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FCC : Cacophonie avec la création d’un courant progressiste

Dans son édition n°7975 paru jeudi 17 décembre à Kinshasa, Le Potentiel avait vu juste avec son titre : « Retombées du mémo des sénateurs à leur autorité morale. FCC : l’implosion en vue ». Quelques jours ont suffi pour que cette prédiction devienne une réalité. Dans une déclaration faite à la presse, le samedi 19 décembre, l’ANADEC de Aggée Aje Matembo précède les évènements au sein de leur plateforme politique et décide de la mise à l’écart de l’actuelle équipe dirigeante. Cette formation politique « annonce à l’opinion tant nationale qu’internationale que sont écartés à dater de ce jour de la coordination, de la sphère décisionnelle, de toute influence possible du FCC et relégué au sein de leurs partis politiques respectifs avec interdiction formelle d’engager le FCC puisque n’ayant plus qualité : Néhémie Mwilanya, Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Evariste Boshab et Adolphe Lumanu. Comme pour dire, les murs de l’édifice se fissurent au fur et à mesure que les jours s’égrènent. Les choses se sont précipitées depuis le revers subi lors du vote écrasant pour la déchéance de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda. L’avenir s’annonce donc sombre pour la famille politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila.

Dans une déclaration faite à la presse, samedi 19 décembre 2020, l’Alliance des Nationalistes pour la Démocratie et l’Emergence du Congo (ANADEC) du ministre de l’Aménagement du territoire, Aggée Aje Matembo, précède les évènements dans leur organisation politique et décide de la mise à l’écart de l’actuelle équipe dirigeante.

« Ne dit-on pas qu’on ne change pas l’équipe qui gagne, mais celle qui a échoué, qui continue d’échouer, et qui va encore échouer, doit impérativement être changée. Et ce, en toute urgence pour le bénéfice de notre famille politique », lit-on dans une déclaration signée par le rapporteur, Docteur Ivan Ilunga.

« Ainsi donc, poursuit le communiqué, eu égard à ce qui précède, l’ANADEC qui prône la lutte héroïque et patriotique de ses icônes idéologiques, réaffirme sa fidélité, sa loyauté et sa constance à son autorité morale, Joseph Kabila Kabange, président de la République honoraire, sénateur à vie et héros vivant ».

Cette formation politique annonce à l’opinion tant nationale qu’internationale que sont écartés à dater de ce jour de la coordination, de la sphère décisionnelle, de toute influence possible du FCC et relégué au sein de leurs partis politiques respectifs avec interdiction formelle d’engager le FCC puisque n’ayant plus qualité. Il s’agit, selon le communiqué de l’ANADEC, de Néhémie Mwilanya Wilondja, Aubin Minaku Ndjalandjoko, Emmanuel Ramazani Shadary, Evariste Boshab, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu.

Nouveau courant : FCC progressiste

Le parti de Aggée Matembo va plus loin, en annonçant le changement d’un nouveau courant politique dénommé FCC progressiste. Il s’agit, selon l’ANADEC, « d’un courant politique qui vient désormais donner espoir aux aigris, aux marginalisés et aux délaissés pour compte au prix du favoritisme en vue de conserver la majorité sacrée de la famille politique de Joseph Kabila Kabange ».

Le même document appelle tous les partis politiques Kabilistes et alliés à rejoindre la nouvelle dynamique de valeur au sein du FCC, en se désolidarisant des « caciques » qui ont fait preuve d’incapacité de porter la vision claire de Joseph Kabila pour l’intérêt suprême de la République.

Dans tous les cas, l’initiative de l’ANADEC intervient après qu’une bonne frange de sénateurs FCC a adressé un mémorandum à leur autorité morale, demandant la destitution du coordonnateur, Néhémie Mwilanya et tout son bureau à la tête de ce méga-regroupement politique qui détenait, jusqu’il y a peu, la majorité au sein des deux chambres du Parlement.

En clair, c’est une révolution de Palais dans la plateforme de Joseph Kabila. Le vent ravageur de la dynamique actuelle avec notamment l’Union sacrée de la nation lancée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, balaie tout sur son passage. Le FCC, déjà avec un leadership lacunaire, n’était voué qu’à l’écroulement.

