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RDC: Vers la libération d’Eddy Kapend ?

Des sources croisées font état d’un projet d’ordonnance devant commuer la peine de mort en peine de 20 ans de prison. Or, l’ancien Aide de camp de M’Zee LD Kabila entre dans cette catégorie.

Après dix neuf ans d’emprisonnement à l’ex-Prison centrale de Makala à Kinshasa, le colonel Eddy Kapend serait-il en passe de recouvrer sa liberté ? En tout cas, on en parle de plus en plus depuis un certain temps. Les Runds, l’une des plus importantes communautés du Sud de l’ex-Katanga, à laquelle appartient cet ancien Aide da camp de feu Mzee Laurent-Désiré Kabila, ne fait plus aucun mystère de sa position sur cette affaire.

Tout récemment, le Grand Chef Mwant Yav de l’espace Lunda, a relayé à haute et intelligible voix, ce que ses sujets demandent sans cesse, voire réclament depuis quelques temps. A savoir la mise en liberté d’un des leurs, Eddy Kapend, condamné à la peine de mort depuis 2003, à l’issue du procès de l’assassinat du troisième président de la RD Congo, M’Zee Laurent-Désiré Kabila, abattu le 16 janvier 2001.

Même si les faits pour lesquels Eddy Kapend avait été arrêté et condamné à mort sont graves, des voix s’élèvent de plus en plus pour dire que cette grande figure des Forces armées de la RD Congo (FARDC), anciennement FARC, mérite d’être libéré.

Sujet certes sensible, parce que évoquer cette libération d’Eddy Kapend, renvoie directement à l’assassinat du tombeur de feu le maréchal Mobutu en mai 1997. A savoir M’Zee Laurent-Désiré Kabila d’heureuse mémoire, pleuré non sans raison par tous les Congolais. On revoit encore les images des funérailles, comme s’ils étaient organisés hier, lors de l’arrivée de la dépouille aussi bien à Kinshasa qu’à Lubumbashi.

Sans remuer le couteau dans la plaie, il est cependant normal, qu’au niveau de la famille biologique du défunt, les différentes requêtes en rapport avec la mise en liberté des personnes condamnées à mort par le tribunal militaire de l’ancienne Cour d’ordre militaire (COM), soient mal digérées. Car, la famille garde encore frais dans sa mémoire, le triste souvenir de cet ignoble assassinat d’un Chef d’Etat en qui avait cru toute la population congolaise.

Néanmoins, plus d’un analyste brandissant l’impératif de la réconciliation, la cohésion et l’unité nationales, pensent que la libération d’Eddy Kapend ne doit pas être considérée comme la fameuse ligne rouge à ne pas franchir. Bien au contraire. Voilà donc, qui justifie les appels de plus en plus pressants en faveur de la relaxation de cet officier supérieur des Fardc. Les demandes ne sont pas seulement de la Communauté Lunda, l’une des plus grandes au Katanga et même dans l’ensemble de la RD Congo, mais aussi de plusieurs activistes des Ongs locales de Défense des droits de l’homme.

Outre les raisons légitimes liées à la nécessaire réconciliation nationale, de nombreux observateurs estiment qu’au regard du gout inachevé de ce procès qui avait duré près de 10 mois, tant les doutes subsistent, il ne serait pas mal à propos de libérer cet homme qui a déjà passé plus d’une décennie en prison.

UN PROJET D’ORDONNANCE EN GESTATION

Toujours en rapport avec la problématique de la libération du colonel Eddy Kapend, des sources croisées font état d’un projet d’ordonnance devant commuer la peine de mort en peine de 20 ans de prison. Dès lors que l’ancien Aide de camp de M’Zee Laurent-Désiré Kabila entre dans cette catégorie, d’aucuns pensent que sa mise en liberté ne devrait plus poser aucun problème.

Dans un tweet attribué hier à un membre du cabinet de Fatshi, on apprend que la commutation de la peine de servitude pénale à perpétuité, en celle de 20 ans de servitude pénale principale, est devenue irrévocable à la date du 30 juin dernier. Selon le tweet, ne sont pas concernées par la remise, réduction et commutation, les condamnées fugitifs, les personnes condamnées pour les crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, violences sexuelles, détournements et concussions, corruption, rémunérations illicites, assassinat, meurtre, atteinte à la sureté de l’Etat et intégrité du territoire.

