Après la publication du gouvernement Sama Lukonde le lundi 12 avril dernier, des réactions se multiplient.
Dans un message de félicitations, mercredi, le Parti Lumumbiste Unifié et le Regroupement Politique PALU et Alliés remercient le président de la République et le premier ministre Sama Lukonde pour la nomination de Didier Mazenga.
« Nous tenons, à cette occasion, à remercier cordialement son excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l’État, à qui nous exprimons nos hommages les plus déférents ainsi qu’à son excellence Jean-Michel Sama Lukonde, premier ministre, chef du gouvernement, pour la nomination du camarade Didier Mazenga Mukanzu au poste de ministre à l’Intégration régionale », peut-on lire dans ce message.
Tout en félicitant « l’heureux nommé », le Palu appelle Didier Mazenga à rendre la région Afrique « un espace réellement intégré dans la recherche de la paix, de la sécurité, de la coopération et du développement durable, seul prix à dépasser, aux fins de relever le défi de l’extrême pauvreté et de la précarité semblable qui gagnent la vitalité du continent. »
Il sied de préciser que c’est depuis le lundi 12 avril que l’équipe gouvernementale du premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a été publiée. Elle est composée de 56 membres dont 27 % des femmes.
Au lendemain de la publication du gouvernement Sama Lukonde, l’ancien dircab de Félix Tshisekedi a salué mercredi 14 avril le choix des ministrables. En plus de félicitations adressées aux cadres de son parti nommés ministres, VK a invité les membres du nouvel exécutif à mouiller le maillot pour la République.
« Mes félicitations aux camarades de l’UNC nommés ministres d’état, ministres et vice-ministre du gouvernement », dit-il, avant de rappeler que « l’heure est au travail pour répondre aux besoins de la population ».
Tout joyeux, Kamerhe a aussi félicité Nicole Bwatsha, haut cadre de son parti, nommée directrice adjointe de cabinet de Félix Tshisekedi.
« Je félicite également Madame Nicole Bwatsha nommée ce soir Dircaba du chef de l’Etat ».
Bien qu’en prison, le président de l’UNC reste toujours un animal politique. Le meilleur élu des législatives nationales de 2018 garde toujours le contrôle de sa machine politique.
On remarque dans le quota de l’UNC, ses hommes clés. Ce sont d’abord des intelligences qui ont brillé par des réalisations palpables au gouvernement précédent et au parti.
Les warriors de l’UNC dans le gouvernement Sama Lukonde sont Aimé Boji Sangara, ministre du Budget, Molendo Sakombi, ministre des Affaires foncières, Eustache Muhanzi, ministre de l’Entrepreneuriat, petites et moyennes entreprises et Amato Bayubasire, vice-ministre de la Justice.
Le président Tshisekedi a remanié son cabinet ce mercredi 14 avril 2021.
Dans une ordonnance lue à la télévision nationale RTNC par son porte parole Kasongo Mwema Yamba Yamba, Tshisekedi a décidé de nommer 3 directeurs de cabinet adjoints.
André Wameso a été nommé aux questions économiques et financières, Nicole Bwatsha Ntumba sera chargée des questions Politiques, Juridiques et diplomatiques et Olivier Mondonge s’occupera de matière liée au progrès social.
Ces derniers remplacent successivement, Ghislain Nyembo, aujourd’hui directeur de cabinet, Casimir Eberande Kolongele, nommé ministre du numérique et Gety Mpanu-Mpanu.
Bien avant ces nommitions Nicole Bwatshia Ntumba était conseillère principale au collège juridique. De son côté, André Wameso était ambassadeur itinérant du chef de l’État.
Quant à lui, Olivier Mondonge, il était déjà l’un des 4 directeurs de cabinet adjoint.
Ce remaniement partiel a été opéré 48h après la sortie du gouvernement.
En République Démocratique du Congo, les réactions ne cessent de tomber après la publication du gouvernement de l’Union sacrée.
A son tour, le parti Bundu Dia Mayala (BDM) de Zacharie Badiengila dit Ne Muanda Nsemi a présenté ce mercredi 14 avril ses regrets suite à l’absence des ses membres dans la nouvelle équipe de Sama Lukonde.
A en croire Muanda Nsemi, le président de la république doit honorer sa promesse en lui confiant cette-fois ci un poste de responsabilité comme mandataire public.