Le Potentiel

Mbuta Likasu et Vincent analysent et critiquent la décision de Fally Ipupa sur sa carrière et l’album Tokooos 2

Tribunal : L’artiste musicien et l’analyste musical Mbuta Likasu et le chroniqueur Vincent Tshiluizi analysent et critiquent la décision de l’artiste musicien Fally Ipupa sur sa carrière et l’album Tokooos 2.

Course à la Primature : Bahati Lukwebo se met à la disposition de Félix Tshisekedi

L’Union Sacrée pour la Nation ne fera pas l’exception, en ce qui concerne la gestion des ambitions de ceux qui ont participé à sa réussite et qui désormais réclament une juste récompense pour les services rendus. Le Professeur Bahati en est l’artisan par excellence. D’abord, parce qu’il est ambitieux. Il planifie bien ses actions et entend que son travail soit payé avec une juste rémunération. Pour bien comprendre sa démarche, il faut remonter un peu aux élections de 2018 où il était l’un des mentors du FCC qu’il a porté sur les fonts baptismaux. La suite, on la connaît. Le Candidat Shadari du FCC mord la poussière aux élections et c’est Tshisekedi qui est élu Président. Seulement, le FCC a pris soins, avec les résultats qu’on connait des législatives, d’entourer Fatshi d’une fine toile qui gênait tous ses mouvements en s’arrogeant une majorité écrasante au Parlement et au Sénat. Ce sont les membres du FCC qui tirent les ficelles et qui distribuent les postes. Et Bahati n’entre pas dans leurs visions. Ses réclamations le mettent en difficulté avec la hiérarchie du FCC qui n’apprécie pas ses ambitions. Il entre en compétition avec elle et perd.

Mais, Bahati sait se montrer patient. Il avait compris que le genre de pouvoir que détenait le FCC finirait par s’effriter. Il jette alors son dévolu sur le Président de la République qui est loin de montrer la vigueur dont il fait preuve aujourd’hui au début de son mandat ; il doit jouer le profil bas pour s’accommoder aux conditions humiliantes que lui impose le FCC. Qu’à cela ne tienne, l’Autorité Morale de l’AFDC avait misé sur le bon cheval et s’est préparé à récupérer le fruit de son travail de fourmi qui lui a permis d’avoir une quarantaine de députés nationaux, une cinquantaine des députés provinciaux que le FCC lui avait à un moment ravi, dans une de leurs combines de dédoublement.

Autre temps, autre mœurs ! La justice le remet dans ses droits. L’avènement de l’Union Sacrée pour la Nation est une occasion de plus pour qu’il fasse valoir ses droits à être ambitieux. Cette fois, il regarde même un peu haut. La primature ne saurait être trop haute pour récompenser sa clairvoyance, sa confiance et son appui au projet.

C’est-ce qui explique la campagne médiatique discrète qu’il vient d’engager dans la presse, destiné à informer celui qui détient toutes les ficelles la hauteur de ses prétentions. Bien sûr, il ne s’impose pas, mais il rappelle le rôle de catalyseur qu’il a joué pour que l’Union sacrée existe et soit une réussite. Ensuite, pour sa stabilité, le nombre de députés Nationaux que son regroupement compte jouera le rôle de catalyseur et de leader. Le Président de la République qui doit tenir compte d’une possible tentative de retournement de la situation au Parlement, doit compter sur le groupe des fidélisés de Bahati Lukwebo pour maintenir l’harmonie dans la chambre basse.

De toutes les manières, à cause de ces arguments, Bahati Lukwebo est appelé à jouer un grand rôle dans l’Union pour la Nation. Peut-être pas au niveau qu’il fait valoir, mais au plus haut niveau. Le Président de la République qui est un bon politique doit en être conscient. Il doit désormais gérer les ambitions de ceux qui ont traversé et qui veulent des postes tout de suite. Des frictions seront possibles si le Président de la République ne gère pas sagement ce dossier délicat.

