L’auteur du « plan Marshall » pour la République Démocratique du Congo, Noël Tshiani interpelle les partis et regroupements politiques qui freinent la publication du Gouvernement d’union sacrée de la nation, un mois après la nomination du premier ministre, Sama Lukonde.
« Au vu de la lenteur dans la formation du gouvernement et des bagarres de positionnement entre politiciens, je crains que cette classe politique ne soit qu’un obstacle au développement de la RDC. Les politiciens de carrière ne sont bons qu’à faire la politique. Rien d’autre », a recadré cet économiste de formation.
C’est pratiquement un mois, depuis que Jean-Michel Sama Lukonde a été nommé premier ministre par le président de la République Felix Tshisekedi.
Cependant, la publication du gouvernement se fait toujours attendre après les consultations initiées par le nouveau locataire de la Primature.
Le peuple congolais retient encore son souffre et prend son mal en patience.
Entre temps, il s’observe au sein de certains regroupements politiques quelques tensions autour de quota ministériel réservé aux uns et aux autres.
D’après une certaine indiscrétion, le Chef de l’État aurait rejeté la première mouture du Gouvernement Sama, faute de l’équilibre politique.
Nombre d’observateurs semblent aujourd’hui être passés à la vitesse supérieure, et exercer des pressions pour faire accélérer les tractations un mois après la nomination de Sama Lukonde pour former le prochain gouvernement.
Selon Jean-Claude Katende, la majorité au pouvoir est responsable du blocage gouvernemental en raison de l’envie démesurée à avoir le gros du lot dans la répartition des postes ministériels.
» Je ne suis pas surpris que le premier ministre prenne trop de temps pour la mise en place du gouvernement. Les politiciens aiment plus les postes et l’argent que le Congo », a dit ce lanceur d’alerte.
Le Président de l’ASADHO fait naufrage par rapport à la suite des événements.
» Cela va durer encore plus longtemps tant que l’un voudra avoir plus que l’autre », prévient-il.
Interrogé sur ce point, un analyste politique proche des cercles présidentiels met en garde contre toute « conclusion hâtive ». Sous couvert d’anonymat, il explique à 24H.CD que « Félix Tshisekedi voudrait voir le pays se doter d’un cabinet efficace et capable de mettre sur les rails le processus de réformes.
Beaucoup de congolais en ce jour ne semblent pas « convaincus de la mise en place d’un tel cabinet prochainement » au regard de l’agitation et bousculade qui s’observent dans le chef des ministrables.
Sama Lukonde arrivera-t-il à gérer les tensions, les attaques et les couacs en interne ? Le Premier ministre vit actuellement une zone de turbulences.
Masolo Na Député – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Eliezer Ntambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Gouvernement ya sika, Dan Gertler, IGF na OCC…
L’Association Sportive Vita Club a vu ses chances de qualification à l’étape des quarts. Les Dauphins noirs sont tombés devant le National Al Ahly du Caire au stade des Martyrs de la Pentecôte le mardi 16 mars 2021 (0-3) à l’occasion de la 4ème journée de la phase des groupes de la Ligue des Champions Africaine de Football.
Cette défaite dépose le club de la capitale Kinshasa dans une enveloppe de désespoir. Six points restent à prendre par Ibenge et ses hommes et ça passera par une bonne prestation en Tanzanie face à Simba SC. «Il faut garder le mental et aller jouer ce match pour récupérer des points là-bas. Nous allons jouer notre toute petite chance jusqu’au bout », a commenté Florent Ibenge.
Le match du mardi 16 mars 2021 a permis à Florent Ibenge de découvrir les bornes de son équipe. Le national Al Ahly a surpris Vita Club par sa discipline tactique. « Nous avons encore du chemin a faire pour pouvoir apprendre tactiquement d’autres choses et être parmi les meilleurs en Afrique », a lâché l’entraîneur-chef de Vita Club, Florent Ibenge.