« Les membres de Bundu Dia Mayala ont constaté leur absence dans ledit gouvernement malgré leur participation aux différentes consultations. Nonobstant ce qui est arrivé, le parti politique BDM déclare ce qui suit : nous sommes confiants que le président de la République tiendra sa promesse faite à l’honorable Ne Muanda Nsemi et que dans la répartition des postes qui suivra tant dans les entreprises publiques tant dans d’autres organes de gestion de la république, le parti BDM et son président se retrouveront ; nous réitérons notre soutien au Chef de l’Etat et au gouvernement de l’union sacrée de la nation », a dit Muanda Nsemi
Ce nouveau gouvernement est nommé quatre mois après la rupture de la coalition du président Tshisekedi avec son prédécesseur Joseph Kabila.
Il s’appuie sur une majorité de l »union sacrée de la Nation », obtenue par les partisans du président Tshisekedi qui ont renversé la précédente majorité pro-Kabila dans les deux chambres.
Des proches des anciens opposants, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, occupent des postes stratégiques. C’est le cas d’Eve Bazaïba, secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC) de M. Bemba, qui est nommée ministre de l’Environnement avec rang de vice-Premier ministre.
Christophe Lutundula, un partisan de Moïse Katumbi, a été nommé au ministère des Affaires étrangères. Christian Mwando, un autre lieutenant de l’ancien gouverneur du Katanga a pris le ministère du Plan.
Le parti de Moise Katumbi fait son entrée dans le nouveau gouvernement Lire aussi →Jean-Michel Sama Lukonde, nouveau Premier ministre en RDC
Le ministre de la Défense est un général-médecin à la retraite, Gilbert Kabanda, proche du président Tshisekedi, et celui de l’Intérieur est Daniel Aselo Okito, secrétaire général adjoint de l’UDPS, le parti présidentiel.
Patrick Muyaya Katembwe, 39 ans, est le nouveau ministre de la communication et des médias. Il est licencié en Journalisme, option Politique Extérieure (Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication, 2007),
Le MLC de Jean-Pierre Bemba fait également partie du nouveau gouvernement Les critères de la nouvelle équipe. Auparavant, le Premier ministre Jean Michel Sama Lukonde, a donné au sortir d’une audience avec le Président Félix Tshisekedi, les critères du gouvernement de l’Union sacrée :
-Taille réduite
-Participation de la femme
-Participation de la jeunesse
-Représentativité nationale et inclusivité des forces politiques.
Et son compte tweeter, M. Sama apporte ces précisions :
Soulignons aussi que la plupart des membres de ce nouveau gouvernement sont des élus du peuple tirés du Parlement. Ce qui fait que cette équipe pourrait bénéficier de la confiance de la population.
Masolo Na Député – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable député Eliezer Ntambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Gouvernement Sama, ba mécontents ba bandi kosilika.
Le Premier Ministre , Jean-Michel Sama Lukonde a dévoilé la composition de l’équipe gouvernementale depuis ce lundi 12 avril 2021.
Un gouvernement de 57 membres issus de 24 regroupements politiques ayant adhéré à l’Union Sacrée après l’effritement de l’ancienne majorité parlementaire détenue alors par Joseph Kabila.
En dépit de la réussite à former un gouvernement plus au moins accepté( acceptable) par la population, l’Union Sacrée connaît d’intenses frustrations dans le camp des députés qui ont participé ,décembre dernier à ce vent de changement, en destituant Jeannine Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale.
Ces élus du peuple ont été en réunion ce mercredi 14 avril au palais du peuple lever une option à prendre sur les perspectives et enjeux politiques de l’heure.
La délégation des députés nationaux Union Sacrée de la Nation candidats mais non retenus dans le gouvernement Sama Lukonde promettent une déclaration ce jeudi sur la situation politique sur cette sortie du gouvernement.
Vont-ils se désolidariser de leurs engagements ou renouveler leur confiance ? Toutes ces questions taraudent nos esprits auxquelles les réponses claires et nettes seront trouvées et connues ce jeudi.
D’après nos sources, ces députés s’estiment floués par Jean-Marc Kabund qui leur a fait croire toutes sortes de bonnes choses dont la réalisation pose grand problème. L’Union Sacrée de la Nation serait-elle devenue un bateau qui tangue.
Un policier a été tué au cours d’une incursion des présumés miliciens Bakata-Katanga dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15 avril dans la ville de Lubumbashi en province du Haut-Katanga.
D’après la cellule de communication du commissariat provincial , un groupe de miliciens ont attaqués une position de la PNC dénommé » 200 maisons » aux environs de 23 heures.
Le bilan provisoire fait état d’un mort et un assaillant capturé.