Par ailleurs, précise le même tweet, la remise de la peine restant à exécuter est accordée à toute personne condamnée à une peine de servitude pénale ou des travaux forcés inférieurs à 5 ans, la réduction de 5 ans de peine restant à subir, égale ou supérieure à 5 ans. Eu égard à toutes ces précisions, tout porte donc à croire que le colonel Eddy Kapend est bel et bien concerné. L’histoire renseigne que dans nombre pays, à chaque célébration de ‘indépendance du pays, le Chef de l’Etat, au nom de la réconciliation nationale, gracie certains prisonniers. Ainsi, fait observer un observateur, le cas Eddy Kapend pourrait donc rentrer dans cette tradition.

L’APPEL DE L’ASADHO A FATSHI

En février 2014, fut promulguée la loi n°014/006 du 11 février 2014 portant amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Cette amnistie couvrait la période allant du 18 janvier 2006 au 20 décembre 2014.

Cependant, il s’est avéré que toutes les personnes condamnées dans l’affaire d’assassinat de M’Zée Laurent-Désiré Kabila qui devraient aussi bénéficier de cette loi d’amnistie, n’avaient pas été prise en compte parce qu’ayant été malheureusement et totalement exclues par la période couverte par ladite amnistie. Ce qui avait suscité plusieurs réactions dans les rangs des activistes des ongs de défense de droits de l’homme.

A la suite du changement de régime intervenu en janvier 2019 au plus haut sommet de l’Etat, l’Association africaine de défense des droits de l’homme(ASADHO), avait au mois de mai de la même année, appelé le nouveau président Félix Tshisekedi à  » tenir totalement sa promesse de décrispation politique, en faisant aussi libérer tous les prisonniers amnistiés du dossier d’assassinat de Laurent Désiré Kabila « . Des détenus que l’Asadho avait appelés sous le nom de  » Eddy Kapend et consorts « .

Dans son appel à Fatshi, cette Association de défense des droits de l’homme avait souligné que le procès contre  » Kapend et consorts « , conduit par la Cour d’Ordre militaire (COM), avait été  » marqué par la violation de toutes les garanties constitutionnelles  » et qu’il était  » inéquitable  » au regard des standards internationaux.

On rappelle que la Cour d’Ordre militaire fut une juridiction d’exception créée par un décret de Mzee Laurent-Désiré Kabila le 27 mai 1997, peu après son arrivée au pouvoir. C’est cette juridiction qui a jugé, à partir de mars 2002, les assassins présumés du président Laurent-Désiré Kabila, tué dans son bureau le 17 janvier 2001. Le procès fut entamé contre 115 prévenus. Trente peines de mort furent prononcées à l’issue du jugement de ce procès rendu le 7 janvier 2003 dans l’ex-Prison centrale de Makala. Parmi les personnes condamnées, le colonel Eddy Kapend Irung, l’éminence grise du régime de M’Zee Laurent-Désiré Kabila.

Selon le document de l’Asadho rédigé le jeudi 16 mai 2019, les condamnés avaient pourtant été amnistiés le 19 décembre 2005. Mais sans effet. En novembre 2013, la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples avait recommandé leur libération. Mais sans succès non plus. En décembre 2016, l’Accord de la Saint-Sylvestre les avait identifiés comme pouvant être libérés au titre de la décrispation politique; sans effet. Et lors de la libération des prisonniers politiques décidées par Félix Tshisekedi, en mars 2019, ils n’ont pas fait partie des libérés. « L’injustice  » à leur égard  » est flagrante et incompréhensible », écrivait l’Asadho, avant de qualifier les faits de  » discrimination « .

Grevisse KABREL
Forum des as

Marc House à Fally Ipupa: Batu bawuti kokufa na Corona, yo obimisi Générique, oyo kindoki te ?

L’artiste musicien et porte-parole de Ferre Gola, Marc House lance un message à Fally Ipupa: « Batu bawuti kokufa na Corona, yo obimisi Générique, oyo kindoki te ? »

Urgent/Covid-19 : Nouveau record de guérison en un jour, 532 personnes guéries en RDC mercredi

En République Démocratique du Congo, l’heure est depuis 3 jours maintenant aux guérisons en masse des personnes atteintes de la pandémie de covid-19.

