Moins de 48h après sa remise-reprise, le gouvernement de Sama Lukonde au grand complet s’est retrouvé pour le premier Conseil des ministres vendredi 30 avril à la cité de l’UA.
A cette occasion, Félix Tshisekedi a présenté sa feuille de route et fixé le cap des réformes à envisager. Le tout dans une communication maîtrisée, voire déverrouillée.
« Vous avez l’obligation des résultats », a t-il dit aux membres du gouvernement, relayé par l’équipe de communication de la présidence de la République.
Devant son Premier Ministre, ses 56 ministres autour de la table, Félix Tshisekedi , soucieux de restaurer la paix dans la partie Est de la RD Congo et améliorer le social du peuple congolais. Il a aussi rappelé le rôle de chacun à jouer dans ce nouveau gouvernement post coalition FCC-CACH.
Le Chef de l’État doit fixer la stratégie, donner le cap et tenir l’équilibre des Institutions et le premier Ministre doit arbitrer.
Suspendues depuis octobre 2020, les réunions du conseil des ministres se tiendront tous les vendredi en présence ou à distance, selon le contexte.
Du nouveau dans ce qu’on appellerait désormais « KangaGate » (l’usurpation d’identité par l’international gabonais, Guelor Kanga). La Confédération Africaine de Football a finalement écrit à la fédération gabonaise, demandant à cette dernière de présenter ses moyens de défense face aux éléments d’accusation brandis par la FECOFA.
Dans sa correspondance à la FEGAFOOT dont une copie est parvenue à la rédaction de Footrdc.com, la CAF reconnaît avoir bien été saisie par la FECOFA et qu’une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur le dossier.
“Veuillez trouver ci-joint une plainte par la FECOFA concernant l’état et l’éligibilité du joueur Guelor Kanga Kaku. Nous vous informons par la présente que la CAF a ouvert une investigation concernant le cas en question”, pouvons-nous lire dans la correspondance.
Le Gabon a jusqu’au 4 mai pour s’expliquer
La Fédération gabonaise est soumise à présenter ses moyens de défense d’ici au 4 mai, afin de permettre à la CAF d’avancer avec l’enquête. “Vous êtes prié de bien vouloir nous envoyer vos commentaires concernant les allégations mentionnés dans la correspondance de la FECOFA afin de nous permettre de soumettre le dossier complet aux organes compétents de la CAF. Prière nous envoyer votre retour au plus tard le 4 Mai 2021”, est-il précisé dans la correspondance de l’instance panafricaine du football.
« Je vous promets, chers enfants, en tant que père d’abord et ensuite Chef de l’État, que j’apporterai des solutions à vos problèmes », a dit Félix Tshisekedi, répondant aux jeunes gens, principalement les élèves en sit-in depuis 8 jours à la mairie de Beni dans la province du Nord-Kivu, réclamant sa présence à cette région du pays en proie à l’insécurité.
« Veuillez regagner vos foyers et ne vous laissez surtout pas manipuler par les adultes qui ont un but politique. Je suis attristé par cette situation », les exhorte-t-il, à l’issue d’un entretien avec le Président du Conseil Européen Charles Michel, arrivé en fin d’après-midi ce mercredi à Kinshasa pour une visite officielle de deux jours en RDC.
« Mais je ne crois pas que c’est en arrivant à Beni, comme ils le demandent et souhaitent maintient, que la situation se réglerait ».
Sans être physiquement sur le terrain, « ce que je suis en train de faire maintenant et que j’ai déjà annoncé, c’est le train de mesures radicales que nous allons prendre pour toutes ces régions en difficulté pour justement répondre à leur souhait. Je leur demande de ne pas rester exposés ».
Emportés par les émotions
« À propos de la MONUSCO, les jeunes gens sont emportés par les émotions. Je suppose qu’il y a, quelque part, la manipulation des adultes », constate le Chef de l’État.
Alors que les manifestations anti-MONUSCO se multiplient dans plusieurs régions de l’Est du pays, le président de la République rappelle que « la MONUSCO est venue en partenaire en RDC pour nous aider à éradiquer la violence, à stabiliser le pays et surtout à protéger la population ».