» Un Policier tué, deux blessés graves dont un policier et 1 milicien et un assaillant capturé, tel est le bilan Provisoire de l’incursion des présumés insurgés Mai-Mai/ Bakata-Katanga au campement des policiers appelé 200 maisons, non loin de terre rouge, cette nuit à 23h:00 » a annoncé la cellule Communication PNC
Par ailleurs, plusieurs dégâts matériels ont été signalés et les blessés sont acheminés dans une structure sanitaire provinciale.
Cependant, le commissariat provincial de la police nationale congolaise (PNC ) du Haut-Katanga, fait savoir que la situation sécuritaire actuelle demeure sous contrôle des forces loyalistes et appelle la population à la vigilance.
Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a, dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce mercredi 14 avril 2021 au sujet de la composition du gouvernement récemment publié, souhaité une réussite totale à cette équipe.
D’après le numéro deux du parti présidentiel, c’est une bonne équipe qui ne va pas échouer.
« C’est une très bonne composition du gouvernement. Je pense que j’ai été disponible à informer les congolais à chaque étape de l’évolution sur la sortie du gouvernement, fort malheureusement j’ai été toujours mal compris. Mais Dieu merci le gouvernement est sorti, ce qui reste c’est de souhaiter une bonne chance à nos nouveaux nominés, puisque ce qui est prioritaire dans cette affaire c’est de résoudre les problèmes des congolais. Je peux souhaiter une réussite totale à cette nouvelle équipe gouvernementale. C’est une bonne équipe qui ne va pas échouer, qui va atteindre ses objectifs », a déclaré Augustin Kabuya.
Il sied de rappeler que ce nouveau gouvernement que dirigera le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde est composé de 56 membres dont 27% sont des femmes.
Noël Tshiani Muadiamvita, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 en RDC, explique pourquoi la fonction de président de la République doit être réservée uniquement aux Congolais nés « de père et de mère » congolais.
Alors que son idée fait polémique, l’économiste assure que sa proposition, relative aux conditions d’accès au poste de président de la République, n’est pas discriminatoire.
« Il faut [plutôt] prévenir que guérir. La présidence de la République doit être réservée à ceux qui sont 100% Congolais, loyaux 100% à la République démocratique du Congo », soutient Tshiani Muadiamvita.
Cette proposition qu’il fait, selon lui, est dans « l’intérêt national ». Pour lui, il s’agit de s’assurer que la RDC sera toujours « dirigée par l’un d’entre nous ».
Dans une interview accordée mardi dans la soirée à Radio Okapi, l’ex-fonctionnaire de la Banque mondiale reconnaît cependant que le fait d’être Congolais « de père et de mère » n’est pas une garantie d’efficacité :
« On n’a pas été préparé pour gérer le Congo comme il le fait. Et d’ailleurs, c’était préparé stratégiquement par le colonisateur pour qu’on puisse aboutir à une catastrophe sur le plan de la gestion. Maintenant, après Kasa-Vubu, il y a eu Mobutu, même chose, Kabila père, même chose, Kabila Fils, même chose. Ils n’ont été préparés, ça n’a rien à avoir avec le fait d’être Congolais. »
Critik Infos de ce mercredi 14 avril 2021 – Toute l’actualité de la RDC avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Tous les leviers du pouvoir entre les mains de Fatshi : Alors le peuple ?
L’ancien chef de l’État Joseph Kabila a reçu Bintou Keita, représentante spéciale d’António Guterres et Chef de la MONUSCO, ce mercredi 14 avril 2021 à Kashamata, banlieue de Lubumbashi.
Kabila et Keita, ont évoqué les questions liées à la politique, sécurité et la Monusco.
« Conversations courtoises et pleines d’enseignements », a dit Kikaya Bin Karubi.
Arrivée à Lubumbashi le 13 avril 2021, Bintou a eu déjà des échanges avec Moïse Katumbi et le gouverneur du Haut-Katanga.
Son déplacement pour Lubumbashi s’inscrit aussi dans le cadre dans le cadre de se rassurer de la sécurité et la sûreté de l’ensemble du personnel des Nations-Unies dans cette partie du pays.
« Je suis la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies. Nous avons des Agences et Programmes ici à Lubumbashi, et dans ce rôle et pas celui de cheffe de la MONUSCO, mais comme agent habilité pour la sûreté et la sécurité de l’ensemble du personnel des Nations-Unies « , avait dit Bintou Keita, après sa rencontre avec Jacques Kyabula Katwe.
