L’union pour la nation congolaise (UNC) Sud-Kivu dénonce le silence du président Félix Tshisekedi dans le dossier Vital Kamerhe. La fédération du parti de Kamerhe au Sud-Kivu l’a dit au terme d’une marche organisée dans les artères de la ville de Bukavu avec comme point de chute le gouvernorat de province où un mémorandum adressé au Chef de l’État a été lu.
» Nous sommes indignés de constater que depuis tout ce temps, le président n’a rien dit au sujet de l’arrestation de Vital Kamerhe », dit le mémorandum lu par le député national Alfred Maisha.
L’UNC Sud-Kivu a également invité le président à s’impliquer pour un procès juste et équitable.
» Nous vous adressons ce mémo en tant que garant du respect de la constitution et du bon fonctionnement de toutes les institutions y compris les institutions judiciaires pour que vous puissiez vous impliquer afin que l’honorable Vital Kamerhe, votre directeur de cabinet par ailleurs, puisse bénéficier d’un procès équitable au second degré », poursuit le mémo.
Qualifiant d’acharnement politique, le procès contre Vital Kamerhe, l’UNC Sud-Kivu n’a pas bien digéré la promotion des juges intervenants dans le dossier Vital Kamerhe.
» La population du Sud-Kivu et de la RDC en général n’a pas l’impression de croire que les dernières promotions de tous les intervenants dans le dossier de Vital Kamerhe à l’occasion de l’organisation judiciaire récemment signée par vous était un obstacle à votre autorité pour créer un climat favorable à un procès équitable en faveur de l’honorable Vital Kamerhe », ajoute ce mémo.
Le procès en appel de Vital Kamerhe débute ce vendredi 24 juillet. Au Sud-Kivu, il sera suivi par la population au terrain de Funu. Au premier degré Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans des travaux forcés.
Présent à la marche du Front Commun pour le Congo (FCC) organisée ce jeudi à Kinshasa, Emmanuel Ramazani Shadary a dénoncé une mise en place progressive de la dictature en RDC.
« Il y a de l’arrestation arbitraire, il y a le musèlement de la justice et de la presse. L’opinion publique n’est plus respectée. De plus en plus, nous avons constaté qu’il y a un décor de la dictature qui se plante dans le pays. C’est pourquoi, nous qui sommes alliés, nous dénonçons. Nous disons qu’il faut que les gens reviennent sur la ligne droite c’est-à-dire l’Etat de droit », a-t-il dit.
Quant au contreseing des ordonnances présidentielles par le ministre de l’intérieur, le secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) s’est insurgé contre cet acte.
« Quand on nomme les juges constitutionnels, par exemple, ce qu’on demande, c’est le respect de la procédure. Ces juges vont travailler sans problème si on respecte la forme. Le premier ministre n’est pas un garçon de courses. Il est responsable parce qu’il est chef du gouvernement. Il faut lui laisser assumer ses prérogatives car c’est aussi ça l’État de droit. Voilà pourquoi, nous marchons », a précisé Ramazani Shadary.
Dans une déclaration faite mardi 21 juillet dernier, le FCC a qualifié d’inconstitutionnelles les ordonnances du chef de l’État portant nominations dans la justice et l’armée.
La Cour Pénale Internationale, CPI, vient de répondre favorablement à une plainte contre Joseph Kabila introduite par un collectif d’avocats canadiens.
« Au nom du Procureur, je vous remercie de votre communication reçue le 17 juin 2020, ainsi que de toute autre information connexe concernant la situation en République Démocratique du Congo », lit-on dans la correspondance de Mark Dillon, chef de l’unité des informations et des éléments de preuve du bureau du procureur du 21 juillet 2020.
Mark Dillon rappelle à ces avocats que le bureau du procureur lui-même enquête sur la situation en RDC.
« En juin 2003, suite aux diverses communications portant sur ce sujet, le procureur avait indiqué que la situation en RDC devenait prioritaire pour son bureau. En 2004, la situation en RDC a été déféré officiellement au procureur par le gouvernement de ce pays et en juin 2004, le procureur a annoncé sa décision d’ouvrir une enquête sur cette situation. », lit-on dans cette missive de la CPI qui ajoute que le procureur a souligné son intention de viser les personnes portant la plus grande responsabilité des crimes commis actuellement en RDC et relevant de la compétence de la Cour.
