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Masolo Na Député : Sankuru, gouvernement, AFDC-A, UDPS ba leli ?

Masolo Na Député de ce lundi 01 mars 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable député Eliezer Ntambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Sankuru, gouvernement, AFDC-A, UDPS ba leli ?

Live : Bahati Lukwebo veut redorer l’image ternie de la Chambre haute

La campagne et l’audition des candidats à l’élection des membres du bureau définitif du Sénat se clôturent ce lundi. Pour cette dernière journée, le discours très attendu est celui du sénateur Modeste Bahati, candidat unique au perchoir.

Attaque de Kibumba : Félix Tshisekedi a écrit à la veuve de Moustapha Milambo, chauffeur du PAM

Félix Tshisekedi a adressé une correspondance à la femme de Moustapha Bilambo, chauffeur du Programme alimentaire mondial (PAM), tué à Kibumba le 22 février.

« Cette attaqua avait coûté la vie également à l’ambassadeur Luca Attanasio et au carabinier italien Vittorio Lacovacci (…) », dit le Chef de l’Etat.

Et d’ajouter :

« La disparition de votre époux, Monsieur Milambo, autant tragique qu’injuste suscite la triste et l’incompréhension. En effet, nul ne peut accepter qu’un compatriote succombe à la barbarie de l’ennemi sur son territoire ».

Félix Tshisekedi réitère sa volonté de faire tout ce qui est possible pour parvenir à l’éclatement de la vérité.

« En cette période de deuil, je vous présente, Madame Milambo, en mon nom propre et au nom du peuple congolais, mes condoléances les plus attristées et vous assure de la volonté du gouvernement de la RDC de tout mettre en œuvre pour faire la lumière quant aux circonstances exactes ayant concouru à l’exécution de cet acte ignoble », note-t-il.

A ce stade, trois enquêtes sont en cours au sujet de l’attaque de Kibumba. Des investigations sont conduites respectivement par le Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS) et par les autorités italiennes et de la RDC.

Actualite.cd

Bukanga Lonzo: ce que l’on reproche à Augustin Matata Ponyo

Lancé avec pompe en février 2014, le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo devrait servir de grenier à la mégalopole Kinshasa, forte de ses 12 millions d’habitants. Mais hélas, ce projet a tourné à un fiasco. A l’ère Tshisekedi, l’IGF a mené des enquêtes pour élucider les véritables causes de cette débâcle.

Le rapport de l’Inspection Générale des Finances est accablant. Ce dernier relève plusieurs griefs à charge du Sénateur et ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo dans la débâcle du Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Au terme de ce rapport, Augustin Matata est reconnu comme l’auteur intellectuel de la débâcle de ce parc. Et cela à travers la conception, la planification et les engagements pour paiement de plus de 83% de fonds décaissés directement au profit des comptes du partenaire sud-africain et de ses filiales logés en Afrique du Sud, ainsi qu’au profit de la société MIC Industries.

Ledit rapport pointe le docteur Matata Ponyo également dans le choix du partenaire sud-africain Africom qui n’avait que trois ans d’existence au moment de la signature du contrat de gestion et de ses filiales. Et ce, en violation des procédures de passation des marchés publics, spécialement les articles 17 de la loi n10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics.

Les conclusions de l’IFG imputent au Premier Ministre honoraire le détournement constaté de 7.392.162.577 CDF, l’équivalent de 7.989.408,08 USD pour l’achat de Ultimate Building Machine pour le compte du parc alors que ce paiement n’a pas été reconnu par Africom, qui passait toutes les commandes des équipements, matériels et intrants agricoles. Cet équipement n’a jamais été livré au Parc en considérant le compte-rendu de la réunion de service du 4 mai 2017, présidée par le DG de Parcagri Ida Naserwa.

Il est aussi reproché au sénateur Matata d’avoir initié et payé à la société Desticlox une somme de 510.883,84 USD au titre des frais de gestion, sans titre ni qualité dans le chef de ce dernier, car le prestataire qui avait signé le contrat de gestion avec l’État congolais est Africom. Un cas de détournement des fonds conclut le rapport.

Un autre grief, c’est la complicité de détournement à travers les engagements et paiements des sommes au titre de libération du capital social au-delà du montant de la quotité due par l’État congolais dans les sociétés Parcagri SA, Separgri SA et Marikin SA.