Le TP Mazembe n’a pas réussi à mettre un terme à la spirale positive de Mamelodi Sundows. Ce mardi 16 mars 2021, les Corbeaux ont eu du plomb dans l’aile face au Brésiliens d’Afrique au Lucas Masterpieces Moripe Stadium de Pretoria à l’occasion de la 4ème journée de la phase des groupes de la Ligue des Champions Africaine de Football.
Les hommes de Pamphile étaient loin de la réussite offensive affichée en championnat. Mais, ils étaient par contre près de leurs errances défensives. Déjà à la 28ème minute, Maboe va ouvrir le score sur un tir placé. 1 but à 0, Sundows va gérer cette avance jusqu’à la fin de la rencontre. Titulaire, Trésor Mputu n’a pas évité le pire à Mazembe jusqu’à sa sortie.
Mazembe s’incline pour la deuxième fois de suite dans cette phase des groupes de la Ligue des Champions Africaine de Football. Les Corbeaux reste sur des chiffres faméliques. En 4 journées, le TP Mazembe n’a que 2 points et n’a inscrit qu’un seul but pour en encaisser 3. Le club de Kamalondo est dernier du groupe alors que Mamelodi est devant avec 12 points.
Critik Infos du 16 mars 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Christian Bosembe – Sujet : La pluie sème la terreur et la désolation à Kinshasa : les grands défis.
La rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat sont, avec la visite de travail du président botswanais en RDC, les sujets qui meublent les journaux parus ce mardi à Kinshasa.
« Assemblée nationale Une session consacrée aux réformes électorales». Conformément aux prescrits de la Constitution, les deux chambres du parlement ont procédé lundi au Palais du peuple, à l’ouverture officielle de la session ordinaire de mars 2021. C’est la deuxième session parlementaire de cette année après celle de janvier 2021, et la toute première session ordinaire, rappelle L’AVENIR qui propose ce titre.
Ce journal qui titre également: «Bahaiti rappelle l’urgence de constitution de nouvelle équipe gouvernementale». Ainsi, rapporte ce journal, pour une réalisation efficiente de programme du président de la République, le président du Sénat rappelle au Premier ministre nommé, l’urgence de la constitution de la nouvelle équipe gouvernementale afin de se mettre rapidement au travail.
« Parlement : les réformes électorales, priorité de la session de mars 2021 ». A l’Assemblée nationale tout comme au Sénat, c’est à l’unisson qu’une seule priorité a été mise en exergue à l’ouverture de la session ordinaire de mars 2021 : la réforme au niveau de la gouvernance électorale. Comme pour dire, considère-t-il, que les lois qui ont trait à l’organisation des élections, en l’occurrence la loi électorale et la loi organique portant organisation et fonctionnement de la centrale électorale bénéficieront de la priorité dans leur examen.
« La CENCO invite députés et sénateurs à se focaliser sur les lois visant les élections en 2023 », titre FORUM DES AS qui explique que « La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) invite le Parlement à adopter avec vigilance des lois qui garantissent la tenue des élections et l’invite à assurer le contrôle de l’exécution du budget.
C’est l’occasion de « relayer effectivement les aspirations profondes du peuple au changement et ne pas voter des lois qui ne rencontrent pas le bien du peuple congolais », souligne le communiqué des prélats catholiques, exploité par ce journal.
Toujours au sujet de la rentrée parlementaire, ce même journal signale : « Tenant de l’Examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution déposée depuis 2019.
« Les militants de l’Envol ont manifesté hier à l’Assemblée nationale ». L’initiative du parti cher à Delly Sesanga s’accompagne d’une pétition ayant recueilli plus de 120 mille signatures !, s’exclame FORUM DES AS sous ce titre.
A bout de patience, cadres et militants du parti politique Envol de Delly Sesanga ont investi, hier lundi 15 mars, le Palais du Peuple où avait lieu la rentrée parlementaire. Objectif, indique-t-il, exiger du Bureau Mboso, l’examen au cours de la présente session ordinaire de mars, de la proposition de loi sur la révision de la Constitution, que cette formation politique avait déposée depuis août 2019 à l’Assemblée nationale et au Sénat.