Sensible, « je peux comprendre cette expression de colère, de ras-le-bol, vis-à-vis des violences qui se font, mais ce n’est pas la MONUSCO qui en est responsable. Cette violence est aveugle, lâche et sournoise. Ce n’est pas la MONUSCO qui la suscite. La MONUSCO est venue pour nous soutenir dans les efforts que nous fournissons ».
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Félix Tshisekedi et Charles Michel, respectivement président de la République démocratique du Congo et président du Conseil européen, résolvent de travailler ensemble pour relever les défis de la sécurité qui se posent dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans la quête des réponses à la problématique sécuritaire dans la partie Est du pays, le chef de l’État Félix Tshisekedi n’écarte aucune option. C’est ainsi, assure-t-il, qu’il entrevoit, des mesures radicales pour toutes ces régions en difficulté, en proie à la violence, à savoir l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu. Comme d’autres partenaires majeurs internationaux, l’Union européenne se dit « disposée » à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité congolaises. Pour Charles Michel, l’UE « est prête à s’engager » avec d’autres partenaires dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies. Bien plus, l’Union européenne dit privilégier le dialogue engagé avec Kinshasa mais aussi la formation des forces de sécurité congolaises dans le cadre de la coopération bilatérale. Mais pour résoudre la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, Charles Michel salue « les efforts qui ont été faits sur le plan des relations avec les voisins ».
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a eu un tête-à-tête, jeudi 29 avril au Palais de la nation, avec le président du Conseil européen, Charles Michel. Les échanges ont tourné notamment autour de l’appui de l’Union européenne à la présidence en exercice de l’Union africaine. Plus tard dans l’après-midi, les deux personnalités avaient procédé à l’inauguration, au port de la SCPT à Gombe, de deux bateaux destinés au balisage du fleuve Congo dans son bief navigable. M. Charles Michel a clôturé son séjour par un banquet qui lui a été offert par le chef de l’État à la Cité de l’Union africaine.
Arrivé à Kinshasa mercredi 28 avril, à la tête d’une importante délégation des officiels européens en provenance de Bruxelles, Michel a été accueilli à l’aéroport de N’Djili par le tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala ainsi que quelques collaborateurs du chef de l’État dont son Directeur de cabinet, Guylain Nyembo.
Au cours d’une conférence de presse conjointe animée, jeudi, avec le chef de l’État Félix Tshisekedi, Charles Michel a indiqué que l’Union européenne se dit « disposée » à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité congolaises dans le cadre de la coopération bilatérale.
L’UE promet son soutien
« Dans le cadre des Nations-Unies, plusieurs États européens sont membres du Conseil de sécurité, il y a régulièrement des évaluations, des discussions sur les différents mandats en lien avec les missions et certainement, c’est le cas pour la Monusco. L’Union Européenne, les États membres, on est prêt à être engagé avec les partenaires internationaux, bien entendu avec les autorités de la République Démocratique du Congo sur ce sujet-là. Sur le plan Européen, sans parler nécessairement de la comparaison avec Artémis, il y a une capacité, une volonté aussi dans le dialogue qui était entrepris depuis quelques temps maintenant avec le Président pour voir comment on peut mobiliser du support, par exemple, en termes de renforcement des capacités, de soutien pour faire des réformes nécessaires dans le domaine de sécurité, de formation également pour avoir cette capacité de jouer un rôle positif, stabilisateur mais chaque fois en lien avec les priorités de la République Démocratique du Congo », a précisé Charles Michel.
La réponse de Charles Michel est en lien avec la demande de déploiement d’une force à l’instar de Artémis à la suite des manifestations vécues pendant trois semaines contre la Monusco dans la province du Nord-Kivu. La mission de l’ONU est accusée de passivité face aux tueries des civils notamment à Beni et en Ituri. Mais pour résoudre la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, Charles Michel a salué « les efforts qui ont été faits sur le plan des relations avec les voisins ».
« Il faut aussi prendre en considération cette dimension régionale et ce dialogue qui est engagé pour traiter aussi dans une perspective régionale un certain nombre des situations », a-t-il dit.
La visite du président de la Commission de l’UE en République démocratique du Congo qui intervient 48 heurs après l’investiture du nouveau gouvernement par l’Assemblée nationale, constitue une première dans les annales du Conseil européen. Il s’agit de la toute première fois qu’une personnalité de son rang vient en visite officielle au pays de Tshisekedi.