Le Bureau du procureur remercie ses avocats pour les renseignements transmis et note qu’il va les ajouter à sa collection d’informations sur la RDC. Ces informations seront ensuite analyser et transmises aux employés du bureau du procureur qui prendront les mesures appropriées.
Il sied de noter qu’un groupe d’experts réuni au sein du Partenariat Canadien pour la Justice Internationale (PCJI) a, dans une plainte, saisi la Cour Pénale Internationale (CPI) pour demander l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’ancien président, Joseph Kabila et des anciens hauts fonctionnaires pour des présumés crimes commis en République Démocratique du Congo.
Le Partenariat Canadien pour la Justice Internationale qui a saisi les 16 et 17 Juin derniers le bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale poursuit l’administration sous le règne du Sénateur Joseph Kabila qui aurait une responsabilité dans la commission d’atrocités incluant des meurtres, disparitions forcées des détentions arbitraires, violences sexuelles et autres crimes contre l’humanité qui sont de la compétence de la Cour pénale Internationale.
À noter que ladite lettre porte la signature de 17 experts et autres organisations de la société civile faisant écho à certains défenseurs des droits humains.
Une précédente démarche annoncée n’a jamais été abordée et motivée sérieusement sur le rôle et la responsabilité de l’ex-président Joseph Kabila.
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a adressé, mardi 21 juillet 2020 sur la télévision nationale congolaise (RTNC), un message « urbi et orbi », à partir de Kinshasa, à la Nation et au monde entier. Un message essentiellement consacré à la fin de l’état d’urgence sanitaire, certes, mais qui sera accompagné d’un plan de mesures sanitaires pour endiguer définitivement la Covid-19. « Mais la fin de l’état d’urgence ne veut pas dire la fin de l’épidémie dans notre pays », a prévenu le chef de l’État. Pour lui, les Congolais devront apprendre à vivre avec la maladie, quitte à respecter les mesures barrières pour se préserver et protéger les autres.
C’est depuis mardi 21 juillet à minuit que la République démocratique du Congo (RDC) est sortie de l’état d’urgence sanitaire qui a duré depuis 4 mois. En effet, dans un message diffusé sur les antennes de la télévision nationale, le chef de l’État a levé les mesures qu’il avait prises le 24 mars 2020, tout en donnant de nouvelles orientations sur la suite du comportement à adopter après cette longue période de confinement.
Ce message de Félix Thisekedi était très attendu par le peuple congolais, qui était arrivé presqu’au bord de l’asphyxie économique, privé de ses activités quotidiennes, notamment les cultes religieux, le petit commerce, les écoles et universités, les bars, les rencontres sportives, les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, etc. C’est avec liesses et cris de joie que la population kinoise a accueilli cette annonce qui est tombée tard dans la nuit.
Des préalables…
Un certain nombre de préalables par rapport aux mesures sanitaires et la reprise des activités dans les secteurs concernés.
Ces préalables comprendront l’engagement des responsables à faire respecter les mesures spécifiques… Il a annoncé, entre autres que le 22 juillet, c’est la reprise des activités commerciales, la reprise des rassemblements et des transports en commun ; le 3 août, la reprise des écoles et universités, en commençant par les classes des promotions terminales ; et le 15 août, la réouverture des églises et les lieux des cultes, des ports, aéroports, stades et salles des spectacles… Pour les funérailles, les dispositifs actuels restent maintenus.
Quant aux mesures sanitaires, il a souligné la nécessité d’observer partout les mesures barrières.
La motivation de la levée de l’état d’urgence par le chef de l’État est motivée par quelques préalables : la tendance à la baisse du nombre de nouveaux cas en ce mois de juillet. Ce bilan place la RDC à la 9ème place en termes de nombre de cas et 12ème place en termes de décès. Mais surtout par le fait qu’après avoir prorogé à six reprises l’état d’urgence, le président de la République a été à l’écoute de l’équipe de riposte qui constate une amélioration et la diminution des cas testés positifs, alors que le nombre de guéris va crescendo. Cela rassure. Mais elle joue sur la prudence et a même suggéré au gouvernement qu’on y aille par étape, c’est-à-dire un déconfinement progressif jusqu’au 7 septembre prochain.