« Bahati Lukwebo rappelle à Sama Lukonde l’urgence de constituer son gouvernement ». FORUM DES AS, dans son article qui porte ce titre précise que Le Premier ministre Sama Lukonde a pris part hier lundi 15 mars, à l’’ouverture de la session ordinaire de mars au Sénat et à l’Assemblée nationale.
Au cours de cette cérémonie, poursuit-il, les deux présidents du Parlement ont respectivement rappelé au chef du gouvernement l’urgence de constituer son équipe gouvernementale, afin de se remettre rapidement au travail. Ils ont promis d’accompagner le gouvernement dans les réformes qu’il compte mettre en œuvre.
Enfin dans son article dont le titre est : « Mboso met le curseur sur les réformes électorales », FORUM DES AS signale que « Le speaker de la Chambre basse presse les chefs des confessions religieuses et la société civile à désigner, dans les meilleurs délais, leurs délégués à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) ».
A PROPOS du séjour du président Mokgueetsi Masisi à Kinshasa, LE POTENTIEL titre : « La Rdc et le Botsawana renforcent leur état de coopération». Le chef de l’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine (UA) et son homologue botswanais Dr Mokgueetsi Eric Masisi, ont échangé hier à Kinshasa sur la coopération bilatérale entre leurs deux pays. La RDC et le Botswana sont deux pays qui partagent les mêmes intérêts dans la sous-région au sein de la SADC, note notre confrère.
L’AVENIR parlant également de ce séjour de l’homme d’Etat botswanais titre pour sa part : «L’état de la coopération en la RDC et le Botswana examiné par les présidents Tshisekedi et Mokgueetsi Masisi».Le président du Botswana très détendu, selon ce tabloïd, a déclaré à la presse qu’il présenté à son frère ses félicitations pour sa mandature à la tête de l’Union africaine (UA).
Dans ce contexte difficile de la Covid-19, plusieurs clubs européens se refusent de libérer les joueurs convoqués en sélections nationales. Il semble bien que Dieumerci Mbokani serait la première victime de cette réalité incontournable. L’attaquant d’Antwerp Royal ne devrait pas signer son retour tant attendu en sélection. En cause, le club Anversois n’a pas autorisé ses athlètes non européens à rejoindre leurs équipes nationales respectives, par crainte de contamination à la Covid-19. Information relayée par certains médias belges, toutes fois, il revient à la FECOFA de fixer l’opinion.
Dieumerci Mbokani n’est pas le seul qui ne pourra être du rassemblement des Léopards, pour affronter le Gabon et la Gambie. Un autre international congolais est dans la même situation. Glody Ngonda. Le défenseur de Dijon FCO, en France, ne devrait pas répondre à l’appel de Christian Nsengi. Son club n’est pas favorable à l’idée de le libérer.
Ce que craignait Christian Nsengi est bien là. Le sélectionneur des Léopards a prudemment convoqué 31 joueurs, et 9 en réserve au cas où. Jusque-là, il n’a pas à se faire du mouron, puisqu’il existe des remplaçants valables de chacun des absents, mais la situation d’être plus grave, si tous les clubs européens suivent la trace.
Selon Boketshu Wa Yambo, combattant de la diaspora congolaise, Joseph Kabila, ancien président de la République Démocratique du Congo continue à diriger le pays. Regardez
Un mois après sa nomination comme Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde n’a toujours pas publié son gouvernement.
Lundi à l’occasion de la rentrée parlementaire, Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat a même rappelé l’urgence de traiter ce dossier compte tenu des défis qui attendent la nouvelle équipe gouvernementale.
« La nécessité de la réalisation du programme du président de la république oblige aux sénateurs qui sont l’émanation des provinces, représentants légitimes des peuples de rappeler au Premier ministre nommé, l’urgence de la constitution d’une équipe gouvernementale afin de se mettre rapidement au travail », avait-il dit.
Dans l’entourage du Chef de l’Etat, on assure que les choses se sont accélérées ces derniers jours. Jean-Michel Sama Lukonde a été reçu deux fois en l’espace de quatre jours par Félix Tshisekedi. Il a été notamment aperçu dimanche au bureau du Chef de l’Etat.