Il sied de rappeler que l’Union européenne, participe au développement politique et humain de la RDC, en déployant une approche globale qui a notamment permis d’organiser les premières missions sécuritaires européennes sans participation de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN). Depuis, la réforme de la police et celle de l’armée ont été initiées.
L’UE a également participé activement aux efforts de la communauté internationale pour restaurer la paix et la démocratie en RDC, en soutenant financièrement le referendum constitutionnel de 2005 et les processus électoraux de 2006 et de 2011, tout en y déployant d’importantes missions d’observation électorale. Elle attache une grande importance à la stabilité régionale et s’est aussi impliquée dans les efforts internationaux pour la stabilité avec la nomination dès 1996 d’un représentant spécial pour la région des Grands Lacs.
La contribution à la consolidation de la RDC, au-delà des aspects politiques et militaires, s’appuie sur un important soutien au développement dans le cadre de l’accord de Cotonou signés en 2000. L’enveloppe pour la période 2014-2020 (11ème Fonds européen de développement) est une des plus importantes sur le plan bilatéral avec plus de 620 millions d’euros mobilisés sur quatre axes prioritaires, à savoir la santé, l’environnement, le renforcement de la gouvernance et de l’état du droit, ainsi que les infrastructures.
Ce partenariat prévoit un dialogue politique soutenu qui permet à l’UE et à la RDC d’échanger régulièrement et ouvertement sur les sujets d’intérêt commun et notamment la préservation de l’espace politique et le respect des droits humains.
Il est dans le dur. L’ancien ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Willy Bakonga qui a écopé de trois ans de prison ferme, a passé sa première nuit à la prison centrale de Makala.
Jugé jeudi soir en procédure de flagrance à la Cour de cassation aux côtés de son fils, Joël Bakonga, le patron des écoles « Le Sévigné » a été condamné à trois ans de servitude pénale principale pour « l’interaction de transfert de fonds à l’étranger ».
Son fils Joël Bakonga qu’il a entraîné dans sa cavale avec de billets de banque ( 33.500 dollars) va purger six mois de prison.
L’ancien ministre de l’EPST voulait se soustraire de la justice en prenant la direction de l’Europe via la République du Congo.
En pleine audition, le conseil des avocats du principal détenu a évoqué la violation du droit de la défense tout en sollicitant la remise de la séance. La réserve a été rejetée par la Cour qui l’a qualifiée de pure distraction.
S’agissant de la prétendue somme d’argent trouvée dans sa valise, le promoteur des écoles » Le Sévigné » ne l’a pas reconnu.
« On n’a pas trouvé l’argent dans ma valise. La responsabilité est individuelle » , a-t-il déclaré aux côtés de son fils, Joël Bakonga avec qui il a été interpelé à Brazzaville.
D’après le procès-verbal transmis à la Cour, les valises de ces deux détenus contenaient de l’argent dissimulé. Plus de 30.000 dollars américains.
Le deuxième procès contre Bakonga sera consacré au détournement à l’EPST.
Investis le lundi dernier à l’Assemblée nationale, c’est ce vendredi 30 avril 2021 qu’aura lieu la toute première réunion du conseil des ministres à la Cité de l’Union africaine. C’est ce qu’indique le message du secrétaire général du gouvernement, Jean Albert Ekumbaki Ombata, adressé à tous les membres du gouvernement.
C’est depuis le mois de mars 2020 que le réunion du conseil des ministres ont été suspendues sur ordre du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Cette décision faisait suite à la contamination de certains membres du gouvernement et leurs proches au coronavirus. Depuis, elles se tenaient par visioconférence.
Après plusieurs mois sous ce format, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi va décider de suspendre jusqu’à nouvel ordre, le conseil des ministres suite à la crise persistante au sein de la coalition FCC-CACH. Pour prendre cette décision, il a fallu au chef de l’Etat d’instruire le Premier ministre d’organiser la cérémonie de prestation de serment de trois juges constitutionnels. Une décision que Sylvestre Ilunga Ilunkamba avait contesté.
Reagan Bakonga, frère de Willy Bakonga ne pourra plus participer aux plénières du Sénat jusqu’à nouvel ordre.
Son mandat à la haute chambre du Sénat vient d’être suspendu.
Il lui est demandé selon notre source de ”trouver une solution au sein de sa famille biologique”, après la lettre de Willy Bakonga sollicitant sa réintégration à la chambre haute du Parlement.