Et, dans son discours, le chef de l’État a pris en compte l’avis du Comité technique à la riposte contre la Covid-19. En effet, invité à prendre part à la 40ème réunion du Conseil des ministres du vendredi 17 juillet 2020, à l’issue duquel il a été annoncé la levée de l’état d’urgence sanitaire, le docteur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, coordonnateur du Secrétariat technique de l’équipe de riposte contre la COVID-19 en RDC, avait proposé « quant à la période à prendre en compte pour l’application totale de la mesure de levée progressive de l’état d’urgence sanitaire, décrété le 24 mars 2020, qu’elle aille du 21 juillet au 7 septembre 2020 ». Il avait insisté sur le fait que « le respect des gestes barrières reste une condition essentielle dans la réussite du déconfinement progressif consécutif à la levée de l’état d’urgence sanitaire ».
« Sans cela, il pourrait être envisagé le reconfinement, à l’instar de ce qui s’est passé en Afrique, en particulier à Madagascar, au Maroc et en Algérie », pense Dr Muyembe.
La prudence et la rigueur s’imposent
À prendre au sérieux l’avis de cet éminent scientifique, on peut conclure que la fin de l’état d’urgence annoncée par le président de la République ne signifie cependant pas un retour complet à la vie normale. Tshisekedi l’a lui-même souligné dans son speech d’hier.
« Les raisons de l’expérience de lutte nous ont appris que nous devons vivre avec cette maladie. Nous devons ainsi adapter nos stratégies de lutte et de prévention contre ce fléau en tenant compte de cette évidence », a déclaré Tshisekedi.
Cependant, la fin de l’état d’urgence ne veut pas dire la fin de l’épidémie. « Il est donc question de faire l’équilibre entre notre santé physique, celle de l’économie et la stabilité de notre société », a indiqué le chef de l’État.
Ceci dit, la population congolaise devra apprendre à vivre avec la maladie comme partout ailleurs. Sinon, déjà avec l’expérience en Chine ou aux États-Unis où de nouveaux foyers de la Covid-19 ont été observés après la levée des mesures de restriction, il y a à craindre une forte résurgence de la pandémie en RDC ; avec des cas de contaminations qui ne font que grimper.
Cette inquiétude est réelle surtout que dans la pratique, il s’observe aussi bien à Kinshasa que dans d’autres grandes agglomérations du pays, le non-respect total des mesures barrières.
Et du côté de l’équipe de la riposte, c’est l’incapacité de pratiquer le test généralisé sur l’ensemble de la population.
Quid de la fiabilité des statistiques rendues publiques par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ? La question demeure pendante. Cependant, il y a lieu de constater que déjà dans une ville de plus de 15 millions d’habitants comme Kinshasa, le Comité de riposte n’est pas en mesure de déterminer, ne serait-ce que le statut sérologique des 10% de la population…
Tout ça, c’est sans compter le fait que toutes les mesures d’accompagnement socioéconomique pour réduire l’impact de la Covid-19 n’ont pas suivi. Conséquence, tout se déverse sur le plan politique.
L’état d’urgence levé, le gouvernement devra mettre en place des mesures d’accompagnement et faire appliquer le respect strict des mesures barrières dans tous les lieux publics afin d’épargner la population des effets d’une seconde vague de contaminations de la Covid-19.
Pour poursuivre la lutte, le chef de l’État a invité toutes les parties prenantes à multiplier les sensibilisations dans des lieux publics afin de prévenir les populations de la menace permanente que continue de présenter cette pandémie.
Il convient rappeler que c’était le 24 mars 2020 que l’état d’urgence sanitaire avait été décrété, après le 1er cas testé positif de Covid-19, le 10 mars 2020.
A Kinshasa, les manifestations politiques ne se déroulent pas, sans qu’il y ait des piques à l’endroit des adversaires politiques.
Les militants du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie n’ont pas dérogé à la règle.
En effet, la structure dénommée « les bérets verts du PPRD » n’ont pas aménagé l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi).