La prospérité

Couvre-feu à Kinshasa : la nécessité de repousser l’heure s’impose !

Au troisième jour de l’interdiction faite à la population de sortir de chez elle, des voix s’élèvent pour une évaluation sérieuse de la mesure gouvernementale.

Un spectacle de plus désolant a été observé le soir du vendredi 19 décembre à Kinshasa, au premier jour de l’entrée en vigueur du couvre-feu décrété par les autorités du pays, sur l’ensemble du territoire national. A Tshangu, dans la partie Est de Kinshasa, une foule sans nombre, scandant des slogans anti pouvoir en pleine marche, a été observée sur le boulevard Lumbumba. La procession était partie du Marché central vers les communes très peuplées de ce coin de la vaste capitale congolaise. Les vidéos existent.

Le même décor a été observé sur le boulevard colonel Mondjiba où des milliers de piétons, la peur dans le ventre, accourraient pour atteindre leurs milieux d’habitation avant 21 heures, heure du début du couvre-feu. Ici aussi, les images ont très largement été partagées sur les réseaux sociaux. Sur cette vidéo, la caravane piétonne très en colère, n’avait pas ménagé les dirigeants du pays. Particulièrement, le Président de la république Félix Tshisekedi, que les Kinois considèrent comme l’initiateur de cette décision qui a crée une vive polémique dès son annonce dans l’opinion.

Au regard de ces deux scènes populaires de mauvais augure, de nombreux observateurs estiment que la nécessité de repousser l’heure du couvre-feu s’impose dans les grandes villes du pays. Principalement à Kinshasa où la situation sociale parait plus spécifique que celle d’autres agglos du pays. Il s’agit en premier lieu du transport en commun qui demeure un véritable casse-tête pour tous les Kinois, qu’ils soient véhiculés ou pas.

Secret de polichinelle, les difficultés de mobilité des personnes dans la capitale congolaise se posent avec acuité. En plus de la rareté de moyens de transport en commun à des heures de forte affluence, les Kinois affrontent au quotidien des bouchons qui durent parfois plusieurs heures. A cause de ces embouteillages, de nombreux transporteurs en commun se voient obligés de changer de lignes, en attendant que la circulation ne redevienne fluide à des heures creuses d’après-midi et de nuit.

A l’Est de la ville, cette situation fait que des milliers de personnes en partance des communes de Kimbanseke, Masina et N’D’jili, parcourent plusieurs kilomètres jusqu’au quartier Debonhomme de la commune de Matete. C’est donc là, le nouveau terminus de fait, pour les « mal-aimés » taxi-bus de marque Mercedes 207 qui assurent à près de 80%, le transport en commun à Kinshasa.

Certes, cette partie de la capitale congolaise est tristement réputée à cause des embouteillages qu’on y observe à des heures de pointe, soit de la matinée, soit du début de soirée. Cependant, les différents chantiers de construction de saut-de-mouton, ouverts depuis près de deux ans, on empiré la situation. Voilà pourquoi, à partir de 15 heures, plusieurs automobilistes n’entendent pas prendre les risques de desservir ce coin de la ville. Ceux qui le peuvent encore, jouent sur la prudence de s’arrêter à Debonomme. Moralité, les passagers embarqués à la place Victoire, au Grand Marché ou à Gambela, sont obligés malgré eux, de parcourir le reste du trajet à pieds.

PLUS D’UN MENAGE SE NOURRIT LA NUIT

Aux difficultés de transport en commun s’ajoute un autre aspect, non des moindres, de la situation sociale des Kinois. A savoir, le manger. Sans caricaturer les faits, plus d’un ménage kinois doit sa survie à l’informel. Ainsi, au quotidien, des centaines de chefs de ménages se déploient à travers la ville pour chercher de quoi nourrir leurs familles le soir. Devant cet impératif de survie, la femme fruitière ou vendeuse de légumes, de farine de maïs ou de manioc, de vivres frais….reste, malgré elle, jusque tard au petit marché, espérant vendre plus pour nourrir son foyer. Parfois même après 20 heures, pour celles qui ont eu la chance de rentrer tôt.