Au cours des échanges, le Président de la République a notamment rappelé qu’il tenait au contrôle des ministères dits de souveraineté: défense, économie, finances, intérieur, etc. Certains parmi ses proches conseillers sont pressentis futurs animateurs de ces portefeuilles.
L’autre défi reste celui de la taille du gouvernement.
« Le Premier Ministre nous a effectivement parlé d’une réduction des membres du gouvernement de l’ordre de 30%. Il faut vraiment réduire le train de vie de l’État pour une meilleure efficacité aussi par rapport à toute la tâche que le Premier Ministre devra effectuer jusqu’à la fin du mandat », rapportait le Sénateur Mobutu Giala, chef du regroupement politique Zaïre reçu le 25 février 2021 par le Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge.
L’objectif est difficilement atteignable suite à la pression exercée sur le Premier ministre. Toutes les forces politiques qui composent l’Union sacrée veulent, disent-elles, être récompensées pour « avoir précipité la fin du règne du FCC ».
Du côté de l’UDPS également la bataille était féroce. Le président de la République a du s’imposer pour calmer les ardeurs des uns et des autres. On parle désormais d’au moins 8 postes ministériels pour le parti présidentiel.
Ensemble pour la République et MLC trouvent en cette situation une occasion d’apprécier une nouvelle fois la bonne foi et l’esprit d’ouverture de l’allié Tshisekedi. Entretemps, l’AFDC-A de Modeste Bahati et d’autres ex-FCC espèrent une meilleure représentation dans cette nouvelle équipe.
Le président du Botswana, Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, a effectué une visite de travail à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, le lundi 15 mars 2021, sur invitation de son homologue Congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la République démocratique du Congo et le Botswana.
Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi et Félix Tshisekedi ont eu une séance de travail au Palais de la Nation situé dans la commune de la Gombe. Les deux chefs d’États étaient accompagnés de leurs collaborateurs, conseillers et experts de leurs ministères respectifs.
D’après la cellule de communication de la présidence, cette séance de travail a réaffirmé la nécessité du renforcement de la coopération multisectorielle stratégique entre la RDC et le Botswana dont les deux chefs d’États assument des responsabilités au niveau continental ou sous-régional.
Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi et Félix Tshisekedi ont évoqué les questions régionales et continentales. Sur le plan régional, les échanges ont tourné notamment tourné autour de la désignation du futur secrétaire exécutif de la SADC.
En ce qui concerne l’aspect continental, Mokgweetsi et Tshisekedi ont abordé le sujet de la mandature de du président de la RDC à la tête de l’Union Africaine et la la crise sanitaire causée par la covid-19.
Au sujet de l’élévation de Tshisekedi à la présidence de l’Union Africaine, Mokgweetse Masisi a affirmé soutenir sa mandature. Dans la foulée, le président du Botswana a promis à son homologue Congolais un soutien diplomatique pour faire avancer l’agenda de l’UA, notamment en mobilisant les membres du caucus de la SADC au sein de l’organisation panafricaine pour la réussite du mandat de Félix Tshisekedi.
Au niveau régional, en ce qui concerne spécialement la désignation du futur secrétaire exécutif de la SADC, Mokgweetsi Eric a salué le « brillant » candidat Congolais tout en soulignant la « qualité exceptionnelle » du concurrent botswanais en lice. Il a émis le souhait de continuer les échanges avec son homologue de la RDC pour trouver un consensus et le meilleur choix possible de candidat pour ce poste.
Sur le plan continental, les deux personnalités ont évoqué la crise de la Covid-19. Ils ont convenu sur la nécessité de partager leurs expériences dans la lutte contre la pandémie et vont soutenir une plus grande solidarité entre les pays africains.
D’après la même source, les deux chefs d’États sont tombés d’accord pour signer dans un bref délai un protocole d’accord pour une coopération sanitaire.
Le Botswana, via son président, a pris l’engagement d’aider la RDC au renforcement des capacités en ressources humaines mais aussi une aide dans les secteurs d’activités où ce pays dispose d’un avantage compétitif.