Le parti de l’ex-spécialiste de la Sécurité de Mobutu, Honoré Ngbanda, décédé le 21 mars dernier, n’aura pas attendu un mois après la disparition de son chef pour se déchirer.
Trois jours après le décès au Maroc d’Honoré Ngbanda (surnommé « Terminator » lorsqu’il officiait au Zaïre), un des quatre vice-présidents de l’Apareco (Alliance des patriotes pour la refondation du Congo), l’ex-directrice de cabinet du défunt, Candide Okeke, a été désignée présidente nationale du parti ad intérim, selon un communiqué signé par le secrétaire général Patrick Lukika.
Le 8 avril, Candide Okeke a procédé à une série de nominations qui ont provoqué une révolte au sein de la formation politique en exil. Le même jour, en effet, le comité national de l’Apareco soulignait dans un communiqué rédigé à Paris – ou ce parti est établi – qu’étant intérimaire, Mme Okeke ne peut qu’ »expédier les affaires courantes » et qu’elle n’a été nommée que « pour une période intérimaire allant jusqu’aux obsèques de notre regretté Président ». Ces obsèques n’ont toujours pas eu lieu: la famille Ngbanda rencontrerait des difficultés à amener le corps du défunt du Maroc en France en période de pandémie.
Selon ce communiqué du comité national, le congrès du parti « sera convoqué endéans les soixante jours suivant son inhumation » pour choisir un nouveau chef du parti. « L’empressement qu’affiche Madame Candide Okeke dans ces conditions pose certainement bien des questions à l’opinion. Par conséquent, nous rejetons avec la plus grande force toutes ces nominations qui ne reflètent ni l’esprit de nos statuts ni la bonne pratique en la matière ».
En RDC, Adolphe Muzito et Martin Fayulu, deux des leaders de la plateforme politique Lamuka, s’entendent sur un point, celui de soutenir la demande d’un tribunal international pour la RDC. Ils l’ont dit dans une déclaration faite mardi 13 avril à Kinshasa.
Exacerbée par la situation sécuritaire dans la partie est du pays, la fraction de Lamuka qui reste dans l’opposition au pouvoir actuel, s’est adressée directement à la communauté internationale pour lui demander mettre en place une cour internationale pour le Congo.
Adolphe Muzito, un des leaders de la plateforme s’insurge notamment sur la situation dans l’est du pays au micro de notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe : « Nous sommes occupés, dominés, exploités par les forces extérieures qui pillent nos richesses et nos dus. Alors pour faire oublier ça, on instrumentalise la population ou les populations en opposant les ethnies les unes contre les autres. Face au massacre de nos populations à l’est du pays, les pillages de nos ressources, le dépeuplement de nos populations et les remplacements par les populations pays voisins, la communauté internationale ne peut pas nous dire aujourd’hui 20 ans après qu’elle ne connait pas, qu’elle ne sait pas qui tue à l’Est du pays, qui pille, qui sont derrière, qui oriente, qui instrumentalise et qui bénéficie de ces pillages, de ces tueries. »
Il explique pourquoi la solution doit venir d’une cour internationale pour lui et Martin Fayulu : « Voilà pourquoi Lamuka dit aujourd’hui que : « trop c’est trop », il faut que la communauté internationale s’implique, que l’ONU s’implique, que le Conseil de sécurité pointe du doigt, parce qu’elle connaît à travers ses rapports, elle connaît qui sont ces auteurs. Que les sanctions soient prises, que le responsable soit puni, mais tout ça à travers la cour internationale pour les Congolais. »
Faut-il organiser les élections en 2023 avec l’actuel fichier électoral pour se conformer à la Constitution ou faire le recensement de la population afin d’avoir un fichier fiable et tenir les élections « crédibles » plus tard ? La question fait l’objet d’un débat houleux à l’Assemblée nationale, à l’issue de l’avis éclairé émis par le président de la CENI. Pour Corneille Nangaa, le recensement ne peut pas être un préalable à la tenue des élections en 2023. « Lier les élections au recensement général de la population est dangereux ». Il a placé les élus du peuple devant leur responsabilité, en leur montrant les conséquences de chaque choix. Quoiqu’il en soit, Nangaa a précisé que « l’organisation des élections relève de la volonté politique ».