Reagan Bakonga est le frère de l’ex-ministre de l’EPST (Enseignement Primaire et Secondaire et Technique), Willy Bakonga accusé de détournement des fonds destinés à la gratuité de l’enseignement de base.
Pour rappel, Willy Bakonga avait adressé une correspondance en date du 16 avril dernier au Sénat, sollicitant sa réintégration. Une démarche décriée par son suppléant, Reagan Bakonga, son jeune frère qui comptait à son tour saisir la justice pour les départager.
Critik Infos avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Le premier ministre de la République Démocratique du Congo, Sama Lukonde fait déjà objet des attaques des ennemis de la République.
Après son tête-à-tête avec Charles Michel, président du conseil européen en visite de travail à Kinshasa, le président de la République Félix Tshisekedi a répondu ce jeudi 29 avril 2021 aux élèves en sit-in à la mairie de Beni.
A en croire le successeur de Joseph Kabila, son travail se focalise actuellement sur des solutions efficaces pour éradiquer l’insécurité.
«Je leur (ces enfants de Beni) demande de ne pas rester exposés comme ça aux intempéries, peut-être même au risque d’exaction contre eux. Je leur promets encore que je serai là bientôt. Ce que je dis, je le ferai. Je ne suis pas quelqu’un qui parle en l’air. Je suis simplement en train de préparer des solutions efficaces qui permettraient de résoudre de manière définitive cette crise de l’est (…) Je vous promets, chers enfants, en tant que père d’abord, mais ensuite en tant que chef de l’Etat, que j’apporterai des solutions à vos problèmes. Veuillez regagner vos foyers, et ne vous laissez surtout pas manipuler par des adultes qui ont un but qu’ils recherchent, un but politique dans tout cela », a affirmé Félix Tshisekedi.
Toutefois, il a demandé aux enfants de ne plus être instrumentalisés par les mains obscures.
Des élèves exigeant la présence de Félix Tshisekedi dans la ville de Beni ont été interpellés par la police dans l’après-midi du jeudi 29 avril 2021, après les avoir sérieusement brutalisés.
Au total 69 élèves, venus également de Oicha, ont été arrêtés à la suite de ces manifestations nous informent plusieurs sources locales. Ils sont accusés d’avoir troublé l’ordre public.
Elie Vahumawa, défenseur des droits de l’homme, ayant assisté impuissant à ces interpellations se dit indigné par l’acte de la police qui a fait usage de bombes à gaz lacrymogène pour disperser les manifestants avec une rare violence.
« Les élèves viennent d’être arrêtés en uniformes et conduits dans la maison carcérale ainsi vêtus. Ce sont des petits enfants » , alerte t-il.
Cet Activistes des droits de l’homme, exige la libération immédiate et sans condition de ces élèves. « Nous ne pouvons pas tolérer que ce genre de choses puissent continuer dans un État qui se dit État de droit »
Rappelons que plusieurs écoliers de Beni campent devant la mairie de Beni depuis maintenant une semaine pour exiger la présence physique de Félix Tshisekedi.
L’ancien ministre de l’EPST Willy Bakonga, qui aurait des comptes cachés à l’étranger, a été condamné, ce jeudi 29 avril 2021, à trois ans de prison ferme pour transfert illicite et blanchiment de fonds. Suivez Masolo Na Député avec Eliezer Ntambwe.
L’ancien ministre de l’EPST Willy Bakonga, qui aurait des comptes cachés à l’étranger, a été condamné, ce jeudi 29 avril 2021, à trois ans de prison ferme pour transfert illicite et blanchiment de fonds.
Willy Bakonga et son fils Joël Bakonga (condamné à 6 mois) étaient jugés en flagrance au Parquet Général près la Cour de cassation pour violation de la réglementation sur le transport d’argent à l’étranger. Elle leur a infligé respectivement une amende de 90.000 $ (père) et 45.000 $ (fils).
A l’énoncé de la peine, Willy Bakonga, 56 ans, est resté immobile, comme écrasé par le jugement, qui a sanctionné « une volonté constante, réitérée et renforcée de dissimiler ses avoirs » et ne correspond pas en tout point aux réquisitions du ministère public, qui a requis 10 ans de prison et une amende 3 fois supérieure à la somme de 33.500 dollars américains trouvés sur les prévenus.