Pour sa part, Félix Tshisekedi n’a pas caché sa satisfaction de la visite de son homologue du Botswana. Il s’est dit confiant pour le futur des relations bilatérales entre les deux États qui, assure-t-il, connaîtront une nouvelle dynamique et seront renforcées avec des actions concrètes dans différents domaines d’intérêt commun.
Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ont convenu de se retrouver ultérieurement pour la tenue d’une nouvelle session de travail dans le cadre d’une commission mixte bilatérale à mettre en place par les deux pays.
Le nouveau Président du Sénat de la République Démocratique du Congo, Modeste Bahati Lukwebo, assure avoir découvert des dettes de l’ordre de 14 millions USD dans les comptes de Sénat et 20 ans des travaux forcés requis contre les agents de l’EPST.
Pilier du système Kabila et ancien patron de l’Agence nationale des renseignements (ANR), Kalev Mutond est poursuivi devant la justice par ses anciens détenus.
Les ennuis s’accumulent pour les proches de l’ancien président Joseph Kabila pourtant considérés comme des intouchables. Après l’ancien président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba, l’ex-Premier ministre Matata Ponyo, l’ancien candidat à la présidentielle Emmanuel Ramazani Shadary, ou encore Daniel Ngoy Mulunda, ex-président de la Ceni, c’est au tour de Kalev Mutond, autrefois puissant patron des renseignements congolais, d’être visé par la justice. Il est accusé de tortures, menaces de mort, arrestations arbitraires et tentative d’assassinat.
Le parquet général de la cour d’appel de Kinshasa-Gombe a adressé une correspondance à l’actuel administrateur général de l’Agence nationale des renseignements (ANR), Inzun Kakiak, pour requérir son autorisation afin de pouvoir poursuivre en justice, son prédécesseur, Kalev Mutond qui était surnommé à l’époque, « super flic ».
Après que le procureur général a émis un avis de recherche à son endroit pour n’avoir pas répondu à ses convocations, la famille Mutond s’inquiète et indique que l’ex-chef des renseignements est porté disparu depuis mercredi 10 mars 2021.
Mais les plaignants eux se disent impatients et voudraient voir leur ancien bourreau répondre de ses actes le plus rapidement possible.
Me Jean-Claude Muyambo a été l’une des victimes présumées de Kalev Mutond. Il a décidé de témoigner et de raconter son histoire.
« Ils sont venus à 3 heures du matin et c’est à ce moment qu’ils m’ont cassé le pied. Ils m’ont pris et m’ont emmené à l’ANR. Là-bas, on me pose seulement une question et on me prend pour aller à Makala. Ensuite, on m’a emmené à l’hôpital et quand ça lui plaisait il venait et me prenait. Puis il me jetait encore en prison, on me ramenait encore à l’hôpital et ainsi de suite, jusqu’à ce que je dise ne plus vouloir aller à l’hôpital. Mais on ne pouvait rien faire puisque lui, il était un petit dieu ».
Plainte d’une dizaine d’anciens détenus
Comme Me Jean-Claude Muyambo, ce sont une dizaine d’anciens détenus qui ont déposé plainte contre Kaley Mutond. Tous estiment que le comportement dont ils ont été victimes n’était pas propre à l’ANR mais plutôt du fait d’un seul individu, qu’ils voudraient désormais voir répondre de ses actes.
« Effectivement nous sommes impatients. Nous voudrions qu’il soit traduit en justice le plus rapidement possible. Il a reçu deux convocations auxquelles il n’a pas répondu. Aujourd’hui il est recherché et il se cache, il est en cavale. Mais nous, nous pensons qu’au stade actuel, il faudrait que la justice puisse mettre la main sur lui et le présenter aux juges“, témoigne Christopher Ngoy, un autre plaignant.
Pendant ce temps, les avocats de Kalev Mutond ont demandé le retrait de l’avis de recherche concernant leur client.
Dans un communiqué publié ce week-end, la famille affirme avoir tenté en vain de joindre Kaley Mutong au téléphone, se disant surprise du fait que ce soit un inconnu qui réponde à la place de l’ex-administrateur de l’ANR.