« Lier les élections au recensement général de la population est dangereux dans la mesure où les deux activités ne dépendent pas des mêmes institutions et n’obéissent nullement aux mêmes contraintes calendaires ». C’est la mise en garde du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à propos de l’épineuse question du recensement avant la tenue des élections en 2023. Corneille Nangaa répondait ainsi, mardi 13 avril, aux questions des députés nationaux, après la présentation la semaine dernière du rapport général sur le processus électoral.
Dans sa réplique mardi, le président de la CENI est revenu également sur les principales réformes ainsi que les préalables pour la tenue des élections de 2023. Pour M. Nangaaa, le processus a pris du retard. On ne doit pas se voiler la face. Il faudra mettre les bouchées doubles et faire diligence pour se rattraper si l’on tient à respecter le délai constitutionnel et préserver la paix sociale. À cet effet, il a noté qu’il est évident que certaines de ces activités auraient dû commencer dès 2019. C’est le cas notamment des réformes et le changement des animateurs de la CENI. Il a aussi ajouté que ces retards sont rattrapables avec la volonté, les moyens et la planification judicieuse.
Le président de la CENI a également insisté sur les prochaines échéances. « Dans les jours qui viennent, le débat sur la qualité du fichier électoral va s’inviter. C’est bien ça la preuve d’une bonne respiration de la démocratie dans notre pays, chacun ayant son point de vue. Quoiqu’il en soit, il y a lieu de noter que l’organisation des élections relève de la volonté politique », a-t-il déclaré.
IT/Dépolitiser la CENI
Dans sa présentation à l’Assemblée nationale du rapport général de la CENI sur le processus électoral 2012-2019, Corneille Nangaa a formulé des propositions pertinentes qui mettent les acteurs politiques devant leurs responsabilités. « Il faudrait la dépolitisation de la Commission électorale nationale indépendante pour sa crédibilité ; se battre pour l’organisation des élections dans le délai ; ne pas conditionner l’organisation des élections au recensement de la population, faire le choix des acteurs indépendants à la tête de la CENI, mais également prendre en compte la proposition de loi du député Christophe Lutundula », a suggéré le président de la CENI.
Par ailleurs, Corneille Nangaa a souligné que la CENI est le premier conseiller du gouvernement en matière électorale. Avant d’ajouter que la République démocratique du Congo a des experts en cette matière. Les politiques peuvent s’en servir pour faire avancer la démocratie.
Pendant que l’organisation des élections en 2023 divise la classe politique, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), elle, fait pression pour la tenue de ces scrutins dans le délai constitutionnel. L’Église catholique a accentué, récemment, la pression sur le pouvoir en place par la publication d’une « feuille de route » devant conduire aux élections prévues en 2023 alors que des voix s’élèvent au sein même du parti du président Félix Tshisekedi, l’UDPS, pour conditionner la tenue de prochains scrutins par le recensement général de la population, ce qui devrait retarder l’échéancier.
La feuille de route dévoilée en présence des diplomates et autres acteurs de la Société civile congolaise inclut une série d’activités en périodes préélectorale, électorale et post-électorale, a déclaré l’abbé Donatien N’shole, secrétaire général de l’influente Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), actrice clé dans la résolution des crises au Congo depuis des décennies.
« En ce qui concerne les évêques, fidèles à leur mission solidaire des aspirations du peuple, ils réaffirment avec force, leur engagement à préparer le peuple congolais et d’accompagner ses dirigeants pendant cette période qui précède la tenue des élections de 2023. Voilà pourquoi nous lançons ce jour la feuille de route électorale de la CENCO intitulée Agenda 2023 », avait déclaré l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO lors de la cérémonie de lancement de la feuille de route électorale, le 18 mars 2021, au siège de l’épiscopat à Kinshasa.
« Nous espérons bien que les députés ainsi que les sénateurs auront hâte d’en finir le plus tôt que possible pour que l’équipe de la CENI qui sera mise en place ait suffisamment de temps pour la planification des opérations », a martelé le secrétaire général de la CENCO.
Bien avant les évêques catholiques, le président de l’Assemblée nationale a rassuré, à l’occasion de la rentrée parlementaire, le 15 mars, que les questions électorales seront priorisées au cours de la session en cours. Pendant ce temps, des organisations de la Société civile ont alerté ces dernières semaines sur « le retard » déjà enregistré dans les préparatifs de prochaines élections.
L’exposé du président de la CENI sonne donc comme une alerte à l’Assemblée nationale qui entend formaliser une série de réformes, notamment la loi électorale et la composition et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Dans ce dilemme de calendrier, le temps presse et chaque jour qui passe, compte pour prendre une option salutaire en vue de sauver la jeune démocratie congolaise.
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