Par ailleurs, d’autres petits commerçants détaillants préfèrent commencer le marché à partir de 16 heures, pour emballer après 21 heures. Voire parfois après 22 heures. Toujours à Tshangu, cette catégorie de vendeurs envahit les abords du boulevard Lumbumba, à partir de Debonhomme, jusque peu après le marché de la Liberté. Il s’agit-là, d’une réalité connue, on le suppose, par toutes les autorités du pays mais qui, paradoxalement, demandent à cette même population de rester chez elle à partir de 21 heures.

Tenant compte de cette situation sociale réelle de la majorité silencieuse, plusieurs observateurs, loin de s’opposer aux nouvelles mesures contre la deuxième vague de Covid-19, prises par les dirigeants du pays, invitent néanmoins ces derniers à regarder la réalité en face. Au troisième jour du couvre-feu hier à Kinshasa, l’évaluation de cette décision est plus qu’un impératif. Car une décision fut-elle salutaire, prise à contre-courant des réalités sociales, pourrait s’avérer porteuse des germes d’une tension que l’on pouvait pourtant éviter en amont.

Grevisse KABREL
Forum des as

Masolo Na Député – Union Sacrée : Richard Muyej, moto eza kopela na Katanga ?

Masolo Na Député – Toute l’actualité de la RDC avec Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Union Sacrée : Richard Muyej, moto eza kopela na Katanga ?

Lualaba : voici les révélations « accablantes » de Fifi Masuka contre Richard Muyej

Au Lualaba, c’est désormais « je t’aime, moi non plus » entre le gouverneur de province et son adjointe.

Plusieurs faits liés à la gestion de cette contrée du territoire national opposent ces deux dirigeants.

Fifi Masuka Saïni, vice gouverneur du Lualaba accuse son chef Richard Muyej Mangez Mans, de mauvaise gestion des Finances publiques de la province.

Aux élus provinciaux, Fifi Masuka a fait savoir que Muyej entretient l’existence de plusieurs comptes bancaires fictifs dans l’actif de la province. A cela s’ajoute le fait que les taxes et impôts de la Direction des Recettes du Lualaba (DRLU) sont gérés en toute « opacité et de manière léonine, comme sa propre et exclusive poche. »

« La province a plus de 20 comptes bancaires aux travers desquels elle reçoit de différentes taxes et redevances et je n’ai aucune emprise sur ces comptes, ni signature, ni connaissance des transactions ou des relevés« , a écrit aux députés la vice gouverneur.

Et d’ajouter, « Le seul et unique compte sur lequel j’ai une connaissance des transactions et extraits, c’est celui dont nous avons la cogéstion et c’est ce dernier qui assure exclusivement la construction de la province« ,

Fifi Masuka Saïni, révèle que la province est endettée au-delà même de sa capacité financière.

« Je me suis renseignée et découvert que le Gouvernorat a déjà fait entrer la province dans des dettes allant jusqu’à l’ordre de 40.000.000 USD », fustige cette autorité provinciale.

Pour elle, le gouverneur Muyej est à la base du mauvais climat qui a régné entre elle et les responsables du FCC, leur plateforme Politique.

Elle decrie également le manque de considération dont elle est victime de la part du gouverneur et ses collaborateurs voir même certains députés provinciaux « instrumentalisés par Richard Muyej. »

De son côté Richard Muyej nie le fait que la gestion des finances de la province soit opaque.

« les transactions sur ces comptes sont tout à fait légales, vérifiables et contribuent généralement au fonctionnement courant de la province», insiste Muyej qui reconnaît que la province est endettée.

Selon lui, ces dettes ont servi à l’exécution des projets pour l’intérêt de la population.
« celles-ci sont normales pour une province en plein chantier. Car seulement avec nos resources propres constituées des recettes propres nous ne pouvons faire grand-chose. C’est ainsi qu’à ces ressources propres, nous sollicitons, après l’autorisation de notre Assemblée provinciale, un accompagnement des banques par divers montages financiers qui ont permis la réalisation d’un grand nombre de projets à impact visible ».
Suite à cette scène qui a mis au grand jour, « les difficultés » dans la gestion de la province, les personnalités du coin, certaines autorités nationales réclament un audit des Finances publics pour faire toute la lumière dans ce dossier et établir les responsabilités.

