dictature Mubutisme ».
Moïse Katumbi n’a pas mobilisé pour le retour de Félix Tshisekedi. Aucun drapeau de Ensemble pour la République n’a été visible à l’Aéroport de N’djili.
D’après une certaine indiscrétion, l’ancien gouverneur de l’ex Province du Katanga aurait instruit ses proches de ne pas prendre part au retour du chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Vraisemblablement, il y a fissure au sein de l’Union sacrée, au regard du refus de Moïse Katumbi qui a boudé de sensibilisation pour le retour de son actuel allié Félix Tshisekedi. Cela constitue un signe qui atteste que le richissime congolais s’apprête à quitter vraiment l’Union sacrée de la nation, lui qui a une force représentative au niveau de l’Assemblée nationale.
L’accueil qui a été réservé au Chef de l’État, Félix Tshisekedi, ce jeudi 4 novembre 2021 à l’aéroport de Ndjili après sa tournée diplomatique, n’a pas laissé indifférent le mouvement citoyen la Lutte pour le Changement (LUCHA). D’après le communicateur de la Lucha, Jacques Issongo, c’est le retour en force de la République « Mobutienne » où, dit-il, il y a un parti État.
Cet activiste pro-démocratie, contacté par POLITICO.CD, rappelle, à ce sujet, que ce parti État demandait à ce que les activités soient paralysées le pays ou dans la capitale où le Président Mobutu devrait venir afin que les citoyens l’accueillent.
« Nous ne comprenons pas une si grande institution de la République qui est à la deuxième l’Assemblée nationale que les députés puissent être mobilisés pour aller accueillir le Président de la République. C’est vraiment quelque chose qui n’avait pas existé même sous Kabila où il y avait effectivement une dictature ouverte», regrette-t-il.
Il pense, ce pendant, que cette habitude est à décrier parce que, explique-t-il, le Président de la République, c’est vrai que c’est une institution, il a ses militants de son parti qui peuvent être mobilisés, mais jusqu’à mobiliser les élus du peuple qui devraient normalement se réunir autour d’une plénière aujourd’hui, ils doivent l’annuler pour aller l’accueillir, selon lui, «c’est inadmissible pour un État qui se dit démocratique».
«Pour nous, nous pensons que ces sont des attitudes à oublier et à laisser parce que nous ne sommes plus à l’époque où on avait un seul parti ou un parti État où toutes les administrations publiques et même les écoles et des universités devraient fermer pour accueillir un homme. Et d’ailleurs, même s’il faut accueillir, mais le Président Tshisekedi voyage beaucoup donc chaque fois qu’il va sortir du pays et à son retour nous allons observer ses scènes ? C’est inadmissible parce que par mois l’homme voyage au moins une fois comment ça va se passer ? C’est révoltant, c’est très désolant», déclare le communicateur de la Lucha, Jacques Issongo.
Pour ce mouvement citoyen la Lucha, «le régime Kabila était mauvais. Celui de Tshisekedi est pire».
LUCHA a, à travers son Twitter, indiqué que « sauf que ce n’est pas cette crasse, le problème. Le problème c’est nous, les 100 millions de congolaises et congolais qui acceptons d’avoir ces individus comme dirigeants, au XXIème siècle».
L’Union sacrée se vide petit à petit, après le départ du député national Delly Sesanga et son parti politique “Envol”, ce jeudi 04 novembre c’est le tour du député provincial Mike Mukebayi.
Cet élu de la commune de Lingwala dénonce le mauvais fonctionnement de l’union sacrée de la nation suite à la crise due à l’organisation et la préparation de la phase électorale en République Démocratique du Congo.
Élu sous le label “AMK”, Mike Mukebayi invite Moïse Katumbi et tous les membres d’Ensemble pour la République de quitter l’union sacrée de Félix Tshisekedi.
Pendant ce temps, le numéro un d’Ensemble pour la République poursuit ses consultations afin de donner sa position sur son avenir au sein de l’union sacrée.