Les fervents défenseurs de l’idéologie de Joseph Kabila ont fait comprendre au parti présidentiel qu’ils n’ont que 5 ans, après, ils vont partir. Et d’affirmer que Joseph Kabila sera de retour en 2023.
Au regard de la situation sociale actuelle, les bérets verts rangent Tshisekedi. Ils affirment qu’il nous a trompé. Le dollar est maintenant à 2020 et de s’interroger « où est le Peuple d’abord ? ».
Il faut noter qu’ils ont rappelé à plusieurs reprises que leur autorité morale, l’ancien Président de la République, Joseph Kabila sera candidat à la présidentielle de 2023.
« Kabila revient, le voisin n’arrive à rien faire, on risque de perdre le pays », scandent les bérets rouges
Le Front Commun pour le Congo (FCC) est en train de réussir jusque-là son coup. Ses militants et cadres ont pris d’assaut le Boulevard Sendwe.
Les manifestants proviennent des coins et recoins de la capitale. La mobilisation a été une réussite.
Parmi les manifestants, les bérets rouges du PPRD, se sont distingués à travers leurs ovations et surtout grâce à leur chanson polémique.
« Kabila revient, on va trouver une entente, le voisin n’arrive à rien faire et on risque de perdre le pays », scandent-ils .
Toutes les formations politiques de l’ancienne Majorité Présidentielle sont représentées.
A travers cette marche, il était question de démontrer que Joseph Kabila reste fort sur le terrain et il incarne réellement son leadership.
« Nous avons voulu montrer à la face du monde que Joseph Kabila est et reste le seul leader qui a une vision nette pour la RDC. Voilà la foule, JKK le populaire », a déclaré à Ouragan FM CD, un béret rouge.
La poussée de fièvre au sein de la coalition au pouvoir entre les partisans du FCC et ceux du CACH vire vers la rue à Kinshasa. Le FCC décide d’en découdre, en battant le pavé ce jeudi, comme en témoignent les journaux parus ce matin. Les deux camps s’affrontent notamment sur la réforme de la magistrature et sur la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la Ceni.
Derniers réglages de la marche du FCC de ce 23 juillet au centre d’une importante réunion à l’instant à Prococki, signe GRNDJOURNALCD.NET. a en croire le média, contrairement aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, la marche du FCC prévue pour ce jeudi 23 juillet en soutien aux institutions de la République est belle et bien maintenue selon un cadre de Congo Positif, un parti membre de cette plateforme politique.
À l’instant même, les hauts cadres de la famille politique de Joseph Kabila se trouvent à Prococki et les mamans au restaurant « Le Palais » pour les derniers réglages.
ACTUALITE.CD sur la marche FCC à Kinshasa : des centaines de manifestants déjà à la 1ère rue Limete. Selon ACTUALITE.CD, des centaines de manifestants se rassemblent vers la première rue de la commune de Limete, particulièrement devant l’église Cité Bethel et la station service Sonahydroc, point de départ de la marche du FCC prévue ce jeudi 23 juillet.
Des bus loués à l’occasion débarquent d’autres militants qui viennent des diverses communes.
Pendant ce temps, la police nationale congolaise a entamé son déploiement autour du palais du peuple siège du parlement congolais. Une jeep de la police et trois motards sont visibles aux environs du bâtiment, écrit le média.
L’AVENIR titre en manchette qu’après l’état d’urgence, le FCC dans la rue. Selon le quotidien de l’avenue Bas-Congo, les partis et regroupements politiques membres du Front Commun pour le Congo, FCC, seront aujourd’hui dans le rue, pour une grande marche, en vue de manifester leur soutien aux institutions de la Républiques, mais aussi, à la coalition, porteuse d’espoir et de développement pour le peuple congolais.
A en croire les organisateurs, note le confrère, cette marche partira du croisement entre le Boulevard Lumumba et l’avenue Sendwe, au niveau de la Cohydro et va se clôturer au Palis du Peuple.
FORU DES AS annonce également ; soutien aux institutions de la République, le FCC dans la rue ce jeudi. Le mobile est sans équivoque : soutenir les institutions du pays. A Kinshasa, le rassemblement aura lieu à la devanture de la paroisse St Raphaël à Limete.