L’IGF accuse Augustin Matata de négligence coupable pour ne s’être pas rassuré de mécanismes prudentiels de garantie de bonne gestion par le partenaire. Ce qui a entraîné l’opacité dans la gestion par le partenaire sud-africain et la surfacturation des biens et services au point qu’Africom était le seul à déterminer les besoins en investissements, passait les commandes, fixait les prix et achetait les équipements, matériels et intrants, sans être mis en concurrence avec d’autres fournisseurs. Africom devenait ainsi juge et partie durant tout le cycle de vie du projet.

Enfin, le dernier reproche concerne aussi l’abstention coupable. Mais cette fois, c’est pour n’avoir pas mis en place des mécanismes minima pour garantir la surveillance dans l’utilisation des fonds décaissés par le Trésor public. Pour l’IFG, il aurait fallu mettre en place un service d’audit interne ou comité de suivi et de tenir la comptabilité sur place en RDC. Cette négligence a facilité la surfacturation.

Dans sa réponse insérée dans le rapport de l’IGF, le Premier Ministre honoraire insiste sur le fait que la Primature et le Chef du Gouvernement n’étaient nullement impliqués dans la gestion des fonds du projet. C’est l’entreprise Africom qui, d’après Matata Ponyo, était seul responsable de l’exécution technique et financière du projet sur base du contrat dûment signé entre elle et les quatre membres du Gouvernement. La Primature n’en était pas signataire, précise Matata.

En réaction à cette argumentation de l’ancien Premier Ministre, l’IGF estime que la débâcle de ce parc ne se réduit ni à la simple signature du contrat de gestion entre l’État congolais et Africom, ni à la gestion quotidienne par ce dernier. Il se situe aussi bien à la conception, à la planification, au choix du partenaire et aux actes de gestion. Par ailleurs, le Premier Ministre honoraire intervenait, selon l’IGF, tout au long du cycle de vie du projet tout au moins à travers le fait que le Bureau de l’ancien Premier Ministre était le centre d’engagement de toutes les dépenses du projet. C’est à ce titre que le paiement en faveur de MIC Industries pour l’achat constitue un acte de gestion courante.

Le rapport de l’IGF n’épingle pas que Matata Ponyo. Plusieurs autres noms sont cités, avec des détails sur la responsabilité de chacun d’eux dans ce document confidentiel auquel Politico.cd a eu accès. L’on y retrouve par exemple l’actuelle Députée Nationale Louise Munga, Ministre du Portefeuille à l’époque des faits ; l’actuelle Sénatrice Ida Kamonji, Directrice Générale de Parc Agri à l’époque des faits ; Matondo Mbungu, Directeur Général du Bureau Central de Coordination (BCECO); et biens d’autres noms qui seront dévoilés prochainement.

JM Mawete
Politico

Boketshu et Esso réagissent sur la mort de l’ambassadeur Italien

Luca Attanasio, 43 ans, circulait lundi 22 février dans la province du Nord-Kivu (Est), près de la frontière avec le Rwanda, à bord d’un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM), lorsque celui-ci a été pris dans une embuscade. Réactions de Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso sur la mort de Luca Attanasio.

Formation du gouvernement : Le G26 de Basile Olongo réclame deux postes auprès du 1er ministre

La délégation du groupe G26 conduite par l’ancien vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Basile Olongo a été reçue ce lundi 1er mars 2021 à l’Hôtel du gouvernement par le premier ministre, Sama Lukonde, dans le cadre des consultations en vue de la formation du gouvernement.

Au cours de cet entretien, Basile Olongo a rappelé au premier ministre que le groupe G26 a droit à deux sièges dans le prochain gouvernement, étant donné qu’il a 16 députés nationaux.

« Nous avons saisi cette occasion pour clarifier que le groupe G26 qui est là, c’est un groupe composé des députés qui ont adhéré à l’Union Sacrée à titre individuel. En tant donné que nous sommes au nombre des 16 députés donc nous avons droit à deux sièges au sein du gouvernement en respectant la clé de répartition », a déclaré Basile Olongo devant la presse.