D’après son bulletin du 1er juillet 2020, le secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte contre la covid-19, rapporte que 532 nouvelles personnes sont sorties guéries. Nouveau record de cas de guérison en un seul jour.

Ainsi, le cumul de guérison depuis le début de cette pandémie en RDC le 10 mars de l’année en cours est de 2.317 cas.

D’après la même source, 1 cas de décès parmi les cas confirmés a été enregistré. Le cumul de décès passe à 176 cas dont 175 confirmés et 1 cas probable.

S’agissant de nouveaux cas de contamination, 67 ont été confirmés dont 49 à Kinshasa, 7 au Kongo-Central, 4 au Sud-Kivu, 3 au Nord-Kivu, 2 dans le Haut-Uélé et 2 autres dans le Lualaba. Le cumul de cas est de 7.189 dont 7.188 cas confirmés et 1 cas probable.

Jephté Kitsita

Trois corps des étudiants congolais décédés en Chypre arrivés à Kinshasa

La ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza a accueilli mercredi 1 juillet à l’aéroport de Nd’jili à Kinshasa, les dépouilles de trois étudiants congolais décédés en Chypre.

Ces congolais sont morts dans des circonstances différentes. Selon les autorités, le premier étudiant a été renversé par un véhicule, le deuxième est mort par noyade, et le troisième a été projeté par ses collègues zimbabwéens à partir du quatrième niveau du campus universitaire suite à des bagarres.

Leurs corps sont arrivés à bord du régulier Turkish Airlines. Etaient aussi présents à l’aéroport, le vice ministre des Affaires étrangères et des Congolais de l’étranger, Raymond Tchedya Patay assisté de l’opérateur économique libano-congolais, Abdul Raouf Achour, connu sous l’appellation de  » Abed Achour » qui d’après les autorités, a facilité le rapatriement des corps.

Dans son mot, une mère des infortunés a laconiquement déclaré : « Nous n’avons pas beaucoup à dire, si ce n’est que le remerciement ».

L’homme d’affaires libano-congolais a pour sa part dit “qu’il est enfin soulagé de la réalisation” du rapatriement des dépouilles pour leurs enterrements dignes.

Actualite.cd

RDC: Olive Lembe Kabila appelle à la paix

« Je nous recommande, nous tous, de regarder vers la direction de la paix. Prions notre Dieu pour qu’il nous donne ce cœur d’amour. Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, ce n’est que tous ensemble », exhorte l’ancienne Première Dame de la République.

Dans le contexte politique actuel, « nous avons besoin, chacun dans les limites et dans le respect de notre Constitution, de bien manger, de nous faire soigner quand nous tombons malades, de vivre une vie décente et d’avoir un toit », Marie-Olive Lembe.

L’épouse de Joseph Kabila recommande principalement aux politiques de « focaliser toute leur énergie sur notre bien-être à nous tous. Adoptons l’attitude de l’oiseau qui construit son nid petit à petit, dans un environnement paisible ».

Une sortie médiatique intervenue à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la RDC.

Gino Rehema
Top Congo

60 ans de l’indépendance: le chef de l’État accorde une grâce présidentielle collective aux prisonniers

Le chef de l’État a accordé, mardi 30 juin, la réduction de 5 ans de la peine restant à subir à toute personne condamnée à une peine de servitude pénale ou des travaux forcés égale ou supérieure à 5 ans.

Le président de la République a aussi décidé en sorte que « la remise de la peine restant à exécuter soit accordée à toute personne condamnée à une peine de servitude pénale ou des travaux forcés inférieure à 5 ans par décision judiciaire devenue irrévocable à la date du 30 juin 2020 ».

Les condamnés à la peine des morts bénéficient de la commutation de leurs peines en servitude pénale à perpétuité, tandis que les condamnés pour la servitude pénale à perpétuité verront leurs peines commuée à 20 ans de servitude pénale.

Par contre, ne bénéficient pas de cette mesure : les condamnés fugitifs ou latitants, les personnes condamnées pour des crimes contre la paix ou la sécurité de l’humanité, aux personnes condamnées pour violence sexuelle, détournement ou concussion, corruption, rémunération illicite, assassinat, meurtre, vol à mains armées, associations des malfaiteurs, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, etc.