Le rétablissement de la sécurité et de la paix sociale dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri n’a pas de prix. Après avoir entendu la ministre de la Justice et Garde des sceaux, Rose Mutombo, le Sénat a voté au cours de sa plénière d’hier mercredi 3 novembre en visioconférence, le projet de Loi portant prorogation de l’état de siège dans une partie du territoire national, à savoir les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
C’est donc pour la 11ème fois que la chambre haute du Parlement proroge l’état de siège décrété début mai dernier, par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi dans ces deux provinces de la partie orientale de la RDC. Ce, après présentation de ce projet de Loi par le ministre de la Justice en compagnie de son collègue des Relations avec le Parlement, Anne-Marie Karume Bakanene et de la Recherche scientifique José Mpanda.
Dans son exposé, Rose Mutombo a fait part aux élus des élus des réalisations des Forces armées de la RDC sur le terrain dans le cadre la restauration de la paix dans ces deux provinces.
« Sur 109 membres qui composent le Sénat, 89 membres ont pris part au vote. De ces 89 membres, 84 membres ont voté oui. 4 membres ont voté non et 1 a voté par abstention. En conséquence, le Sénat vote le projet de Loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège proclamé sur une partie du territoire de la RDC. Il sera transmis au président de la République pour prorogation« , a déclaré le président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo, avant de saluer le discours du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi du haut de la tribune de Cop26.
Le bureau du Sénat a, au cours de cette même plénière, communiqué aux sénateurs les trois propositions de Loi et les trois projets de Loi qui seront traités durant la session parlementaire en cours.
Il a également annoncé à la plénière que dans le cadre du contrôle parlementaire, 12 questions orales avec débat et une interpellation des ministres et gestionnaires ont été enregistrés. Ils seront programmés dans les jours à venir.
Affaire Bukavu, L’artiste musicien Koffi Olomide à Nkamba, Le retour de Félix Tshisekedi à Kinshasa : Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo a réagi.
La marche du Bloc patriotique, initialement annoncée pour ce week-end, est reportée au samedi 13 novembre 2021. L’annonce a été faite par Jean-Bosco Lalo, président du Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques au Congo (CALCC) au cours d’une rencontre hier mercredi avec la presse. « Il s’agit d’éviter les affrontements avec les autres organisations qui ont prévu leur manifestation le même jour, c’est-à-dire ce samedi« , argumentent les organisateurs de cette marche voulue pacifique.
Le camp Fayulu, Kabila, Katumbi, Muzito, mouvements citoyens…a prévu une marche pour ce samedi 6 novembre à travers tout le territoire national pour dire non à ce qu’il qualifie de « dictature de Tshisekedi« .
Cette nouvelle plateforme née au lendemain de l’investiture de Denis Kadima à tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait annoncé sa marche depuis le mardi 26 octobre au cours d’une conférence de presse animée par les principaux représentants de l’ECIDE, du Nouvel Élan, du FCC… au CEPAS à la Gombe.
Dans une certaine mesure, avait déclaré le Bloc patriotique, « cette manifestation populaire des opposants au régime Tshisekedi compte également dire non à une CENI politisée, à l’abrutissement des élèves, à la paupérisation des enseignants, à l’absence de l’autorité de l’Etat et à l’escroquerie via le Registre des appareils mobiles (RAM)« .
Plusieurs partis et regroupements politiques ainsi que des mouvements citoyens avaient confirmé leur participation à cette procession dont la coordination est assurée par le CALCC et le Ministère des laïcs protestants (Milapro).
Dans une correspondance du 2 novembre adressée respectivement à Me Lalo Kpasha Jean-Bosco, président du CALCC et Jeef Pambi, secrétaire général du Milapro, ce qu’on peut désormais appeler la branche du FCC, a confirmé sa participation à la marche du Bloc patriotique.
« Nous avons le réel plaisir de vous confirmer par la présente, la participation des partis et regroupements politiques du Front commun pour le Congo (FCC/Opposition) à la marche des Forces sociales et politiques de la Nation de ce 6 novembre 2021 dont vous assurez la coordination« , peut-on lire dans ce document portant la signature de Me Constant Mutamba Tungunga, secrétaire rapporteur.