La procession partira de la station ex-Cohydro, située au croisement des Boulevards Lumumba et Sendwe, pour chuter au Palais du peuple, siège du Parlement.
« C’est là que le FCC remettra son mémorandum aux bureaux des deux chambres parlementaires », renseigne Lambert Mende, ministre honoraire de la Communication et des Médias, dans une déclaration hier sur Digital Congo, écrit FORUM DES AS.
LE PHARE revient pour donner un autre son de cloche : le FCC confondu par ses propres archives. Selon le quotidien de l’avenue colonel Lukusa, la classe politique congolaise ne connaît pas la constitution.
A en croire la tabloïd, une grande confusion est semée dans les esprits à cause de la mauvaise interprétation par ceux qui tenaient à mettre à mal au Chef de l’Etat mais qui, au finish, se sont rendus ridicules ou presque.
LE PHARE ajoute qu’il ne faut pas, dans la lecture ou la relecture de la constitution, s’accrocher à un seul article mais s’intéresser à ceux qui viennent avant comme après, de manière à ne pas courir le risque de se tromper lourdement.
ALAUNERDC.COM ajoute au sujet de la marche du FCC de ce jeudi 23 juillet que le PPRD confirme sa participation massive pour soutenir les institutions de la République. Selon le média, dans un communiqué de presse, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), invite ses militants à participer massivement à une grande marche pacifique organisée ce jeudi 23 juillet 2020 par le Front Commun pour le Congo, à Kinshasa à partir de 7 heures.
L’acteur politique Franck Diongo a demandé au premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, de démissionner.
Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 22 juillet à Kinshasa, Franck Diongo estime que Sylvestre Ilunga fait preuve de récidive et d’indiscipline envers le président de la République.
Il réagissait ainsi à la position du Premier ministre qui a déclaré mardi 21 juillet via son porte-parole n’avoir pas été informé des nominations dans l’armée et l’appareil judiciaire.
Selon Franck Diongo, « les ordonnances du chef de l’Etat ne violent aucune loi et le contreseing n’est qu’une formalité ».
« Sur le plan juridique, à supposer que les ordonnances ont violé les lois de la République, le premier ministre et le FCC auraient dû attaquer les ordonnances au Conseil d’Etat pour excès des pouvoirs pour annulation, au lieu de polémiquer. C’est ça l’Etat de droit que vous avez cherché. Ou alors, attaquer ces ordonnances d’inconstitutionnalité a la Cour constitutionnelle. Parce que en terme de partage des pouvoirs, on ne partage pas le pouvoir dans l’armée, on ne partage pas le pouvoir dans la justice, on ne partage pas le pouvoir dans l’administration », a-t-il indiqué.
Pour lui, le FCC et le premier ministre cherchent le chaos du pays :
« Le président de la République est seul responsable devant la population congolaise. Je pense que le premier ministre devenu indélicat, qui commence à récidiver, doit avoir le courage de démissionner. Parce que cet acte d’indiscipline, de manque de collaboration est un acte de rébellion, de sabotage à l’endroit du président de la République ».
L’ancien député national a également évoqué une dizaine d’ordonnances présidentielles sous Joseph Kabila contresignées par Leonard She Okitundu en tant que Premier ministre intérimaire dans le gouvernement de Bruno Tshibala.
Alors que le Front Commun pour le Congo, FCC, conteste les nouvelles mises en place au sein de l’armée et de la justice, le nouveau président de la cour de cassation, David Christophe Mukendi, a été officiellement installation ce mercredi 22 juillet 2020, à Kinshasa.
Ce dernier a remercié le Chef de l’état pour son engagement à établir un état de droit sur toute l’étendue de la RDC tout en indiquant que la justice en République démocratique du Congo est en train d’être élevée grâce au changement du discours politique observé au plus haut niveau de l’Etat.
Il affirme que la magistrature en RDC qui a été de tout le temps vilipendée, traînée dans la boue, commence à se redresser dans l’imaginaire populaire et à reprendre son blason terni.
« Tout cela, il faut le reconnaître, parce que le discours politique a changé au plus haut niveau du pays. Les magistrats étaient tout le temps vilipende et c’est sur eux que l’opprobre était jeté. Aujourd’hui, on élève la justice au point d’en faire un pilier de l’avènement de l’État de droit », a déclaré David Christophe Mukendi à la presse.