Selon lui, cette délégation a déposé les noms de trois candidats par poste ministériel mais aussi les compléments d’informations en ce qui concerne le programme du gouvernement.

D’après Basile Olongo, les prochains ministres doivent être des gens qui ont un casier judiciaire vierge, des gens qui sont capables de pouvoir apporter un plus, des gens déterminés qui ont de la considération envers le président de la République, Félix Tshisekedi mais aussi des gens qui sont capables d’apporter un plus au budget de l’État.

Basile Olongo précise par ailleurs que le G26 a promis de soutenir le premier ministre dans sa vision de travailler pour l’intérêt des Congolais.

Winnie Imana
Actu30

Kinshasa : 3 personnes sont mortes noyées ce dimanche sur la rivière N’djili

3 personnes ont été mortes noyées ce dimanche 28 février dans la rivière de N’djili, dans la commune qui porte le nom à Kinshasa.

Selon les témoignages recueillis sur place, qu’il s’agit d’un pasteur, sa femme et leur fils qui sont disparus pendant qu’ils se préparaient pour donner le baptême aux fidèles de leur église.

A en croire certaines personnes, le pasteur n’avait pas obtenu l’autorisation de procéder au baptême de ses croyants et il avait voulu le faire d’une manière illégale.

Informée de la situation, la police nationale de ce coin dirigée par le colonel Bienvenue Waswa est vite descendu sur le lieu et selon les informations fournies par les témoins, l’assistant du pasteur est aux arrêts juste après l’incident.

Les recherches sont lancées afin de trouver des personnes disparues.

JM-HEAVEN
L’interview

Le gouvernement Sama Lukonde attendu cette semaine : ça passe ou ça casse

Jean-Michel Sama Lukonde Kienge, nommé le 15 février dernier Premier ministre, poursuivra ce lundi les consultations entamées depuis une semaine en vue de la constitution de son gouvernement. Sa tâche n’est pas simple. Après avoir reçu les orientations du chef de l’Etat, consulter l’informateur Bahati Lukwebo, le chef de l’exécutif national s’apprête à boucler la série d’entretien avec différents groupes sociopolitiques. Critik Infos du 01 mars 2021 avec l’analyste politique Christian Bosembe.

Fatshi ambitionne faire taire les armes et débarrasser l’Afrique des terroristes

Le Chef de l’Etat congolais, président en exercice de l’Union africaine (UA), Félix Tshisekedi, a fait part de sa volonté de faire taire les armes en Afrique et débarrasser celle-ci du terrorisme. Son credo, le chef de l’Etat rd congolais l’a dit et répété au cours de la cérémonie de lancement des activités culturelles de sa mandature à l’Union Africaine, samedi 28 février au Palais du peuple à Kinshasa.

Dans son adresse, le Président de la République a annoncé de grands évènements culturels censés sortir la culture africaine des musées, des disques durs des ordinateurs et autres salles de conférence pour l’amener dans les cours d’écoles, au milieu des camps des réfugiés, au cœur des marchés des villes africaines et des champs des villages.

De la Conférence sur le patrimoine et les musées de l’Afrique aux manifestations festives sur différentes thématiques, Fatshi a également fait allusion aux activités parascolaires devant orienter les enfants vers une meilleure connaissance de l’histoire et de grandes figures du panafricanisme.

«Pour que l’art, la culture et les patrimoines réussissent leur mission d’édification de l’Afrique, il faut faire taire les armes et débarrasser l’Afrique des menaces terroristes», a déclaré le Président de la République, annonçant la tenue, dans les prochains jours à Kinshasa, d’une conférence internationale sur la paix en Afrique.

Pour démontrer la portée de l’art africain, la compagnie «Théâtre national» congolais a joué «Une saison au Congo», une pièce de théâtre écrite par le Martiniquais Aimé Césaire en 1966 et mise en scène par Norbert Viminde Segbia. Elle met en scène les derniers mois de Patrice Lumumba dans la période de transition vers l’indépendance du Congo belge marquée par les conflits avec la sécession katangaise, soutenue par les intérêts belges et plus largement occidentaux.

Comme on peut bien s’en rendre compte, l’Afrique qui se développe par sa culture, est ce rêve que nourrit le président en exercice de l’UA pour 2021.