Dans cette même correspondance dont une copie est parvenue au site Yabisonews.cd, le FCC/Opposition explique que c’est ce qui ressort de l’option qui a été levée par la Conférence des présidents des partis et regroupements politiques le 1er novembre courant.
Et d’ajouter: « Nous vous rassurons de mobiliser tous les mouvements et partis politiques restés réellement fidèles à notre Autorité idéologique, son Excellence Joseph Kabila Kabange, à souscrire à la déclaration du 24 octobre 2021« , promet le FCC/Opposition.
Les organisateurs de la marche pacifique reportée au 13 novembre prochain ont également adressé une correspondance au gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, l’informant du report de leur marche.
« Aux fins d’éviter les violences et préserver le caractère pacifique de notre marche, nous avons décidé de décaler d’une semaine notre marche en la reprogrammant pour le samedi 13 novembre 2021. Cette marche partira de quatre axes (4 districts) de notre ville-province de Kinshasa pour se terminer au Palais du peuple où un mémorandum sera déposé. Les détails de la cartographie vous seront communiqués lors de la réunion avec vos services compétents« , argue le document signé de Jeef Pambi Mabudiga (Milapro/ECC) et Jean-Bosco Lalo PKASHA (CALCC/Cenco).
T’LA – Toute l’actualité de la RDC avec l’analyste politique Fabien Kusuanika. Sujet : Quid du bloc Lamuka FCC + UDPS fête « le meilleur président du monde ».
Si le culte de la personnalité est un des critères pour évaluer le cheminement d’un Etat vers la dictature, il y a de quoi s’inquiéter en République démocratique du Congo où le protocole d’Etat a fait parvenir un message à tous les députés nationaux pour leur demander de se rendre à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir le monarque revenant d’un énième voyage. « A l’occasion du retour au pays de son Excellence Monsieur le Président de la République, il est demandé aux Honorables Députés de se présenter demain jeudi 04 novembre 2021 dès 6h00′ au Palais du Peuple pour leur départ à l’aéroport international de N’djili ». Signé Le Protocole
Cette fois-ci, le président-voyageur avait mis le cap sur Israël (où il a été fait docteur honoris causa d’une université) avant de mettre le cap sur le sommet du G20 à Rome (en tant que président momentané de l’Union africaine) et de se rendre à la COP26, comme la plupart de ses homologues (Pourvu que le Premier ministre belge ne nous demande pas de venir l’accueillir au petit matin à l’aéroport de Melsbroek !).
« Un succès diplomatique » pour certains partis de la majorité qui y sont allés de leur communiqué, comme les jeunes de l’UDPS (qui donnent désormais le titre de « Docteur » à « leur » président) , pour appeler la population à sortir dans la rue pour accueillir ce héraut des temps modernes.
Dans un communiqué rendu public le mardi dernier à Kinshasa, la conférence des présidents du Front Commun pour le Congo (FCC) est revenue sur la grève des enseignants et du personnel de santé qui paralyse la République Démocratique du Congo.
Sur ce , la famille politique de l’ex président Joseph Kabila invite « instamment » le gouvernement à répondre à toutes ses revendications « légitimes », afin de ne pas préjudicier la scolarisation des enfants et la santé des congolais.
« Le FCC est tout autant préoccupé par le non paiement à date des salaires des fonctionnaires de l’État pour le mois d’octobre, ce qui a pour effet d’accroître la pauvreté et la précarité, et de mettre davantage en exergue le caractère injuste et inhumain de la taxe dénommée RAM, ainsi que l’urgence de sa suppression pure et simple », rapporte le FCC
En rappel , le gouvernement de la République fait face à la crise sociale marquée souvent par des grèves dans plusieurs secteurs de la vie nationale notamment l’enseignement, la santé, fonctionnaires souvent en grève pour exiger au gouvernement l’amélioration de leurs conditions de vies et de travail. Des discussions sont en cours entre le ban syndical et le gouvernement pour tenter de trouver des solutions à ces problèmes.