Appelant à la consolidation de ces acquis au niveau de la cour de cassation, le nouveau président demande à ce que cela ne soit pas dissout et qu’il soit consolidé par les actes qui vont être poser par la suite.
Nommé vendredi dernier par le président de la République dans une ordonnance rendue publique à la RTNC, le nouveau président de la cour de cassation a pris ses fonctions dans un contexte marqué par le refus du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba d’endosser ses nominations et de sa plate-forme, le FCC qui juge illégal ses nominations et qui demande au premier ministre de rencontrer rapidement le Chef de l’état pour aplanir ses divergences.
En direct : Marche PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) de Joseph Kabila du 23 juillet 2020 avec Emmanuel Ramazani Shadary. Plein à craquer!
Les tensions se succèdent entre les alliés au pouvoir constitués en deux blocs politiques : l’un (CACH) derrière le président Tshisekedi et l’autre (FCC) derrière l’ex président Joseph Kabila.
Après le Cap pour le Changement (CACH), c’est autour du Front Commun pour le Congo (FCC) de sonner la mobilisation en appelant à une marche ce jeudi 23 juillet 2020 à Kinshasa et sur l’ensemble du territoire national.
Voici les 4 raisons qui poussent le FCC à descendre dans la rue:
Réclamer la cohésion nationale,
Réclamer le respect de la constitution,
Exprimer sa solidarité à la population,
Dénoncer la présence des troupes étrangères en RDC,
Dénoncer l’insécurité persistante à l’Est du pays,
Dénoncer le recul des valeurs démocratiques,
Dénoncer la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar américain,
Dénoncer la hausse des produits de première nécessité,
Dénoncer la gestion inefficace de la pandémie de la covid-19.
Les revendications du FCC, coalition au pouvoir ayant la majorité des ministères (65%) provoquent les sarcasmes de certains députés de l’opposition dont Christian Mwando. L’élu du Tanganyka a déclaré sur son Twitter ceci: “Les FCC qui détiennent la Majorité Parlementaire(70%), et qui pilotent la coalition Gouvernementale depuis plus d’un an appellent à une Marche contre la Mauvaise Gestion de la RDC (insécurité, inflation, taux…!) Nous sommes perdus”.
Quelques semaines auparavant, plusieurs cadres du FCC s’insurgeaient contre les marchés de l’UDPS en soutenant qu’un parti du pouvoir actuel ne pouvait marcher contre son pouvoir.
Ce mois de juillet a connu plusieurs manifestations populaires. Les 9 et 13 juillet derniers respectivement l’UDPS et LAMUKA ont déferlé dans la rue dans plusieurs villes du pays pour protester contre l’entérinement de Ronsard Malonda à la tête de la centrale électorale et les lois Minaku sur la réforme du parquet.
La marche du Front commun pour le Congo (FCC) a débuté à Kinshasa. Des milliers de personnes y prennent part. Les manifestants quittent la première rue de Limete et se dirigent au Palais du peuple. Plusieurs caciques du FCC sont présents, notamment Ramazani Shadary, Adolphe Lumanu, She Okitundu et Kikaya Bin Karubi.
Des dizaines de policiers encadrent la manifestation. Pour l’heure, les partisans de Joseph Kabila paradent sur l’avenue Sendwe.
Le Front Commun pour le Congo a prévu de marcher ce jeudi 23 juillet pour « soutenir la constitution et les institutions de la République, promouvoir et défendre l’unité et la cohésion nationale et enfin, exprimer sa solidarité avec le peuple congolais qui souffre non seulement de la pandémie du covid-19 mais aussi d’une inflation galopante et persistante, de l’insécurité dans sa partie Est ».
Au cours d’une interview accordée à 7SUR7 CD ce mercredi 22 juillet 2020 l’abbé Donatien Nshole s’est dit offusqué de constater que la réouverture des églises et lieux de culte est renvoyée au 15 août prochain.