La famille Mutond parle aussi d’un acharnement politique et appelle le président Felix Tshisekedi à s’impliquer personnellement dans cette affaire.
Sama Lukonde est entre le marteau et l’enclume. Trente jours après sa nomination au poste de Premier Ministre, les consultations devant aboutir à la publication de son Gouvernement piétinent. Ces travaux de consultation initiés dès son entrée en fonction mi-février dernier s’apparentent désormais aux 12 travaux d’Hercule.
Dès le lendemain de l’annonce de la rupture de la coalition FCC-CACH au pouvoir par le Président Félix Tshisekedi, des consultations ont été initiés et ont offert au public un spectaculaire défilé des acteurs politiques et civils congolais de tous bords, avec des déclarations d’adhésion plutôt rassurantes au sortir de ces rencontres, laissant croire que désormais les choses couleraient comme de l’eau sous le pont. Peu de temps après, d’aucuns commencent à déchanter. La vision du Chef de l’État, appelée “Union sacrée de la Nation” et qui a conduit à cet exercice auquel se livre aujourd’hui le Premier Ministre, semble avoir du mal à rassembler. L’unanimité de départ a visiblement laissé place aux guerres de positionnement au sein de la classe politique congolaise proche du pouvoir.
À quand le Gouvernement ?
Contacté par Politico.cd, un proche du Premier Ministre sous couvert d’anonymat estime que le retard qu’accuse la sortie du nouveau Gouvernement est tributaire aux querelles intestines des partis et regroupements politiques concernant les postes ministériels. À l’en croire, ces partis peinent à accorder leur violons.
Dans les couloirs des salons huppés, où l’on rencontre la Gotha politique congolaise, l’on apprend de sources sûres qu’une première mouture déposée sur la table du Président de la République n’a malheureusement pas été approuvée. Elle devra donc être revue et retravaillée. L’une des plus grandes questions qui divisent est notamment celle des quotas.
Là où les romains s’empoignèrent
Alors que la population s’impatiente dans l’attente interminable de la sortie d’un nouveau Gouvernement, les esprits s’échauffent déjà au sein de certains états-majors politiques conviés au partage du pouvoir de l’Union sacrée. À l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti présidentiel, le Secrétaire Général Augustin Kabuya semble dépassé. “J’avais responsabilisé toutes les structures du Parti pour mettre en place des commissions de gestion des ambitions. Mais à notre grande surprise, sur 8 postes, nous avons 72 candidats. C’est comme ça qu’on leur a dit que même les anges ne peuvent pas trancher cette histoire”, a-t-il déploré lors de la cérémonie d’installation du comité fédéral de l’UDPS/Lukunga à Kinshasa.
La tâche est encore beaucoup plus ardue pour l’UDPS que l’on y croit. Tenez bien : “J’avais fait mon rapport au Président du parti et au Chef de l’État. Même les ministres du gouvernement sortant disent qu’ils doivent être reconduits”, s’étonne Augustin Kabuya. Mais là, il ne s’agit encore que de l’UDPS.
Au sein du regroupement AFDC-A de Bahati Lukwebo, Steve Mbikayi du Parti Travailliste (PT) n’a plus sa langue en poche. Après ses querelles avec Bahati autour de la paternité du regroupement AFDC-A, maintenant que la justice a reconnu à Bahati la qualité d’autorité morale, Mbikayi s’est vu dans l’obligation d’accepter une décision judiciaire contre son gré. Et maintenant que c’est à Bahati de parler à Sama au nom de l’AFDC-A, Steve Mbikayi se trouve en mauvaise posture, dans une situation embarrassante.
Virage à 360°. Il crée son nouveau Front Patriotique qui admet comme seul candidat à l’élection présidentielle de 2023 Félix Tshisekedi. Il reste néanmoins au sein de l’AFDC-A mais fait pression désormais sur Bahati Lukwebo, notamment sur les réseaux sociaux. Steve Mbikayi s’indigne du fait que la liste des ministrables envoyée au Premier Ministre a été dressée sans le concourt de son parti. “On a le Deuxième Vice-président de l’Assemblée Nationale et le Président du Sénat pris par l’AFDC-A. Sur les 41 députés,10 appartiennent aux alliés dont le PT est majoritaire. Les alliés ne sont pas associés à la désignation des animateurs dans toutes les institutions comme ailleurs. Dictature éhontée ?”, s’est interrogé Steve Mbikayi. Il dénonce partout sur la toile la “roublardise nationale” qui, selon lui, caractérise Bahati Lukwebo.