Au cours d’un point de presse tenu le mercredi à Kinshasa, Me Nicolas Lenga, porte-parole d’Envol a décrié le processus sans consensus ayant conduit à la désignation, entérinement, investiture et installation des membres du Bureau de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni).
Au regard des enjeux de l’heure, le parti cher à Delly Sesanga a décidé d’oeuvrer désormais comme une force politique autonome en République démocratique du Congo.
Cela conforment à sa déclaration des principes du 6 février 2010 et des Résolutions de son bureau politique de juillet 2019, et continuera a militer aux côtés des autres forces politiques et sociales qui le souhaitent, pour assurer l’amélioration réelle des conditions de vie sociale des congolais, garantir la cohésion nationale, préserver la souveraineté nationale, respecter les droits et libertés des congolais.
Dans cette lutte, l’ENVOL compte sur les vingt-trois Coordinations provinciales, ainsi que les cent vingt-trois Fédérations installées et qui fonctionnent dans le pays, avec un élan permanent d’expansion du parti.
De ce fait, le parti qui a claqué la porte de l’Union sacrée appelle tous les congolais et congolaises épris de bon sens à adhérer à sa lutte, notamment en prenant une part active à la campagne de sensibilisation et mobilisation pour une loi électorale garante de l’intégrité du droit de vote, à travers l’organisation des élections crédibles, transparentes et démocratiques, avec la publication des vrais résultats.
Il faut signaler que ce depuis le 30 octobre dernier que le comité national de Envol a pris la résolution de quitter l’Union sacrée après avoir constaté la dégradation continue de la situation sociale, économique, sécuritaire.
A l’occasion du retour au pays du président de la République, Félix Tshisekedi, les hommes forts du pouvoir mobilisent les militants et cadres de leurs différents partis et regroupements politiques à réserver un accueille chaleureux à celui qui a représenté l’Afrique au sommet de Cop 26 à Rome.
De l’aéroport de N’Djili, le Chef de l’État va marcher avec les militants de sa familles politique, sur la zone neutre sur laquelle, selon Gentiny, on ne pouvait plus manifester.
Fatshi ne sera pas seulement avec les militants, mais aussi avec les députés nationaux, qui sont invités à se présenter le jeudi 04 novembre 2021 dès 6h00′ au Palais du Peuple, pour leur départ à l’aéroport international de N’djili.
« À partir du pont Matete jusqu’à l’aéroport international de Ndjili, ce périmètre est devenu une zone neutre sur laquelle on ne peut plus manifester », disait fin septembre le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila.
Un appel qui semble ne pas avoir convaincu l’opposition.
« A cette allure, le pays n’a aucun espoir ! », réagit un député qui a requis l’anonymat. « Ce sont les pratiques décriées sous Mobutu et sous les Kabila », insiste cet élu nationale, qui refuse de marquer sa présence à l’aéroport international de N’Djili.
Et même dans les rangs de l’Union sacrée, la nouvelle majorité de Tshisekedi cela crée de réelles dissensions.
Le rendez-vous de ce jeudi, sera un test de maturité pour la famille politique de Tshisekedi, qui est d’ores et déjà secouée par des tensions internes et qui a enregistré quelques défections, dont celle de Delly Sesanga, et éventuellement de Moïse Katumbi, de prouver si elle est toujours majoritaire ou pas au Parlement.
Cet accueille de Félix Tshisekedi va provoquer sans nul doute, une levée de boucliers au sein et de sa famille politique, et de l’opposition politique.
Martin Fayulu, candidat malheureux lors de la dernière présidentielle, dont il conteste toujours les résultats, aura une occasion de tester la température des députés nationaux de l’Union sacrée.
Notez que, dans l’entourage du président Félix Tshisekedi, on se félicite de son intervention au sommet de Cop26, comme président de l’Union sacrée, qui serait le meilleur des tous en raison de son brio discours.
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