Cas-info

FCC : Steve Mbikayi annonce la mise en place imminente d’un comité de crise

Le Président du Parti Travailliste (PT), Steve Mbikayi annonce que dans les heures qui suivent sera mis sur pied un comité de crise au sein du Front Commun pour le Congo (FCC). Cette démarche qu’il qualifie de « Révolution de Palais » s’exécutera en plusieurs étapes.

« Il y a un groupe de caciques qui a failli à sa mission et nous a emmené à la débâcle. Nous allons mettre de côté tous ces caciques et, dans les heures qui viennent, une nouvelle coordination va être mise sur pieds. Et lorsque la crise sera jugulée, nous ferons rapport à l’autorité morale qui pourra voir dans quelle mesure désigner une coordination définitive », dévoile-t-il.

Cette nouvelle coordination aura pour mission principale de réconcilier Tshisekedi et Kabila, « l’un en tant que chef de l’État et l’autre chef de l’État honoraire appelé à être le principal conseiller de son successeur comme c’est le cas sous d’autres cieux ». Il sera aussi question de ramener tous les fils prodigues à la maison, c’est-à-dire au FCC. « Notre nouvelle coordination va prendre langue et discuter avec toutes les parties, y compris avec le Chef de l’État. Tous nos cadres et députés qui se sont retirés à cause de la mauvaise gestion de l’ancienne coordination, nous allons leur tendre la main », promet Steve Mbikayi.

S’agissant de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, le Président du PT dit ne pas exclure l’idée d’y adhérer mais tient quand même à comprendre son texte fondateur. « Nous allons ensuite faire rapport à la famille politique avant de lever l’option définitive par rapport à la vision du chef de l’État », a-t-il souligné.

Steve Mbikayi s’insurge néanmoins contre « l’opportunisme et l’errance » observées dans le chef de ceux qui adhèrent à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi sans en connaître le texte fondateur. Pour lui, « s’il faut dialoguer avec les autres forces politiques, nous allons le faire tout en restant au sein du FCC. Ce que nous refusons, c’est de l’opportunisme, c’est-à-dire se réveiller un matin et commencer à faire allégeance à l’Union sacrée sans en connaître le contour ».

Cette sortie de Steve Mbikayi intervient au moment où le FCC de Joseph Kabila est en train de se vider de ses membres, au profit de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi. Cette débâcle a commencé depuis la chute du bureau Mabunda à l’Assemblée Nationale.

Stéphie MUKINZI
Politico

Confusion au sein du FCC

Marius Chez Vous – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analiste politique Marius Muhunga – Sujet : Confusion au sein du FCC.

Delly Sesanga : le social des Congolais d’abord

Pour y arriver, l’élu de Luiza préconise la diminution de la taille du Gouvernement, celle des cabinets du Président de la République, du Premier ministre, des membres de l’Exécutif comme amorce de la politique de réduction du train de vie de l’Etat.

Delly Sesanga, leader du parti ENVOL et l’une des voix qui comptent du G13, groupe de treize personnalités politiques et acteurs de la société civile, prône des signaux forts pour que l’Union sacrée de la nation ne soit pas le repaire de tous ceux qui recherchent le partage équitable et équilibré du pouvoir. Dans une déclaration à la presse, vendredi 18 décembre, Delly Sesanga a, au nom du G13, esquissé ce que doit être le contenu de cette Union sacrée si l’on veut répondre aux attentes du peuple.

Ainsi pour marquer la volonté de changement dans la conduite des affaires politiques, le G13 via la voix de Delly Sesanga, recommande la réduction de la taille du Gouvernement (65 membres actuellement) à une équipe de 35 personnes, soutenant que l’avènement de l’Union sacrée de la nation doit reposer sur des réformes de refondation de l’Etat.