On rappelle que s’adressant à une assemblée virtuelle de chefs d’État et de gouvernement lors de la 34ème session du sommet de l’Union africaine qui l’a vu investi président pour une année de l’organisation panafricaine, le 6 février, le Président Félix Tshisekedi avait déclaré que ses priorités seraient de s’attaquer à la pandémie de la COVID-19, d’accélérer la mise en place de la Zone de libre-échange du continent africain (ZLECAf) et de favoriser la paix et la sécurité sur le continent.
La lutte contre le changement climatique, l’accélération de l’intégration régionale, l’investissement dans le capital humain, la promotion de la culture africaine et l’autonomisation des femmes et des jeunes retiendront également son attention.

Le thème de l’année 2021 est «Arts, culture et patrimoine» : Leviers pour construire l’Afrique que nous voulons.» Le président Tshisekedi avait souligné que «les arts, la culture et le patrimoine constituent la base de la renaissance africaine» et offrent une occasion de «revenir sur nos racines». Pour Fatshi, «la culture est le début et la fin de tout ; elle couvre tous les aspects de la vie humaine».

Le chef de l’Etat congolais a succédé à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa à la présidence de l’UA.

Didier KEBONGO
Forum des as

RDC: un an après la mort de général Delphin Kahimbi où en est l’enquête?

Un an déjà que le général Delphin Kahimbi, chef des renseignements militaires de RDC, est mort dans des circonstances qui n’ont toujours pas été élucidées. C’était le 28 février 2020, dans sa résidence à Kinshasa. La famille de cet officier demande au gouvernement de faire la lumière sur cette affaire, d’arrêter les assassins, de les traduire en justice et de les sanctionner conformément à la loi. La justice militaire a envoyé ce dossier à la justice civile.

Selon des sources judiciaires à Kinshasa, cela fait environ deux semaines que ce dossier a été transmis au parquet général de la Gombe pour instruction. Reste que le magistrat qui devra s’en occuper ne l’a pas encore reçu.

Si la justice militaire s’en est dessaisie, c’est que, à ce stade, aucun homme en uniforme n’est impliqué. Seuls des civils se trouvent aux arrêts à l’issue de l’enquête menée par la commission mise en place : le neveu et le pasteur de l’épouse du général Kahimbi ainsi que la dame qui avait facilité l’embauche du domestique de la maison, un domestique qui a disparu depuis la mort du général.

Quant à l’épouse de Kahimbi et la tante de celle-ci, elles ont été placées en résidence surveillée quelques jours après l’inhumation de l’officier. Toutes ces personnes sont suspectées d’assassinat et de complicité d’assassinat.

À l’occasion du premier anniversaire du décès du général Kahimbi, son jeune frère, au nom de la famille, demande au gouvernement d’élucider les circonstances de cette disparition qui, selon elle, ne sont pas encore clarifiées, malgré les enquêtes menées.

RFI

En direct : Le débat du 01 mars 2021

Suivez en direct le débat de ce lundi 01 mars 2021 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo sur Top Congo FM.

Revue de presse de ce lundi 1er mars 2021

Plusieurs sujets se disputent la manchette des journaux parus ce lundi à Kinshasa, entre autre, le lancement officiel du mandat du président de la RDC à la tête de l’Union Africaine.

« U.A : Le défi de Félix Tshisekedi pour ‘guérir’ l’Afrique », titre CONGO NOUVEAU dans sa livraison de ce lundi. En effet, lançant officiellement le mandat à la tête de l’UA, Félix Tshisekedi a, au cours d’une cérémonie animée le samedi 27 février à Kinshasa, affirmé qu’il se battra pour « faire taire les armes et chasser les terroristes en Afrique ».

Le confrère, qui se demande s’il a les moyens de mettre en pratique sa promesse, rapporte que d’aucuns veulent le voir faire taire les armes dans l’Est de son pays où les rebelles ougandais de l’ADF sèment la mort quotidiennement dans les territoires de Beni et Butembo.

LE PHARE consacre sa manchette au regroupement politique LAMUKA, dont selon le confrère le décès est acté. Selon le constat fait par ce journal, après le limogeage cavalier de Bemba et Katumbi, en écho des départs déjà actés de Mbusa Nyamwisi et Freddy Matungulu, Lamuka est définitivement mort.