Cette ordonnance du chef de l’Etat Félix Tshisekedi a été rendue public le mardi 30 juin 2020, afin de « marquer d’un caractère particulier d’humanité, de pardon et de justice », la fête de l’indépendance de la RDC.

Cas-info

Éveil Patriotique : le FCC en danger, Fatshi donne le feu vert à la justice

Éveil Patriotique : le Front commun pour le Congo (FCC) en danger, Le président Félix Tshisekedi donne le feu vert à la justice.

En RDC, les Kabilistes cernés de toutes parts

Les trois propositions de lois, qui tentent de museler les magistrats congolais, ainsi qu’une succession controversée à la tête de la Commission électorale, ont fini par réunir et mobiliser la quasi-totalité des forces politiques et de la société civile contre la coalition de Joseph Kabila en République démocratique du Congo. Les églises catholique et protestante, les mouvements citoyens, l’opposition, le président Tshisekedi et son parti, et même l’Eglise Kimbanguiste menacent de descendre dans la rue.

La tension politique monte en République démocratique du Congo entre l’ancien président Joseph Kabila et son successeur Félix Tshisekedi. L’actuel Chef de l’État n’a pas caché sa colère dans le discours historique à l’occasion des 60 ans de l’indépendance du pays, le 30 juin 2020. Félix Tshisekedi a haussé le ton autour d’un bras de fer qui l’oppose à ses alliés, notamment au sujet de trois propositions de lois controversées sur les magistrats congolais. « Aucune majorité politique ou parlementaire, d’où qu’elle vienne, ne peut outrepasser les principes fondateurs de la République », a insisté le Chef de l’État, affirmant qu’il n’accepterait, « sous aucun prétexte », la réforme du Statut des magistrats. À son avis, des réformes dans ce secteur « viendraient porter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice ».

Il fait bien allusion aux trois propositions des lois déposées, début juin 2020, par les députés Aubin Minaku et Garry Sakata, et qui visent à renforcer les attributions du ministre de la Justice. Des propositions de loi dénoncées par la quasi-totalité de la classe politique et même la société civile, exceptée, seule, la coalition de Kabila. Déjà validées par la commission politique de l’Assemblée, où le FCC est majoritaire, elles pourraient donner pleins pouvoirs à l’actuel ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende. Sauf qu’en plus d’être un cadre du FCC, le ministre est visé par une enquête de la justice congolaise pour « faux en écriture et usage de faux ». Il a été interrogé pendant plusieurs heures, le samedi 27 juin 2020, par la Cour de cassation à Kinshasa pour avoir envoyé une validation de ces propositions de la part du gouvernement, sans en informer le Premier ministre, ni même le Président de la République.

Non au musellement des juges

Il n’y a pas que le camp du président Tshisekedi qui proteste contre cette loi. Du côté de l’opposition, notamment la coalition de LAMUKA, qui regroupe l’ancien candidat à la Présidentielle Martin Fayulu, ou encore l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, Jean-Pierre et Aldophe Muzito, on dénonce également les manœuvres des Kabilistes pour « museler » les juges congolais.

« Je mets en garde tous ceux qui orchestrent des manœuvres sordides pour pérenniser le pouvoir honni par le peuple. Je dis non à la caporalisation et à l’assujettissement de la justice et non à la privatisation de la centrale électorale. Je demande au peuple de commencer les manifestations publiques de protestation, dans le respect des gestes barrières, afin de faire entendre sa voix pour barrer la route au projet maléfique de Monsieur Kabila », a déclaré Martin Fayulu.