 » Pour le Gouvernement, privilégier un format d’austérité réduit à 35 membres au maximum et compatible avec les maigres ressources de nos finances publiques actuelles. Cette équipe se devra d’être un gouvernement de mission visant à rencontrer les défis énormes du pays sur les réformes électorales, la garantie de la tenue des élections en 2023, les questions sécuritaires, plus particulièrement à l’Est du pays ainsi que l’assainissement des finances publiques et la relance de l’économie nationale », a déclaré Delly Sesanga.

Le G13 ne s’arrête pas là. Il propose aussi la diminution des membres des cabinets dans les différentes institutions du pays. Notamment ceux du Président de la République, de la Primature, des membres du Gouvernement. Ce, en faveur de la prise en charge du social des Congolais.

Ce n’est pas tout. Au nombre de signaux forts que l’Union sacrée de la nation doit émettre, dès le départ, il y a la rigueur à observer dans le choix des principaux animateurs des institutions publiques à tous les niveaux.

Ainsi,  » pour le Bureau de l’Assemblée nationale, le G13 recommande que le nouveau Bureau ait le sens de l’Etat, un leadership compatible avec les enjeux de l’heure et les attentes de notre peuple « , fait valoir Sesanga, précisant que ledit Bureau doit planifier les travaux parlementaires de manière efficace pour faciliter les réformes.

Pour le G13, il faudrait, coûte que coûte, bannir la pratique de partage équilibré et équitable du pouvoir. Il ne faut pas sombrer à nouveau dans les travers de partage du pouvoir, lesquels nous ont toujours conduits à des situations catastrophiques.

Qu’est-ce qu’est l’Union sacrée de la Nation? Pour l’élu de Luiza et ses camarades du G13,  » l’Union sacrée ne doit pas être le symbole de la victoire d’un camp contre un autre, mais celle des Congolais sur nos propres vicissitudes. Il ne faut pas sombrer à nouveau dans les travers de partage du pouvoir, lesquels nous ont toujours conduits à des situations catastrophiques. »

Sesanga insiste,  » l’Union sacrée ce n’est pas la victoire d’un seul, fût-il le Président de la République, c’est l’union de toutes les forces autour d’une idée, des valeurs, des réformes. Elle ne doit pas être un butin de guerre que les participants vont se partager, tel un morceau, tel un autre ». D’où l’idée d’un Gouvernement d’austérité que soutient le G13. Le Leader de l’ENVOL exhorte ses compatriotes à ne pas donner cette image qu’ils ont souvent donnée aux Congolais. A savoir que la gestion de l’Etat, finalement, n’est que distribution des privilèges entre des politiques.

Reçu lors des consultations initiées par le Chef de l’Etat, en novembre dernier, le G13, toujours par la bouche de Delly Sesanga, avait dit à son hôte que  » cette Union sacrée pour la Nation n’est pas un camp politique mais plutôt une communion d’idées, des pensées et d’actions en faveur des réformes pour sauver le pays par rapport à la crise qu’il connait aujourd’hui « .

Didier Kebongo
Forum des As

Lomami : À son tour, le gouverneur Lubamba du PPRD adhère à l’Union sacrée

La liste des cadres, dont des gouverneurs du Front Commun pour le Congo (FCC) qui rejoignent l’Union sacrée prônée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi continue de se rallonger en République Démocratique du Congo.

Exprimant son opinion le dimanche 21 décembre 2020 à Kabinda, le gouverneur de la province de Lomami et membre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Sylvain Lubamba Mayombo a dit être derrière l’idée et la vision du président de la République pour le bien-être de la population.

« En sa qualité de représentant du chef de l’État en province, le gouverneur Sylvain Lubamba dit qu’il ne peut pas marcher à contre-courant. Pour lui, l’Union sacrée n’étant pas un parti politique, mais une idée de se mettre au service du peuple pour le développement de notre pays, il s’inscrit aussi dans cette logique pour le décollage de la province de Lomami », rapporte la cellule de communication du gouvernorat.

Il sied de rappeler que dans son adresse à la Nation, le dimanche 6 décembre dernier, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, avait annoncé la fin de la coalition FCC-CAH et appelé toutes les forces politiques et sociales de toutes tendances confondues à adhérer à l’Union sacrée de la Nation.