Martin Fayulu a décidé de faire le ménage. Il a annoncé le 26 février qu’il va désormais piloter seul ce qui reste de la coalition Lamuka, « après avoir constaté une auto exclusion de Katumbi et Bemba du fait de leur appartenance à l’Union Sacrée ».

FORUM DES AS note que contrairement à l’Assemblée nationale, « Au Sénat, la ‘magie’ ticket unique de l’USN n’a pas marché ». A part le président et le rapporteur, les quatre autres postes à pourvoir sont ouverts. Si au terme de leur réunion du 20 février dernier, les 84 sénateurs de l’Union sacrée s’étaient mis d’accord sur la clef de répartition de postes en fonction de grands ensembles géographiques, ils n’avaient pas cependant, trouvé de consensus sur les candidats uniques à chaque poste.

Le Sénat a privilégié le jeu démocratique, de la manière « que le meilleur gagne », à la différence de ce qui s’était passé à l’Assemblée nationale, où on avait un seul candidat par poste à pourvoir.

L’AVENIR signale que Félix Tshisekedi a eu un échange téléphonique d’une heure, le vendredi 26 février, avec la vice-présidente des USA Kamala Harris.

Ils ont échangé autour de 4 points : la politique, la sécurité, la santé et le climat. Au sujet de la sécurité, les USA promettent de mobiliser les autres partenaires pour appuyer la RDC dans sa lutte contre l’insécurité à l’Est du pays.

Théodore Ngangu Ilenda

Gouvernement Sama Lukonde : quelle mission, quels défis ?

C’était le jour de la Saint Valentin, le 14 février dernier, que Félix Tshisekedi a apposé sa signature sur l’Ordonnance nommant le nouveau formateur du gouvernement made in Union Sacrée de la Nation. Après un long suspense, le Président de la République a jeté son dévolu sur Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, quarante-trois ans révolus. Et depuis quelque temps, celui-ci consulte l’ensemble des formations politiques et forces vives de la nation dans ses bureaux situés au dernier niveau de l’Hôtel du gouvernement. Le successeur de Sylvestre Ilunga Ilunkamba est en train de mettre sur pied une nouvelle équipe gouvernementale pour faire quoi ? C’est la question lancinante que se pose l’opinion.

En vue d’une meilleure approche de cette préoccupation fondée, il sied de jeter un œil dans le rétroviseur. Trois dates repères coïncidant avec trois discours historiques prononcés par le Président de la République constituent des lanternes qui éclairent le chemin parcouru.

Le premier discours fut prononcé un certain 23 octobre 2020. Cette soirée-là, Félix Tshisekedi dit «Fatshi Béton» employa un ton ferme et un gestuel inhabituel. Pendant près de six minutes, il va brosser un tableau sombre de la coalition FCC – CACH dont il signa le certificat de décès. Après deux années de gouvernance par ses poulains et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila, le constat était donc très amer. Ce diagnostic escarpé a conduit irrémédiablement à la rupture.

Ce divorce FCC-CACH a coïncidé avec la création de l’Union Sacrée de la Nation, une vision du Président de la République calquée sur le leitmotiv légué par Feu son père : «le peuple d’abord». A la même date, Félix Tshisekedi a également parlé de la requalification de la majorité. Au souverain primaire, il a promis de revenir pour une autre allocution au terme des consultations de l’ensemble des forces politiques et forces vives de la nation.

La deuxième date repère c’est le dimanche 6 décembre 2020. Un discours amplement attendu par l’opinion tant nationale qu’internationale. En direct sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise, Félix Tshisekedi a, d’un ton grave, prononcé l’une de ses meilleures allocutions selon certains analystes.

Tout en annonçant l’effritement de la majorité, le Chef de l’Etat est revenu pour préciser que le but ultime consistait en la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale issue de l’Union Sacrée de la Nation. Il avait, à l’occasion, énuméré les suggestions et recommandations des structures et personnalités consultées. A cette date repère, il a annoncé la nomination d’un informateur en vue d’identifier, conformément à l’article 78 de la Constitution de la RD Congo, une nouvelle coalition gouvernementale. Adhérer à cette nouvelle vision, à l’Union Sacrée de la Nation, constitue donc la condition sine qua non pour intégrer le prochain gouvernement.