Moïse Katumbi, très en vue à la tête de l’opposition congolaise au Parlement, est monté également au créneau pour dénoncer les trois lois. L’ancien gouvernement appelle la population à être, « tous prêts », à marcher pour l’indépendance de la Justice. « NON au retour de la dictature ! Si hier nous avons eu le courage de dire NON au changement de Constitution, aujourd’hui nous devons dire NON à la caporalisation de la magistrature ! Soyons tous prêts à marcher pour l’indépendance de la Justice ! Le banditisme du FCC doit cesser ! », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

Toutefois, le président du parti « Ensemble pour la République » et la société civile, notamment les principales églises congolaises, se retrouvent de nouveau face à la coalition de Joseph Kabila. Les Catholiques, en premier plan, dénoncent, outre ces trois lois, une autre initiative du FCC, cette fois autour de la Commission électorale. Selon nos informations, sous la houlette de la coalition de Joseph Kabila, des propositions sont en cours pour désigner de nouveaux acteurs de la CENI, issus de la même équipe qui a organisé les dernières élections en RDC. L’avocat Ronsard Malonda Ngimbi, actuel Secrétaire Exécutif National de la CENI, est cité parmi les favoris du FCC pour succéder à Corneille Nangaa. À titre de rappel, l’actuel président de la CENI était « Secrétaire exécutif », avant de succéder à l’abbé Apollinaire Malumalu à la tête de la Commission.

L’Eglise catholique, l’Eglise protestante et la société civile fustigent cette désignation car M. Malonda était au poste de Secrétaire exécutif de la Commission électorale au moment du processus largement contesté en 2018. Quelques jours après ce processus de désignation étrangement enclenché par la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda, l’Eglise Kimbaguiste a dénoncé un faux vote qui a été attribué à M. Malonda en son nom. Elle a notamment retiré son représentant des discussions, demandant un processus beaucoup plus transparent.

Le 18 juin 2020, le président du parti « Ensemble pour la République », l’opposant Moïse Katumbi a échangé avec l’ambassadeur des USA en RDC, Mike Hammer, sur la polémique suscitée par cette désignation. Pour Moïse Katumbi, les USA sont un partenaire-clé de la RDC. « Les vrais amis, selon lui, se doivent toujours la vérité ». Sur la CENI, il dit avoir relevé que « pour des élections 2023 crédibles, on ne mélange pas les anciennes tomates pourries avec les nouvelles »

Tentative de passage en force à la CENI

Face à cette fronde, les Kabilistes tentent de réajuster leur tir, notamment au niveau de l’Assemblée nationale. D’autant plus que, du côté du président Félix Tshisekedi, on compte tout mettre en œuvre pour bloquer les deux manœuvres. Selon nos informations, le Chef de l’État congolais envisage de ne pas prolonger l’état d’urgence en place dans le pays, qui expire le 5 juillet 2020, dans le but d’entraîner la fin de la session parlementaire en cours et, donc, de couper court à ces projets de lois et de succession à la tête de la CENI.

Cependant, plusieurs sources, du côté du FCC, nous rapportent que la coalition de Kabila devrait finalement mettre ses lois en berne, tout en essayant un passage en force au niveau de la CENI. « Normalement, la session actuelle, qui pourrait être clôturée au 5 juillet, pourrait finalement se consacrer seulement à la question de la CENI. En septembre, nous verrons ensuite la question des réformes judiciaires », explique un député élu du PPRD.

Mais, la société civile et l’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. Des représentants du Comité Laïc de Coordination (CLC) ainsi que ceux des Mouvements citoyens LUCHA, FILIMBI et les CONGOLAIS DEBOUT ont répondu, le mardi 29 juin 2020, à l’invitation que leur a adressée, le 26 juin, la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, dans le but d’échanger sur les vives polémiques, notamment au niveau de la Commission électorale nationale indépendante et sur les trois propositions de lois controversées du Front Commun pour le Congo (FCC).

« Tout en saluant cette initiative qui faisait suite à notre communiqué conjoint du 24 juin relatif à la précipitation et à la politisation excessive du processus de désignation du Président de la Commission Électorale Indépendante, nous n’avons eu aucune assurance que les préalables nécessaires à un processus électoral crédible vont être respectés », ont, cependant, regretté ces mouvements, dans un communiqué publié mardi 30 juin 2020. Ces mouvements citoyens affirment avoir « réitéré » à Mme la présidente de l’Assemblée nationale leur position qui « fixe la réforme du système électoral national comme un préalable non négociable à toute initiative de renouvellement de la CENI ».

« Cette réforme implique la révision de la loi électorale et celle de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI. Pour que cette réforme tienne compte des erreurs et des déficiences du passé, nous estimons qu’il est plus adéquat que le processus de la réforme soit précédé de l’examen du rapport de la gestion des élections de 2018 et que ce rapport soit sanctionné par un audit de l’Inspection Générale des Finances et de la Cour des comptes » , expliquent ces mouvements.