Socrate Tshimanga depuis Lomami
7sur7

RDC : Thomas Luhaka et son parti Mouvement Libéral réaffirment leur engagement à mener le combat de l’émergence au sein du FCC

Thomas Luhaka, ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et son parti Mouvement Libéral (ML) a dans un communiqué signé le mercredi 16 décembre dernier ont réaffirmé leur engagement à mener le combat de l’émergence au sein du Front Commun pour le Congo (FCC).

“Après avoir analysé la situation du pays, et les questions de l’heure, le Bureau politique, du ML sous l’autorité de l’Honorable Thomas Luhaka Losendjola réaffirme son engagement à mener le combat de l’émergence d’un Congo fort et prospère au sein du Front Commun pour le Congo (FCC)”, lit-on dans ce communiqué.

Et de poursuivre : “Aussi, convaincu de la justesse de cette option, les Elus Nationaux ainsi que les Hauts Cadres, au nom du Parti, renouvellent leur attachement aux idéaux et orientations du FCC, sous le leadership du Sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange”.

Par ailleurs, ils invitent les cadres, militants ainsi que les sympathisants à la vigilance et à la mobilisation afin de demeurer constant dans la vision du FCC.

J.NK/L’interview

But Na Filet offre des voitures à ses musiciens

Musique : But Na Filet, ex musicien de Villanova de Fabregas Le Métis Noir offre à ses musiciens des voitures.

Crise au FCC : « Mwilanya, Minaku, Shadari, Boshab, Lumanu écartés de la coordination et de la sphère décisionnelle », annonce l’ANADEC

Plus rien ne marche au sein du FCC de Joseph Kabila après la dissolution de la coalition au pouvoir par le chef de l’État Félix Tshisekedi et la destitution du bureau Mabunda à la tête de l’assemblée nationale.

Plusieurs personnalités et partis politiques de cette plateforme réclament sans cesse le départ de l’actuelle coordination dirigée par Néhémie Mwilanya.

Elles accusent cette équipe dirigeante de népotisme, clientélisme, totalitarisme, manque de stratégie politique et bien d’autres griefs.

Dans une déclaration faite à la presse samedi 19 décembre 2020, l’ANADEC de Aggée Aje Matembo précède les évènements dans leur organisation politique et décide de la mise à l’écart de l’actuelle équipe dirigeante

« Ne dit-on pas qu’on ne change pas l’équipe qui, mais celle qui a échouée, qui continue à échouer, et qui va encore échouer, doit impérativement être changée. Et ce, en toute urgence pour le bénéfice de notre famille politique », lit-on dans une déclaration signée par le rapporteur Docteur Ivan Ilunga.

Et d’ajouter , « Ainsi donc eu égard à ce qui précède, l’ANADEC qui prône la lutte héroïque et patriotique de ses icônes idéologique, Réaffirme sa fidélité, sa loyauté et sa constance à son autorité morale, Joseph Kabila Kabange, président de la République honoraire, sénateur à vie et héro vivant ».

Cette formation politique « annonce à l’opinion tant Nationale qu’internationale, que son écartés à dater de ce jour de la coordination, de la sphère décisionnelle, de toute influence possible du FCC et relégué au sein de leurs partis politiques respectifs avec interdiction formelle d’engager le FCC puisque n’ayant plus qualité, les personnalités ci-après :

Nehemie mwilanya wilondja, Aubin minaku Ndjalandjoko, Emmanuel Ramazani Shadari, Evariste Boshab Mabudj-ma- Bileng, Adolphe Lumanu mulenda Bwana N’sefu », a ajouté ce communiqué.

Siméon Isako
Cas-info

RDC : le Conseil de sécurité se félicite des diverses initiatives prises par le Président Tshisekedi

Le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a prorogé le vendredi 18 décembre le mandat de la MONUSCO jusqu’au 20 décembre 2020 se félicite, dans son volet politique, de diverses initiatives prises par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

Il se félicite aussi des efforts du gouvernement en vue de répondre aux besoins du peuple congolais avant toute considération d’intérêts partisans. Dans ce cadre, le Conseil de sécurité demande à tous les acteurs politiques de faire passer ces besoins avant tout intérêt partisan.