Le troisième tableau ou dernière date repère c’était le 14 décembre 2020. Ce jour-là, Félix Tshisekedi s’est retrouvé face aux Députés et Sénateurs réunis en Congrès dans l’hémicycle du Palais du peuple. Le constitutionnel discours sur l’état de la nation fut prononcé.

Devant les deux Chambres du Parlement, le Président de la République est revenu pour déclarer que la nouvelle majorité a pris corps et brosser les grandes lignes d’une nouvelle feuille de route ou programme de gouvernance qui traduira dans les faits les ambitions de l’Union Sacrée après investiture du gouvernement.

Avec ses différentes prises de position, le fils biologique et politique du Sphinx de Limete, d’heureuse mémoire, a secoué la sphère politique de son pays. L’une des conséquences de la création de l’Union Sacrée de la Nation aura été la chute vertigineuse du Bureau Mabunda malgré les élucubrations. Le FCC cher à Joseph Kabila avait promis une «remontada» lors de l’élection du Bureau définitif de l’Assemblée Nationale mais sans succès. Avec 389 voix pour Christophe Mboso et 365 voix pour Jean-Marc Kabund, le ticket gagnant de l’USN n’a pas fait de cadeau au camp adverse, la nouvelle minorité ou opposition.

Quelques jours après, ‘‘pépé’’ Ilunga Ilunkamba et son gouvernement sont tombés comme des feuilles mortes à l’issue du vote sans appel de la motion de censure à la Chambre basse du Parlement sous la houlette du Bureau d’âge. Un désaveu qui a contraint l’ex-Premier Ministre a déposé sa lettre de démission et de l’ensemble de son gouvernement auprès du Chef de l’Etat.

Autre fait marquant, c’est la chute imprévisible du Bureau Thambwe Mwamba au niveau du Sénat. Six membres dont le Président de cette institution ont jeté l’éponge avant l’examen des pétitions. Il y a eu un seul rescapé, en l’occurrence, le 1er Vice-président Samy Badibanga. Dans l’entre-temps, l’informateur nommé par le Chef de l’Etat, le Sénateur Modeste Bahati, avait presque bouclé sa mission en octroyant à Félix Tshisekedi une majorité écrasante (391 Députés) acquise à sa cause.

Pour boucler la boucle, le Président de la République devenu Président de l’Union Africaine a nommé un nouveau Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. Ce dernier a promis de former un gouvernement dit des «Warriors», des personnalités aguerries. Depuis le jour de sa nomination, ce quadragénaire ne cesse de marteler sur les critères de probité morale, de compétence et d’expérience. Ajouter à cela un casier judiciaire vierge. Il met aussi un accent particulier sur la jeunesse et la femme de même que la réduction de la taille du gouvernement (44 membres).

Ces membres du tout premier gouvernement made in Union Sacrée seront connus avant le 15 mars, c’est-à-dire, avant la prochaine Session au Parlement. A chacun de ses interlocuteurs (partis politiques et société civile), Sama Lukonde donne un devoir à domicile : étoffer le programme de gouvernance. Car, les défis sont majeurs, les attentes sont innombrables, tout est prioritaire en RD Congo. Il suffit de parcourir le discours historique du 6 décembre 2020 pour s’en convaincre. L’accès à l’eau potable, l’énergie électrique, aux soins de santé adéquats, à un enseignement de qualité, à la sécurité et la paix, etc.

Pendant la session de mars, l’équipe Sama Lukonde devra solliciter l’investiture à l’Assemblée Nationale avant de procéder à la remise-reprise. Le temps de s’installer et de dresser l’état des lieux, le prochain gouvernement ne sera effectivement opérationnel qu’au milieu de l’année en cours (juin 2021). Au sortir de leur tête-à-tête, le vieux sage Mboso, se tenant aux côtés du jeune Sama Lukonde, a déclaré que c’est un gouvernement de combat qui doit vite voir le jour au vu de la tâche corsée. Telle est la mission. Plus de temps à perdre, il faut se mettre au travail. Car, seul Félix Tshisekedi sera comptable devant le souverain primaire lors des prochaines échéances électorales. En 2023 ou 2025 ? Wait and see.