Deux ans après avoir déclenché le plus retentissant scandale de la présidence Félix Tshisekedi, Willy Bakonga, ancien ministre de l’EPST, devrait être jugé de nouveau dans les prochains jours sur le présumé détournement de fonds sur la gratuité de l’éducation de base. Il risque d’être condamné à vingt ans de prison ferme, sans aménagement de peine.
La Linafoot n’aura pas attendu longtemps avant de sanctionner les fauteurs de trouble. Les images de la délégation de Mazembe quittant le stade Kashala Bonzola sous une pluie de pierre et des coups de balle ont fait le tour des réseaux sociaux. Suite à l’agression des joueurs et le staff technique de Mazembe après le match de mercredi (0-1) par des fanatiques à Mbuji-Mayi, le comité de gestion de la Linafoot a annoncé les sanctions contre Sa Majesté Sanga Balende.
D’après la correspondance de la ligue, après une réunion extraordinaire, ce sont les « fans de Sanga Balende » qui ont été identifiés comme auteurs des agressions contre les joueurs et le staff technique de Mazembe. Le club Rouge et Jaune devrait jouer ses trois prochains matchs à domicile dans une autre ville que Mbuji-Mayi, sanction assortie d’un sursis. Le club versera également une amende de 5.000$ américains à la Linafoot et voit une épée de Damoclès en cas de récidive de semblables agressions.
La Linafoot sanctionne aussi Lamartine Lumbala, membre de la cellule de communication de SMSB, sanctionné de 24 mois d’interdiction de Stade pour « avoir fait preuve d’incitation à la violence par son attitude pendant et après le match. » Pour les arbitres, le central Kibingo Numbi, de la Ligue de football de Maniema, se voit suspendu pour 24 mois, même sanction pour son arbitre assistant Mpaka Mayasi de la LIFKIN.
72 heures. C’était l’ultimatum que les élèves avaient lancé au Président de la République Félix Tshisekedi en vue de se rendre à Beni pour réaliser sa promesse, celle de s’installer dans cette partie Est du pays et de pacifier cette région en proie aux massacres depuis des décennies.
Déterminés, ces élèves de Beni continuent à passer nuit à la belle étoile dans la cour de la Mairie, faisable fi de l’alerte de l’armée sur une probable incursion des miliciens et boycottant en même temps la reprise des activités scolaires annoncées par les autorités provinciales.
Ces élèves hardis sont néanmoins surpris. Alors qu’il était attendu à Beni, le Président Félix Tshisekedi, en sa qualité de Président de l’Union Africaine, s’est plutôt envolé pour Paris en France le weekend dernier, en vue de participer aux préparatifs du sommet France-Afrique qui se tiendra le 19 mai de l’année en cours.
Après Paris, une nouvelle surprise désagréable. Les élèves ont désespérément attendu Fatshi à Beni. Au terme de sa mission dans la capitale française, Félix Tshisekedi a plutôt regagné Kinshasa ce mercredi 28 avril aux petites heures du matin. Même pas une escale de quelques heures à Beni.
Pendant ce temps, les élèves qui continuent de l’attendre en dormant à la belle étoile. Ils se nourrissent d’une autre promesse du Président Tshisekedi réitérée par l’ex Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde, dans une interview accordée plus tôt le dimanche 11 avril à la radio onusienne : « La fin de la recréation est pour bientôt », rassurait le VPM. Félix Tshisekedi va, à l’en croire, se rendre à l’Est pour s’y installer. « Dès qu’un nouveau Gouvernement se met en place, la première des actions qu’il va poser c’est d’aller justement dans l’Est et de s’installer comme il avait promis », avait confié ce membre du Gouvernement Ilunkamba.
Toutefois, Félix Tshisekedi, lors de sa rencontre avec le Président français Emmanuel Macron, a exprimé sa détermination à vouloir mettre un terme aux massacres perpétrés dans cette partie du pays.
« Je ne me lasserai jamais de sensibiliser la communauté internationale par rapport à des zones de violences en Afrique et particulièrement dans mon pays la RDC, à l’Est, où il s’est créé un groupe à tendance islamiste, au discours islamiste et aux méthodes islamistes, et qui sème la terreur auprès de nos populations. Donc là, je suis plus que jamais déterminé à l’éradiquer et je compte sur le soutien de la France », a déclaré Félix Tshisekedi.
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