En marge de la commémoration du 60e anniversaire de l’indépendance de la RDC, le Cardinal Fridolin Ambongo est revenu, dans son homélie du 30 juin 2020, sur les principaux points d’actualité. notamment la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les propositions de lois controversées sur la réforme de la Justice initiées par les députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata.

Le Cardinal Ambongo appelle les chrétiens des églises catholique et protestante à se mettre en bon ordre de bataille pour barrer la route aux projets iniques de choix des animateurs de la CENI et des trois lois sur la caporalisation du pouvoir judiciaire. Pour le cardinal, « il y a l’acharnement de la majorité parlementaire actuelle à faire main basse sur la CENI et la Magistrature. Ce sont des pratiques qu’on ne peut jamais tolérer ».

Mgr Fridolin Ambongo annonce des jours difficiles à venir et demande au peuple de se tenir prêt en cas de passage en force des propositions de.lois controversées et de la désignation des animateurs de la CENI sans le consentement du peuple. « Les jours à venir seront difficiles. Je tiens ici à demander au peuple de se tenir en ordre de marche. Lorsque le moment viendra, lorsqu’ils s’obstineront à faire passer ces lois et ces personnages à la tête la CENI, il faudra qu’ils nous trouvent sur leur chemin », a déclaré le Prélat catholique.

Outre les catholiques, les Protestants, les mouvements citoyens, la Société civile, l’Opposition et le parti du président Félix Tshisekedi ont promis de descendre dans la rue si la coalition de Joseph Kabila s’entêtait sur les fronts des lois judiciaires et de la CENI.

Politico

Se démarquant de Kabila, Tshisekedi est sur les traces de son père (Franck Diongo)

« C’est un nouveau Tshisekedi qu’on a vu à partir (de ce discours de célébration de l’indépendance). C’est le discours et la vision de Tshisekedi le père que nous avons suivi » ce vendredi 29 juin, déclare Franck Diongo, président Mouvement lumumbiste progressiste (MLP).

Invité du numéro spécial « 60 ans d’indépendance » du magazine Face-à-Face, il indique que « quand vous analysez son discours, vous allez comprendre qu’il s’est inscrit dans la ligne de son père, il a parlé comme un tshisekediste et nous nous sommes retrouvés ».

Pour cet ancien député national, Félix Tshisekedi « s’est démarqué de la politique de son prédécesseur, de sa famille politique et a même dit qu’aucun engagement politique, aucune coalition ne pourra l’écarter de la ligne du peuple d’abord ».

Quid de la Coalition ?

Pour ce soutien du président Félix Tshisekedi, ouvertement opposé à la coalition FCC-CACH, cette allocution est annonciateur d’une « rupture au sens propre du terme » entre ces 2 regroupements politiques.

Il en veut pour preuve, l’opposition de Félix Tshisekedi à la démarche de réforme judiciaire des députés Minaku et Sakata et sa désapprobation de l’initiative du Ministre de la justice, d’envoyer les observations du gouvernement sur lesdites propositions de loi, sans se référer au Conseil des ministres.

« Je ne vois pas un enfant Tshisekedi dans une approche de démocratie, de combat contre les antivaleurs tolérer » cela.

Pour lui, le ministre de la Justice est face à 3 hypothèses, soit de démissionner de bonne foi, soit d’être révoqué, soit finalement, d’être arrêté et poursuivi en Justice.

« Je ne vois pas une hypothèse où il reste normal après avoir commis des infractions de faux et usage de faux », assure-t-il.

« On ne peut classer sans suite, une affaire pour laquelle on a été arrêté en flagrance », explique-t-il encore.

Et si dans l’absurde, le FCC n refuse de lâcher son ministre, « c’est simple, le président peut demander la démission du Premier ministre et de son gouvernement ou le révoquer « , lance le président du MLP, pour qui « le FCC n’a aucun moyen de s’imposer pour maintenir (Tunda ya Kasende) au gouvernement ».

Il assure que « le bras de fer sera en défaveur du FCC dans tous les cas de figure. Je ne vois pas dans le contexte actuel de combat contre l’impunité pour protéger la justice, le FCC s’opposer au départ du ministre de la Justice du gouvernement. Il va partir », tranche Franck Diongo.