Le Conseil de sécurité souhaite que soient mis en œuvre, les engagements que le chef de l’Etat et son gouvernement tiennent à réaliser notamment l’unité nationale, le renforcement de l’Etat des droits de la personne, le respect de la liberté d’opinion et d’expression ainsi que la liberté de presse et la lutte contre la corruption.

L’action menée par Félix Tshisekedi pour favoriser la réconciliation nationale, la paix et la stabilité du pays, la promotion de la coopération et l’intégration régionales est un autre volet évoqué par le Conseil de Sécurité.

A ce sujet, le Conseil de sécurité souhaite que soit renforcée la présence de l’Etat dans les zones de conflit.

Le Conseil de sécurité demande au secrétaire général de l’ONU et aux organisations régionales de fournir un appui politique au renforcement des institutions de l’État en RDC et au rétablissement de la confiance entre les différentes parties, notamment par leurs bons offices, en vue de consolider la paix et la sécurité l’ensemble du territoire national.

Les exactions commises par les groupes armés condamnées

Le conseil de sécurité a condamné fermement tous les groupes armés opérant en République démocratique du Congo et les violations du droit international humanitaire et d’autres normes applicables du droit international ainsi que les atteintes aux droits de la personne qu’ils commettent. Le conseil a réaffirmé sa condamnation des actes de violence observés en République démocratique du Congo, notamment les attaques contre la population civile, le personnel des Nations unies, le personnel associé et les travailleurs humanitaires ainsi que le personnel médical et les installations médicales.

Dans cette même résolution, les pays membres, ont fermement condamné d’autres actes barbares, tels que les exécutions sommaires, les atteintes à l’intégrité physique, les violences sexuelles, les violences fondées sur le genre, le recrutement et l’utilisation d’enfants, l’enlèvement d’enfants et de membres du personnel humanitaire, ainsi que les attaques visant des écoles et des hôpitaux que commettent ces groupes armés et les milices locales en violation du droit international.

Dans le même volet, le conseil de sécurité a condamné l’utilisation de civils comme boucliers humains, les déplacements forcés et massifs de civils, les exécutions extrajudiciaires et les arrestations arbitraires. Le conseil a, enfin, réaffirmé la volonté de voir les auteurs de tels actes répondre devant les juridictions compétentes.

Radio Okapi

Masolo Na Député : Fondateur ya UDPS abimisi Kabila na batu na ye

Masolo Na Député du 20 décembre 2020 avec l’honorable Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) : Fondateur ya UDPS abimisi Joseph Kabila na batu na ye.

Nord-Kivu : 8 militants de la LUCHA arrêtés et 3 autres blessés lors d’une manifestation anti-MONUSCO

La Police Nationale Congolaise a étouffé ce samedi 19 décembre 2020 une manifestation du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) en ville de Beni, au Nord-Kivu.

En effet, la LUCHA a tenté de manifester contre le renouvellement du mandat de la MONUSCO. Elle accuse la mission onusienne d’être incapable de restaurer la paix dans la région de Beni en proie à l’insécurité suite à l’activisme des groupes armés.

La marche avait déjà débuté. C’est au niveau du rond-point ENRA que les éléments de la police sont intervenus pour arrêter les manifestants

Ils ont été dispersés à coup des gaz lacrymogènes. Durant ces échauffourées, 8 activistes de la LUCHA ont été arrêtés et 3 autres grièvement. Les blessés ont été transférés à l’hôpital général de référence de Beni.

Signalons qu’à Beni, le maire a.i Modeste Muhindo avait interdit toute manifestation sur l’ensemble de la ville. Il avait justifié sa décision par les mesures prises par le président de la République afin de lutter contre la Covid-19.

Le mandat de la MONUSCO a été prolongé d’un an en RDC. La résolution prolongeant le mandat de la mission onusienne a été votée, vendredi dernier, par le Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Anderson Shada Djuma
Actu30