Mais il y a aussi les transfuges du parti de Joseph Kabila. Le PPRD Mosaïque de Jean-Charles Okoto et Godard Motemona, par l’entremise de Ngoy Kasanji, tient à ne pas se faire oublier. Ou mieux, à ne pas se faire rouler. Dans la farine. “Par rapport à la stratégie électorale de notre parti, pour avoir plus de députés, il y avait plusieurs partis fictifs qui n’avaient jamais fonctionné et dont leurs présidents étaient désignés par la hiérarchie, mais notre identité reste toujours PPRD (Mosaïque-PPRD) et nous comptons 51 députés. Dans cette logique-là, il ne faut pas qu’on nous réduise. Je solliciterai qu’on nous considère comme Mosaïque et que notre poids politique ne soit déconsidéré”, a-t-il fait savoir le 14 mars dernier, faisant allusion à la répartition des postes.
Cette guéguerre observée ces derniers jours au sein des partis et regroupements acquis à l’Union sacrée ne fait que retarder la nomination des membres du prochain Gouvernement. Pour Maître Odia-Arlette Kashama du Collectif pour le développement et l’unité du Congo (CDUC), la nomination des membres du Gouvernement tardera davantage à cause de la témérité de l’Union sacrée. Selon elle, le salut du pays repose sur l’alliance entre Tshisekedi, Kabila et Fayulu. “Tout le reste n’est que vaste blague”, déclare-t-elle.
Du côté du pouvoir par contre, l’on tente de rassurer. Le Professeur Mbata, député UDPS, estime que le temps pris par Sama Lukonde est justifié. « Il ne peut le faire qu’après avoir consulté les leaders politiques et sociaux, c’est tout à fait normal. Je pense que tout sera prêt mais dans tous les cas, le gouvernement n’entre en fonction qu’après que le programme du gouvernement ait été approuvé par l’Assemblée nationale. Donc, même s’il était constitué aujourd’hui ou après-demain, il n’entrerait en fonction avant l’investiture par l’Assemblée nationale. Dans tous le cas aussi, la session qui commence va investir le nouveau gouvernement », défend-t-il. Cet avis, le député provincial de l’UDPS, Peter Kazadi, le partage amplement également.
Au Palais du peuple, c’est déjà la nouvelle session. La rentrée parlementaire tant attendue devant consacrer l’investiture d’un nouveau Gouvernement a repris ce lundi 15 mars mais, entre-temps, toujours pas de Gouvernement.
Le Président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo a, ce lundi 15 mars dans son discours d’ouverture de la session ordinaire, dénoncé une mauvaise gestion de la chambre haute par l’ancien bureau dirigé par Alexis Thambwe Mwamba.
Faisant un bref état des lieux de la situation du Sénat, Modeste Bahati a notamment déclaré que seulement le président du Sénat, qu’il est, a trouvé un véhicule des fonctions.
« Votre bureau vient d’hériter d’une situation financière très difficile pour ne pas dire catastrophique sur tous les plans. Situation du personnel administratif, prise en charge médicale des sénateurs et tant d’autres. A part le président, aucun membre du bureau n’a trouvé un véhicule des fonctions. C’est la même situation dans l’administration du Sénat », a-t-il dit.
Le speaker du Sénat a, à cet effet, insisté sur sa vision de redorer l’image du Sénat à travers notamment la transparence dans la gestion quotidienne de cette institution.
Déjà, lors de sa rencontre du vendredi 12 mars avec le Président de la République, Félix Tshisekedi, Bahati Lukwebo avait indiqué avoir trouvé une dette de près de 14 millions USD laissée par l’ancien bureau du Sénat.
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