Top Congo

Critik info: La consécration de l’inanition de l’état : Olive Lembe et le faux pas

Critik info avec Christian Bosembe: La consécration de l’inanition de l’état : L’ex première dame de la RDC, Olive Lembe Kabila et le faux pas.

Pasteur Roland Dalo : « La RDC ne connaîtra pas l’âge d’or avec l’actuel président. Ça commencera avec celui qui viendra après lui »

Le pasteur Roland Dalo a déclaré mardi 30 juin 2020 que la RDC ne connaîtra pas son âge d’or [période de prospérité] avec le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, mais plutôt avec son successeur.

Déclaration faite par le pasteur principal du Centre Missionnaire Philadelphie lors du culte dédié spécialement à la commémoration du 60ème anniversaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à l’indépendance.

« J’aimerais le dire avec toute l’humilité que je peux avoir, chaque fois que je prie pour lui et pour notre Nation, deux pensées fortes montent dans mon cœur. Ça va peut être décevoir certains mais je préfère le dire c’est ma part de vérité, elle peut être partielle mais je la partage. Nous ne connaîtrons pas le véritable âge d’or avec l’actuel président. Ça vous choque mais je préfère le dire. Mais deuxièmement, je crois qu’il va remettre le train sur les rails et il va lancer la machine. Ce jour de 60 ans (de l’indépendance ndlr) je me dis l’âge d’or commencera avec celui qui viendra après l’actuel président, et atteindra son point culminant avec le président qui viendra après lui », a déclaré le pasteur Roland Dalo.

Même dans l’hypothèse où Félix Tshisekedi parvenait à briguer un deuxième mandat, il martèle que c’est après 2028 que les gens verront ce que Dieu commencera à faire pour la RDC.

Tout en réaffirmant sa croyance sur le fait que le président Tshisekedi va relancer la machine, le pasteur Roland Dalo l’invite [chef de l’État ndlr] à aller jusqu’au bout dans sa vision de l’instauration d’un État de droit.

« Il va relancer la machine et je le crois fermement, ce qui est sa bataille aujourd’hui, l’État de droit, la justice. Il avait plusieurs priorités mais je crois fermement, ça c’est sa partition. Excellence jouez bien cette partition, allez jusqu’au bout. J’ai tendance à vous le dire avec tout le respect que j’ai pour vous, que personne ne vous effraie », a-t-il lancé comme message au président de la République.

Signalons par ailleurs que le Centre Missionnaire Philadelphie où prêche le pasteur Roland Dalo, est l’église fréquentée par le chef de l’État Félix Tshisekedi.

Jephté Kitsita

Hamida Chatur auditionnée pendant quelques heures au Parquet près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete

Hamida Chatur, épouse de Vital Kamerhe a été auditionnée ce mercredi 1 juillet pendant quelques heures au Parquet parquet près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete.

Un communiqué de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) renseigne que “l »audition s’est déroulée dans un climat détendu” et précise qu’elle reste disponible pour répondre à la justice à “tout moment”.

Elle avait été invitée pour la première fois le vendredi 26 juin dernier mais ne s’y était pas rendue. Ses avocats l’avaient représentée au rendez-vous.

Vital Kamerhe, son mari et directeur de cabinet du Chef de l’Etat a été condamné le 20 juin dernier à 20 ans de travaux forcés et la confiscation de tous les fonds se trouvant sur les comptes bancaires et biens acquis avec les fonds « détournés » dont ceux de Hamida Shatur. La justice Congolaise semble se pencher actuellement sur les proches du Président de l’UNC. Hamida Shatur était déjà à la barre comme renseignante lors de ce procès qui a vu son mari être condamné à de peines lourdes. Marie-José Mengi, l’une des ses collaboratrices, a obtenu une liberté provisoire et placée sous contrôle judiciaire. Elle était détenue depuis le 8 juin au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete.