La Prospérité

Adolphe Dominguez face à Papy Mboma répond à Marie Paul

B-one Music : Papy Mboma reçoit l’artiste musicien Adolphe Dominguez, président du groupe Wenge Tonya Tonya, l’artiste répond à Marie Paul sur l’histoire de Wenge.

Douloureuse expérience : le FCC survivra-t-il dans l’opposition ou la résistance ?

Beaucoup de sociétaires de la famille politique de Joseph Kabila ne croyaient pas au discours de l’effritement de la majorité. Ils sont pris au piège comme lors du naufrage du paquebot Titanic. C’est le sauve-qui-peut. Un grand nombre a traversé du côté de l’Union Sacrée de la Nation. D’aucuns parlent de la transhumance politique.

Pendant dix-huit ans, Joseph Kabila et ses lieutenants ont régné sur la République démocratique du Congo. Ils avaient mis en place un système que l’actuel Président de la République, Félix Tshisekedi, a promis de déboulonner lors du sommet de Davos. Le Bureau Mabunda est tombé à l’Assemblée Nationale, le Gouvernement Ilunga Ilunkamba déchu, le Bureau Thambwe Mwamba défenestré du Sénat, l’appareil judiciaire échappe au contrôle du FCC, la Police et l’Armée font allégeance à Félix Tshisekedi, … L’Union Sacrée de la Nation, la nouvelle coalition majoritaire, a vu le jour.

Certains anciens membres du camp Kabila affirment dans les médias que le fils du Sphinx de Limete est un fin stratège. Que reste-t-il alors du regroupement politique Front commun pour le Congo (FCC) ? Simplement une fraction congrue qui ne peut survivre qu’au sein de l’opposition. Pourtant, celle-ci parle de la résistance plutôt que de l’opposition. C’est la même résistance que ne cesse de revendiquer le tandem Fayulu – Muzito de la plateforme Lamuka. L’ancien Conseiller spécial du Maréchal Mobutu, Honoré Ngbanda, s’est toujours déclaré résistant. N’y a que des résistants et non pas d’opposants ?

Qui de Kabila et de Fayulu sera le porte-parole de l’opposition, poste vacant depuis l’adoption de la loi sur le statut de l’opposition ? Le Président de l’Assemblée Nationale, Christophe Mboso, a promis que ce fameux porte-parole sera désigné lors de la prochaine Session.

En revanche, certains caciques du régime passé déclarent qu’ils feront leurs preuves dans l’opposition républicaine. La fraction congrue du FCC ferait donc œuvre utile en procédant illico presto à la redéfinition des paradigmes en vue de la reconquête du pouvoir. Histoire de préparer sérieusement les élections à venir. La politique est l’art du possible.

La Prospérité

Gouvernance : « Toutes les institutions publiques sont gérées comme des biens privés », dénonce Katende

Alors que le Bureau d’âge du Sénat avait accusé Tambwe Mwamba ,il y a quelques semaines d’avoir mal géré les finances au sénat quand il en était président (entre 2019 et 2020), le président de l’Asadho vient de révéler une vérité accablante visiblement , pour contredire ceux qui pensent que cette gestion calamiteuse ne se trouve qu’au Sénat.

« La gestion calamiteuse des finances du Sénat n’est pas une exception ». D’après Jean-Claude Katende , » toutes les institutions publiques et Entreprises de l’État sont gérées comme des biens privés. Partout et à tous les niveaux, on s’amuse avec l’argent public », a-t-il dénoncé sans langue de bois.

On pensait que la Cour des comptes avait déniché tous les gaspillages et dépassements budgétaires qui sont décriés et constatés à la première Institutions de la République pour imposer une nouvelle règle d’orthodoxie des dépenses publiques. Hélas , même l’IGF est préoccupée à mener les enquêtes ailleurs mais jamais à l’institution » Président de la République ».

Impayés massifs, dérapage des frais de fonctionnement et de la dette, recours abusif aux emprunts toxiques… Alexis Tambwe Mwamba a laissé une lourde ardoise à la chambre haute du Parlement. Un comportement similaire est observé dans toutes les institutions et surtout à la présidence de la République.

« Nous devons nous y opposer », a-t-il dit en conclusion.

Gédéon ATIBU
24h