« Comment m’expliquer que les gens qui se bousculent dans un bar ou au marché sont moins exposés qu’à l’église?. Je me demande si le diable n’est pas passé par ceux qui ont donné ce conseil. Je ne trouve pas normal que l’on renvoie la réouverture des églises au 15 août, alors que les bars sont autorisés à ouvrir dès ce mercredi 22 juillet », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) estime que par rapport à l’échelle de valeur, le president de la République aurait dû prioriser l’ouverture des églises.
« Penser que les bars, discothèques, rassemblements politiques et autres sont moins dangereux que les églises est injuste et anormal », a-t-il dénoncé.
Il estime que c’est plutôt à l’église et lieux de culte que la discipline et les mesures barrières pourront être scrupuleusement respectées que dans les bars.
Il sied de rappeler que c’est le mardi 21 juillet dernier que le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi a levé l’état d’urgence en maintenant la mesure relative aux funérailles.
Il a autorisé le rassemblement de plus de 20 personnes et l’ouverture des bars, cafés dès ce mercredi 22 juillet.
La reprise des cours au niveau du primaire, secondaire et de l’enseignement supérieur et universitaire interviendra plutôt le 3 août prochain.
Quant aux églises et lieux de culte, le chef de l’Etat a décidé que les activités puissent reprendre le 15 août 2020.
Jeanine Mabunda a lancé un appel à la classe politique congolaise, au cours de la plénière de clôture de la session ordinaire de mars tenue ce mercredi 22 juillet. La présidente de l’Assemblée nationale appelle à s’abstenir des discours dangereux, violents, ethniques et tribales qui ne favorise pas l’unité du pays.
Elle appelle également la classe politique à redonner l’espoir à la population et à ne pas utiliser la justice comme un instrument de règlement des comptes.
« Je fais l’appel d’une mère à l’élite politique. On découvre depuis un certain temps un discours dangereux, violent, ethnique, tribale, qui met en péril les équilibres de la nation congolaise. Des tracts où une communauté menace une autre, la visibilité de certains drapeaux étrangers à l’Est du pays pour demander l’autorisation dans quelques-unes de nos provinces, parce que nous n’en arrivons pas à leur donner l’espoir. Il faut vraiment que ça nous serve d’alerte pour changer notre façon d’agir politique, pour privilégier la concorde nationale, une justice sociale, équitable, non partisane et non utilisée à des fins de règlement des comptes. Et où la représentativité et le dialogue national se fait à l’intérieur des institutions. Nous, à l’Assemblée nationale, nous devons penser Congo et non tribu », a-t-elle déclaré à la fin de son discours.
Pour rappel, la session de mars aurait dû être clôturée le 15 juin dernier. Cependant, en raison de l’état d’urgence sanitaire décrété par le Président de la République et prorogé à six reprises par le parlement, cette clôture n’avait pas eu lieu. Lors de la prorogation de l’état d’urgence pour la sixième fois, la plénière de l’Assemblée nationale avait demandé au gouvernement de présenter le plan de sortie qui devrait marquer la reprise normale de certaines activités.
Ce mercredi 22 juillet, les députés vont en vacances parlementaires de 45 jours, avant de revenir pour la session budgétaire.
Contrairement à une rumeur répandue sur les réseaux sociaux et une ancienne photo mise à jour, le président de l’Union pour la Nation Congolaise, UNC, et directeur de cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe, se porte bien dans la prison centrale de Makala.
Selon le député national UNC, Juvenal Munubo, ce dernier se porte bien et prépare, avec son collectif d’avocats, sa défense en appel, le 24 juillet 2020.
« J’ai rendu visite aujourd’hui à l’Honorable @VitalKamerhe1, Président national de l’@uncrdc. J’ai échangé longuement avec lui. Il se porte bien et prépare, avec son collectif d’avocats, sa défense en appel, le 24 juillet 2020. Hon. Juvénal Munubo Mubi. »
Une rumeur s’est répandue sur les réseaux sociaux faisant état d’une évacuation en urgence de Vital Kamerhe de sa cellule de prison à un hôpital de la place pour une crise. L’on pouvait également voir une ancienne photo de Vital Kamerhe, recevant des soins dans un véhicule médicalisé soutenu par sa femme.
Selon un communicateur de l’UNC, cette image circulant sur les réseaux sociaux, c’est une ancienne photo prise dans un véhicule médicalisé juste au début de son incarcération à Makala.
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