Actualite.cd

Urgent : Bestine Kazadi succède à Tango Four à la tête de l’AS VClub

C’est officiel, le successeur de Gabriel Amisi Kumba à la tête de l’AS VClub est connue depuis quelques instants. Il s’agit d’une femme ; Bestine Kazadi. Fille du défunt Kazadi Tshishishi, ancien président du conseil suprême de l’AS V Club. Bestine Kazadi, a obtenu le plus grand nombre des voix au cours de l’élection organisée ce mercredi 01 juillet 2020. Elle était en concurrence avec Eugène Diomi Ndongala, Pelé Mongo et Anthony Kitenge Tunda.

Bestine Kazadi succède ainsi à Gabriel Amisi Kumba qui a démissionné en mai dernier de son poste de président de la coordination de Vita Club, 13 ans après sa prise des fonctions. Première dame à être élue présidente de la coordination, Bestine Kazadi a accepté de relever le grand défi de diriger le deuxième plus grand club du pays. Une lourde charge qu’elle a promis d’accomplir sans ambages. Elle a séduit l’électorat et le destin de VClub est désormais entre ses mains.

Footrdc

Fally Ipupa – Making Of (Allô téléphone)

Making Of (Allô téléphone) de l’artiste musicien Fally Ipupa. Ambiance Neti na Film.

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga inaugure un centre hospitalier de l’ex-Première Dame Olive Lembe Kabila

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga inaugure un centre hospitalier de l’ex-Première Dame Olive Lembe Kabila

Ce centre hospitalier, construit à Bibwa dans la commune de la N’Sele, est l’oeuvre de l’ex-Première Dame, Marie-Olive Lembe Kabila, présidente de la Fondation OLK.

Plusieurs personnalités politico-administratives du pays ont assisté à cette manifestation inaugurale de CHIP, notamment le président du Sénat, la présidente de l’Assemblée nationale, les membres du gouvernement, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa.

Ce centre hospitalier, répondant au standard international, est construit en faveur des populations les plus vulnérables, avec une capacité de 120 lits et plusieurs spécialités en son sein.

Il comprend une salle d’urgence, une pharmacie, trois blocs opératoires, un grand laboratoire avec une technologie plus avancée. Ce centre médical est adapté à la situation économique et sociale de la population.

Dans son mot de circonstance, la présidente de CHIP a demandé à la population d’avoir un esprit de bâtisseur et non de destructeur.

L’inauguration de ce centre coïncidé avec le 60ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, mardi 30 juin 2020.

Cette contribution de Marie Olive Lembe Kabila, en faveur des Congolais, s’aligne dans la vision d’une couverture de santé universelle, souhaitée par tous.

Juste après la coupure du ruban symbolique, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a visité le centre CHIP accompagné de sa présidente, Olive Lembe Kabila, surnommée affectueusement «Maman wa Roh’o ».

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Le 1er ministre rassure: « Il n’y a pas des tensions entre FCC-CACH. Il y’a une coalition qui connaît des bas et des hauts »

Le Premier ministre calme le jeu en affirmant qu’il n’y a pas des tensions entre les familles politiques qui composent la coalition gouvernementale.

Il l’a dit devant la presse le mardi 30 juin 2020 à l’occasion de l’inauguration du centre hospitalier Initiative Plus, œuvre de l’ex première dame, Olive Lembe Kabila.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba rassure que le fonctionnement du gouvernement est harmonieux depuis son installation en 2019. Il dit avoir la certitude que ce climat d’entente va perdurer.

« Il n’y a pas des tensions. Il y’a une coalition qui connaît des bas et des hauts. Depuis que le gouvernement est installé en septembre 2019, nous avons bien fonctionné. Je suis certain que nous trouvons un entendement pour continuer à bien fonctionner. », a déclaré le chef de l’exécutif national.

Depuis sa mise sur pied, la coalition gouvernementale évolue sur fond des crises récurrentes. Le contexte politique actuel est notamment caractérisé par les 3 propositions de lois du duo Minaku-Sakata qui sont la pomme de discorde entre le FCC et le CACH.

Ces initiatives parlementaires avaient même conduit à l’interpellation du vice-premier ministre de la justice Tunda Ya Kasende qui a été entendu par le Procureur près la Cour de Cassation en procédure de flagrance pour une affaire de faux et usage de faux.

Plusieurs voix exigent le retrait de ces propositions de lois qui portent atteinte entre autre au principe de séparation des pouvoirs.

Merveil Molo